16/04/2008
Que Choisir dénonce : des pubs pour le développement durable censurées
"Réduction des déchets : Le BVP dit non" est le titre d'un article paru le 10 avril sur le site internet de que Choisir ? un syndicat intercommunal des Côtes d'Armor avait imaginé une campagne de pub pour promouvoir le développement durable, mais le Bureau de "vérification" de la publicité l'a refusée... Les explications de Que choisir :
"Le Bureau de vérification de la publicité est décidément une instance aux décisions et avis souvent paradoxaux. Le BVP a ainsi émis un avis négatif concernant une campagne publicitaire incitant à réduire ses déchets.
Une campagne de pub pour réduire les déchets en incitant les consommateurs à acheter des produits moins emballés et plus durables. Pour la semaine du développement durable qui s'est déroulée début avril, le Smictom des Châtelets, un syndicat intercommunal chargé des ordures ménagères dans les Côtes d'Armor, avait bien fait les choses. Café en paquet contre dosettes avec le slogan « Non au développement jetable », eau du robinet en pichet contre bouteilles en plastique, éponge économique contre lingettes coûteuses, accus rechargeables contre piles jetables, les grandes affiches spectaculaires visaient juste.
Tellement juste que le Bureau de vérification de la publicité (BVP) a vu rouge. Ce dernier, qui se présente pourtant comme « l'association des professionnels pour une publicité responsable », a émis un avis très défavorable sur cette campagne, estimant qu'elle est de nature « à porter gravement préjudice à des secteurs économiques ». Un avis qui tombe vraiment mal après le Grenelle de l'environnement qui a décidé de « taxer les produits fortement générateurs de déchets ». Le BVP, qui n'a jamais fait la preuve de son efficacité en matière de contrôle environnemental des publicités, est cette fois carrément à contre-courant.
Comble du paradoxe, demain, vendredi 11 avril, sera signée la charte d'engagement pour une publicité responsable entre le BVP et le ministère de l'Écologie et du Développement durable.
Elisabeth Chesnais"
Les publicités en question sont publiées sur le site internet de Que Choisir ? :
http://www.quechoisir.org/Article.jsp?id=Ressources:Artic...
17:35 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, publicité, censure
01/04/2008
Evomp gwin bio ! Buvons du vin bio !
Evomp gwin bio ! Setu ar pezh a sonjan pa lennan ar pezh a zo bet embannet get Que Choisir ? war he lec'hienn internet. Pestisidoù, ur bochad, a vez kavet barzh gwin boutin, memes e mesk ar re vrudetan... Buvez du vin bio, voilà ce que je me dis quand je lis ce que Que Choisir ? vient d'éditer sur son site internet. Les vins "conventionnels" comporte des traces de pesticides, même parmi les plus réputés... :
"Cent pour cent de vins conventionnels contaminés ! Tel est le résultat de l'étude coordonnée par le réseau d'ONG (organisation non gouvernementale) Pesticide Action Network d'Europe. Quarante bouteilles de vin rouge en provenance de France, d'Autriche, d'Allemagne, d'Italie, du Portugal, d'Afrique du Sud, d'Australie et du Chili ont été analysées. Ce panel comportait aussi bien des grands crus que des produits d'entrée de gamme. Trente-quatre références étaient issues de raisins cultivés de façon intensive, et six de raisins labellisés Agriculture biologique. Ces derniers ne renfermaient pas de résidus à l'exception d'un échantillon de bourgogne dans lequel on a trouvé des traces d'un produit phytosanitaire, provenant probablement de dérives de pulvérisations sur des parcelles « conventionnelles » voisines.
En revanche, dans les vins conventionnels, on a retrouvé en moyenne plus de quatre résidus de pesticides différents : les plus contaminés d'entre eux contenant jusqu'à dix pesticides ! Certes, leur concentration était variable selon les vins et aucun d'eux ne dépassait jamais les limites maximales autorisées (LMR). Les auteurs du rapport soulignent cependant qu'il n'existe pas de LMR pour le vin, on lui applique donc les LMR du raisin, qui sont très élevées. Les niveaux de contamination observés dans le vin sont parfois 5 800 fois supérieurs aux concentrations maximales admissibles (CMA) autorisées par pesticide dans l'eau du robinet ! Pas étonnant quand on sait que la viticulture utilise 20 % des pesticides alors qu'elle ne représente que 3 % des surfaces agricoles !"...
http://www.quechoisir.org/Article.jsp;jsessionid=DC1536B2...
