19/11/2009
"Mêmes atténuées par les prestations, les inégalités se creusent en France"
Pennad tennet ag al lec'hienn internet Viva. Article extrait du site interne Viva :
"L’Institut national de la statistique (INSEE) publie son France, portrait social, état des lieux annuel des évolutions économiques et sociales. Une mine d’informations. (...). Ainsi, pour ce qui est des salaires, l’enquête montre que le salaire moyen du 1 % des salariés les mieux payés représentaient en 2007 8,5 fois le salaire médian (le seuil en-dessous duquel sont 50 % des Français et 50 % au-dessus). En 1996, cet écart n’était que de 6,6 fois.
Les politiques sociales de redistribution (aides, allocations, prélèvements...) atténue ces écarts : le niveau de vie moyen avant redistribution des 20 % de personnes les plus riches est 7,5 fois plus élevé que celui des 20 % les plus modestes. Après transferts, ce même rapport est de 4,1.(...). Mais même avec la prise en compte des prélèvements et des prestations sociales, le différentiel si l’on considère les 10 % les plus aisés et les 10 % les plus modestes est passé de 6,53 fois à 6,6 fois entre 2005 et 2007.
Un phénomène accentué encore lorsqu’on tient compte du patrimoine : l’écart entre le patrimoine des 10 % les plus riches et celui des 10 % les plus pauvres est passé de 1 631 fois plus élevé à 2 134 fois entre 1997 et 2003 !"
http://www.viva.presse.fr/Memes-attenuees-par-les_12889.h...
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05/12/2008
Degemer mat barzh bed burzhudus Disney !
Paseet eo an Hollsent ha setu deuet bremañ an amzer da sonjal pelloc'h : Nedeleg, hag ar profoù d'ober d'ar vugale ha d'ar re vras ! Barzh ar stalioù konverzh emañ kroget an traoù. Kaset eo bet d'an Europa c'hoarioù savet e Bro Sina da vout prenet geneomp ! Nag a blijadur... Met evit piv ? Evit hor vugale hag o deus re dija ? Pe evit an dud o deus savet ar c'hoarioù-se e Bro Sina ?
Ar gevredigezh "Peuples solidaires"a c'houlenn geneomp da gas ul lizher d'an aotroù Robert Iger, penn bras Disney evit ar bed a-bezh, evit ma vehe paeet gwelloc'h an dud a labour evitan e Bro Sina (dre embreregezhioù a labour get Disney). Hag evit lâr dezhan ivez pegen nec'het omp get buhez ha surentez ar vicherourion du-hont : betek pemzek euriad labour bemdez ha devezh ebet da sizkuizhañ e-pad ur sizhuniad ! Prodioù danjerus analet gete; droad ebet da sevel sindikadoù frank; droad ebet da glemm daoust d'al labourerion bout paeet fall bras. Barzh stall Tianyu Toys ur vicherourez a labour evit gwriat an nounourz "Winnie an harzig" a vez paeet ur santim euro evit pep nounourz, hervez Peuples Solidaires... Mod-se emañ ret d'ar vicherourion labourat kalz evit tapout argant awalc'h d'en em vagiñ ha d'en em lojiñ...
Hervez ur pennad m'eus lennet barzh ar gelaouenn "ça m'intéresse", a viz Kalan-Gouiañv (Miz Du), pajenn 71 : koust un c'hoari savet e Bro Sina a dalv 3% ag ar priz gwerzhet er broioù pinvidik (en Oksident). Ur "Winnie l'ourson" gwerzhet 50 euro amañ, neuze, n'eus koustet 1,5 euro da vout savet e Bro Sina...
Ma faota deoc'h-c'hwi skrivañ da Zisney, kit e darempred get Peuples solidaires, 10 quai Richemont, 35000 Rennes. Tél. 02.99.30.60.53.
09:35 Publié dans Buhez sokial/Vie sociale, Etrebroadel/International, Gwirioù mab den/droits de l'être humain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : disney, travail, chine
Disney : Winnie l'ourson, mauvais patron ?
La Toussaint finie, voici venu le temps de penser plus loin : Noël, et les cadeaux à faire aux enfants comme aux adultes ! Dans les magasins, les grandes manoeuvres ont commencé. On a fait venir de Chine des tonnes de jouets, pour le plus grand plaisir... mais de qui, au fait ? Des enfants qui, ici, en ont souvent déjà beaucoup trop ? Pour le plaisir de ceux qui les fabriquent, en Chine par exemple ?
