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07/01/2010

Sonerezh : Tcha tcha Douarnenez

suignard409.jpgE brezhoneg. Louis-Jacques Suignard en doa savet ur bladenn e 2004 : Lodenn an ael, get sonennoù e brezhoneg skrivet getan, ha sonerezh pop-rock savet getan ivez. Plijus bras da selaoù a oa da sealoù evel ar sonenn Anna de Vigo. L-J. Suignard a zo deuet eo en dro e fin ar bloaz 2009 get ur bladenn nevez, Tcha tcha Douarnenez, savet get ar gitarour Yann-Guirec Le Bars. Un taol-kaer eo c'hoazh. Sonennoù brav get testennoù talvoudus evel Karezennoù ruz ha gwenn, a zivout diaezamentoù al labour douar... Testennoù disteroc'h, evel "Tcha tcha Douarnenez", met plijus da selaoù. Tonioù a bep sort a zo kinniget war ar bladenn-se : sonennoù karantez sioul pe rock (begon 'zo get Bleizez ma c'halon), un ton doare Afrika (Nijer, Nijer, Nijer...), unan all evit lak ur c'hrouadur da gousket...

Ur sonenn brav a zo e galleg (Les montagnes de l'exil), unan all e saozneg (I wish i was on time). En fin ar bladenn e c'heller selaoù daou destenn skrivet get Anjela Duval, ha distaget e galleg ha e brezhoneg. Mouezh Louis-Jacques suignard a zo don, plijus bras da glevet. Ar sonerezh a zo a galite hag an doare skrivañ ar brezhoneg ivez. Ul labour dispar a zo bet graet get Louis-Jacques Suignard ha Yann-Guirec Le Bars evit ar bladenn-se. Ar brezhoneg ha sonerezh a Vreizh a zo servijet mat get tud evel-se.

suidaou410.jpgEn français. Louis-Jacques Suignard, auteur, compositeur interprète, avait publié en 2004 le très beau "Lodenn an ael", composé de chansons de son cru, en breton, sur des musiques pop rock. Il récidive avec ce très bel album, Tcha tcha Douarnenez, dont les textes sont toujours très majoritairement en breton à l'exception d'une -belle- chanson en français "Les montagnes de l'exil", et d'une autre en anglais au rythme enlevé. La palette musicale est très variée : du tcha tcha, justement, au rock (superbe Bleizez ma c'halon), en passant par une berceuse où encore de jolies chansons d'amour (Marzin...). Des sonorités africaines aussi avec la chanson "Nijer, Nijer, Nijer". La révolte face au monde d'aujourd'hui est également présente avec les difficultés du monde paysan évoquées dans Karrezennoù ruz ha gwenn. Le tout accompagné par les guitares et le banjo de Yann-Guirec Le Bars.

Les chansons sont écrites dans une très belle langue bretonne servie par une voix agréable. L'album se termine par deux poèmes d'Anjela Duval dits en français et en breton. Les non-bretonnants trouveront les traductions en français dans le livret. La langue et la chanson bretonnes sont bien servies par ce nouvel album.

Christian Le Meut

Louis-Jacques suignard, Yann-Guirec Le Bars, Tcha tcha Douarnenez, BNC production, skignet get/diffusé par : Coop Breizh.

www.bncproductions.com
www.myspace.com/louisjacquessuignard

06/01/2010

Irvillac (29) : "Discrimination" ?

Lakaat ar vugale barzh ur skol divyezhek n'eo ket un tra ken aes. N'eus ket skolioù divyezhek e pep kumun, ha, re alies, ret eo kas ar vugale un tammig pelloc'h, alies awalc'h... Ya, met, ar lerc'h, diaezamentoù a zeu, kar an ti ker e lec'h m'eman ar vugale e chom ne faota ket mui paeañ ar pred evit bugale a ya d'ar skol en ur gumun all. Setu ar pezh a zo bet votet e Irvillac (Penn ar Bed) get ar c'huzul ker, ha tud ar vugale n'int ket kountant, evel rezon.

