09/04/2008
Lec'hienn : l'Ex-croissance
Setu un lec'hienn internet interesus bras bet dizoloet genin n'eus ket pell zo; savet eo bet get Malo Morvan, ur paotr a zo studier e Roazhon. Ar pennadoù skrid a zo kentoc'h e galleg, met pennadoù e brezhoneg a zo, war an digreskans, da skouer. Voici un autre site internet dont j'ai fait la découverte récente; il a été créé par Malo Morvan, un étudiant vivant à Rennes. Les articles sont surtout en français mais il y en a aussi en breton, notamment sur la décroissance.
http://lexcroissance.hautetfort.com/about.html
Foromoù e brezhoneg a vez dalc'het ivez get Malo Morvan/Le même Malo Morvan anime des forums en breton :
http://malomorvan.free.fr/forom/index.php
00:05 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne , Galleg/français , Politikerezh/Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Internet
05/04/2008
Sinema/Cinéma : "Degemer mat barzh bro ar Ch'tied ?"
Dimeurzh paseet m'eus gwellet "Bienvenue chez les Ch'tis" (penaos treiñ ? "Degemer mat barzh bro ar Ch'tied ?", hag, a-benn ar fin, m'eus ket kavet displijus ar film-se. C'hoarzhet m'eus da vat, a-wezhoù, ha klewet komz ch'ti a zo digustum ha bourrapl awalc'h. Evit ur wezh un taol mouezh dishenvel a vez klewet barzh begoù aktourion brudet, evel Dany Boon pe Line Renaud. Da gustum, pouezh-mouezhioù evel-se a vez skarzhet ag an abadennoù skinwell pe sinema. Pe istitlet... Ar film a ziskoue penaos eh eus e Bro C'Hall rannyezhoù ha yezhoù all a vez komzet c'hoazh get tud zo, bemdez, ha n'eo ket folkloraj. Ha tud ag an hanternoz n'int ket diskouezhet evel amioded, tud sot, tud dibaseet, lonkerien ha c'hoazh, met evel tud normal, pe tost, evel ar re all kwa...
Barzh ar film, Dany Boon a zispleg penaos ar "ch'ti" hag ar pikardeg a zo "kendirvi"... Hervez ar pezh m'eus lennet, yezhourion 'zo a sonj dezhe e vehe ar ch'ti ur rannyezh ag ar pikardeg kentoc'h. Ar pikardeg a vez skrivet abaoe pell. Lodennoù ag ar "Roman de renard" a oa bet skrivet da gentañ e pikardeg hervez Hervé Abalain*. Ar yezh-se a veze brudet awalc'h er grenn amzer. Studiet e vez c'hoazh, da skouer, barzh skolioù veur (Lille, Amiens)...
Des gens normaux qui parlent une autre langue...
Mardi soir je suis allé voir "Bienvenue chez les Ch'tis" et, finalement, je n'ai pas trouvé ce film déplaisant. J'ai même bien rigolé, parfois, et entendre parler ch'ti est assez inhabituel. Pour une fois un accent différent est entendu dans la bouche d'acteurs célèbres comme Dany Boon ou Line Renaud. Habituellement, ce genre d'accents est écarté des émissions de télé ou des films de cinéma. Ou sous-titré... Ce film montre qu'il y a en France des dialectes et des langues qui sont parlés tous les jours par certaines personnes, et que ce n'est pas du folklore. Et les gens du Nord ne sont pas montrés comme des idiots, des sots, des alcooliques, etc, mais comme des gens normaux (ou presque, comme nous quoi).
Dans ce film Dany Boon explique que le ch'ti et le picard sont cousins... D'après ce que j'ai pu lire, certains linguistes, comme Hervé Abalin, considèrent plutôt le ch'ti comme un dialecte du picard*, langue écrite depuis très longtemps. Des parties du Roman de renard ont été écrites en picard, langue réputée au Moyen-âge. Elle est toujours étudiée dans les universités de Lille et Amiens.
