16/04/2008
Que Choisir dénonce : des pubs pour le développement durable censurées
"Réduction des déchets : Le BVP dit non" est le titre d'un article paru le 10 avril sur le site internet de que Choisir ? un syndicat intercommunal des Côtes d'Armor avait imaginé une campagne de pub pour promouvoir le développement durable, mais le Bureau de "vérification" de la publicité l'a refusée... Les explications de Que choisir :
"Le Bureau de vérification de la publicité est décidément une instance aux décisions et avis souvent paradoxaux. Le BVP a ainsi émis un avis négatif concernant une campagne publicitaire incitant à réduire ses déchets.
Une campagne de pub pour réduire les déchets en incitant les consommateurs à acheter des produits moins emballés et plus durables. Pour la semaine du développement durable qui s'est déroulée début avril, le Smictom des Châtelets, un syndicat intercommunal chargé des ordures ménagères dans les Côtes d'Armor, avait bien fait les choses. Café en paquet contre dosettes avec le slogan « Non au développement jetable », eau du robinet en pichet contre bouteilles en plastique, éponge économique contre lingettes coûteuses, accus rechargeables contre piles jetables, les grandes affiches spectaculaires visaient juste.
Tellement juste que le Bureau de vérification de la publicité (BVP) a vu rouge. Ce dernier, qui se présente pourtant comme « l'association des professionnels pour une publicité responsable », a émis un avis très défavorable sur cette campagne, estimant qu'elle est de nature « à porter gravement préjudice à des secteurs économiques ». Un avis qui tombe vraiment mal après le Grenelle de l'environnement qui a décidé de « taxer les produits fortement générateurs de déchets ». Le BVP, qui n'a jamais fait la preuve de son efficacité en matière de contrôle environnemental des publicités, est cette fois carrément à contre-courant.
Comble du paradoxe, demain, vendredi 11 avril, sera signée la charte d'engagement pour une publicité responsable entre le BVP et le ministère de l'Écologie et du Développement durable.
Elisabeth Chesnais"
Les publicités en question sont publiées sur le site internet de Que Choisir ? :
http://www.quechoisir.org/Article.jsp?id=Ressources:Artic...
17:35 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, publicité, censure
01/04/2008
Evomp gwin bio ! Buvons du vin bio !
Evomp gwin bio ! Setu ar pezh a sonjan pa lennan ar pezh a zo bet embannet get Que Choisir ? war he lec'hienn internet. Pestisidoù, ur bochad, a vez kavet barzh gwin boutin, memes e mesk ar re vrudetan... Buvez du vin bio, voilà ce que je me dis quand je lis ce que Que Choisir ? vient d'éditer sur son site internet. Les vins "conventionnels" comporte des traces de pesticides, même parmi les plus réputés... :
"Cent pour cent de vins conventionnels contaminés ! Tel est le résultat de l'étude coordonnée par le réseau d'ONG (organisation non gouvernementale) Pesticide Action Network d'Europe. Quarante bouteilles de vin rouge en provenance de France, d'Autriche, d'Allemagne, d'Italie, du Portugal, d'Afrique du Sud, d'Australie et du Chili ont été analysées. Ce panel comportait aussi bien des grands crus que des produits d'entrée de gamme. Trente-quatre références étaient issues de raisins cultivés de façon intensive, et six de raisins labellisés Agriculture biologique. Ces derniers ne renfermaient pas de résidus à l'exception d'un échantillon de bourgogne dans lequel on a trouvé des traces d'un produit phytosanitaire, provenant probablement de dérives de pulvérisations sur des parcelles « conventionnelles » voisines.
En revanche, dans les vins conventionnels, on a retrouvé en moyenne plus de quatre résidus de pesticides différents : les plus contaminés d'entre eux contenant jusqu'à dix pesticides ! Certes, leur concentration était variable selon les vins et aucun d'eux ne dépassait jamais les limites maximales autorisées (LMR). Les auteurs du rapport soulignent cependant qu'il n'existe pas de LMR pour le vin, on lui applique donc les LMR du raisin, qui sont très élevées. Les niveaux de contamination observés dans le vin sont parfois 5 800 fois supérieurs aux concentrations maximales admissibles (CMA) autorisées par pesticide dans l'eau du robinet ! Pas étonnant quand on sait que la viticulture utilise 20 % des pesticides alors qu'elle ne représente que 3 % des surfaces agricoles !"...
http://www.quechoisir.org/Article.jsp;jsessionid=DC1536B2...