Mettre ses enfants en école bilingue n'a rien d'une évidence, même en Bretagne. Il n'y a pas d'écoles bilingues dans chaque commune, et, trop souvent, il faut les envoyer un peu plus loin... Et c'est là que, parfois, commencent les problèmes car la commune où habitent les enfants ne veut plus financer la cantine située dans une autre commune... C'est ce qui arrive en ce moment à Irvillac (Finistère), et les parents des enfants concernés ne sont pas d'accord, évidemment.

Voici un lien avec l'article paru dans Ouest-France/Setu ul liamm get ar pennad embannet get Ouest-France :

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Div-Yezh-Bro-...

05/01/2010

Sifroù Rezore/Les chiffres de Rezore

Brezhoneg. E 2009, Rezore a zo bet gwelet 67.200 gwezh : 67.500 e 2008, 79.500 e 2007, 50.000 e 2006. Stabil a chom ar sifroù e keñver ar bloaz paseet. Ne greskont ket met, marteze, muioc'h mui a draoù a zo da lenn ha da welet war internet (Face book, twiter ha me oar me), e brezhoneg ivez. E miz Kerzu 2009, 6.860 gwelladenn zo bet, ar sifr brasan; 4.248 e miz Gouere, ar sifr bihannan.

Abaoe miz Meurzh 2005, pa m'boa savet ar blog-mañ, 291.200 bizit a zo bet. Bep miz e ta war dro 2.000 den : 3.200 den e miz Geñver 2009 evit ar sifr brasan, ha 1.814 e miz Gouere evit ar sifr bihannan. E miz Mezheven 21.119 pajen a zo bet "digoret" (ha lennet ?); 11.443 e miz Gwengolo. An dud nevez, ar re a zo e tizoloeiñ Rezore, a zigor muioc'h a bajennoù, marteze, evit al lennourion kozh. 194.000 pajenn a zo bet digoret e 2009 war Rezore.

Français. En 2009, Rezore a été visité 67.200 fois : 67.500 en 2008, 79.500 en 2007, 50.000 en 2006. Les chiffres restent stables par rapport à 2008. Ils n'augmentent pas mais peut-être y-a-t-il de plus en plus de choses à lire sur internet (Face book, Twiter etc...), en breton aussi. 6.860 visites en décembre 2009 pour le maximum, 4.248 au mois de juillet, pour le minimum.

Depuis la création de Rezore, en mars 2005, 291.200 visites ont été enregistrés. Chaque mois, il y a environ 2.000 visiteurs différents, de 3.200 en janvier dernier, à 1.814 en juillet. Au mois de juin, le record d'ouverture de pages a été atteint pour 2009 : 21.119 pages "ouvertes" (et lues?); contre 11.443 au mois de septembre. Les nouveaux venus, qui découvrent Rezore, ouvrent sans doute plus de pages que les anciens. 194.000 pages ont été ouvertes en 2009 sur Rezore.

Setu evit ar sifroù 2009. Trugarez deoc'h bout daet e 2009. Pennadoù a vo da embann e 2010, sur eo, danvez da lenn ha da eskemm c'hoazh.

Voila les chiffres 2009. Mersi d'être venus en 2009. Il y aura encore des articles à éditer en 2010, aucun doute là dessus, matière à lire et à échanger.

Ken tuch/A bientôt

Christian Le Meut

03/01/2010

2010

Bloavez mat d'an holl, yec'hed, joa ha prosperite !

Meilleurs voeux à toutes et tous, santé, joie et prospérité !

Christian Le Meut

2010 : hetoù etrebroadel/voeux internationaux

Penaos lâr "bloavezh mat", pe "blezad mat" (brezhoneg Bro Gwened), e meur a yezh ? Comment souhaiter les voeux de bonne année en de nombreuses langues ?

http://projetbabel.org/forum/viewtopic.php?t=2792

24/12/2009

Nedeleg laouen ! Joyeux Noël !...