Christian Le Meut
* Le français et les langues historiques de France, ed. Gisserot, 2007.
Un ali all war internet/un autre avis sur internet :
http://lapolitiqueduchacal.over-blog.com/article-18071406...
00:00 Publié dans Galleg/français , Sinema/Cinéma , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, français, ch'ti
02/04/2008
Livre : Mon ami Frédéric
"Mon ami Frédéric" : ce livre, je viens de le découvrir dans sa version bretonne, puisqu'il a été traduit et édité en breton en 2007 sous le titre "Frederig" aux éditions Keit vimp bev. Pourtant, sa première édition, en allemand, date de 1980 (environ) et sa traduction en français a, semble-t-il, été simultanée. La couverture ci-contre est celle de l'édition 2007 avec une traduction d'Anne Georges. "Mon ami Frédéric" est édité au Livre de poche jeunesse, comme son édition en langue bretonne est dans une collection pour adolescents. Je ne sais si c'était l'intention de l'auteur, Hans Peter Richter, psychosociologue né à Cologne en 1925 et mort en 1993, qui a travaillé pour des émissions scolaires, mais je trouve celà un peu dommage car ce roman devrait être mis entre le plus de mains possibles, adolescentes et adultes.
1933
Nous sommes donc face au récit de la vie quotidienne de deux familles modestes, locataires d'un propriétaire acariâtre. Deux jeunes couples allemands, l'un chrétien, l'autre juif. Ils ne se fréquentent pas jusqu'en 1925, année de la naissance de deux garçons qui deviendront inséparables. Les parents aussi, deviennent amis. Les préjugés antisémites existent mais ne portent pas à conséquences. Jusqu'en 1933.
La vie quotidienne de la famille juive se compliqueà partir de 1933. Le père se fait renvoyer de son travail de facteur; Frédéric, né dans la famille juive, lui, est obligé de quitter son école pour rejoindre un établissement pour enfants juifs; les brimades se succèdent. Mais les résistances aussi. Le propriétaire, désormais membre du parti nazi, veut chasser ses locataires juifs. Un juge lui donne tord. L'instituteur, avant d'annoncer que Frédéric doit quitter la classe, donne un cours d'histoire des Juifs à ses élèves, très éloigné de la propagande nazie, et plus proche de la réalité historique.
Partir ?
Et puis les liens d'amitié durent entre les deux familles, alors que le père de famille chrétienne a pris sa carte au parti nazi. Chômeur de longue date, il compte ainsi trouver du travail. De fait, il en trouve. Par ce genre de petit détail, l'auteur, qui a vécu cette période, montre comment le régime nazi a su s'attirer les faveurs de millions d'Allemands : en donnant du travail, du logement, en améliorant la vie quotidienne des Allemands... aryens.
Cet homme, le père du narrateur, tente de prévenir ses voisins, les supplie de quitter l'Allemagne mais le père de Frédéric ne veut rien entendre. Il est allemand et pense que les choses se calmeront. Il se trompe. Un jour des pillards viennent voler tout ce qu'ils peuvent dans l'appartement familial, avec la participation du propriétaire, sous prétexte de récupérer des biens allemands volés par les Juifs... La mère est frappée violemment. Elle meurt... Pourtant, Frédéric conserve son envie de vivre, quitte à prendre des risques inconscients.
Ce roman, basé sur des faits historiques, montre comment la terreur s'installe petit à petit. Comment un Etat peut l'organiser, stigmatiser une partie de la population et aller jusqu'au crime de masse. "Mon ami Frédéric" est écrit dans un style simple, très efficace. La violence qu'il décrit n'en est que plus frappante.
Christian Le Meut
Mon ami Frédéric, Hans Peter Richter, Ed. Le livre de poche jeunesse, 2007.
