20/11/2009

Tolosa/Toulouse : ur Vretonez a gomz okitaneg er metro !

Ur vaouez a Vreizh a orin a gomz okitaneg ba' metro Tolosa ! Mesajoù e okitaneg a zo bet enrollet evit ar re a ya get ar metro, ur sonj brav.
Une Bretonne parle occitan dans le métro toulousain ! Des messages en occitan ont été enregistrés pour les personnes qui prennent le métro. Bonne idée.

http://www.ladepeche.fr/article/2009/11/17/716352-Metro-u...

18/11/2009

Libération : "En France, le bilinguisme est courant"

Hervez Alexandra Filhon, ba' Libération (31/10), komzet vez div yezh get ur bochad tud e Bro C'Hall, hag abaoe pell : "Alexandra Filhon, maître de conférences en sociologie à l’université Paris-X-Nanterre, analyse la question de la transmission des langues dans la famille" :

http://www.liberation.fr/vous/0101600167-en-france-le-bil...

Les langues régionales à la Sorbonne/Ar yezhoù rannvroel er Sorbonne

Er Sorbonne e vo komzet ag ar yezhoù rannvroel e-pad un emgav bras d'an 3 ha 4 a viz An Azvent (Kerzu)/Grand colloque sur les langues régionales à La Sorbonne les 3-4 décembre prochains :

http://languebretonne.canalblog.com/

09/11/2009

Langues régionales : quelques citations

Setu da heul un nebeut frasennoù a ziar benn ar yezhoù rannvroel, dastumet genin. Ci-dessous, quelques citations sur les langues régionales que j'ai compilées...

François Mitterrand, discours de campagne à Lorient le 14 mars 1981 : « C'est blesser un peuple au plus profond de lui-même que de l'atteindre dans sa langue et sa culture; nous proclamons le droit à la différence »

Henriette Walter, linguiste, dans Le Télégramme (Vannes le 14/04/2009) : "L'anglais, les enfants l'apprendront de toute façon. Commencer par le breton, ici, par une autre langue régionale, ailleurs, c'est beaucoup plus favorable parce que ça a un côté sentimental, parce que les enfants connaissent déjà certains mots. C'est la langue des grands-parents, la langue qui a toujours été parlée dans la région. L'anglais c'est autre chose, c'est utile pour gagner sa vie. La langue régionale, c'est pour se réaliser soi-même."

Claude Hagège, linguiste, dans l'Express (avril 2007) : "Si nous voulons défendre la francophonie dans le monde et être crédibles, cela suppose d'abord que la France montre qu'elle respecte chez elle sa propre diversité linguistique. Ratifier la charte, en expliquant aux parlementaires qu'elle est très souple et donc peu dangereuse, irait dans le bon sens. Certes, depuis quelques années, l'Etat a accompli des efforts, mais largement insuffisants. Les langues régionales sont dans un tel état de précarité que, pour leur permettre d'échapper à l'extinction totale qui les menace, il faudrait un investissement énorme et accepter de prendre des risques, comme l'ont fait les Espagnols en donnant une grande autonomie aux Basques et aux Catalans"

Eugène Guillevic, poète (1907-1997), interviewé dans la revue Bretagne, n°3, 1976, et repris dans le livre de Jean-Jacques Monnier "Résistance et identité bretonne" (Yoran embanner, 2008, p.352) : "Mais ce que je veux, c'est que la Bretagne puisse parler. Et il faudra en chercher les moyens. Je suis de toute façon pour une certaine autonomie. Qu'il y ait un parlement et qu'on enseigne le breton. Moi, je n'ai pas appris l'histoire de la Bretagne, je n'en savais rien ! Rien ! Alors je trouve ça dégueulasse : j'appelle ça du colonialisme intérieur. Je ne vois pas la différence entre ça et la colonisation de l'Algérie".

Louis Guilloux (1899-1980), écrivain, cité également par J-J.Monnier : "Je dois à ma conscience de dire que je suis pour l'enseignement du breton"; et de citer Diderot : "Il y a une chose plus grave que d'avoir des esclaves : c'est avoir des esclaves et les appeler citoyens".