... Hag ur brav a brof Nedeleg e brezhoneg a zo bet lakaet war lec'hienn internet Kerlenn Sten Kidna : un destenn lâret get Daniel Carré a ziar tan ha filaj Nedeleg da vare e vugaleaj, koste Plouay (56). Da selaoù ha da lenn.
... Et un joli cadeau de Noël vient d'être édité sur le site internet du cercle Sten Kidna, un texte dit par Daniel Carré sur le feu et la soirée de Noêl du temps de son enfance, du côté de Plouay... A écouter et à lire.

http://kerlenn-sten-kidna.nireblog.com/post/2009/12/24/ur...

Marv eo Meriadeg Herrieù - Décès de Mériadec Henrio

Meriadeg Herrieù a zo marv dimeurzh paseet e Santez Anna an Alré; setu ar pennad embannet ar mintin mañ b'an Télégramme. Mériadec Henrio est décédé mardi dernier à Sainte-Anne d'Auray. Voici sa nécrologie parue ce matin dans Le Télégramme :

"Mériadec Henrio (Meriadeg Herrieù en breton), prêtre, est décédé, mardi 22 décembre, à Sainte-Anne d'Auray, à l'âge de 85 ans. Né à Hennebont, il était l'auteur d'une méthode d'apprentissage du breton vannetais («Le breton parlé»), parue en 1979, et accompagnée de cassettes audio. Il avait publié aussi un manuel pour débutant «Le breton du Morbihan», également avec cassettes et un dictionnaire de breton vannetais réédité chez Emgleo Breiz en 1999, toujours disponible et qui reste une référence pour les bretonnants, débutants ou non. Il avait, ces dernières années, traduit en français les contes de sa mère, Loeiza ar Meliner, publiés en breton en 1938 et réédités cette année dans une édition bilingue (Ar bont ar vilin, ed. Anagrammes). Mériadec Henrio était le fils de l'écrivain en langue bretonne Loeiz Herrieù, décédé à Auray, en 1953. Il avait travaillé à la publication post mortem des oeuvres de son père : Dasson ur galon (poésie), Kammdro an Ankoù (carnets de la première guerre mondiale). Ordonné prêtre en 1948, il était titulaire d'une licence d'anglais et a exercé comme professeur d'anglais en lycée à Pontivy. Il a été recteur de la paroisse de Locoal, et a officié également à Kervignac et Sainte-Anne d'Auray. Il s'était retiré à la maison de retraite Saint-Joachim. Ses obsèques seront célébrées à la basilique de Saint-Anne d'Auray cet après-midi, à 14h30, et seront suvies de l'inhumation au cimetière Saint-Joachim, à Sainte-Anne d'Auray".

09:27 Publié dans Hennebont | Lien permanent | Commentaires (6)

18/12/2009

Kerlenn Sten Kidna : "Une loi pour les langues régionales"

Kemenadenn a-berzh Kerlenn Sten Kidna/Communiqué de l'association Kerlenn Sten Kidna.

"Aux parlementaires du Morbihan

Mesdames, messieurs

Depuis juillet 2008 la Constitution française reconnaît les langues régionales comme "faisant partie du patrimoine de la Nation" (article 75-1). Notre association, Kerlenn Sten Kidna regroupe 130 membres en pays d'Auray et propose une dizaine de cours de breton pour adultes en pays d'Auray. Elle organise des rendez-vous tout au long de l'année à destination des toutes les générations (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées), pour parler en breton. Elle avait à l'époque publiquement félicité le parlement pour cette modification.

Ce changement d'état d'esprit se lit aussi dans les propos tenus par Mme Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, dans un discours prononcé le 3 décembre : "Que les langues régionales revendiquent une place à ses côtés (aux côtés de la langue française), n’est en rien tragique. Elles sont une part de notre histoire et cohabitent pacifiquement avec le français. Nous ne sommes plus au temps de l’abbé Grégoire qui voulait les supprimer. Aujourd’hui, le breton, le basque, le corse sont enseignés dans les écoles et les universités. Et à l’entrée de chaque ville ou village, les plaques indicatrices portent le nom du lieu dans la langue régionale".