L'association Peuples solidaires organise une campagne de lettres en direction du P-dg de Disney international, Robert Iger, pour lui demander que les personnes qui travaillent pour Disney en Chine, par l'intermédiaire de sous-traitants, soient mieux rémunérées, et que leurs conditions de travail soient améliorées : journées qui peuvent faire 15 h, sans un jour de congé pendant la semaine; utilisation de produits dangereux que les salariés inhalent; absence de syndicats libres; impossibilité de se plaindre malgré la faiblesse des salaires. Ainsi, selon Peuples solidaires, dans la société Tianyu toys, "une ouvrière chargée de la couture finale des peluches "Winnie l'Ourson" gagne à peine un centime d'euro par pièce facturée", ce qui est insuffisant pour survivre en Chine. Du coup, les ouvriers sont contraints de travailler plus.
Le magazine "ça m'intéresse" de ce mois de novembre (page 71), précise, quant à lui, que "le prix de revient d'un jouet fabriqué en Chine" est estimé "à 3 % de son prix de vente en Occident" ! Ainsi, un Winnie l'Ourson vendu 50 euros, coûterait 1,5 euro à la fabrication.
Si vous voulez participer à cette campagne :
Peuples solidaires, 10 quai Richemont, 35000 Rennes, tél. 02.99.30.60.53.
09:33 Publié dans Buhez sokial/Vie sociale, Etrebroadel/International, Gwirioù mab den/droits de l'être humain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : disney, chine, jouets
02/12/2008
Consommation : cinq grandes marques pointées du doigt
Les <Bad Company Awards>, prix des mauvaises compagnies, viennent d'être décernés par une confédération internationale de consommateurs dont fait partie, en France, l'UFC Que choisir ? Les voici (extrait) :
"Abus de publicité « verte », marketing trompeur ou encore nouveaux produits saugrenus, voire dangereux : le palmarès des pires entreprises concocté par Consumers International, association qui fédère les associations de consommateurs, pointe cinq grandes marques aux pratiques douteuses. (;;;) Au terme d'une compétition acharnée, Consumers International (1), organisme indépendant qui fédère les associations de consommateurs au niveau mondial, vient de décerner les « Bad Company Awards » (prix de la pire entreprise) 2008 à cinq d'entre elles : Tesco, Kellogg's, Eli Lilly, Samsung et Toyota. (...).
Tesco, enseigne internationale de la grande distribution, n'a pas hésité à mettre 34 millions d'euros dans un procès contre trois journalistes thaïlandais qui avaient osé critiquer ses projets d'expansion en Asie. L'un d'entre eux risque encore la prison. Dans un tout autre genre, Kellogg's n'a rien trouvé de mieux cette année que de fabriquer des bonbons en forme de Lego, avec tous les risques de confusion que cela comporte pour les jeunes enfants ! De son côté, Eli Lilly, géant de l'industrie pharmaceutique, reçoit un trophée pour avoir, à plusieurs reprises et dans différents pays, enfreint la loi sur la publicité des médicaments afin de vendre son Cialis, remède contre les problèmes d'érection. Concrètement, le laboratoire « oublie » régulièrement de mentionner les effets secondaires, et s'appuie sur des études biaisées pour promouvoir son produit.
Le constructeur de voitures Toyota décroche la palme pour une pratique qui devient une habitude dans le secteur automobile : le « marketing vert ». L'objectif est de faire passer des véhicules polluants, type 4×4, pour rien moins que des alliés de l'environnement. Les pubs Toyota montrent par exemple des voitures se décomposant comme de la matière organique, ou des lapins se faisant la courte échelle pour entrer dans un tout-terrain diesel qui émet 170 g/km de CO2...
Enfin, Samsung récolte un prix pour avoir diversifié ses activités au point de fabriquer des tanks. Ce n'est pas la seule marque d'électronique à le faire, mais l'argument utilisé pour vanter sa branche militaire vaut le détour, puisque Samsung prétend ainsi oeuvrer à la paix dans le monde !"