22:21 Publié dans Galleg/français , Istor/Histoire , Levrioù/Livres/BT/BD , Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Allemagne, livre
08/02/2008
Chronique québécoise : "L'accommodement des cocus"
"L'accommodement des cocus" est le titre d'une chonique (mentionnée sur les sites "Diwan Breizh" et "Oui au breton") de Joseph Facal (Le Journal de Montréal) le 16/01/2008, sur l'utilisation du français à Montréal. Mais si vous mettez "breton" à la place de "français", ça marche aussi, à quelques détails près...
"Vous êtes dans le coma depuis longtemps si vous avez été surpris par notre enquête sur le recul du français dans les commerces de Montréal.
Toutes les sociétés se construisent des mythes pour se justifier et se donner bonne conscience. Dans ces mythes collectifs, il y a du vrai, du faux et de l'exagéré.
L'un de nos mythes les plus tenaces est notre amour profond pour la langue française.
Je le dis comme je le pense: la grande majorité de nos concitoyens s'en fout royalement, même si elle prétendra toujours le contraire.
Mettons que vous aimez votre femme, vos enfants ou votre chien. Logiquement, vous en prendrez soin et vous vous choquerez si on leur fait du mal, non?
Foutaises
Si nous aimions vraiment notre langue, on en prendrait soin tous les jours plutôt que de se réveiller collectivement une ou deux fois par demi-siècle.
Si nous aimions notre langue, nous ne laisserions pas notre gouvernement en faire sa trente et unième priorité et nous dire qu'elle avance quand elle recule.
Si nous aimions notre langue, nous n'aurions jamais permis à quelqu'un qui la massacrait comme Jean Chrétien de nous représenter dans le monde entier pendant tant d'années.
Si nous aimions notre langue, nous n'accepterions pas que l'on fasse passer pour des dinosaures ou des ceintures fléchées ceux qui se battent pour elle avec des moyens de fortune.
Si nous aimions notre langue, nous ne trouverions pas des allures de prétentieux à ceux qui s'efforcent de bien la parler.
Si nous aimions notre langue, vos enfants ne me regarderaient pas comme un martien quand je déplore leurs lacunes en français.
Si nous aimions notre langue, on ne laisserait pas Air Canada nous rire au nez depuis des décennies.
Blâmes
Et de grâce, ne venez pas blâmer les immigrants.
Si vous dites au Pakistanais qui loue des vidéos au coin de la rue que la majorité au Québec parle français, il vous répondra que c'est vous qui êtes une minorité dans un Canada multilingue. Et il aura raison.
Si vous émigrez en Espagne, vous apprendrez d'abord l'espagnol ou le catalan?
De toute façon, si vous haussez le ton, il vous traitera de chialeux ou de raciste, et ilyaneuf chancessurdixquevousprendrez votre trou.
Mon garçon joue au soccer. Tous les parents de l'équipe sont francophones sauf une dame anglophone, qui est charmante et parle un français très correct.
Systématiquement, les francophones s'adressent à elle en anglais. Elle ne le demande même pas. Voulant être gentils, ils ne voient pas l'immense signification collective de leur petit renoncement individuel.
Non, je ne blâme pas le peuple.
Éviter la bataille
Depuis des générations, une partie de son élite lui prêche qu'il y a toujours moyen de moyenner, qu'il ne faut surtout pas se «chicaner», qu'il faut être «ouvert», «moderne», «tolérant», que toute posture un peu verticale équivaut à vouloir rejouer la bataille des plaines d'Abraham.
Cela laisse des traces. Comme disait Jean Chrétien, «que voulez-vous...».
Joseph Facal
http://www.canoe.com/infos/chroniques/josephfacal/archive...
10:00 Publié dans Galleg/français , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : français, Québec, Montréal
05/02/2008
Le français, langue des JO... et des droits de l'Homme ?
Extrait du compte-rendu de la conférence de presse quotidienne du ministère des Affaires étrangères :
"LE FRANCAIS, LANGUE OLYMPIQUE" AU SALON EXPOLANGUES (PARIS, DU 6 AU 9 FEVRIER)
Dans le cadre du salon Expolangues de Paris (6 au 9 février) où la Chine est invitée d'honneur, le ministère des Affaires étrangères et européennes lance en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication, le ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) une opération intitulée "le français, langue olympique".