En 2008, lors des débats parlementaires, le gouvernement de M. Fillon avait promis une loi pour soutenir l'usage des langues régionales. Voici ce que disait la ministre de la Culture, Mme Albanel, à l'époque, au nom du gouvernement :  "Une loi donnera une forme institutionnelle au patrimoine linguistique de la nation en récapitulant les dispositions existantes et en ouvrant la voie à une avancée de la démocratie culturelle dans notre pays. Elle concernera l’enseignement, les médias, les services publics, ainsi que la signalisation et la toponymie. Originaire de l’Ariège et de Toulouse, j’aime, comme plusieurs orateurs, profiter des doubles noms indiquant les rues et les lieux. Ce texte, qui sécurisera l’usage des langues régionales, conformément au souhait du Président de la République, devrait voir le jour en 2009, et le Gouvernement compte sur la représentation nationale pour contribuer à l’améliorer". 

Nous avons bien lu les propos de M. Besson devant l'Assemblée nationale mercredi 9 décembre, mais nous ne pouvons croire que le gouvernement revienne ainsi sur sa parole et adopte une telle fermeture.

A bien des égards, la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, si elle a une portée politique et symbolique importante, ne change rien aux moyens donnés aux langues régionales sur le terrain. Au contraire, il y a même des régressions, comme témoigne la remarque faite par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, le 28 septembre 2009, à la chaîne France 3, seule à émettre des programmes en langues régionales : le CSA a constaté "une baisse des émissions en langue régionale. Le nombre d’heures diffusées en 2008 a encore diminué de 10 % par rapport à 2007, la baisse concernant presque toutes les régions. En deux années, le nombre d’heures de diffusion d’émissions en langue régionale sur France 3 a diminué de façon importante".

C'est pourquoi nous nous permettons, mesdames et messieurs les parlementaires du Morbihan, de vous écrire afin de vous demander d'intervenir auprès du gouvernement pour qu'il tienne la promesse faite devant la représentation nationale. Une loi pour les langues régionales devra donner des moyens supplémentaires à l'enseignement bilingue en langues régionales, de la crèche à l'université, notamment en renforçant la formation des enseignants. Elle devra soutenir la diffusion d'émissions en langues régionales dans les radios et chaînes de télévision (locales, régionales...), et la création culturelle en langues régionales. Elle devra également soutenir l'action des associations qui agissent sur le terrain.

Nous espérons que vous pourrez intervenir en ce sens et que la loi promise sera discutée et votée en 2010; ceci afin que les décrets d'application puissent commencer à porter quelque effet dès 2011 et 2012.

Dans l'attente, veuillez recevoir, mesdames et messieurs les parlementaires, l'expression de nos salutations distinguées.

A galon ganeoc'h

Evit kuzul merañ Kerlenn Sten Kidna/
Pour le conseil d'administration du Cercle Sten Kidna,
Christian Le Meut"

13/12/2009

Disprizioù : aet eo ar maout get... Et les nommés sont...

Setu, roet eo bet an Disprizioù dec'h en Henbont, get ur juri savet get kazetennerion. Ar pal : diskouezh ar pezh a vez graet a-enep d'ar brezhoneg, pe youl fall tud zo e keñver hor yezh, hag ar yezhoù "rannvroel" dre vras. An abadenn Webnoz a zo bet skignet war eeun, hag a c'hello bout gwelet war Brezhoweb e-pad ur blezad adalek benn arc'hoazh.. An disoc'hoù da heul.

