28/04/2008

Livre : "Le mythe national" réédité

35f02da921761f368298ebfa4f747c31.jpgJe conseille la lecture du "Mythe national, l'histoire de France revisitée", excellente étude historique de Suzanne Citron parue en 1988 et qui vient d'être rééditée, enrichie, en format poche. L'historienne y explique comment l'histoire de France s'est formée au cours des siècles, par qui et pourquoi. Elle montre particulièrement comment les historiens républicains du XIXe, comme Lavisse, ont bati un "roman historique" français cherchant à faire croire que la France et la nation française existaient de toute éternité, par le biais de "nos ancêtres les Gaulois... En cachant l'histoire de beaucoup d'autres peuples, commes celle des Bretons, par exemple.

Le but ? Prendre la place de la monarchie absolue (qui tenait son pouvoir de Dieu lui-même); légitimer la République. Mais, ainsi, des idées précises, voire étroites, ont été mises dans la tête de bien des gens : un peuple, une histoire, une langue. Les autres peuples ? Les autres langues ? Les autres cultures ? Dépréciés, méprisés, oubliés, évacués des livres d'histoires étudiés par les écoliers. Par exemple on y parle de la Bretagne une fois qu'elle est "rattachée" à la France. Avant ? Pas d'histoire. Et s'il ya eu des guerres et des milliers de morts pour aboutir à ce "rattachement", on ne l'explique pas aux écoliers.

C'est aussi ainsi que l'on a appris aux enfants d'Afrique, ou aux Kanak de Nouvelle-Calédonie, que les Gaulois étaient leurs ancêtres! C'était faux pour eux, mais ça l'est aussi pour nous : les Gaulois font partie de nos ancêtres mais ils ne sont pas les seuls. Il y a beaucoup d'autres peuples, parmi nos ancêtres mais cela nous a été cachés. Avec ce livre, Suzanne Citron nous rappelle que l'histoire est plurielle, comme le sont nos racines historiques, culturelles et humaines.

Christian Le Meut

Le mythe national, Suzanne Citron, Ed. de l'Atelier, 2008, format poche (11,9 €).

27/04/2008

Levr : Le mythe national

8b060d4ab930720ded55ff09667bb854.jpg"Le mythe national, l'histoire de France revisitée" a zo bet embannet en dro e miz Meurzh 2008. Skrivet get Suzanne Citron, al levr-se a oa bet embannet evit ar wezh kentañ e 1988. Suzanne Citron a zispleg e-barzh penaos a oa bet savet istor Bro C'Hall, get piv ha perak. Penaos e oa bet savet ar "roman national français" get istorourion brudet evel Lavisse, evit lakaat an dud da grediñ e oa Bro C'Hall hag ar Fransizion ur vro hag ur vroadelezh a vizkoazh, dre ar Galianed... E kuzhat istor ur bochad pobloù, evel istor ar Vretoned, da skouer.

Ar pal ? Kemer plas ar rouantelezh (roet veze d'ar roueed o galloud get Doue e unan !); lejitimañ ar republik. Met, mod-se, sonjoù strizh a zo bet lakaet barzh pennoù ur bochad tud : ur bobl, un istor, ur yezh. Pobloù all ? Istorioù all ? Yezhoù all ? Sevenadurioù all ? Dispriziet, dismeganset, ankouiet, skarzhet ag al levrioù istor roet d'ar skolidi. Komzet 'vez a Vreizh barzh al levrioù skol ofisiel, ur wezh daet da vout staget, "rattachet" (evel ma vez lâret), da vro Frans. Araok ? Istor ebet. Ha ma z'eus bet brezelioù ha miliadoù a dud lâzhet evit stagiñ Breizh a Vro Frans, an dra-se ne veze, ha ne vez ket c'hoazh, displeget d'ar vugale.