Anne-Sophie Stamane (UFC Que Choisir)
(1) L'UFC-Que Choisir est membre de Consumers International
17:42 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne, Buhez sokial/Vie sociale, Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : consommation
20/10/2007
Levr : Le littoral agressé
N'eus ket pell zo m'eus baleet koste Sant-Filibert, ur gumun a zo e-tal ar mor, tost d'An Drinded. Ul lec'h bourrapl, e Bro Gwened, kreisteiz Breizh. Kaer eo get ar mor, an inizi Houad, Edig, Gerveur ha gourenez Kiberen a weler pa vez brav ha sklaer an amzer (alies-tre, kwa). An aod a zo chomet brav a drugarez da Mirva an aod (Conservatoire du littoral) hag en deus prenet ur bochad lec'hioù (traezhioù, koadoù...). Al lec'hioù-se a vez, bremañ, digor d'an holl evit mont da bourmen, da besketa war droad, da neuñvial, da zebriñ dirak ar mor... Ar baradoezh war an douar, me lâr deoc'h !
Mont a ran alies bras da Sant-Filibert, d'an hañv evit mont da neuñvial ha d'ar gouiañv da zistannañ... Met, n'eus ket pell neuze, m'eus baleet er gumun. Ha spontet awalc'h on bet. Er bleadeù 70 a oa bet savet e traezh Men er Beleg savadurioù bras, hanter c'hant metr ag ar mor, e lec'h ma oa araok ur wern... Stanket oa bet ar wern. Kit pelloc'h, laboused ha houidi ! Gober traoù sort-se a vez difennet hiriv an deiz, eurus awalc'h. Ranndier evit ar re bitaod, ar re binvidik, a zo barzh ar savadurioù-se, hag a chom serret, didud kazimant unnek miz ar bloaz...
War lerc'h ne oa ket mui savet savadurioù bras met tier : tier partout hag e pep lec'h. 1.300 den a zo e chom e Sant-Filibert met ar gumun a zo ur chantier bras. Karterioù privez a zo bremañ, ur bochad, get pannelloù : "Difennet dont e barzh evit ar re n'int ket e chom amañ..." Degemerus. Aloubet eo er gumun get "eil tier", tier vakansoù kement d'en em c'houlenn ma chomo un nebeut tachennoù hep ti ebet... Ha geo, unan a chomo : ur "porzh sec'h" ("port à sec") savet pemp bloaz zo. Du-se e chom war an douar e-pad unnek miz bagoù ar re a lesk o zi didud ivez rak ne zeuont nemet durant ar vakansoù hañv... Ha c"hoazh... Tier vakansoù, porzh bagoù-vakansoù : Sant-Filibert (hag aodoù Morbihan geti) a za da vout ul lec'h evit ar vakansoù hañv. Ur sort "Breizhland". Hag an dud a zo e chom er vro ? Dezhe da vont pelloc'h da leskel an aod evit ar re bitaod, ar re o deus argant awalc'h evit preniñ tachennoù amañ ha sevel tier nemet evit o flijadur ha pas evit bout e chom e-barzh...
Sifroù, sifroù...
Setu sifroù ha statistikoù m'eus lennet barzh al levr-se, "Le littoral agressé", skrivet get daou gelenner a skol veur An Oriant, Yves Lebahy ha Ronan Le Délézir. Hiriv an deiz, 60 % ag an dud a zo e chom e Arzhon (gourenez Sarhau) a zo tud a dri ugent vloaz pe muioc'h. Kentoc'h tudoù kozh evit bugale.
E broioù An Alré ha Gwened, nemet 45 % ag ar marc'had tier ha douar ("transactions immobilières") a vez bet graet get tud ar vro. Ha tost 25 % get tud enezenn Bro Frans (Ile-de-France).
E lec'hioù zo evel Damgan, tro dro 75 % ag an tier a zo tier vakansoù...
Er bloaz 2005 : 33.000 lojeriz a zo bet savet e Breizh (pevar departamant).
E-pad pemp bloaz (bleadeù 2001-2005) priz an tier hag an douar n'eus kresket da 10 % bep bloaz... Ha talvoudegezh an tier ivez, evel rezon.
400.000 m2 a zo bet savet tier warne er bloaz 2003 er Morbihan; da lâred eo 11% ag an tachennoù bet savet tier warne e Frans a bezh ar bloaz-se.
- Le littoral agressé, Ed. Apogée, Diffusion Puf, 2006. 20 €.
En français : petites considérations sur la prolifération des maisons secondaires le long des côtes morbihannaises... La version française prochainement sur vôtre écran et quand j'aurai le temps !
19:25 Publié dans Breizh/Bretagne, Buhez pemdeziek/Vie quotidienne, Buhez sokial/Vie sociale, Endro/environnement, Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Breizh, ekonomiezh
30/09/2007
Médicaments : comment labos et médecins creusent le trou de la sécu...