17:30 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vin, bio, pesticides
26/03/2008
Ur Miz Meurzh torr penn
Nag ur miz Meurzh bourrapl ! Goude bout beuzet ma ranndi, ha ma oto, get ar mor (10 a viz Meurzh), on kouezhet klañv an dibenn sizhun paseet : "rhinopharingyte" eme an doktor. Ha setu me, KO. Oc'hpenn-se an amzer a zo fall (ar gouiañv a zo daet en dro daoust deomp bout en nevez amzer), ha disoc'hoù ar votadegoù en Hen Bont a zo bet dipitus. Listenn ar maer (PC) a zo paseet en dro get sikour strolladoù a-gleiz ofisiel (PS, ar re c'hlas, an UDB...). Me gav me bilans ar maer-se spontus awalc'h, met dilennet eo bet memestra get 200 mouezh muioc'h evit al listenn "Hennebont initiative citoyenne", kaset get André Hartereau. Setu perak Manu, ur mignon, n'eus graet an dresadenn-se, get listri spluj ag an URSS tro dro din...

Quel mois de mars agréable ! Après avoir eu mon appart inondé, et ma voiture noyée, par la mer le 10 mars, j'ai chôpé une rhinopharingyte le week-end dernier, avec. Au lieu de manger des oeufs en chocolat j'ai passé mon temps au fond de mon lit à avaler des médicaments car j'étais KO. De plus, à Hennebont, le second tour des élections a vu la réélection du maire sortant (PC), avec le soutien de la gauche officielle (PS, Verts, UDB), et malgré un bilan, à mon avis, très mauvais. La liste alternative que je soutenais, Hennebont Initiative citoyenne, a recueilli plus de 40% des suffrages et à peine moins de 200 voix que la liste du maire (43%, la liste de droite a fait 17%). 200 voix, ce n'est pas beaucoup, mais c'est encore trop... C'est pourquoi un ami, Manu, m'a dessiné flottant sur une urne, entouré par des sous-marins soviétiques...
Bon, ben vivement le mois d'avril !
Kenavo deoc'h !
15:50 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Hennebont | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20/03/2008
La côte aussi, a été sinistrée
Le coup de vent du 10 mars n'a pas inondé que moi, mais quelques milliers de maisons et véhicules sur la côte. Hier, je suis allé du côté de Saint-Philibert et Locmariaquer (Morbihan, baie de Quiberon). A la plage de Saint-Pierre Locmariaquer les changements sont flagrants. Le sable a reculé et là où l'on pouvait descendre à la plage par des petits sentiers pentus, il y a désormais un mur d'un mètre duquel il faut sauter, ou passer plus loin. Par endroit le sable a été déplacé au point que l'on voit la terre. Rabotée, la plage. La dune y relie une petite île inhabitée (mais cultivée) au continent. Cette presqu'île s'enfonce en demi-cercle dans l'océan, ce qui forme une anse intérieure peu profonde, bordée de sable, dont la mer se retire entièrement à marée basse. C'est le rendez-vous des pêcheurs à pieds. Le village de Saint-Pierre a été construit à l'abri de cette dune et de cette anse protectrices. Or, cette fois, la mer est passée par dessus la dune, à son endroit le plus bas. La trace en est visible. Quelques tempêtes de ce type et la dune risque de céder. Le village serait alors menacé...
Un peu plus à l'ouest, à Saint-Philibert, la plage de Kerneveste a aussi changé. Le sable s'est déplacé vers l'est. Le sentier côtier aménagé il y a deux ans par la commune et le Conservatoire du littoral, pour faire le tour du petit fort de Kerneveste, a été détruit sur une dizaine de mètres. Complètement. A la place, il n'y a plus que des pierres. Rabotés, là encore, le sable et la terre... A la plage voisine de Men er Beleg on remarque désormais de petites criques de sable qui n'existaient pas il y a peu. Là encore, la mer est passée par dessus la dune et la route qui relient la plage à une petite presqu'île habitée. Le macadam a été emporté.
A la Trinité-sur-Mer le sentier côtier qui longe la rivière de Crac'h vers la pointe de Kerbihan, a été détruit sur plusieurs dizaines de mètres. Il est interdit au public.
A Nantes des vents ont été mesurés à plus de 150 km/h...
Tout celà a bien des allures de "catastrophe naturelle". En espérant que ce genre de catastrophe ne se reproduira pas trop souvent.