Mod-se ivez a oa bet desket d'ar vugale ag Afrika, pe d'ar C'hanaked, penaos e oa ar Galianed o gourdadoù ! An dra-se oa faos evite, met evidomp ivez : ar Galianed a zo e mesk hor gourdadoù, met n'int ket o unan. Ur bochad pobloù all a zo e-mesk hor gourdadoù met an dra-se a zo bet kuzhet deomp. Get al levr-se e c'hellomp kompreiñ gwelloc'h hon istor. Trugarez vras da Suzanne Citron.

Christian Le Meut

Le mythe national, Suzanne Citron, Embannadurioù De l'Atelier, 2008, stumm chakod (11,9 €). 

 

11/01/2008

Lec'hioù internet evit deskiñ brezhoneg/Des sites internet pour apprendre le breton

Bez ez eus muioc'h mui a lec'hioù internet a-feson evit deskiñ brezhoneg, evit an dud a grog hag evit an dud a faota dezhe gwellaat o brezhoneg. Setu unan a ginnig da gas deoc'h ur frasenn nevez bemdez :

Il y a de plus en plus de sites internet bien faits qui propose d'apprendre le breton,  pour les débutants comme pour les personnes qui veulent améliorer (ou entretenir) leur niveau de langue. Voici un site qui propose de vous envoyer une nouvelle phrase chaque jour :

http://bemdez.free.fr/dotclear/index.php?category/permane...

Hag ez eus ivez lec'h internet kevredigezh Deskiñ d'an oadourien/Il y a aussi le site de l'association DAO ("Apprendre aux adultes") :

http://dao.skol.free.fr/

Hag evit ar re a garehe deskiñ e-pad ur staj hir (argant a c'hell bout roet get an Assedic, ar rannvro, ha c'hoazh, evit heuliañ stajoù sort-se), kit da weled war lec'hienn Stumdi. Et si vous optez pour un stage long (finançable par les Assedic, la Région Bretagne, la formation continue, le DIF...), vous pouvez allez voir sur le site de Stumdi.

www.stumdi.com/ 

Kalon vat deoc'h/Bon courage à vous ! 

29/12/2007

Penaos e vez brudet ar skolioù divyezhek get ar c'humunioù ?

Un enklask interesus a zo bet graet get al lec'hienn "Oui au breton" evit gouiet penaos e vez brudet an hentennoù divyezhek dre lec'hioù internet ar c'humunioù e lerc'h ma z'eus skolioù divyezhek e Breizh. Souezhus ha dipitus aliez awalc'h.

Le site Oui au breton a mené une enquête pour voir comment les sites internet des communes ayant des écoles bilingues en font la promotion... Surprenant et assez souvent décevant.

http://ouiaubreton.com/ 

11/11/2007

Education : disparités internationales

Extrait de la dernière livraison du Cahier pédagogique, concernant l'nvestissement des Etats dans l'éducation :

"Aucun pays réellement désireux d'atteindre les objectifs de l'Éducation pour tous ne devrait voir son action entravée par le manque de ressources". C'est ce que la Communauté internationale a promis en 2000 lors du Forum mondial sur l'éducation. Sept ans plus tard, le Recueil de données mondiales sur l'éducation de l'Unesco montre que l'effort éducatif se heurte souvent sur le manque de ressources.

Le Recueil met en évidence les énormes inégalités dans l'investissement éducatif. Ainsi alors que les pays développés consacrent plus de 5% de leur Produit intérieur brut à l'éducation, les pays d'Asie centrale et orientale dépensent moins de 3%. " Les gouvernements consacrant beaucoup d'argent à l'éducation y affectent huit à vingt fois plus d'argent, en termes relatifs, que les pays qui investissent le moins dans ce secteur.