17:30 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vin, bio, pesticides
20/03/2008
La côte aussi, a été sinistrée
Le coup de vent du 10 mars n'a pas inondé que moi, mais quelques milliers de maisons et véhicules sur la côte. Hier, je suis allé du côté de Saint-Philibert et Locmariaquer (Morbihan, baie de Quiberon). A la plage de Saint-Pierre Locmariaquer les changements sont flagrants. Le sable a reculé et là où l'on pouvait descendre à la plage par des petits sentiers pentus, il y a désormais un mur d'un mètre duquel il faut sauter, ou passer plus loin. Par endroit le sable a été déplacé au point que l'on voit la terre. Rabotée, la plage. La dune y relie une petite île inhabitée (mais cultivée) au continent. Cette presqu'île s'enfonce en demi-cercle dans l'océan, ce qui forme une anse intérieure peu profonde, bordée de sable, dont la mer se retire entièrement à marée basse. C'est le rendez-vous des pêcheurs à pieds. Le village de Saint-Pierre a été construit à l'abri de cette dune et de cette anse protectrices. Or, cette fois, la mer est passée par dessus la dune, à son endroit le plus bas. La trace en est visible. Quelques tempêtes de ce type et la dune risque de céder. Le village serait alors menacé...
Un peu plus à l'ouest, à Saint-Philibert, la plage de Kerneveste a aussi changé. Le sable s'est déplacé vers l'est. Le sentier côtier aménagé il y a deux ans par la commune et le Conservatoire du littoral, pour faire le tour du petit fort de Kerneveste, a été détruit sur une dizaine de mètres. Complètement. A la place, il n'y a plus que des pierres. Rabotés, là encore, le sable et la terre... A la plage voisine de Men er Beleg on remarque désormais de petites criques de sable qui n'existaient pas il y a peu. Là encore, la mer est passée par dessus la dune et la route qui relient la plage à une petite presqu'île habitée. Le macadam a été emporté.
A la Trinité-sur-Mer le sentier côtier qui longe la rivière de Crac'h vers la pointe de Kerbihan, a été détruit sur plusieurs dizaines de mètres. Il est interdit au public.
A Nantes des vents ont été mesurés à plus de 150 km/h...
Tout celà a bien des allures de "catastrophe naturelle". En espérant que ce genre de catastrophe ne se reproduira pas trop souvent.
Christian Le Meut
17:10 Publié dans Breizh/Bretagne , Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, climat, tempête
Taol amzer : an aod ivez a zo bet beuzet
Dimerc'her. Souezhet bras on bet, ha spontet awalc'h : baleet m'eus koste Lokmariaker ha Sant-Filibert, war an aod, evit mont da weled ar pezh a oa bet distrujet get ar mor d'al lun 10 a viz Meurzh. Estroc'h evidon a zo bet beuzet, e gwirionez. E Sant-Ber Lokmariaker, an traezh zo aet war gil war un metrad hag, a wezhoù, aet eo kuit da vat. N'eus ket mui nemet douar. Un vinojenn a oa evit ober tro ur gourenez vihan, get un mur kozh graet get maen, hag ur park bihan d'an tu all : n'eus ket mui netra, na vinojenn, na mur. An douar hag an traezh a zo aet ar gil war daou metrad, d'am sonj ! Hag ar mor a zo paseet war an devenn a zo, bremañ, en arvar da vout troc'het ma z'eus un taol amzer all ken kreñv evit ar pezh a zo bet d'an 10/03...
Memestra e Sant Filibert, e Men er Beleg : ar mor a zo paseet war an devenn, etre an douar bras hag ur gourenez vihan. Makadam an hent a zo aet kuit. E Kernevest ur vinojenn a oa bet savet daou vloaz zo get an ti kêr hag ar "c'honservatoire du littoral" : distrujet penn da benn war dek metrad.
En Drinded ivez, ar vinojenn bet savet a-hed ar mor a zo bet serret get an ti kêr goude bout bet distrujet get an taol amzer.