Pour la troisième fois un jury de journalistes a remis Les Disprizioù lors d'une émission Webnoz qui, hier, était réalisée depuis Hennebont. Il s'agit de mettre en évidence les propos ou attitudes négatives à l'encontre du breton, et des langues régionales en général... L'émission était diffusée en direct sur internet et sera visible à partir de demain sur le site internet Brezhoweb. Les résultats :

 

Disprizioù 2009

Deskadurezh

Aet eo ar maout get Rener al lise Dupuy-de-Lôme ’ba ’n Oriant !!! Le Dispriz de la catégorie Education est remis au proviseur du lycée Dupuy de Lôme de Lorient, qui veut développer l'apprentissage du chinois à Lorient, ce qui n'est pas en soi un problème, mais en tenant des propos tels que : "On doit préparer les enfants dans le monde dans lequel ils vont vivre et non dans celui  de leurs grands-parents !" (Miz Mae 2009, pennad ’ba ’n Telegramme). Et aucun collège ni lycée n'assure un suivi des écoles bilingues primaires pour les enfants de Lorient !!!

Hag hennezh a c'houlenn get skolajoù An Oriant kinnig euriadoù sinaeg d'ar grennarded, ar pezh a zo graet get pevar anezhe, ha n'eus ket mui na opsion, na hentenn divyezheg en Oriant evit ar vugale o deus desket brezhoneg er skol kentañ derez…

Ensellour an Deskadurezh Stad e Bruz

Le département n’est pas brittophone ; la langue bretonne est « artificielle », hervez an ensellour.

DDEC 29

Serret ar c'hlasoù divyezhek e Plouvien, ur vezh !

Deskadurezh Stad

An tuta mistri-skol evit ar c’hlasoù divyezhek en arvar : ne vo taolet kont ken deus ar barregezhioù war ar yezh.

Politikerezh

Aet eo ar maout gete (Albanel, Mitterrand, Besson) !!! Ministerezh ar sevenadur. Le Dispriz aux Ministres de la culture : l'une promet une loi pour les langues régionales en mai 2008, l'autre la refuse en décembre 2009 (mais en laissant la parole à Eric Besson) !

Christine Albanel (mai 2008) : "Une loi donnera une forme institutionnelle au patrimoine linguistique de la nation en récapitulant les dispositions existantes et en ouvrant la voie à une avancée de la démocratie culturelle dans notre pays. Elle concernera l’enseignement, les médias, les services publics, ainsi que la signalisation et la toponymie. Originaire de l’Ariège et de Toulouse, j’aime, comme plusieurs orateurs, profiter des doubles noms indiquant les rues et les lieux. Ce texte, qui sécurisera l’usage des langues régionales, conformément au souhait du Président de la République, devrait voir le jour en 2009, et le Gouvernement compte sur la représentation nationale pour contribuer à l’améliorer.


Michel Charasse (UMP, Puy-de-Dôme)

Et pourquoi pas reconnaître la potée auvergnate comme monument historique ?! (Da geñver an tabut war ar yezhoù rannvroel er gonstitusion.)

Kelaouenn ar Mor-Bihan

Pennad ebet e brezhoneg, padal e vez kavet brezhoneg war gelaouennoù Penn-ar-Bed hag Aodoù-an-Arvor.

Buhez foran

• Gouel sant Erwan

Re nebeut a blas d’ar brezhoneg !

• Dominique Schnapper (sokiologourez)

« Dominique Schnapper passait dans l'émission “À voix nue”, sur France culture (20 h) du 6 au 10 avril 2009. Cette éminente sociologue est aussi membre du Conseil constitutionnel. Je l'ai entendue mercredi soir, elle parlait, notamment, des langues régionales… Elle a dit trouver bien que les Alsaciens continuent de parler alsacien, car c'est proche de l'allemand et, dans l'Europe actuelle et future, c'est important de parler allemand... Par contre, “il serait plus utile pour les Bretons d'apprendre l'anglais que le breton” a-t-elle dit, en précisant que les Bretons restent libres quand de leurs choix, encore heureux ! »