Voici un communiqué de la confédération Que Choisir ? du 25/09/2007 intitulé : "Prescription des médicaments les labos et les médecins minent les comptes de la Sécu !" (dossier dans le numéro d'octobre de la revue) :
"Au terme d'une longue analyse, l'UFC-Que Choisir a réussi à retracer, très finement, l'évolution des dépenses de médicaments par classe thérapeutique depuis 2002. Les premiers résultats montrent l'existence d'un immense gâchis qui résulte de prescriptions médicales manifestement irrationnelles.
- Dans la classe des "IPP" (problèmes gastro-oesophagiens), dès 2001, les laboratoires ont contourné l'arrivée des génériques en 2002 en incitant les médecins de ville à prescrire un nouveau médicament (l'Inexium) dont les ventes se sont fortement accélérées. Or, ce médicament non génériquable, non innovant et pas plus efficace, est en revanche plus coûteux pour la collectivité. Gâchis : 303 millions d' euro entre 2002 et 2006.
- Dans la classe des "AINS" (problèmes d'arthrose), les médecins ont préféré prescrire en masse l'ART 50 alors même que son efficacité est jugée inférieure à d'autres médicaments pourtant plus efficaces et moins coûteux pour la collectivité. Gâchis : 222 millions d' euro entre 2002 et 2006.
- Dans les classes « Sartans » et « IEC » (problèmes d'hypertension), la prescription est doublement irrationnelle : les dépenses progressent de 54 % entre 2002 et 2006 alors que rien n'indique une augmentation de la population cible, ou une meilleure prise en charge des malades. Enfin, les médecins ont préféré prescrire les « Sartans » au détriment des « IEC » alors même qu'ils sont, selon deux études de référence, moins efficaces et plus coûteux pour la collectivité. Gâchis : 125 millions d' euro entre 2002 et 2006.
Entre 2002 et 2006, sur seulement trois classes thérapeutiques, soit 14 % des prescriptions annuelles, ce gâchis aura coûté au minimum 650 millions d' euro à la Sécurité Sociale !
L'emprise quasi exclusive des laboratoires pharmaceutiques sur les médecins de ville est un secret de polichinelle. Les médecins ont perdu le contrôle de la prescription. Cette démission est aujourd'hui payée cash par tous les usagers du système de santé. L'information produite par les autorités de santé en direction des médecins ne leur parvient pas. Logiquement, les laboratoires pharmaceutiques ont, notamment par leurs visiteurs médicaux, façonné l'information des médecins. Cet état de fait doit être corrigé.
C'est pourquoi, l'UFC-Que Choisir propose la création d'un corps de 1.700 visiteurs médicaux (en remplacement des délégués de l'assurance maladie) sous la responsabilité de la Haute Autorité de Santé et financés pour moitié par les laboratoires.
Tant qu'aucune mesure ne sera prise pour stopper ces gâchis, l'UFC-Que Choisir estime qu'il serait inéquitable et injuste d'envisager des mesures supportées par les usagers de notre système de soins."
22:22 Publié dans Buhez sokial/Vie sociale, Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, sécurité sociale
08/04/2007
Ar Vrezilianed, pennoù kaletoc'h evidomp-ni ?
Ar Vretoned a zo pennoù kaled : an dra-se a vez lâret alies awalc’h. Met mechal ma ne vehe ket get ar Vrezilianed pennoù kaletoc’h c’hoazh...
Get ar “mondialisation” e vez savet bremañ otoioù get markoù ag an Europe e pep lec'h, hag e Bro Brazil da skouer : Wolskwagen n’eus un uzin vras du-hont e lec’h ma vez savet kirri tan da vout gwerzhet en Amerika kreisteiz hag en Europa... Marc’hamatoc’h eo, sur awalc’h, evit pennoù bras Wolkswagen... Barzh an uzin-se e vez savet ar Wolkswagen Fox (fox a dalv "louarn" e breton).
Barzh familh Wolskwagen m’eus sonj ag ar “c’hoccinelle”, an “c’hwilig doue”, un oto un tammig ront hag a oa farsus da welet. Filmoù Walt Disney oa bet savet get troioù kaer ur C’hoccinelle. Filmoù farsus evit ar vugale, met istor ar c’hoccinelle ne oa ket ken farsus : ar re Goccinelle kentañ oa bet savet en Alamagn d’ar bleadoù tregont, da vare an nazied...