Nehansus eo evit an amzer da zont. Gourenizi a zo, a zay da vout inizi da vat; ha lec'hioù e lec'h ma z'eus tier ha tud a vo beuzet. Ha, moarvat, ni wellay ar chanchamentoù-se.
Christian Le Meut
10:25 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Breizh, tempête
17/01/2008
Erika : hag e vo paeet gete, a-benn ar fin ? Paieront-ils enfin ?
E fin ar bloaz 1999 e oa bet saotret aodoù Breizh get eoul-maen an Erika. Keloù, doareieù vat a zo bet dec'h. Ar stalioù Total ha Rina a zo bet tamallet get lezvarn Pariz da baeañ war dro 200 million a euroioù d'ar rannvroioù, departamantoù, kumunioù, gevredigezhioù, ha d'ar Stad... Ha gwell a-se. Gortozomp memestra, n'eo ket paeet c'hoazh. Total a ouia penaos dispign an nebeutan posupl a argant (e lakaat bagoù breiñ, evel an Erika war ar mor); met evit paeañ... Goude an Erika ar Prestige zo daet (aet d'ar strad e Galisia met saotret oa bet Breizh get he loustoni memestra). Mechal (en em c'houlenn a ran) mard eh eus c'hoazh poubelennoù evel an Erika war ar mor hiriv an deiz...
Ar skeudenn oa bet tennet genin e Kiberen, e miz An Azvent (Kerzu) 1999.
Fin 1999, les côtes de la Bretagne furent polluées par le pétrôle de l'Erika. Hier, de bonnes nouvelles sont arrivées. Les entreprises Total et Rina ont été condamnées par un tribunal de Paris à payer environ 200 millions d'euros aux régions, départements, communes, associations, et à l'Etat. Et c'est tant mieux. Attendons un peu cependant, ce n'est pas encore payé. Total sait comment dépenser le moins possible d'argent (en envoyant des poubelles comme l'Erika, sur la mer); mais pour payer... Après l'Erika, la Bretagne fut souillée à nouveau par le pétrôle du Prestige qui avait sombré au large de la Galice. Je me demande s'il y a encore des poubelles comme l'Erika sur les mers aujourd'hui...
La photo a été prise à Quiberon, sur la côte sauvage, fin décembre 1999.
10:15 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Erika
Erika : "Y'a du noir à ma culotte"
Y’a du noir à ma culotte
(an dro ou kas a barzh, selon le rythme)
à Carole, six ans,
revenue de la plage avec du “noir” à sa culotte
Pour la circonstance, je ressuscite une petite chanson que j'avais écrite en 2003 et qui reste d'actualité.
"Moi j’voulais juste jouer
sur le sable et les rochers
comme je fais tous les étés
avec ma pelle et ma bouée,
j’avais juste un peu gratté
pour rechercher des crevettes
v’la qu’tout est devenu noir
mes mains et puis ma culotte
y’a du noir à ma culotte refrain
y’a du noir à ma culotte
mais c’est pas moi, c’est pas moi
c’est pas moi qu’ai fait caca
y’a du noir à ma culotte
y’a du noir à ma culotte
mais c’est pas moi, c’est pas moi
qu’ai fait tout ça
Voilà mes mains toutes salies
et maman qui m’interdit
de faire des châteaux de sable
il parait qu’c’est dangereux.
C’est un risque redoutable
on peut devenir cancéreux
moi j’trouve ça plutôt minable
qu’on souille nos châteaux de sable.
refrain
Pour transporter leur produit
ces messieurs ont affrété
un vieux bateau tout pourri
qui s’appelait l’Erika.
