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12/01/2008

Yezhoù rannvroel : doare vat da c'hortoz ? Langues régionales : de bonnes nouvelles à attendre ?

Hag e vo keloù mat evit ar brezhoneg hag evit ar yezhoù rannvroel a-bezh e bro-Frans, ar sizhun kentañ ? Kinniget vo get kannad Marc Le Fur (UMP-Loudéac/Aodoù an Arvor) da chanch bonreizh Bro C'hall evit ma vo posupl war lerc'h ratifiiñ Karta europea ar yezhoù rannvroel (sinet get Jospin e 1998 met james ratifiet get ar parliamant a gaos ma z'eus ur yezh ofisiel hepken e Bro C'hall hervez ar vonreizh)... Bec'h a zo !

Y-aura-t-il des bonnes nouvelles pour la langue bretonne et les langues régionales de France la semaine prochaine ? Le député (UMP) Marc  Le Fur, de Loudéac (Côtes d'Armor) propose un amendement modifiant la Constitution pour que la ratification de la Charte européenne des langues minoritaires soit possible (elle a été signée par Jospin en 1998 et jamais ratifiée par le Parlement car la Constitution ne reconnaît qu'un seule langue officielle en France. Voici ce qu'en dit l'Agence Bretagne Presse : 

"Le député Marc Le Fur va proposer un amendement pour modifier la Constitution afin que la France puisse ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires : Marc Le Fur, député des Côtes-d'Armor (Lamballe - Loudéac), déposera le 14 janvier 2008 à l'occasion du vote sur le traité constitutionnel, un amendement pour modifier la Constitution afin que la France puisse ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Mar Le Fur avait deja proposé de modifier la constitution en janvier 2005 et en décembre 2006. La dernière tentative n'avait échoué que de 7 voix. (...). Le vote aura lieu au plus tard en fin de journée mercredi 15 janvier."

http://agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=9250 

03/12/2007

Absence de politique linguistique : avant le Pays d'Auray, il y avait eu celui de Lorient !

En décembre 2006, l'Union démocratique bretonne diffusait ce communiqué sur le contrat de pays signé entre le pays de Lorient et la communauté de communes de Lorient; surprenant, comme à Auray, la priorité "langue bretonne" établie par le conseil régional, a été oubliée...

"Le Conseil de Cap L’Orient vient de voter l’approbation de son contrat de pays le liant avec la Région. Cette procédure résulte de la nouvelle manière de penser la politique territoriale proposée par Jean-Yves Le Drian.
        En effet, et c’est heureux, il est convenu désormais que la Région soutienne les territoires d’après une stratégie commune de la Bretagne administrative. Cette stratégie est déclinée en dix axes thématiques.
     La Communauté d’Agglomération s’est portée candidate sur 7 d’entre eux, avec des projets porteurs de sens en termes d’emplois, de développement économique ou de projets culturels.
 C’est pourquoi Yann SYZ, conseiller communautaire membre de l’U.D.B., l’a voté.
     Toutefois, à l'instar de la section UDB du Pays de Lorient Quimperlé, monsieur Syz a néanmoins regretté l’absence de proposition de Cap L’Orient sur deux des axes privilégiés par la Région.
 La Politique agricole :
 L’absence de projet en matière agricole est regrettable car la gestion du lien entre les activités rurales et urbaines (entre les champs et les Villes) est une question cruciale pour l’équilibre de notre territoire.. Il en va de la préservation des emplois agricoles et de la protection des cours d’eau.
 La politique linguistique :
    Aussi surprenante est l’absence de projet en matière de politique linguistique. L’intérêt de la population pour la langue bretonne est aujourd’hui une évidence. La création de classes bilingues à LORIENT ou QUEVEN, cette année, en témoigne, comme la signature de la charte Ya d’ar Brezhoneg par les communes de LORIENT, LANESTER, PLOEMEUR et PLOUAY. Il est donc regrettable que le Pays de Lorient ne se saisisse pas de la proposition d’aide financière du président du conseil régional en la matière.
     Il reste un espoir puisqu’une partie de l’enveloppe régionale est destinée à financer des projets supplémentaires jusqu’en 2009 : la création d’un véritable centre de ressources en matière linguistique et musicologique bretonne et celtique est une proposition qui existe à Lorient depuis plusieurs années. L’U.D.B. fera tout pour que ce projet aboutisse, en la défendant au sein des instances où elle est représentée, notamment au Bureau Municipal de LORIENT.
     Monsieur Lisardo Lombardia, nouveau directeur du Festival Interceltique, a d’ailleurs, ce week-end, évoqué un projet reprenant en partie cette idée.
     Le centre de ressource breton et celtique doit s’intégrer au sein du projet culturel sur la zone Gabriel-Pérystile . Appuyé sur le pôle image et la présence de films en Bretagne, ce dispositif permettrait de renforcer la dynamique portée depuis de nombreuses années par les acteurs associatifs (FIL, Emglev Bro an Oriant).
 Ainsi Lorient capitaliserait tout au long de l’année ce qui fait son rayonnement international du mois d’août."