Guinée Equatoriale : 0,6 % des dépenses publiques
Onze pays affichent ainsi des dépenses publiques en éducation qui ne dépassent pas 2 % du PIB. Il s'agit, pour les États arabes, des Émirats arabes unis (1,3 %) et du Qatar (1,6 %), pour l'Asie de l'Est et le Pacifique, de l'Indonésie (0,9 %) et du Cambodge (1,9 %), de la République dominicaine (1,8 %) et des Bermudes (1,9 %) pour les Caraïbes et enfin, de la Guinée équatoriale (0,6 %), du Cameroun (1,8 %), de la Zambie (2,0 %), de la Gambie (2,0 %) et de la Guinée (2,0 %) pour l'Afrique subsaharienne" (celle-ci dépense en moyenne 4,5%).

A ces inégalités relatives s'ajoutent les écarts absolus. Qui sait par exemple que le budget de l'éducation français est supérieur aux dépenses d'éducation de tous les pays d'Afrique subsaharienne ? " C'est au Congo, en Guyane et à Sainte-Lucie que la situation est la plus dramatique. En termes réels, les dépenses d'éducation ont en effet diminué d'un tiers par rapport à 1999".

Erythrée : la moitié des enfants non scolarisés
Enfin le rapport montre les inégalités internes. Par exemple en Erythrée la moitié des enfants ne sont pas scolarisés et ne bénéficient pas de ces dépenses. En Inde la majorité des enfants a accès à l'enseignement primaire peu coûteux mais est exclue des niveaux supérieurs qui consomment un fort pourcentage des ressources."
Rapport Unesco
http://www.uis.unesco.org/template/pdf/ged/2007/GED2007_FR.pdf

27/10/2007

Journée de la langue bretonne en Pays d'Auray : plus de 550 participants... sans compter les internautes !

f9f4de5be294d13d4ae4a27e7b71b97e.jpgCommuniqué de l'association Sten Kidna-Komzomp asampl, d'Auray, après la Journée de la langue bretonne, Devezh ar brezhoneg e Bro An Alré, qui a eu lieu vendredi dernier.

""Bugaleaj nevez" : c'est cette chanson que les enfants des écoles bilingues primaires du Pays d'Auray ont chanté en choeur avec Gilles Servat, vendredi matin, salle Emeraude, à Locoal-Mendon. 400 enfants, et quelques dizaines d'adultes, entouraient le chanteur, très ému. Gilles Servat évoque, justement, dans cette chanson qu'il a écrite, la "nouvelle enfance" de la langue bretonne. Et cette nouvelle enfance s'est exprimée autour de lui et avec lui, vendredi matin.
 

Montrer la dynamique de la langue bretonne en pays d'Auray : tel était le but de cette journée de la langue bretonne (Devezh ar brezhoneg), co-organisée par Douar Alré, Kerlenn Sten Kidna (Auray), Ar Vammenn (Locoal-Mendon), avec le soutien des enseignants et parents des écoles bilingues du pays d'Auray. La matinée a été consacrée aux enfants des écoles primaires et maternelles. L'école publique bilingue de Brec'h, ainsi que l'école Diwan d'Auray ont pris part, comme six des sept établissements bilingues privés du pays : Locoal-Mendon, Pluvigner, Pluneret, Mériadec, Sainte-Anne d'Auray et Plumergat.

bf89e93daaacfc2097d6c0f7aec27ed9.jpgDes tontons qui yoyottent et un bal breton
Les enfants ont tout d'abord assisté au spectacle des Tonton Yoyo, clowns qui, outre le breton, ont aussi distillé du français, de l'allemand, de l'italien et de l'espagnol dans leur spectacle... Puis vint le temps des chants communs, appris en classes : Korriganed pour les plus petits, Bugaleaj nevez pour les plus grands. Après la pause, la chanteuse Catherine Pasco a mené un bal breton, alternant le chant dans la danse et l'animation à l'accordéon depuis la scène. Trois quart d'heure de danses collectives et de chants à répondre : c'est aussi comme cela que l'on apprend à compter et à nommer les parties du corps tout en faisant un peu de sport...
 