Jean Jaurès : "Méthode comparée", "Revue de l’Enseignement Primaire" - 15 octobre 1911 : "Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion d’admirer en pays basque, comment un antique langage, qu’on ne sait à quelle famille rattacher, avait disparu. Dans les rues de Saint-Jean-de-Luz on n’entendait guère parler que le basque (...).  Mais quand j’ai voulu me rendre compte de son mécanisme, je n’ai trouvé aucune indication. Pas une grammaire basque, pas un lexique basque dans Saint-Jean-de-Luz où il y a pourtant de bonnes librairies. Quand j’interrogeais les enfants basques, jouant sur la plage, ils avaient le plus grand plaisir à me nommer dans leur langue le ciel, la mer, le sable, les parties du corps humain, les objets familiers ! Mais ils n’avaient pas la moindre idée de sa structure (...). Pourquoi cela, et d’où vient ce délaissement ? Puisque ces enfants parlent deux langues, pourquoi ne pas leur apprendre à les comparer et à se rendre compte de l’une et de l’autre ? Il n’y a pas de meilleur exercice pour l’esprit que ces comparaisons ; cette recherche des analogies et des différences en une matière que l’on connaît bien est une des meilleures préparation de l’intelligence. Et l’esprit devient plus sensible à la beauté d’une langue basque, par comparaison avec une autre langue il saisit mieux le caractère propre de chacun, l’originalité de sa syntaxe, la logique intérieure qui en commande toutes les parties et qui lui assure une sorte d’unité organique. Ce qui est vrai du basque est vrai du breton. Ce serait une éducation de force et de souplesse pour les jeunes esprits ; ce serait aussi un chemin ouvert, un élargissement de l’horizon historique."

08/11/2009

Yezhoù rannvroel/Langues régionales : ali ar c'hannad Urvoas/Le point de vue du député Urvoas

Aterset eo bet Jean-Jacques Urvoas, kannad Penn ar Bed (sosialour), get Le Télégramme (vidéo) a zivout ar raktres lezenn evit ar yezhoù rannvroel. Le député socialiste du Finistère a été interviewé par le Télégramme (vidéo), au sujet de la future (?) loi sur les langues régionales.

http://www.letelegramme.com/static/video/player.php?sig=i...

04/11/2009

L'identité française : une devise, "liberté, égalité, fraternité" à mettre en pratique

Selon un sondage CSA-Le Parisien publié dimanche*, la langue française est plébiscitée comme “élément constitutif” de "l'identité de la France" par (80%) des sondés devant la République (64%), le drapeau tricolore (63%), la laïcité (61%) les services publics (60%).  80 % ! C’est énorme. La croyance selon laquelle parler une langue unique (ou commune), est indispensable pour créer une “identité”, une “nation”, est largement répandue en France, malgré quelques faits qui contredisent cette croyance.

Premier fait : la France est multilingue, entre les langues parlées dans certaines régions depuis des siècles, voire avant l’apparition du français (Pays Basque, Bretagne, Alsace, Occitanie, Flandres, Corse...), et les langues des populations immigrées.

Deuxième fait : les frontières linguistiques ne recoupent pas les frontières nationales puisque la Suisse romande et la Wallonie belge ne sont pas en France. Suisse, Belgique, tiens donc, deux pays multilingues. Le premier n’a pas l’air d’en souffrir. On annonce depuis longtemps l’éclatement du second, mais il tient.

Troisième fait : pendant des siècles, et aujourd’hui encore, des millions de citoyennes et de citoyens français n’ont pas parlé le français. Les Bretons le savent bien. J’ai moi-même, qui suis né en 1964, connu quelques personnes âgées qui parlaient très bien leur langue maternelle, la langue bretonne, mais maîtrisaient très mal, voire pas du tout, le français. Des générations de Bretons, d’ailleurs, ont pris le français à l’école et n’ont pas pu jouir d’un droit que la convention des droits de l’enfant reconnaît désormais : celui d’être alphabétisé dans sa langue maternelle, ce qui n’empêche pas l’apprentissage précoce d’une seconde langue. Aujourd’hui, certaines personnes âgées d’une soixantaine d’années se souviennent qu’elles ne parlaient pas un mot de français en arrivant à l’école. Elles y ont appris la langue française, souvent punies quand elles parlaient breton. Il doit encore y avoir aujourd’hui, probablement, des milliers de Français qui ne parlent pas, ou très mal, le français, parce que leur langue maternelle et quotidienne est le créole, ou une langue amérindienne, ou une langue kanak...

Quatrième fait : une langue commune (souhaitable évidemment, si elle n’entraîne pas la mort des autres langues du territoire), n’est en rien suffisante pour créer une unité nationale. Les élites étasuniennes parlaient anglais et ça n’a pas empêché la guerre de Sécession au XIXe siècle. Les guerres civiles d’Espagne, d’Irlande, montrent bien qu’une langue commune n’est pas suffisante, et en France non plus : la guerre d’Algérie, la guerre entre résistants et collaborateurs entre 1940 et 1945, le montrent. En Yougoslavie, toutes les élites intellectuelles parlaient le “serbo-croate”, langue commune aujourd’hui éclatée en plusieurs langues officielles soi-disant différentes (croate, serbe...). Mais le pays a éclaté quand même,  à partir du conflit au Kosovo (1988-89), parce que Milosevic, adoptant un discours nationaliste, a supprimé les libertés des albanophones de cette région, notamment la liberté d’être scolarisés dans leur langue.