Christian Le Meut
17:10 Publié dans Breizh/Bretagne , Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, climat, tempête
Taol amzer : an aod ivez a zo bet beuzet
Dimerc'her. Souezhet bras on bet, ha spontet awalc'h : baleet m'eus koste Lokmariaker ha Sant-Filibert, war an aod, evit mont da weled ar pezh a oa bet distrujet get ar mor d'al lun 10 a viz Meurzh. Estroc'h evidon a zo bet beuzet, e gwirionez. E Sant-Ber Lokmariaker, an traezh zo aet war gil war un metrad hag, a wezhoù, aet eo kuit da vat. N'eus ket mui nemet douar. Un vinojenn a oa evit ober tro ur gourenez vihan, get un mur kozh graet get maen, hag ur park bihan d'an tu all : n'eus ket mui netra, na vinojenn, na mur. An douar hag an traezh a zo aet ar gil war daou metrad, d'am sonj ! Hag ar mor a zo paseet war an devenn a zo, bremañ, en arvar da vout troc'het ma z'eus un taol amzer all ken kreñv evit ar pezh a zo bet d'an 10/03...
Memestra e Sant Filibert, e Men er Beleg : ar mor a zo paseet war an devenn, etre an douar bras hag ur gourenez vihan. Makadam an hent a zo aet kuit. E Kernevest ur vinojenn a oa bet savet daou vloaz zo get an ti kêr hag ar "c'honservatoire du littoral" : distrujet penn da benn war dek metrad.
En Drinded ivez, ar vinojenn bet savet a-hed ar mor a zo bet serret get an ti kêr goude bout bet distrujet get an taol amzer.
Nehansus eo evit an amzer da zont. Gourenizi a zo, a zay da vout inizi da vat; ha lec'hioù e lec'h ma z'eus tier ha tud a vo beuzet. Ha, moarvat, ni wellay ar chanchamentoù-se.
Christian Le Meut
10:25 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Breizh, tempête
15/03/2008
Hennebont : chronique d'un sinistré (suite)
Vendredi. Je passe voir mon garagiste. L'eau de mer a atteint les freins et peut-être aussi l'électronique de la voiture. C'est pourquoi l'expert la condamne. "Pour le bien du client", a-t-il dit au garagiste. Mon garagiste acquièse mais il souligne qu'aujourd'hui "on fait des voitures jetables, pas réparables". C'est du développement durable, ça ? J'ai retenu une voiture d'occasion chez lui, mais il faut que j'attende de savoir combien l'assurance va me donner pour la précédente...
Samedi. Je lis dans la presse que la ville d'Hennebont a demandé la reconnaissance d'état de catastrophe naturelle pour la tempête de lundi, comme plein d'autres communes (La Trinité-sur-Mer, Sarzeau, Locmiquélic...). Manifestement, certains coins de la côte ont beaucoup souffert, notamment la presqu'île de Gâvres, et les dunes de Ploemeur ou de Locmariaquer. Il faudra que j'aille voir ça.
Chez moi, les appareils sèchent l'atmosphère (ainsi que ma gorge), et le sol avec efficacité. Je peux remarcher pieds nuds sur la moquette, ça fait plaisir mais reste une odeur désagréable de moisi. Si je garde la moquette, il faudra la shampouiner.
21:55 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Hennebont | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hennebont, inondation
19/02/2008
Emvod ar Gelted/Festival interceltique : "hetoù" or not "hetoù" ?
N'eo ket aes bemdez buhez Yann brezhoneger e welet stad truek e yezh. N'eus ket pell zo m'eus lennet anv ur bar, koste Gwened : "Ar tavarn" a vez graet anezhi !? Ur fari eo, e brezhoneg e vez lâret "An davarn". Razh an dud a c'hell gober farioù (ha me ivez) met, a-wezhoù e weler anvioù kevredigezhioù, stalioù, bet kavet get tud ne anavezont ket brezhoneg. N'eo ket trawalc'h lakaat daou pe tri c'her unan war lerc'h egile evit sevel un anv e brezhoneg. Evel ma vehe lakaet e galleg un anv evel : "L'auberge des trois chevals". Gerioù galleg eo, met get ur fari spontus.