Ce rafiot s’louait pas cher
car il ne valait rien
il s’est cassé en mer
et nous v’la dans l’pétrin.
refrain
Leur produit s’est déversé
sur les plages et les rochers
mais fallait pas s’inquiéter
car ils allaient nous aider
leur grand chef a même promis
une journée de son salaire
pour soulager la misère
semée par sa compagnie.
refrain
Et j’ai vu à la télé
plein de gens qui nettoyaient
les plages et puis les rochers
cette compagnie s’en vantait
mon père s’est mis à râler
c’était d’la publicité
des millions de dépenser
encore pour nous intoxiquer.
refrain
Mon papa très en colère
a dit qu’on n’irait plus guère
en voiture dans leurs stations
pour y acheter leur goudron
il paraît qu’c’est symbolique
oui mais chez lui c’est physique
sa répulsion est totale
sa répulsion est totale
refrain
Y’a du noir à ma culotte
y’a du noir à ma culotte
mais c’est pas moi, c’est pas moi,
c’est pas moi qu’ai fait caca
y’a du noir à ma culotte
c’est le noir de la révolte
car c’est pas, c’est pas moi
c’est pas moi qu’ai fait tout ça."
Paroles : Christian Le Meut
10:10 Publié dans Breizh/Bretagne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Erika, chanson
14/11/2007
Transports : l'UFC demande aux pétroliers de payer
Intéressant communiqué de l'Union fédéral des consommateurs (07/11/07) sur l'essence et la hausse des produits pétroliers; il est intitulé "Essence, à vélo ou à moto, Christine Lagarde doit demander une contribution citoyenne aux groupes pétroliers !"
"Depuis le début de l'année, le prix TTC du carburant a augmenté de 13,4 %, atteignant depuis plusieurs mois des niveaux historiques. Pendant que les consommateurs voient leur pouvoir d'achat amputé par cette flambée des prix, les compagnies pétrolières démultiplient leurs profits. Le groupe Total maintient ainsi en 2007 son rythme d'un milliard d'euros par mois de profits nets après impôts.
La première cause de cette surinflation est la croissance du prix du baril, qui a dépassé la barre des 90 dollars. Le prix du baril vient rémunérer les pays producteurs mais aussi les compagnies pétrolières, dont les profits tirés de l'exploration-production ont plus que doublé en trois ans. Il apparaît aussi une très forte croissance de la marge de raffinage qui s'est multipliée par trois depuis 2003. Dans la facture du consommateur, le prix payé pour les activités aval (raffinage et distribution) a augmenté en quatre ans de 110 % pour l'essence et de 94 % pour le gazole.
Des bénéfices accrus sur... le raffinage
Cette augmentation du prix aval échappe à la rationalité. En soi, raffiner un baril de pétrole, qu'il soit coté à 30 ou à 90 dollars, présente le même coût et il est anormal que cette activité industrielle très classique connaisse une telle croissance de son prix et de sa marge. L'explication est simple : l'industrie du raffinage, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, rationne ses quantités produites, ce qui permet d'accroître les profits réalisés sur cette activité.
En France et en Europe, les capacités de raffinage stagnent depuis 10 ans alors même que la très forte demande mondiale a tendu le marché. Cette année, l'Institut français du pétrole écrivait sur ce point que « cette inadéquation de l'outil de raffinage à la demande est la conséquence de nombreuses années d'investissements réduits dans de nouvelles capacités ».
Diminuer la consommation d'essence
Plutôt que d'appeler à faire du vélo, la Ministre de l'économie, Christine Lagarde, doit donc demander une mesure concrète aux pétroliers : augmenter les capacités de raffinage pour faire baisser le prix. Elle doit aussi, dans la foulée du Grenelle, accroître de façon significative l'investissement dans les leviers qui permettent aux ménages de diminuer leur consommation. Pour l'UFC-Que Choisir, il faut lancer un plan Marshall pétrole qui investirait de 10 à 25 milliards dans les transports collectifs, l'acquisition de moteurs économes, le fret ferroviaire et les énergies renouvelables.
Ce plan doit être financé par une affectation partielle des recettes fiscales de la TIPP et par une contribution exceptionnelle de 5 milliards d'euros des compagnies pétrolières. Cette contribution constituerait une mesure de rééquilibrage pour des groupes qui profitent très largement du récent choc pétrolier sans réaliser les investissements attendus."
UFC-Que choisir
10:55 Publié dans Endro/environnement , Etrebroadel/International , Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pétrôle, politique, UFC-Que choisir
08/11/2007
Politis : commerce équitable... et bio ?