Le soleil d'automne a permis à une partie des enfants de pique-niquer dehors tandis que les collégiens arrivaient sur le lieu de rendez-vous de la randonnée guidée en breton par Jean-Paul Rieux et Alain Le Buhé, qui partait de la chapelle Sainte-Marguerite en Locoal-Mendon. 80 adolescents des filières bilingues des collèges et lycée de Sainte Anne d'Auray et Nôtre Dame Le Ménimur (privés) et Kerfontaine, en Pluneret (public) ont visité une partie de la ria d'Etel tout en écoutant les explications historiques et géographiques de Jean-Paul Rieux : une leçon d'histoire (et de langues) à mettre en valeur en classe après les vacances. Là aussi, quelques adultes participaient à la promenades, destinée en priorité aux collégiens.

fc08ab18d981d1fcd4dea3c96e3e4071.jpgUn bar qui devient studio de télévision
La soirée était plutôt tournée vers les adultes. Douar Alré a invité Webnoz, émission de télévision en breton sur internet. Dès 11 h du matin les techniciens ont commencé à s'installer dans le Bar breton, au centre-bourg de Brec'h, qui est, progressivement, devenu un studio de télévision avec régie, caméras, spots, fils électriques partout, maquillage obligatoire pour les invités... Depuis plusieurs semaines l'équipe de Webnoz, aidée par les bénévoles de Sten Kidna, mettait en place le programme : débat à propos de la chèreté de l'immobilier sur la côte morbihannaise, sketchs, musique, rubriques diverses.
 
3afd7977cde9cd6b2c39e61df4b3d78b.jpg Alain Le Buhé, maire adjoint de Locoal-Mendon, Corentin Hilly, maire de Ploeren, Guigner Le Hénanff, maire de Pluvigner, et d'autres invités ont répondu aux questions du présentateur, Lionel Buannic. Les élus ont contré les critiques qui leur ont été faites de ne pas avoir anticipé la flambée de l'immobilier en répondant, notamment, que dehabitants, parfois, font pression sur leurs élus pour que les terrains soient classés constructibles afin d'en augmenter le prix. Certaines communes réalisent du logement social, des réserves foncières, encore faut-il qu'elles trouvent des terrains à acheter, t-ils souligné... Deux reportages ont montré les situations à Pluvigner et Saint-Philibert. Deux autres intervenants ont raconté leurs difficulté de jeunes salariés à trouver des terrains accessibles sans avoir à s'endetter pour trente ans. Le présentateur a fait état de terrains pouvant aller jusqu'à 900 euros le mètre carré à La Trinté-sur-Mer.


Des livres et des chanteuses
Le pays change, la langue bretonne évolue elle-aussi avec les nouvelles générations : des enfants de l'école Diwan d'Auray ont participé à l'émission en présentant des livres en breton nouvellement édité tandis que deux adultes, Christian Le Meut et Alan Monfort, présentaient des publications destinées plutôt aux adultes : la revue alréenne An Dasson pour le premier (elle est consacrée au voyage à New-York de la Kevrenn Alré à travers deux témoignages bilingues); un nouveau dictionnaire de breton vannetais et le second album de Gaston Lagaffe traduit en breton pour le second.
 
Chaque séquence était ponctuée par les chants des Triorezed qui, comme leur nom ne l'indique pas, sont quatre. Elles étaient accampagnées des trois musiciens et ont interprétées de très beaux chants du répertoire alréen. La soirée s'est poursuivie en sketchs. Kerlenn Sten Kidna organise un concours de sketchs en breton, Sketchnoz, le vendredi 9 novembre prochain à Pluvigner. L'équipe de Webnoz les avait donc sollicités pour présenter deux sketchs lors de l'émission. C'est ainsi que les spectateurs et internautes, purent assister à un entretien d'embauche un peu spécial ainsi qu'à l'arrivée... du Père Noël ! Celui-ci, pour "gagner plus" avait décidé d'instaurer une seconde tournée de cadeaux le 26 octobre... Pas de chance, il dut passer un test ADN pour entrer dans le pays... Test qui révéla qu'il n'était pas le fils de Saint-Nicolas, comme il le croyait, mais celui de Saint Cocacola ! Un café-théâtre en breton prometteur.