Gerioù brezhoneg n'eus ket kalz barzh kelaouenn Emvod ar Gelted en Oriant, "Interceltiques" a vez graet anezhi, hag a vez embannet ur wezh pe div bep bloaz. Estroc'h evit "fest-noz" ha "bagad", n'eus kazimant netra e brezhoneg, pe tost. Pennad skrid ebet e brezhoneg, pe divyezhek. Ha geo, an hetoù a zo e galleg hag e brezhoneg barzh an niverenn diwezhañ : "Ar prezidant Noël Couëdel hag izili ar c'huzul-merañ; ar pennrener Lisardo Lombardia; ar c'hopridi hag an holl tu a-youl-vat Emvod ar gelted an Oriant a ginnig a gwellañ deoc'h evit 2008". Me, ne gomprenan ket petra a dalv-se an dra-se. Mechal ma n'o deus ket ankouiet ar ger "hetoù" ("o gwellan hetoù deoc'h" a vehe un doare dereat da skriv d'am sonj; petra a sonjit-chwi ag an dra-se, brezhonegerion ampart ?). Ankouiet an "hetoù" barzh an "hetoù" a zo domaj, memestra... Hag ez eus ur brezhoneger e-mesk pennoù bras Emvod ar Gelted ?
Lâret eo bet ar bloaz paseet penaos e vehe lakaet muioc'h a vrezhoneg e-mesk ar gouelioù-se get ar rener nevez, Lisardo Lombardia (a Vro-Asturia). Ne vo ket diaes gober gwelloc'h evit ar pezh a veze graet da vare ar rener kozh, an aotrou Pichard. Met bon, betek bremañ ar chanchamentoù a chom dister...
Paour kaezh Yann brezhoneger !
E galleg/en français
Yann le bretonnant n'a pas toujours une vie facile quand il voit l'utilisation qui est parfois faite de la langue bretonne. Ainsi, l'autre jour, j'ai lu le nom d'un bar du côté de Vannes : "Ar tavarn". Tavarn, c'est "café", "taverne", mais en breton ça s'écrirait plutôt : "An davarn", à cause du système de mutations internes que je ne vais pas expliquer ici. Il ne suffit pas de mettre quelques mots les uns après les autres pour créer un nom breton. Comme si, en français, un café s'appelait : "La taverne des trois chevals". Les mots sont français mais ça n'empêche pas qu'il y a une grosse faute.
Du breton, il n'y en a pas beaucoup dans le magazine du Festival interceltique de Lorient (Fil) intitulé "Interceltiques", publié une ou deux fois l'an. A part "fest-noz" et "bagad", rien. Aucun article en breton, ou bilingue. Ah si, les voeux sont en français et en breton dans le dernier numéro. Sauf qu'ils ne veulent rien dire : le mot "hetoù" a manifestement sauté et la phrase publiée n'a, à ma connaissance, aucun sens. Si des bretonnants peuvent me donner leur avis, ça m'intéresse. C'est dommage, quand même, dans une formule de voeux, d'oublier... les voeux ! Y-a-t-il un bretonnant parmi les dirigeants du Fil ?
Ce festival a annoncé, l'année dernière, qu'il ferait désormais une place plus grande à la langue bretonne, notamment avec l'arrivée à sa tête de l'Asturien Lisardo Lombardia. Ce ne sera pas difficile de faire plus qu'à l'époque de l'ancien directeur, M. Pichard. Pour l'instant, les changements restent limités.
Pauvre Yann le bretonnant !
Christian Le Meut
Une précédente note sur le festival interceltique :
http://rezore.blogspirit.com/archive/2005/10/07/intercelt...
22:10 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne , Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : langue bretonne, brezhoneg, Festival interceltique
30/01/2008
Laboratoires pharmaceutiques : plus d'argent pour la pub que pour la recherche !
Petite info lue sur le site internet de l'association de consommateurs UFC-Que choisir ? (rédigée par Anne-Sophie Stamane : 25/01/08 : "Laboratoires pharmaceutiques : la pub avant tout !"
"Ce n'est pas un scoop, mais une confirmation éclatante : une étude publiée par la revue médicale en ligne PLOS établit que les laboratoires mettent deux fois plus d'argent dans la promotion des médicaments que dans la recherche et le développement de nouveaux traitements.
Distribution d'échantillons gratuits, publicité en direction des patients, forcing des visiteurs médicaux auprès des professionnels de santé, publicité dans les revues, promotion par courrier, colloques médicaux : les laboratoires pharmaceutiques américains usent de toutes les ficelles pour promouvoir leurs médicaments. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne regardent pas à la dépense : en 2004, le budget « marketing » total s'est élevé pour les États-Unis à 57 milliards de dollars, selon une étude publiée début janvier dans la revue médicale indépendante PLOS.