Un numéro spécial de l'hebdomadaire Politis a été publié avant l'été sur le commerce équitable et le bio. Depuis quelques années le comemrce équitable va de l'avant. On trouve maintenant de la nourriture, des vêtements et des produits "équitables" de toutes sortes dans les supermarchés. Mais qu'est-ce que cela signifie ? Comment les produits équitables sont-ils produits ? Pourquoi y-a-t-il de la nourriture équitable qui n'est pas bio ? Quelle différence y-a-t-il pour les agriculteurs des pays "pauvres" ? Et pourquoi ne pas développer ici aussi, en Europe, un commerce équitable ?
Voici quelques-un des thèmes de ce numéro spécial, très intéressant. Car il y a du débat, une vraie polémique. Le bio est une façon précise de cultiver des légumes, des fruits, d'élever des animaux, de les soigner aussi, sans mettre de produits chimiques. Les lois sont précises pour le bio. Et ce label est donné par des sociétés certifiées par l'Etat indépendantes des producteurs ou des commerçants bio (comme Ecocert), ce qui n'est pas vrai pour le commerce équitable dont les produits sont contrôlés par des gens issus du commerce équitable.
Equitable ne signifie pas bio
Une autre différence : dans l'alimentation équitable, on peut trouver des produits chimiques, leur utilisation n'est pas interdite, comme l'explique Christian Jacquiau* : dans des ananas "équitables" cultivés au Costa-Rica, des traces de pesticides ont été retrouvées en 2006, et même des traces de cadmium (un métal lourd) !
C'est une bonne idée de payer les agriculteurs à un prix garanti, plus haut que celui du marché international et qui ne change pas tous les mois. C'est une bonne idée de travailler avec de petits agriculteurs réunis en coopératives... Mais que se passe-t-il pour les personnes qui travaillent pour ces petits agriculteurs : journaliers, ouvriers ? Selon Politis, ceux-là ne sont pas mieux payés.
Autre problème : au début, le commerce équitable a été porté, promu, par des associations, des gens de bonnes volontés... Maintenant, les produits équitables sont vendus surtout dans les grands magasins où les employés sont souvent mal payés et ont des horaires de travail pénibles : un peu le matin, un peu l'après-midi... Ce ne serait pas mal d'imaginer des règles de commerce équitable pour les personnes qui travaillent dans les grandes surfaces.
Améliorer les règles
Acheter des produits du commerce équitable reste une bonne idée parce que les producteurs des pays "pauvres" sont mieux rétribués. Mais il faut améliorer les règles du commerce équitable, pour que la nourriture équitable soit obligatoirement bio; et pour que les règles sociales soient améliorées. c'est ce qui ressort de la lecture de ce numéro spécial de Politis (qui comporte également une partie sur le tourisme) : le commerce équitable reste une bonne idée, mais ses règles doivent évoluer, au risque que l'idée finisse déconsidérée.
Christian Le Meut
Politis, hors série n°45, 2 impasse Delaunay, 75011 Paris. Tél. 01 55 25 86 86.
* Coulisses du commerce équitable, mensonges et vérités sur un petit commerce qui monte, édition Mille et une nuits, 2006.
17:20 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement , Etrebroadel/International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bio, commerce équitable, Politis
07/11/2007
Politis : Konverzh reizh... ha bio ?
Un niverenn ispisial ag ar gazetenn sizhunieg Politis a zo bet embannet araok an hañv a zivout ar c'honverzh reizh hag ar bio. Abaoe un nebeut bleadeù ar c'honverzh reizh a ya war greskiñ. Kavet vez bremañ boued, gwiskamentoù ha produioù reizh a bep sort barzh ar stalioù bras, ar gourmarc'hadoù. Met petra a dalv an dra-se ? Peanos e vez savet produioù "ekitapl" ? Perak ez eus boued reizh ha n'eo ket bio ? Peseurt diforc'h a zo evit al labourerion douar ag ar broioù "paour" ? Ha perak nompass sevel amañ ivez, en Europa, ur c'honverzh reizh ?