Met echu eo get ar C’hoccinelle bremañ, setu ar Fox : ha pennoù bras Wolskwagen zo, hiriv an deiz, louarned fin. Barzh an uzin e Bro Brazil, neuze, div chadenn zo evit sevel ar Wolskwagen Fox. Ur chadenn evit ar Fox a vo gwerzhet d’ar Vrezilianed ha d’ar pobloù all ag Amerika Kreisteiz; hag ur chadenn all evit ar Fox a vo gwerzhet d’an Europeaned. Al lezennoù surentez n’int ket heñvel en Amerika Su hag en Europa. En Europa Unanet e vez ret eo lakaat barzh an otoioù nevez airbagoù ha gourizieù surentez efedus bras... Hag ar Fox gwerzhet evit ar Vrezilianed, daoust dezhi bout savet er Brazil get Brezilianed, n’he deus ket nag airbagoù, na gourizieù surentez e mesk ar re wellañ...
Keroc'h met falloc'h !
Ouzhpenn-se, ar Fox a vez gwerzhet keroc’h e Brazil evit en Europa ! Ma faota da Vrezilianed zo airbagoù ha gourizieù surentez a galite, evel ar pezh a vez lakaet d’an Europeaned, e vo ret dezhe dezhe paeañ 2.500 euro muioc’h ! An doare-se a zo bet kavet get kevredegezhioù evel Que Choisir ? Testoù surentez a zo bet graet gete hag ar Fox savet evit ar Vrezilianed a zo, evel rezon, kalz danjerusoc’h evit ar Fox savet evit an Europeaned... Hervez Que choisir ?, “Wolskwagen n’en dehe james kredet gwerzhiñ en Europa un oto get disorc’hoù surentez ken izel”...
Setu perak m’boa sonjet e vehe, marteze ar Vrezilianed, pennoù kaletoc’h evit ar Vretoned. Met n’eo ket gwir, n’int ket pennoù kaletoc’h evidomp-ni. Par int deomp-ni e gwirionez. Met pas evit savourion oto zo : evite, buhez ur Brezilian ne dalv ket buhez un European, war e seblant.
Christian Le Meut
10:21 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne, Buhez sokial/Vie sociale, Etrebroadel/International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Wolskwagen, Brazil, Europe, Que choisir?
02/02/2007
Sports d’hiver - saison 2005
La lecture de la bande dessinée ci-contre, assez drôle, m'a rappelé mes séjours en montagne l'hiver, "à la neige". Voici la version de février 2005, dernier séjour...
"Je suis allé en montagne cet hiver, comme l’année passée, du côté de Morzine, dans les Alpes, en Haute-Savoie. Un très bel endroit où des membres de ma famille vont travailler l’hiver. J’y suis donc retourné les voir.
J’ai déjà raconté mes aventures à ski en 2004 (archives mars 2005). Mais cette année, pas d’aventures à ski : je n’ai pas skié ! Et finalement, quel plaisir d’aller en montagne l’hiver et de ne pas faire de ski alpin. Adieu tire-fesses, télésièges, surfeurs furieux, pistes rouges, skieurs speedés... Adieu le stress... Et il y a plein d'autres choses à faire : se reposer, respirer le grand air froid, très froid, profiter de la vie et... se promener.
Car la neige n’empêche pas de se promener, beaucoup de chemins étant damés. Bien chaussés ou avec des raquettes fixées aux chaussures, on peut faire de grandes balades très agréables, entouré par la neige. Et de la neige, il y en avait beaucoup. J’ai découvert ainsi des endroits que je n’avais jamais vus, alors même que je vais dans ce coin depuis une douzaine d’années. Des sentiers calmes où ne passaient que quelques promeneurs et quelques skieurs de fond. Et les gens de se sourire et de se dire bonjour. Vous imaginez ça sur une piste de ski alpin?
Aucun bruit...
Aucun bruit, sauf celui de la rivière qui coulait à côté du chemin, pas de dangers, pas de surfeurs arrivant à cent à l’heure et, en plus, rien à payer ! Rien, sauf un vin chaud à la cannelle après avoir marché une demi-journée... Je suis quand même allé en haut des montagnes mais pas en me gelant sur un télésiège ou un téléski : dans le minibus d’un guide. Des promenades sont organisées par des accompagnateurs pour les touristes et nous voici, sept personnes, à suivre notre accompagnateur avec nos raquettes. Et mieux valait être accompagnés pour ne pas se perdre dans la forêt enneigée. Nous avons pu admirer de loin, des mouflons et mouflonnes sauvages qui mangeaient ou faisaient la sieste au soleil sur la montagne en face. La belle vie !