UDB
 


29/11/2007

Pays d'Auray : quelle politique linguistique ?

Kemenadenn a berzh Kevrenn Sten Kidna an Alré/Communiqué du Cercle Sten Kidna d'Auray :

"Le président du conseil régional de Bretagne est venu signer, lundi 19 novembre, un contrat de pays avec les cinq communautés de communes du pays d’Auray et avec le syndicat mixte pour la période 2006-2012. L’association Kerlenn Sten Kidna s’étonne de l’absence totale de projet autour de la langue bretonne dans ce contrat. Petit rappel historique : en décembre 2004 le conseil régional vote une déclaration à l’unanimité reconnaissant officiellement le breton et le gallo comme "langues de Bretagne".

Puis le Conseil régional de Bretagne a fixé dix priorités pour les contrats de pays. La neuvième priorité s’intitule “Pour une véritable politique linguistique” en faveur du breton et du gallo. Cette priorité est ainsi définie : “Permettre à chaque Breton qui le souhaite d’apprendre, d’écouter et de parler le breton; assurer le maintien et la transmission familiale du breton populaire”; plus loin “favoriser la présence de la langue bretonne dans les différents champs de la vie sociale et publique en bretagne” et, plus loin encore : “L’encouragement de la pratique de la langue dans la vie sociale et publique et les médias (...) et l’encouragement à la création culturelle en breton et en gallo”. Etc.

Notre association dispense dix cours de breton en pays d’Auray, chaque semaine, et assure de nombreuses animations durant l’année. Elle édite une revue bilingue, An Dasson. Elle est, en effectif, parmi les premières écoles du soir de breton (derrière Rennes, Nantes, Brest...) : 110 étudiants en 2006-2007. De 2002 à 2007 Sten Kidna a bénéficié d’un emploi-jeune financé à 80% par l’Etat (et 20% par nous-mêmes). Fin 2006 , voyant la fin de l’aide publique arriver, nous avons sollicité le soutien des élus locaux, départementaux et régionaux pour trouver des subventions pouvant remplacer l’aide de l’Etat, tout en essayant d’augmenter nos ressources propres. Si les élus locaux vers lesquels nous nous sommes tournés nous ont toujours écouté, s'ils ont toujours relevé la qualité et le sérieux de notre action, ils se sont également toujours contentés de nous renvoyer vers d'autres élus. Résultat, fin août 2007, nous avons dû licencier notre salarié.