Setu temoù an niverenn ispisial-se, interesus-bras. Rak tabut 'zo, tabut da vat. Ar bio a zo un doare resis da c'hounit edajoù, legumajoù, frouezh, da zesav loened, d'o soagnal ivez, hep lakaat produioù kimiek. Lezennoù resis a zo evit ar bio. Ha roet 'vez al label-se get stalioù sertifiet get ar Stad hag a zo distaget d'ar broduierion ha d'ar c'honversanted (evel Ecocert), ar pezh n'eo ket gwir evit ar c'honverzh reizh a vez kontrolet get tud daet ag ar c'honverzh reizh !
Reizh ne dalv ket bio
Barzh boued ar c'honverzh reizh e c'heller kavout produioù kimiek, n'eo ket difennet d'o implijout, evel ar pezh a zispleg Christian Jacquiau* : barzh ananaz "reizh" gouniet er C'Hosta Rika a oa bet kavet e 2006 roudoù pestisidoù ha memes roudou kadmium (ur "metal lourd")...
Ur sonj vat eo paeañ al labourerion douar get ur priz ingal, uheloc'h evit priz ar marc'had etrebrodael, ha ne chañch ket penn da benn bep miz. Ur sonj vat eo labourat get labourerion douar "bihan" tolpet barzh kooperativoù... Met penaos eo an traoù evit an dud a labour evit ar labourerion douar-se : devezhourion, micherourion ? War e seblant, hervez Politis, ar re-se n'int ket paeet gwelloc'h.
Ur gudenn all : e penn kentañ ar c'honverzh reizh veze kaset, brudet, get kevredigezhioù, tud a youl vat... Bremañ ar broduioù a vez gwerzhet dreist holl barzh ar gourmarc'hadoù e lec'h ma vez paeet fall an dud, get euriadoù labour torr penns (un nebeut da vintiñ, un nebeut d'enderv...). Evit ar re a labour barzh ar gourmarc'hadoù amañ, ne vehe ket fall sevel reolennoù reizh ivez !
Gwellaat ar reolennoù
Daoust d'an traoù-se, prenañ produioù "ekitapl" n'eo ket fall peogwir e vez paeet gwelloc'h al labourerion douar ag ar broioù "paour". Met ret eo gwellaat reolennoù ar c'honverzh reizh, evit ma vehe dre ret, bio, ar broduioù "reizh"; hag evit ma vehe gwelloc'h reolennoù sokial ar c'honverzh reizh. Setu ar pezh m'eus sonjet goude bout lennet an niverenn ispisial Politis (pajennoù a zo ivez war an touristelezh reizh) : ret eo d'ar c'henverzh reizh chañch e reolennoù evit nompass bout brudet fall un deiz bennak.
Christian Le Meut
* Bet skrivet getan : Coulisses du commerce équitable, mensonges et vérités sur un petit commerce qui monte, embannadurioù Mille et une nuits, 2006.
Politis, hors série n°45, 2 impasse Delaunay, 75011 Paris - tél : 01 55 25 86 86 - www.politis.fr - redaction@politis.fr
11:20 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement , Etrebroadel/International , Mediaioù/média/skinwel/Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bio, brezhoneg, konverzh reizh
01/11/2007
Bretagne et écologie : pas à la pointe
Cela peut paraître un peu étonnant, pour une région réputée pour sa beauté naturelle, mais la Bretagne n'apparaît pas à la pointe des régions françaises en matière d'environnement d'après une enquête de La Vie (18/10/2007). Dans le classement de la "volonté écologique", La Bretagne est en deuxième partie du peloton: 12e sur 22 ex aequo avec les Pays-de-Loire voisins. Voici le commentaire de La Vie : "Championne pour la valorisation de ses déchets, elle a aussi bien réduit ses émissions de CO2 (4e). Mais elle est, agriculture productiviste oblige, la lanterne rouge de la pollution par les nitrates. Et ne brille pas par l'effort budgétaire de ses communes (18e). Un bilan contrasté".
Languedoc-Roussillon, Rhônes-Alpes, Provence Côte d'Azur et Corse sont en tête de classement et en queue : Haute-Normandie (lanterne rouge), Champagne-Ardenne et... Poitou-Charentes... M'enfin Ségolène ! Les élus bretons, et notamment la majorité "gauche plurielle" (PS, PC, Verts, UDB) du Conseil régional de Bretagne, ont encore du pain sur la planche.
11:50 Publié dans Breizh/Bretagne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, nature, politiqueLa Vie