Mais ce chiffre, déjà impressionnant en soi puisqu'il représente près d'un quart du chiffre d'affaires du secteur, prend plus de sens encore si on le compare à la somme consacrée au développement de nouveaux médicaments. C'est ce qu'ont fait les deux chercheurs canadiens responsable de l'analyse, et leur évaluation a de quoi faire froid dans le dos : la recherche n'a mobilisé en 2004 que 29,6 milliards de dollars. Soit deux fois moins que la publicité. La réalité pourrait même être pire encore, avertissent les auteurs, car il existe des moyens de promotion difficiles à quantifier, comme la publicité illégale ou l'embauche de spécialistes de la communication pour écrire les résultats des essais.
Ces éléments confirment en tout cas que l'industrie pharmaceutique, en panne d'innovations depuis plusieurs années, a clairement choisi de compenser cette carence par une surenchère publicitaire plus que par un réel effort de recherche. Mais vendre à tout prix, et sans considérations pour la santé publique, a des conséquences. En France, où le comportement des laboratoires n'est pas tellement plus vertueux qu'aux États-Unis, la prescription de médicaments chers, et pas forcément efficaces comparés aux génériques ou à des traitements plus anciens, contribue à creuser le trou de la Sécurité sociale. C'est ce que montrent les récentes études sur la question de l'UFC-Que Choisir. Et seul un « désarmement » promotionnel, également réclamé par l'Inspection générale des affaires (IGAS), pourrait amorcer un progrès."
09:05 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Etrebroadel/International , Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Médicament, Que choisir?
08/11/2007
Politis : commerce équitable... et bio ?
Un numéro spécial de l'hebdomadaire Politis a été publié avant l'été sur le commerce équitable et le bio. Depuis quelques années le comemrce équitable va de l'avant. On trouve maintenant de la nourriture, des vêtements et des produits "équitables" de toutes sortes dans les supermarchés. Mais qu'est-ce que cela signifie ? Comment les produits équitables sont-ils produits ? Pourquoi y-a-t-il de la nourriture équitable qui n'est pas bio ? Quelle différence y-a-t-il pour les agriculteurs des pays "pauvres" ? Et pourquoi ne pas développer ici aussi, en Europe, un commerce équitable ?
Voici quelques-un des thèmes de ce numéro spécial, très intéressant. Car il y a du débat, une vraie polémique. Le bio est une façon précise de cultiver des légumes, des fruits, d'élever des animaux, de les soigner aussi, sans mettre de produits chimiques. Les lois sont précises pour le bio. Et ce label est donné par des sociétés certifiées par l'Etat indépendantes des producteurs ou des commerçants bio (comme Ecocert), ce qui n'est pas vrai pour le commerce équitable dont les produits sont contrôlés par des gens issus du commerce équitable.
Equitable ne signifie pas bio
Une autre différence : dans l'alimentation équitable, on peut trouver des produits chimiques, leur utilisation n'est pas interdite, comme l'explique Christian Jacquiau* : dans des ananas "équitables" cultivés au Costa-Rica, des traces de pesticides ont été retrouvées en 2006, et même des traces de cadmium (un métal lourd) !
C'est une bonne idée de payer les agriculteurs à un prix garanti, plus haut que celui du marché international et qui ne change pas tous les mois. C'est une bonne idée de travailler avec de petits agriculteurs réunis en coopératives... Mais que se passe-t-il pour les personnes qui travaillent pour ces petits agriculteurs : journaliers, ouvriers ? Selon Politis, ceux-là ne sont pas mieux payés.
Autre problème : au début, le commerce équitable a été porté, promu, par des associations, des gens de bonnes volontés... Maintenant, les produits équitables sont vendus surtout dans les grands magasins où les employés sont souvent mal payés et ont des horaires de travail pénibles : un peu le matin, un peu l'après-midi... Ce ne serait pas mal d'imaginer des règles de commerce équitable pour les personnes qui travaillent dans les grandes surfaces.
Améliorer les règles
Acheter des produits du commerce équitable reste une bonne idée parce que les producteurs des pays "pauvres" sont mieux rétribués. Mais il faut améliorer les règles du commerce équitable, pour que la nourriture équitable soit obligatoirement bio; et pour que les règles sociales soient améliorées. c'est ce qui ressort de la lecture de ce numéro spécial de Politis (qui comporte également une partie sur le tourisme) : le commerce équitable reste une bonne idée, mais ses règles doivent évoluer, au risque que l'idée finisse déconsidérée.