15.000 connections
Webnoz est réalisée en direct, une fois par mois, d'un lieu différent en Bretagne. Diffusée sur internet (site Brezhoweb, notamment) elle est vue par plusieurs milliers d'internautes à travers le monde : 15.000 visites pour les premières émissions réalisées il y a un an. L'émission d'Auray restera, comme les autres, sur le net pendant un an.
 
Pour l'association Sten Kidna, co-organisatrice de cette journée, le bilan est très satisfaisant."

21/10/2007

Education : inégalité et ségrégation...

Je sais, c'est dimanche, il n'y a pas école, mais quelques considérations sur l'Education nationale française ne font pas de mal pour autant; elles sont livrés par le Café pédagogique :

"L'OCDE juge le système éducatif français trop inégalitaire : en progrès mais socialement injuste. C'est ainsi que l'on pourrait résumer l'analyse faite par l'Ocde sur le système éducatif français dans la publication "Regards sur l'éducation" de l'OCDE.

L'organisation montre les progrès accomplis en France : la proportion de titulaires d'un diplôme de fin de second cycle du secondaire est passée de 60 à 80%  si l'on compare les 25-34 ans aux 45-54 ans. Pour les diplômes du supérieur on est passé de 30 à 40%.

Pour autant le système a ses points faibles. Ainsi la France, avec l'Allemagne, l'Autriche et le Portugal, se distingue par la faible proportion de jeunes de milieu défavorisé qui suit des études supérieures. C'est aussi un des pays où l'écart est le plus fort  entre autochtones et descendants de l'immigration pour le niveau scolaire. Alors que certains pays de l'OCDE ne font aucune différence de niveau entre les jeunes (comme l'Australie ou le Canada), la France se distingue par un écart de 20 points  entre ces deux catégories. C'est aussi un des pays où les élèves ont le moins d'ambition scolaire.

Sur le terrain budgétaire, les chiffres de "Regards sur l'éducation" montrent que la France connaît une croissance plus lente de ses dépenses d'éducation que la plupart de ses voisins. En effet les salaires des enseignants  sont nettement inférieurs à la moyenne de l'Ocde,le ratio prof / élèves plus élevé.(...)".

La ségrégation ethnique, premier cancer de l'Ecole française ?
"Une étude plus fine, comme celle que G. Felouzis a mené dans l'académie de Bordeaux , aurait sans doute révélé que ces inégalités s'accompagnent d'une ségrégation marquée pour certaines communautés. A Bordeaux, il a mis en évidence la ségrégation montante entre les établissements de l'agglomération. 10% des établissements scolarisaient 40% des enfants d'origine maghrébine. "Certains collèges sont de vrais ghettos scolaires comme leur quartiers d'implantation". Les établissements les plus ségrégués scolarisent entre 3 et 5 fois plus d'élèves allochtones que la moyenne et entre 2 et 3 fois plus d'élèves socialement défavorisés. Ce qui amène Felouzis et Joëlle Perroton à affirmer , dans "Améliorer l'école, PUF 2006,  que "le critère le plus déterminant dans la mise à l'écart de certains élèves est le critère ethnique" et à parler de "véritables ghettos scolaires".

Or certains pays de l'OCDE ne produisent aucune différence de niveau entre les jeunes autochtones et allochtones (comme l'Australie ou le Canada). Ce dernier pays affiche également des résultats bien meilleurs pour l'ensemble des élèves que les notres. Ce qui montre que le lien entre immigration et baisse de niveau n'est pas une fatalité.