8 % de la population va à la montagne...
Voilà la montagne comme je l’aime. Ni télésiège ni téléski pour gâcher le paysage ou faire du bruit... Une promenade juste pour voir des mouflons et mouflonnes et des chamois, mais ces derniers n’ont pas daigné se montrer... Et les centaines de milliers de skieurs et de surfeurs qui restent sur leurs pistes toute la journée, que voient-ils des montagnes ? Ils passent leur temps à aller et venir, faire la queue, descendre et remonter... Finalement, la montagne n’est, pour la plupart d’entre-eux eux, qu’un vaste terrain de jeux aménagé pour leur plaisir, pris sur les espaces autrefois occupés par des animaux en liberté ou par l’agriculture de montagne...
D’après un chiffre que j’ai trouvé dans le journal “La décroissance*, 8 % de la population française va à la montagne l’hiver. 8 %. Et le séjour moyen coûterait environ 1.400 euros pour une famille par semaine. Pas étonnant donc, que moins d’un Français sur dix puisse en profiter. Pourtant de l’argent public est dépensé, notamment par certains départements, pour augmenter le nombre de pistes à tel endroit, financer les machines à neige artificielle ailleurs...
La montagne ressemble, en certains points, à la Bretagne. Beaucoup d’argent y est investi pour attirer les touristes. Le tourisme apporte de l’argent, ici comme ailleurs, mais il ne peut être la seule richesse, la seule activité, car il est loin d’assurer un développement durable d’une région... A investissement égal, est-ce que l’on créé plus d’emplois dans le tourisme que dans l’agriculture biologique, par exemple ?
Heureusement la Bretagne reste meilleure marché que les sports d’hiver... Là-bas il faut louer des skis, des chaussures, payer un “forfait” pour aller sur les pistes (moi, j’ai déclaré forfait !)... Ici, nous ne sommes pas encore obligés de louer un slip ou un emplacement de plage pour aller nous baigner... Ouf !"
Christian Le Meut
10:05 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne, Buhez sokial/Vie sociale, Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Alpes, montagnes, ski, sports d'hiver
01/02/2007
Sportoù gouiañv 2005
Abaoe daou vloaz ne z'an ket mui d'ar mennezioù, echu get ar ski, ha keuz ebet genin ! Ur vandenn dreset nevez embannet a ziskouezh troioù kaer ar re a ya da skiañ, ha c'hoarzet m'eus geti ! Setu ar pezh m'boa skrivet a fed ar sizhun diwezhañ m'boa paseet en Alpoù, e miz C'Hwevrer 2005 (un destenn all a zo a ziout ar bloaz 2004, bet embannet d'an 10/03/2005, a c'hell bout kavet dre an dielloù).
"Bet on bet er mennezioù ar bloaz man (2005), koste Morzine, en Alpoù (Savoa Ihuel). Ul lec’h kaer ha ker. Tud kar din a ya da labourat du-hont bep gouiañv ha mont a ran d’o gwellet. Kontet m’boa ar bloaz paseet (2004) ma avanturioù war ar skioù... Met ar bloaz-man, avantur ebet, ski ebet : m’eus ket skiet ! Ha, nag ur blijadur eo, monet d’ar mennezioù hep skiañ ! Kenavo “tennan fesennoù” (tire fesse), “télésièjoù”, surferion danjerus, skiourion bec'h warne ! Kenavo hentoù ruz hag echu ar stress... Hag ur bern traoù all zo d’ober, benn ar fin. Dija, dizkuizhañ, en em aveliñ get an aer fresk ha yen, ha yen-ki, profitañ ag ar vuhez... Ha pourmen. Ya, kar moian-zo bourmen er mennezioù, memes e-pad ar gouiañv, get botoù da gerzhet pe get raketennoù staget doc’h ar botoù... Bourrapl eo bale mod-se e wellet an natur gwen, get ur bern erc’h war ar gwez.
Minojennoù trankil...