Contrat social
La langue commune est donc loin d’être suffisante pour créer une nation, ni même un contrat social dans lequel se retrouverait une population. Alors quoi donc ? La prospérité économique est un facteur essentiel, à condition que les richesses soient équitablement partagées. Or, aujourd’hui, l’Etat redistribue des impôts aux très riches. Est-ce cela, la République ? Il y a donc un modèle social à construire, qui garantisse l’accès à la santé, au logement, au travail, à un environnement sain, à l’éducation. Mais une éducation citoyenne, qui cherche à former des êtres humains épanouis, pas des futurs travailleurs à la chaîne. Un modèle politique qui agisse concrètement contre la discrimination. Un modèle politique, enfin, qui garantisse les droits des citoyens, et des minorités. L’Etat français continue d’être hyper centralisé et normatif. Les habitants des régions existent-ils ? Quand  20.000 personnes manifestent dans les rues de Carcassonne, en octobre 2009, ou dans celles de Rennes, en mars 2003, pour demander un vrai statut des langues régionales, pourquoi les médias dits “nationaux” en parlent-ils si peu ? pourquoi cela suscite-t-il si peu d'intérêt à Paris ?

Alors, la langue française, “élément constitutif” de de la France, de l’identité nationale ? Beaucoup de Français le croient, manifestement. Mais on peut être Français et ne pas parler le français. Et le fait de parler une langue commune ne garantit contre rien. Contre aucune injustice, contre aucune régression sociale, contre aucune avancée du libéralisme sauvage, contre aucune atteinte à la nature. Les pires pratiques sociales, les pires discours racistes, violents, diviseurs, peuvent se tenir en français, comme dans n'importe quelle autre langue.

Droit à la différence
Et chercher à imposer le français comme langue unique, en niant l’existence ou la valeur des autres langues de France, constituerait une injustice et une violation des droits de l’Homme. Alors il faut chercher plus loin, plus profond, autre chose. Dans un nouveau contrat social qui peut continuer à s’articuler autour des idées de démocratie et de république, de liberté, d’égalité, et de fraternité. Du droit à la différence. Idées qu’il faut mettre en pratique bien plus profondément qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Christian Le Meut

* Sondage effectué par téléphone les 28 et 29 octobre auprès d'un échantillon  représentatif de 1.006 personnes majeures, selon la méthode des quotas.

03/11/2009

Langues régionales : rencontres en Finistère

Emgavioù zo ar  sizhun mañ e Penn ar Bed a zivout ar yezhoù rannvroel. Tud zo deuet a vor C'Hall a-bezh./Des rencontres sur les langues régionales ont lieu actuellement en Finistère, avec des intervenants venus de toute la France :

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarm...

31/10/2009

Robert Lafont et l'aliénation

Ul lec'hienn internet okitan, Fadarelas, a embann un destenn skrivet get ar skrivagner ha yezhour Robert Lafont, e galleg, a ziar an "aliénation". Interesus bras/. Le site internet  occitan Fadarelas publie un texte très intéressant de l'écrivain et linguiste Robert Lafont (1923-2009) sur "l'aliénation" :

http://fadarelas.blogspot.com/2009/10/los-que-volon-pas-d...

30/10/2009

2-7/11 : rencontres interrégionales des langues et cultures

Un emgav talvoudus a vo e Penn ar Bed ar sizhun gentañ a zivout ar yezhoù ha sevenadur rannvroel/Un rendez vous d'importance se tient la semaine prochaine à propos de langues et cultures régionales :

http://www.kuzul.info/article-rencontres-iterregionales-d...

25/10/2009

Okitaneg : etre 15.000 ha 20.000 den e vanifestiñ e Carcassonne

Etre 15.000 ha 20.000 den o deus dibunet e straedoù Carcassonne disadorn evit goulenn ul lezenn evit ar yezhoù rannvroel. Un taol vat ha kalonekus. Setu ul liamm get pennadoù da lenn war lec'hienn internet ar Midi Libre, kazetenn ar vro :

Entre 15.000 et 20.000 personnes ont manifesté dans les rues de Carcassonne samedi pour demander une loi pour les langues régionales. Un succès encourageant. Voici un lien avec plusieurs articles à lire sur le site du journal régional Le Midi Libre :

http://www.midilibre.com/carcassonne

Ur vanifestadeg all a zo bet e Baiona/Une autre manifestation a eu lieu à Bayonne :

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/...

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