C'est dire que l'Education nationale a aussi sa part de responsabilité dans cette situation, même si la ségrégation urbaine joue un rôle essentiel. Parmi les facteurs identifiés, il y a d'abord le processus de nomination des enseignants qui poussent les moins expérimentés à intervenir dans ces établissements.  Les politiques d'établissement jouent aussi un rôle. "Elles construisent souvent des filières d'excellence qui sont centrées sur des critères scolaires mais qui de fait renforcent la ségrégation" expliquait G Felouzis dans un article donné au Café. Au-delà c'est toute la politique de soutien scolaire qui est à adapter à ces élèves, particulièrement la place faite à leur langue dans l'Ecole.

Source : Regards sur l'éducation 2007 et le café pédagogique - article de G. Felouzis dans le Café
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Page...

17/10/2007

Kazetweb : ul lec'hienn savet get skolajidi Diwan Gwened

Setu ur mesaj a-berzh skolajdi Diwan Gwened/Message des collégiens de Diwan Vannes : "Donemat àr g-kazetweb ! Derc'hel a ra ar gazetennourion yaouank get o fennadoù dedennus.88.000 lenner a zo daet da lenn Kazetweb a-c'houde ar penn kentañ . 40000 lenner e-korf ar blez tremenet ! Dait c'hwi ivez da lenn ar pennadoù nevez embannet bep sizhun get skolajidi Skolaj Diwan Gwened ! A bep seurt danvez a vo ar blez-mañ c'hoazh. A-benn an distro àr g-KAZETWEB, Ho webetenn !"

Ar gemenadenn-se zo bet kaset din get skolajidi Diwan Gwened. Ar re-se o deus boneur memestra : deskiñ a reont brezhoneg e sevel ul lec'hienn internet brav, hag ar farioù a vez graet gete (ma z'eus) a vez difariet get ar gelennerion... Gourc'hemennoù dezhe memestra : 88.000 lenner a zo paseet da welet ar pezh a zo bet skrivet get ar skolajidi. Ar pennad diwezhañ a zo war an abadenn tele "Desesperate housewives" : danvez interusoc'h a zo, met plijout a ra ar rummad filmoù dister-se d'ar grennarded, war e seblant. Eurus awalc'h pennadoù interesusoc'h a zo barzh Kazetweb evel ar pennad a zivout ar boued graet get kaot eskern moc'h pe ejen. Beuhhhh.

 Les collégiens de Diwan Vannes ont leur site internet, tout en breton !

http://www.webzinemaker.com/kazetweb/ 

 

26/09/2007

Non-Violence Actualité : Didaerded a-vremañ

122b7805c09c768aeddfbcd0b55e5f76.jpgPenaos donet da vout difeulst, didaer ? Diaes awalc'h : abaoe pell e vez mab den akourset d'ober get ar feulster, an daerded, e skeiñ, e lazhiñ, met ivez e klask gwaskiñ ar re all (war an dachenn ekonomikel, pe sokial, pe psikologel ivez...). Penaos chanch ? Setu ur gazetenn a gas sonjoù, fesonioù dishenvel d'ober, abaoe pell bremañ (1978). Bep daou viz e vez savet teuliadoù get ar gazetenn-se hag, ur wezh ar bloaz, ur "Guide de ressources". Traoù zo e-barzh evit ar vugale (levrioù met ivez c'hoarioù kenober, kooperativel...), hag ar re vras (levrioù a-bep sort, chomlec'hioù kevredigezhioù, kasedigoù, DVDioù...). Ar gelaouenn-se a zo gwerzhet 6 € (get frejoù post).

Comment devenir non-violent ? Plutôt difficile : depuis longtemps l'être humain est habitué à recourir à la violence, en frappant, en tuant, mais aussi en cherchant à dominer les autres (sur le terrain économique, ou social, ou psychologique aussi...). Comment changer ? Voici un revue qui apporte des idées, des façons différentes de faire, depuis longtemps maintenant (1978). Tous les deux mois elle édite des dossier et, une fois par an, un "Guide de ressources". Il y a dedans des choses pour les enfants (livre, jeux coopératifs...) et pour les plus grands (livres, contacts d'associations, cassettes, DVD...). Ce guide est vendu 6 € port compris.