Gwellet m’eus evel-se lec’hioù m’boa ket gwellet araok, ha eh an du-hont abaoe daouzek vle memestra. Minojennoù, hentoù trankil, da skouer, get un nebeut tud e pourmen; tud all oa ec’h ober ski “de fond”. Hag an dud da vousc’hoarziñ ha d’en em saludiñ : ar pezh ne vehe ket bout gwellet war ar pistoù ski alpin. Re a dud zo, ha re fonnabl a ya an traoù... Didrouz an traoù, riskl ebet, netra da baeañ, nemet un banne gwinn tomm get kannelle a-barzh gout bout kerzhet e-pad un hanter devezh... Ar baradoz war an douar, me lâr deoc’h. Pa laran trouz ebet, n’eo ket gwir benn-ar-fin, trouz oa, trouz ar wazh a dremene e-tall din...
Me zo aet ivez uheloc’h war ar mennezhioù memestra, e heulian an hentour. Savet e vez pourmenadennoù evit an touristed e-pad un devezh pe un hanter zevezh. Ha setu-ni, seizh den e heuliañ un hentour, get raketennoù e-dan hor botoù, hag e kerzhet war an erc’h. Hag erc’h oa, ur bochad ! Gwellet hon-eus, a-bell, mouflonned ha mouflonnezed e tebriñ hag e kousket, barzh un menezh o oa e-fas deomp. Loened gouez, trankil e-dan an heol.
Ar mennezhioù : ur park c'hoari ?
Me vourra-me gwelout an natur mod-se. Met n’eus ket mui kalz lec’hioù trankil evit al loened er mennezioù... Ha traoù evel-se ne vezont ket gwellet get ar skiourien hag ar surferien, a chomp war an hentoù ski, e tonet hag e vonet, e krapenniñ hag e tiskenn... Ar mennezioù zo ur park c’hoari bras evite, kempennet evite.
8% ag an tud a ya d’ar mennezioù d’ar gouiañv, e Frans. Eizh dre gant hepken, hervez sifroù m’eus kavet barzh ur gazetenn anvet “La décroissance” *! Gwir eo lâret, kost a ra ker ruz monet d’ar sportoù-gouiañv : war-dro mill ha pevar c’hant euro evit un tiad. Tost deg mill lur evit ur sizhun, memestra ! Razh an dud, razh an tiadoù n’hellont ket fondiñ kement-se ag argant evit ur sizhun vakansoù, se zo sur. Neoazh, millionoù euro e vez fondet get argant publik evit sevel hentoù ski nevez.
N'eo ket ret feurmiñ ur slip evit monet da neuial !
An Alpoù a denn da Vreizh, un tammig, benn ar fin. Ur bern traoù e vez graet evit an touristelezh du-hont hag aman. An touristelezh a gas argant d’ar vro, sur eo, met n’hella ket bout ar pinvidigezh nemeti er vro ! N’eo ket un doare padus da ziorren ur vro-hed ar bloaz. Eurusamant, Breizh a chom marc’hadmatoc’h evit an Alpoù. Du-hont, eman ret feurmin skioù, botoù, ha paeañ ar gwir da vont war an hentoù ski. Aman, n’eo ket ret feurmiñ ur slip, pe ul lec’h ar an aod, evit monet da neuial. Ouf !"
Christian Le Meut
* La décroissance, niverenn 25, 11 place Croix-Pâquet, 69001 Lyon.
La version en français : demain sur votre écran ! Kenavo.
09:40 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne, Buhez sokial/Vie sociale, Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Alpes, ski, brezhoneg, langue bretonne
02/01/2007
Ne pendez-pas le Père Noël !
Les fêtes de fin d’année sont finies, Ouf ! Oui, j’ai bien dit “Ouf”. Non pas tellement pour moi-même mais pour tous ces gens, collègues, amis, relations, que les fêtes de fin d’année dépriment ! Pourtant cette période est censée être un moment de joie, de rassemblement... Oui, mais ce n’est pas si simple.
L’ennui, avec ces fêtes obligatoires, c’est qu’elles mettent en avant les absences, les familles divisées, la difficulté de se réconcilier, et parfois aussi l’absence de moyens. Ces situations, dures à vivre tout au long de l’année, le sont encore plus à Noël et pendant les fêtes de fin d’année.
Déluge de cadeaux d’un côté...
Noël demeure une fête chrétienne pour beaucoup d’entre nous. Mais c’est devenu surtout la fête des enfants. Dans certaines familles on assiste un déluge de cadeaux. Mais les enfants apprécient-ils vraiment ? Combien de cadeaux resteront encombrer les armoires familiales ? Combien de boîtes resteront fermées, ou ouvertes une seule fois ? Les enfants apprécient-ils ? Ils sont énervés avant Noël et fatigués après. Et l’affection pour un enfant ou un proche se mesure-t-elle au cadeau ? La seule présence des proches, des amis, est en soi un cadeau. Etre avec eux, parler, jouer, manger, partager avec eux, voilà le vrai cadeau... Mais celui-là est bien souvent noyé sous un déluge d’objets. Je me demande souvent si cette abondance de biens est vraiment un cadeau à faire aux enfants. A force d’avoir tout, tout de suite, les enfants apprennent-ils le vrai prix des choses ? Apprécient-ils les efforts faits par les adultes pour leur payer tous ces présents ? Pas sûr...