Aet eo ar maout get Yann Arthus Bertrand ! Nommé : Yann Arthus Bertrand

« Le magazine Bretons de juillet-aout 2009 dresse le portrait d'une figure médiatique de l'écologie, Yann Arthus-Bertrand. Question de Bretons : “Que représente pour vous la Bretagne ?” Réponse de Yann Arthus Bertrand : Un pays pour photographe. Il y a une lumière qu'on trouve rarement ailleurs, elle varie tout le temps. Les paysages aussi en bord de mer changent à tout moment avec les marées... Mais je dois dire que le côté “régionaliste” de la Bretagne m'agace un peu. les panneaux de signalisation écrits en deux langues, tous ces trucs-là, ont tendance à m'énerver. Sans doute parce que je suis plus planétaire que véritablement attaché à une région. Je pense que le destin des langues est de se dissoudre dans les autres langues afin de permettre davantage de communication. »

• Mirdi ar Faoued

Tamm brezhoneg ebet, pa vez roet ur plas d'hon yezh ’ba lod eus ar mirdioù e Breizh.

D’an arzour Robert Micheau-Vernez, a oa ivez difenner ar brezhoneg, ’c’h eo gouestlet diskouezadeg 2009 eno, met tamm ger brezhoneg ebet evit enoriñ ’nezhañ…

Mediaoù

Aet eo ar maout get France 3 !!!!!

Tapet ar chadenn gant ar CSA, abalamour d'ar plas dister roet d’ar yezhoù rannvroel. France 3 est nommée. Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel a épinglé la seule chaîne publique diffusant des émissions en langues régionales en septembre 2009 ; en 2007 et 2008 le volume d'émissions produites a baissé de manière conséquente.

• Radio France

Un devezh e Berlin, da lidañ ar frankiz… ha nullet an abadennoù brezhonek war FBBI !

• TV Roazhon

N'eus ket mui abadenn ebet e brezhoneg warni.

Embregerezhioù

Aet eo ar maout get Ar Post : afer ar c'h. La Poste est nommée pour avoir, en début d'année, demandé que les communes bretonnes choisissent plutôt des noms de rues en français qu'en breton...

• An SNCF : tamm striv ebet evit reiñ plas d’ar brezhoneg en tiez-gar (gw. stourm ingal Aï’ta).

• Prezidant Bio Breizh

Ar gwir zo ganeoc'h, paotred ! Galleg, saozneg hag alamaneg hon eus ezhomm evit gwerzhañ hom legumaj hag evit ober bruderezh. Ar brezhoneg a vez, d'am menoz, un dra ouzhpenn evit plijadur an dud. Un deiz bennak marteze e vezo solut a-walc'h hom strollad evit dispign energiezh hag arc'hant evit dont a-benn da vrezhonekaat hom lec'hienn. Evit ar pempvet departamant, siwazh, ne soñj ket din e vije produkterien legumaj Bro-Naoned kontant da vezañ lonket ganeomp ; met piv 'oar ! Mark Paugam, prezidant BioBreizh

• Breizh Bank

Brav anv an ti-bank-se... un anv e brezhoneg, evit un ti bank lec'h n'eus ket brezhoneg. Un doare da c'hounit moneiz diwar goust hor yezh ?

10/12/2009

Selon le ministre Besson "plusieurs centaines de programmes en langues régionales" seraient diffusés tous les jours !!!

"Chaque jour, plusieurs centaines de programmes sont diffusés sur le territoire français dans une dizaine de langues régionales, notamment en outre-mer" :  Eric Besson, devant les députés, à l'Assemblée nationale, mercredi 16 décembre.