NVA, BP 241, 45202 Montargis cedex. Tél : 02 38 93 67 22.

non-violence.actualite@wanadoo.fr

www.nonviolence-actualite.org 

 

21/09/2007

Ecole bilingue à Guichen (35) : le breton sur la touche

"Lettre ouverte :

Nous sommes un groupe de parents de 24 enfants âgés de 2 à 5 ans. Nous avons monté un projet de classe bilingue français/breton à Guichen en Ille et Vilaine. Il nous a fallu plus de deux longues années pour réunir les conditions fixées par l'inspection académique en respectant les règles établies et le calendrier scolaire.

Notre ténacité, notre pugnacité et la volonté de voir nos enfants suivre ce type d'enseignement au sein de l'école de la République se heurtent aujourd'hui au mépris et à l'arrogance de l'autorité académique qui refuse de tenir ses engagements ; Le recteur n'a pas daigné nous recevoir.

Nous souhaitons accompagner du mieux possible nos enfants dans leurs apprentissages et ne pouvons pas accepter cette décision injuste et contraire à l'idée d'égalité des chances que nous nous faisons.

Nous souhaitons, par cette lettre ouverte interpeler l'ensemble des élus et les autorités académiques afin de les amener à trouver un consensus autour de l'enseignement bilingue français/breton ; nous souhaitons également interpeler tout ce que la Bretagne et le breton peuvent avoir comme porte-paroles afin de leur rendre compte de notre malaise, de notre écoeurement et obtenir leur soutien.

L'année passée, l'inspection académique a refusé notre demande de classe bilingue car notre demande était tardive (après la carte scolaire). Pour cette rentrée, toutes les conditions ont été respectées, mais nous nous heurtons toujours à un refus administratif au détriment des textes en vigueur. On nous somme de scolariser nos enfants dans des classes existantes et éloignées de nos domiciles. On nous conseille même ironiquement de déménager pour s'en approcher.

L'enseignement du breton doit-il être ainsi méprisé ? Peut-on accepter d'être ainsi regroupés, ghettoïsés sur le territoire breton ? Cette langue, cette culture sont nôtres et libres. Lorsque les conditions sont respectées, les engagements pris doivent être respectés!

A l'heure de grandes manifestations nationales telle que la « Breizh touch », on ne peut pas continuer à déclarer soutenir la langue bretonne sans agir quotidiennement en sa faveur. La Bretagne est bien plus qu'une vitrine commerciale ou une marque déposée. Les clivages politiques ainsi que les états d'âme doivent être mis de côté et nos représentants doivent porter haut et fort la demande des parents quand elle existe. Aujourd'hui certains élus se disent pour l'enseignement du breton et dans le même temps ne sont pas présents à nos côtés quand il est nécessaire, cela est-il bien compatible ?

Nos enfants grandissent et n'attendront pas une éventuelle ouverture dans un futur lointain. Il suffit des promesses, nous voulons du concret. Nous attendons une position claire et sans ambiguïté sur l'enseignement bilingue français/breton à l'école publique et sur l'ouverture que nous réclamons de droit depuis deux ans.

Le collectif des parents pour l'ouverture d'une classe bilingue à Guichen. Chez Madame Bloyet, 11, rue Auguste Renoir
35580 GUICHEN
02.99.57.00.15 / jean-philippe.bloyet@orange.fr

Stefan Carpentier, sekretour e karg eus ar c'hehentiñ/secrétaire chargé de communication
Div Yezh, 10, straed Abbé Gibert,  22110 Rostrenn
postel: stefan.carpentier@div-yezh.org
Pgz: 02.96.29.23.33
http://www.div-yezh.org

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