En vue des Jeux Olympiques qui se tiendront en août prochain à Pékin, l'objectif de cette opération est d'informer le grand public sur la place du français, langue officielle des JO, en présentant les diverses actions pour la promotion de notre langue, notamment la mise à disposition de traducteurs francophones et le lancement de manifestations culturelles francophones.
Ces actions s'inscrivent dans le cadre de la convention signée par M. Jean-Pierre Raffarin, Grand Témoin de la Francophonie aux JO de Pékin, et M. Liu Qi, président du Comité d'organisation des Jeux olympiques de Pékin, en marge de la visite d'Etat du président de la République en Chine, le 26 novembre 2007. La convention a été remise par M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, à M. Jacques Rogge, président du CIO, le
23 janvier à Lausanne.
Le salon Expolangues, qui sera habillé aux couleurs de l'opération "le français, langue olympique", sera inauguré par M.
Diouf en compagnie de MM. Jean-Philippe Gatien et Xiao-Ming Wang, champions de tennis de table, le mercredi 6 février à 17h30.
(...) Les dirigeants de la République française collaborent donc avec les autorités chinoises pour que la langue française ait sa place pendant les prochains Jeux Olympiques. Nos responsables politiques, dont M. Raffarin, n'oublieront sans doute pas de rappeler aux dirigeants chinois les droits des minorités linguistiques, comme ceux des Tibétains, droits que le gouvernement de Pékin se garde bien de respecter. Le Tibet fait l'objet d'une politique de colonisation humaine et linguistique à grande vitesse. Dans ce domaine, il est vrai, la France des droits de l'Homme n'a pas trop de leçon à donner.
00:05 Publié dans Etrebroadel/International , Galleg/français , Gwirioù mab den/droits de l'être humain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JO, Chine, langues, français
18/01/2008
"La bataille des langues" : une "Manière de voir" avec des oeillères
Tous les deux mois Le Monde diplomatique édite Manière de voir et le dernier numéro (97, février-mars 2008) est consacré à "La bataille des langues". Il s'agit d'une sélection d'articles parus sur ce thème depuis que le Diplo existe, donc pas toujours récents, comme celui sur le Québec qui date de... 1975. Mais des articles anciens peuvent demeurer intéressants, comme celui d'Albert Memmi sur la situation des pays colonisés par la France et la relation des peuples colonisés à la langue française.
L'introduction du premier chapitre est intéressante :"Il faut être naïf ou ignorant pour ne voir dans une langue vivante qu'un outil de communication, comme le sont les langues artificielles. Au-delà des barrières sociales, et comme le démontrent d'innombrables travaux de neurophysiologistes, et de psychologues, elle ne se réduit pas à un simple code pour l'échange d'information, mais elle constitue le creuset même de l'identité de chacun. Comme a pu l'écrire Régis Debray : "Elle n'est pas un instrument, mais un milieu de vie, le fil d'or d'une vitalité longue et singulière""... Voilà qui est bien écrit. On peut d'ailleurs appliquer cette citation à la langue bretonne et aux "langues de France", comme disait François Mitterrand, mais l'équipe du Diplo s'en garde bien. Le breton est cité une seule fois à ce que j'ai vu... Il y a bien un article sur le catalan, mais en Espagne.
La "langue dollar"
Non, le Diplo ne semble guère intéressé par les langues régionales en France. Le combat important pour lui, manifestement, c'est celui contre l'hégémonie de l'anglais, la "langue dollar". Que nos élites françaises, économiques, intellectuelles, bobos, etc., adoptent à la vitesse grand V. Et Manière de voir de les stigmatiser, non sans arguments : "Les élites "off shore", en particuler en France, ont tôt fait de qualifier de "nationalisme" l'attachement des peuples à leur langue, alors que c'est parfois tout ce qui leur reste pour "faire société" et s'inscrire dans une histoire partagée. Précisément parce qu'à l'heure de la libre circulation des capitaux, des biens et des services l'existence de société leur apparaît comme un déplorable anachronisme entravant la course planétaire aux profits. Mais gare aux retours de bâton qui, eux, effectivement, peuvent prendre la forme régressive de replis identitaires"...