Chaque jour ? Comptons ensemble : six fois par semaine, le journal de France 3 Iroise, qui n'est diffusé que dans l'Ouest de la Bretagne (Finistère, ouest des Côtes d'armor et du Morbihan), diffuse environ cinq minutes d'information en langue bretonne, et en comptant large ! 5X5 = 25 mn, plus une reprise le samedi : 15 mn... soit 40 mn d'informations en breton. Mais uniquement pour l'ouest de la Bretagne.
Nous avons généreusement droit à une émission de reportages le dimanche (30 mn), deux émissions le samedi matin (30 mn, encore en comptant large) et une émission pour enfants le mercredi : 20 mn. Donc, si je compte bien, une seule émission quotidienne, et encore pas pour toute la Bretagne administrative (la Loire-Atlantique n'a droit à rien) ! Quatre autres émissions dans la semaine et le week-end. Soit, en comptant large je répète, deux heures d'émissions par semaine, en période scolaire et pour l'ouest de la Bretagne. Pour l'est du Morbihan, des Côtes d'Armor, et toute l'Ile et vilaine, c'est 1h20 ! Loire-Atlantique : rien ! En période de vacances scolaires ou les jours fériés, tout cela est réduit à la portion congrue, retour aux programmes nationaux. Durant les deux mois d'été : seulement une émission le dimanche...

Rappelons également que le Conseil supérieur de l'audiovisuel a reproché, le 29 septembre dernier, à France 3 d'avoir réduit de 10% ses programmes en langues régionales en 2008, pour la deuxième année consécutives !

M. ministre, où sont les "centaines" de programmes "diffusés tous les jours" ?

Si des internautes d'autres régions peuvent nous éclairer sur les centaines de programmes en langues régionales dans leur coin, qu'ils n'hésitent pas à envoyer des commentaires.

Kenavo deoc'h

Christian Le Meut

Langues bretonne, corse, basque... Le ministre de "l'identité nationale" répond !

Dec'h an intron Faure, kannadez a zo e penn ar strollad kannaded a labour evit ar yezhoù rannvroel, deus goulennet get ar gouarnamant mard a oa en e sonj kinnig ul lezenn a ziar ar yezhoù rannvroel, evel ma oa bet prometaet ar bloaz paseet... An aotroù ministr ar sevenadur, a zo e karg an dra-se, ne oa ket deuet da reskont, an aotroù Besson, e karg an "identitelezh vroadel", deus reskontet...

Hier, la député qui dirige le groupe d'étude pour les langues régionales à l'Assemblée, a demandé a gouvernement s'il compte présenter un projet de loi pour les langues régionales, comme il l'avait promis l'année dernière... Le ministre de la Culture, en charge du dosser, n'est pas venu répondre, c'est M. Besson, en charge de "l'identité nationale" qui a répondu...

Setu liammoù get al lec'hienn Daktu :

http://daktu.info/spip.php?article4113

http://daktu.info/spip.php?article4116

07/12/2009

Langues régionales : Hélène Carrère d'Encausse enterre la hache de guerre ?

Ar bloaz paseet an Akademiezh Bro C'hall hag he sekretourez peurbadus Hélène Carrère d'Encausse o doa savet a-enep raktres ar parliamant da anavezout ar yezhoù rannvroel b'ar bonreizh, lezenn stur Bro C'Hall, ar pezh a oa bet graet memestra... Ha neuze, chanchet eo taol spered an Akademiezh bremañ ? Setu ar pezh doa laret ar sekretourez peurbadus d'an 3 a viz-mañ.

L'année dernière l'Académie française et sa secrétaire perpétuelle Hélène Carrère d'Encausse s'étaient élevés contre le projet parlementaire de reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, qui furent reconnues quand même... L'Académie a-t-elle changé de point de vue depuis ? On dirait, à lire ce qu'a déclaré la secrétaire perpétuelle jeudi dernier, 3 décembre :

"Que les langues régionales revendiquent une place à ses côtés (aux côtés de la langue française) n’est en rien tragique. Elles sont une part de notre histoire et cohabitent pacifiquement avec le français. Nous ne sommes plus au temps de l’abbé Grégoire qui voulait les supprimer. Aujourd’hui, le breton, le basque, le corse sont enseignés dans les écoles et les universités. Et à l’entrée de chaque ville ou village, les plaques indicatrices portent le nom du lieu dans la langue régionale."

http://www.academie-francaise.fr/actualites/index.html