...Pénurie de cadeaux de l’autre...
Pour d’autres enfants il n’y a pas de déluge de cadeaux : plutôt une pénurie. Un million d’enfants vivent dans des familles pauvres aujourd’hui en France. Un million d’enfants pauvres, et les chiffres ne vont pas en diminuant. Pour les pauvres aussi, Noël est une période difficile car notre société de consommation y exhibe sans vergogne et en toute bonne conscience, son abondance de biens, dans les médias et dans les magasins. Trop pour les uns, pas assez pour les autres, voilà qui n’est pas tellement dans l’esprit de Noël, qui est un esprit de partage avant tout, si je me rappelle bien.
Une évolution nouvelle apparaît depuis quelques années à Noël : la décoration des façades de maisons ou d’appartements Certaines communes ont même lancé des concours de décorations, comme il y en a pour les maisons fleuries. L’inconvénient de l’affaire, c’est qu’en temps d’économie d’énergie, inciter les habitants à dépenser plus d’électricité n’est pas forcément une idée lumineuse.
Pourtant, je trouve agréable ces décorations, ces maisons décorées dans les bourgs et les campagnes, ces guirlandes, ces nains et korrigans de jardins et ces Pères Noël exhibés pour quelques semaines. Ces façades décorées deviennent un prétexte de ballades diurnes ou nocturnes. Certains habitants font preuve d’une vraie ingéniosité et d’un vrai bon goût, d’autres non, mais l’important, c’est de participer.
Un Père Noël sportif !
Quand j’étais enfant je croyais que le Père Noël livrait les cadeaux portés dans un traîneau volant tiré par des rennes et venant du Pôle nord ! Quel naïf j’étais. Aujourd’hui, sur plein de façades on voit des Pères noël grimpants... et parfois avec difficulté, jusqu’aux cheminées. Où sont passées les rennes volantes, au chômage peut-être ? Et le traîneau volant, au rancart ? Voilà donc une évolution notable : le Père Noël est devenu un alpiniste, un sportif accompli qui escalade les façades avec son sac chargé de cadeaux, et ce, dans le monde entier : il a bien du mérite. Fini le pépère Noël bedonnant sur son traîneau, voici Supère Noël. Et pourquoi pas bientôt sur vos écrans, “Spider Noël”, un papa Noël de type Spider man allant de cheminée en cheminée grâce à ces super pouvoirs arachnéens ? Il y aurait là de quoi renouveler le mythe et réaliser plein de films et de produits dérivés : ça ferait marcher le commerce ! Je m’égare...
Mais j’ai été très surpris, au mois de décembre, par la décoration d’une façade dans ma ville. Le Père Noël n’y a pas été installé face au mur, visage tourné vers le mur comme s’il grimpait, mais il a été accroché à un balcon, visage tourné vers la rue comme s’il était pendu haut et court au balcon ! Une vision un peu traumatisante pour le grand enfant que j’espère être resté. Et mes passages suivants ont bien confirmé ma première impression : on pouvait bien croire qu’ils avaient pendu haut et court le Père Noël.
Qui sait, les habitants de cette maison voulaient peut-être lui signifier leur vif mécontentement quant aux cadeaux reçus en 2004 et avertir le Père Noël suivant : “T’assures pour les cadeaux papy c’t’année, sinon on te pend encore au balcon !”... Plus probablement, les habitants de cette maison ont dû aller un peu vite et n’ont pas réalisé l’effet que pouvait susciter leur installation. J’espère, car le Père Noël n’est pas une ordure que l’on peut pendre sans jugement. Souvenons-nous que nous sommes tous des Pères et des Mères Noël en puissance, et ce tout au long de l’année. Alors, s’il vous plaît, décorez vos façades si vous voulez, mais ne pendez-pas le Père Noël !
Christian Le Meut
* Note déjà parue en janvier 2006
00:15 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne, Buhez sokial/Vie sociale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Père Noël, fêtes, pauvreté