"Récuser toute langue unique"
Et Bernard Cassen, directeur général du Monde Diplomatique, dans l'introduction, de souligner : "Revendiquer un monde pluripolaire, c'est aussi récuser tout langue unique, donc encourager le multilinguisme". Et vouloir imposer une langue unique dans un pays où coexistent plusieurs langues, comme en France, qu'en dit le directeur du Diplo ? Est-ce compatible avec les droits de l'Homme, la démocratie, la volonté populaire ? Lisons la suite : "Le droit de créer et travailler dans sa langue est un des attributs de la souveraineté populaire, notion qui hérisse les dirigeants des transnationales, des institutions financières, ainsi que leurs porte-paroles et porte-plumes locaux. La bataille des langues, c'est d'abord une bataille pour toutes les langues, y compris, évidemment, l'anglais". Et y compris, évidemment, le breton ?
Une "bataille pour toutes les langues", vraiment, M. Cassen ? Quand est-ce, la dernière fois que le Diplo a consacré un article aux langues régionales en France ? Soutient-il leur pratique ? Les écoles bilingues ? Les médias en langues régionales ? Si oui, il le fait avec beaucoup de discrétion. Peut-on revendiquer le multilinguisme dans le monde entier, et ne pas le soutenir en France ? J'ai bien conscience de ne pas être très diplomate en disant celà, mais il semble que dans ce domaine, le Diplo a quelques oeillères.
C'est ma manière de voir.
Christian Le Meut
La bataille des langues, Manière de voir n°97, 7 euros.
15:15 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne , Galleg/français , Politikerezh/Politique , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langues, français, breton, politique, Le Monde diplomatique
Langues : ur "Manière de voir" drol awalc'h
"Manière de voir" a vez embannet bep daou viz get Le Monde diplomatique. Dibabet 'vez get strollad an Diplo pennadoù skrid embannet gete abaoe pell a-wezhoù : 1975 evit ar pennad a ziar-benn Bro gKebek, da skouer ! Kozh eo memestra. Met bon, an testennoù kozh a c'hell bout interesus evel ar pezh skrivet get Albert Memmi a-fed ar broioù bet aloubet, trevadennet, kolonizet get Bro-Frans...
Un emgann, ur c'hrogad a zo etre ar yezhoù, eme tud an Diplo : ya, met etre ar saozneg hag ar galleg dreist holl. Setu tem pouezusan, talvoudusan an teuliad-se. Ar yezhoù rannvroel e Bro-C'Hall ? N'eus netra war an tem-se barzh Manière de voir, hervez ar pezh m'eus lennet. Ar brezhoneg a zo merchet... Ur wezh; met ur pennad skrid a zo war ar c'hatalaneg e Bro-Spagn.
Ar saozneg, yezh ar c'hapitalism, a za da vout kalz krenvoc'h evit ar galleg barzh bed an ekonomiezh, bed an enklaskerion, bed ar mediaioù... Hag e Frans, ar re-se a implij re ar saozneg, e c'hober goap a wec'hoù doc'h ar re a zifenn ar galleg. "Les élites "off shore", en particuler en France, ont tôt fait de qualifier de "nationalisme" l'attachement des peuples à leur langue, alors que c'est parfois tout ce qui leur reste pour "faire société" et s'inscrire dans une histoire partagée, eme "Manière de voir". Précisément parce qu'à l'heure de la libre circulation des capitaux, des biens et des services l'existence de société leur apparaît comme un déplorable anachronisme entravant la course planétaire aux profits. Mais gare aux retours de bâton qui, eux, effectivement, peuvent prendre la forme régressive de replis identitaires"...