Christian Le Meut
Politis, hors série n°45, 2 impasse Delaunay, 75011 Paris. Tél. 01 55 25 86 86.
* Coulisses du commerce équitable, mensonges et vérités sur un petit commerce qui monte, édition Mille et une nuits, 2006.
17:20 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement , Etrebroadel/International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bio, commerce équitable, Politis
07/11/2007
Politis : Konverzh reizh... ha bio ?
Un niverenn ispisial ag ar gazetenn sizhunieg Politis a zo bet embannet araok an hañv a zivout ar c'honverzh reizh hag ar bio. Abaoe un nebeut bleadeù ar c'honverzh reizh a ya war greskiñ. Kavet vez bremañ boued, gwiskamentoù ha produioù reizh a bep sort barzh ar stalioù bras, ar gourmarc'hadoù. Met petra a dalv an dra-se ? Peanos e vez savet produioù "ekitapl" ? Perak ez eus boued reizh ha n'eo ket bio ? Peseurt diforc'h a zo evit al labourerion douar ag ar broioù "paour" ? Ha perak nompass sevel amañ ivez, en Europa, ur c'honverzh reizh ?
Setu temoù an niverenn ispisial-se, interesus-bras. Rak tabut 'zo, tabut da vat. Ar bio a zo un doare resis da c'hounit edajoù, legumajoù, frouezh, da zesav loened, d'o soagnal ivez, hep lakaat produioù kimiek. Lezennoù resis a zo evit ar bio. Ha roet 'vez al label-se get stalioù sertifiet get ar Stad hag a zo distaget d'ar broduierion ha d'ar c'honversanted (evel Ecocert), ar pezh n'eo ket gwir evit ar c'honverzh reizh a vez kontrolet get tud daet ag ar c'honverzh reizh !
Reizh ne dalv ket bio
Barzh boued ar c'honverzh reizh e c'heller kavout produioù kimiek, n'eo ket difennet d'o implijout, evel ar pezh a zispleg Christian Jacquiau* : barzh ananaz "reizh" gouniet er C'Hosta Rika a oa bet kavet e 2006 roudoù pestisidoù ha memes roudou kadmium (ur "metal lourd")...
Ur sonj vat eo paeañ al labourerion douar get ur priz ingal, uheloc'h evit priz ar marc'had etrebrodael, ha ne chañch ket penn da benn bep miz. Ur sonj vat eo labourat get labourerion douar "bihan" tolpet barzh kooperativoù... Met penaos eo an traoù evit an dud a labour evit ar labourerion douar-se : devezhourion, micherourion ? War e seblant, hervez Politis, ar re-se n'int ket paeet gwelloc'h.
Ur gudenn all : e penn kentañ ar c'honverzh reizh veze kaset, brudet, get kevredigezhioù, tud a youl vat... Bremañ ar broduioù a vez gwerzhet dreist holl barzh ar gourmarc'hadoù e lec'h ma vez paeet fall an dud, get euriadoù labour torr penns (un nebeut da vintiñ, un nebeut d'enderv...). Evit ar re a labour barzh ar gourmarc'hadoù amañ, ne vehe ket fall sevel reolennoù reizh ivez !
Gwellaat ar reolennoù
Daoust d'an traoù-se, prenañ produioù "ekitapl" n'eo ket fall peogwir e vez paeet gwelloc'h al labourerion douar ag ar broioù "paour". Met ret eo gwellaat reolennoù ar c'honverzh reizh, evit ma vehe dre ret, bio, ar broduioù "reizh"; hag evit ma vehe gwelloc'h reolennoù sokial ar c'honverzh reizh. Setu ar pezh m'eus sonjet goude bout lennet an niverenn ispisial Politis (pajennoù a zo ivez war an touristelezh reizh) : ret eo d'ar c'henverzh reizh chañch e reolennoù evit nompass bout brudet fall un deiz bennak.
Christian Le Meut
* Bet skrivet getan : Coulisses du commerce équitable, mensonges et vérités sur un petit commerce qui monte, embannadurioù Mille et une nuits, 2006.
Politis, hors série n°45, 2 impasse Delaunay, 75011 Paris - tél : 01 55 25 86 86 - www.politis.fr - redaction@politis.fr
11:20 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement , Etrebroadel/International , Mediaioù/média/skinwel/Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bio, brezhoneg, konverzh reizh