Ha Bernard Cassen, rener ar gazetenn, a skriv : "Revendiquer un monde pluripolaire, c'est aussi récuser tout langue unique, donc encourager le multilinguisme. Le droit de créer et travailler dans sa langue est un des attributs de la souveraineté populaire, notion qui hérisse les dirigeants des transnationales, des institutions financières, ainsi que leurs porte-paroles et porte-plumes locaux. La bataille des langues, c'est d'abord une bataille pour toutes les langues, y compris, évidemment, l'anglais" : hag evit ar brezhoneg ivez ? Evit yezhoù rannvroel a vro Frans ivez ? M'eus ket gwelet ar reskont barzh ar gelaouenn-se. Petra o deus graet, tud an Diplo, evit skoazellañ ar yezhoù rannvroel e Frans ? Mechal ma ne vehe ket un nebeut "oeillères" get kazetennerion an Diplo war an dachenn-se...
Christian Le Meut
Manière de voir, la bataille des langues, n°97; 7 euros.
11:15 Publié dans Etrebroadel/International , Galleg/français , Politikerezh/Politique , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Manière de voir, langues, français, anglais
17/01/2008
Sarkozy : "La France, c'est une langue"
Rappel des propos tenus pas Nicolas Sarkozy à Caen le vendredi 9 mars 2007, lors de la campagne présidentielle; il y avait affirmé son refus de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires :
"La France c’est une langue, une langue qu’elle met à la disposition de tous les hommes.
Le Français disait Rivarol ce n’est plus la langue française, c’est la langue humaine.
Le Français c’est l’âme de la France, c’est son esprit, c’est sa culture, c’est sa pensée, c’est sa liberté. C’est le droit de penser autrement que selon la pensée dominante.
La diversité linguistique c’est la condition de la diversité culturelle et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
La langue n’est pas une marchandise, la langue n’est pas une technique. L’obsession d’une langue unique au prétexte de l’efficacité est un leurre qui masque les effets de domination de la pensée unique dont la langue unique est l’antichambre. Mais l’efficacité n’est même pas prouvée : la Renaissance où tout le monde s’est mis à penser et à écrire dans sa langue nationale fut plus féconde pour la pensée humaine que les longs siècles de domination exclusive du latin, comme si la créativité était bel et bien inséparable de la diversité.
Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l’avenir de la civilisation mondiale, pour la défense d’une certaine idée de l’homme, de promouvoir la langue française.
Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le dispositif de l’action culturelle de la France à l’étranger et l’aide à la création, parce que c’est par la création que le Français rayonne.
Je veillerai à ce que dans les entreprises installées sur le territoire français la langue de travail soit le Français dès lors qu’il n’y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s’exprimer dans une autre langue.
Je me battrai pour que dans les instances européennes et à l’ONU le Français continue d’être employé. Ce sera naturellement une obligation absolue pour tout représentant de la France dans des organisations internationales.
"L'extraordinaire richesse des langues régionales"
Surtout je me battrai pour que soit généralisé partout en Europe l’enseignement de deux langues étrangères parce que c’est la seule façon efficace pour que l’hégémonie de l’anglais soit battue en brèche. Mais le patrimoine linguistique de la France, ce n’est pas seulement le Français, c’est aussi l’extraordinaire richesse de ses langues régionales. Il suffit de se souvenir de l’œuvre immense de Mistral pour prendre conscience de l’appauvrissement que constituerait la disparition de toutes ces langues très anciennes qui ont concouru à la formation de la langue française et qui continuent à vivre en partie en elle. Je souhaite que leur enseignement soit correctement pris en charge par l’éducation nationale.
Je souhaite que l’on soutienne leur pratique et leur diffusion. Mais je ne veux pas de cette logique de confrontation avec le Français que cherchent à faire prévaloir certains indépendantistes qui veulent en finir avec l’unité française que nous avons mis si longtemps à construire et qui reste le bien le plus précieux mais aussi le plus fragile que nous ayons à léguer à nos enfants.
Si je suis élu, je ne serai pas favorable à la charte européenne des langues régionales, non pas parce que je conteste les langues régionales, qu’au contraire je veux soutenir et développer, mais parce que je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre puisse décider qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le Français.
Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre pacte national et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe."00:05 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne , Galleg/français , Politikerezh/Politique , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Français, langues régionales, Sarkozy
12/01/2008
Constitution/Bonreizh : skrivit d'ar gannaded/écrivez aux députés
Ma faota deoc'h poueziñ war ar gannaded evit ma vo votet gete an "amendement" kinniget get Marc Le Fur (lennit notenn da heul) c'hwi c'hell skrivañ dezhe ur mail evel ar pezh m'eus kaset da ma c'hannad. Ar chomlec'hioù a c'hell bout kavet dre lec'hienn an Assemblée nationale.
Si vous souhaitez écrire aux députés afin que l'amendement de Marc Le Fur soit voté (lire note suivante), vous pouvez leur écrire un mail; les adresses peuvent être trouvées sur le site internet de l'Assemblée nationale (liste par ordre alphabétique et sur la fiche du député cliquer sur "mél").
http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/comm3.asp
Setu un destenn kinniget genin/voici une proposition de texte :
M. (Mme) le député
Je viens d'apprendre que le député Marc Le Fur va proposer un amendement pour modifier la Constitution afin que la France puisse ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, le 14 janvier 2008, à l'occasion du vote sur le traité constitutionnel.
Je vous demande, M. le député, de bien vouloir soutenir cet amendement par votre présence et votre vote lors du débat. Il est urgent que la République française fasse une place officielle aux langues régionales, notamment à la langue bretonne.
Dans l'espoir que cet amendement passe, veuillez agréer, M. le député, l'expression de mes salutations distinguées;
kenavo deoc'h"
Ma peus c'hoant skrivañ d'an aotrou Le Fur, setu e chomlec'h mail/Si vous voulez écrire à Marc le Fur, voici son adresse courriel à l'Assemblée :
22:10 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne , Galleg/français , Politikerezh/Politique , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Assemblée nationale, langues régionales, politique
Yezhoù rannvroel : doare vat da c'hortoz ? Langues régionales : de bonnes nouvelles à attendre ?
Hag e vo keloù mat evit ar brezhoneg hag evit ar yezhoù rannvroel a-bezh e bro-Frans, ar sizhun kentañ ? Kinniget vo get kannad Marc Le Fur (UMP-Loudéac/Aodoù an Arvor) da chanch bonreizh Bro C'hall evit ma vo posupl war lerc'h ratifiiñ Karta europea ar yezhoù rannvroel (sinet get Jospin e 1998 met james ratifiet get ar parliamant a gaos ma z'eus ur yezh ofisiel hepken e Bro C'hall hervez ar vonreizh)... Bec'h a zo !
Y-aura-t-il des bonnes nouvelles pour la langue bretonne et les langues régionales de France la semaine prochaine ? Le député (UMP) Marc Le Fur, de Loudéac (Côtes d'Armor) propose un amendement modifiant la Constitution pour que la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires soit possible (elle a été signée par Jospin en 1998 et jamais ratifiée par le Parlement car la Constitution ne reconnaît qu'un seule langue officielle en France. Voici ce qu'en dit l'Agence Bretagne Presse :
"Le député Marc Le Fur va proposer un amendement pour modifier la Constitution afin que la France puisse ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires : Marc Le Fur, député des Côtes-d'Armor (Lamballe - Loudéac), déposera le 14 janvier 2008 à l'occasion du vote sur le traité constitutionnel, un amendement pour modifier la Constitution afin que la France puisse ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Mar Le Fur avait deja proposé de modifier la constitution en janvier 2005 et en décembre 2006. La dernière tentative n'avait échoué que de 7 voix. (...). Le vote aura lieu au plus tard en fin de journée mercredi 15 janvier."
21:35 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne , Galleg/français , Politikerezh/Politique , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Constitution, langues régionales, Parlement