Pour l’année 2007-2008, l’ensemble des cours et activités est assuré par les bénévoles de Sten Kidna. Cela démontre le dynamisme de notre association mais également l’absence de politique linguistique en faveur de la langue bretonne en pays d’Auray. Car nous ne pouvons faire face à toutes les demandes ni réaliser tout ce que la situation exige. En effet, nous sommes à une période délicate pour la langue bretonne. Les générations de bretonnants de langue maternelle disparaissent (ce sont des personnes de 60, 70, 80 ans aujourd’hui dont, rappelons-le, certaines parlaient uniquement breton avant d’aller à l’école).

De nouvelles générations apparaissent grâce aux écoles bilingues. Un travail important de mise en relation, d’animation et de collectage est à faire. Des bénévoles peuvent en réaliser une partie : l’association Kerlenn Sten Kidna l’a prouvé encore en réunissant 600 personnes, dont 500 enfants et adolescents, pour la journée de la langue bretonne, dans le cadre de Bro Alré Gouil Bamdé (26/10). Idem le 9 novembre pour la première “Sketchnoz” (200 participants). Mais nous, les bénévoles, ne pouvons pas tout : nous avons dû ainsi arrêter le collectage de mémoire, réduire notre service de prêt d'enregistrements...

L’avenir de la langue bretonne en pays d’Auray dépend aussi de la volonté politique des élus locaux, départementaux et régionaux. Notre association constate avec déception l’absence de prise en compte de la langue bretonne dans le contrat signé entre le pays d'Auray et la région. 4,6 millions d’euros attribués par la région sur six ans et pas un “blank”, pas un sou, pour la langue et la culture bretonnes alors même qu’elles apparaissent de plus en plus comme des atouts économiques.

Il est grand temps que les élus, du pays d’Auray, et d’ailleurs, prennent conscience que le sauvetage de la langue bretonne mérite une politique digne de ce nom, et des moyens. En ce qui nous concerne, le Cercle culturel alréen Sten Kidna - Komzomp asampl, est prêt à travailler en ce sens avec eux, de manière constructive. Nous tenons cependant à leur rappeler que ce n'est pas seulement avec des paroles, fussent-elles élogieuses, qu'on édifie sa maison et que le dicton du maçon reste toujours d'actualité : «Bihanoc'h a gomzoù, muiikoc'h a daoloù» (Moins de paroles et davantage d'actes)."
 
Kerlenn Sten Kidna An Alre - Komzomp Asampl, 8 rue Joseph Rollo, 56400 An Alré/Auray.

11/11/2007

Education : disparités internationales

Extrait de la dernière livraison du Cahier pédagogique, concernant l'nvestissement des Etats dans l'éducation :

"Aucun pays réellement désireux d'atteindre les objectifs de l'Éducation pour tous ne devrait voir son action entravée par le manque de ressources". C'est ce que la Communauté internationale a promis en 2000 lors du Forum mondial sur l'éducation. Sept ans plus tard, le Recueil de données mondiales sur l'éducation de l'Unesco montre que l'effort éducatif se heurte souvent sur le manque de ressources.

Le Recueil met en évidence les énormes inégalités dans l'investissement éducatif. Ainsi alors que les pays développés consacrent plus de 5% de leur Produit intérieur brut à l'éducation, les pays d'Asie centrale et orientale dépensent moins de 3%. " Les gouvernements consacrant beaucoup d'argent à l'éducation y affectent huit à vingt fois plus d'argent, en termes relatifs, que les pays qui investissent le moins dans ce secteur.

Guinée Equatoriale : 0,6 % des dépenses publiques
Onze pays affichent ainsi des dépenses publiques en éducation qui ne dépassent pas 2 % du PIB. Il s'agit, pour les États arabes, des Émirats arabes unis (1,3 %) et du Qatar (1,6 %), pour l'Asie de l'Est et le Pacifique, de l'Indonésie (0,9 %) et du Cambodge (1,9 %), de la République dominicaine (1,8 %) et des Bermudes (1,9 %) pour les Caraïbes et enfin, de la Guinée équatoriale (0,6 %), du Cameroun (1,8 %), de la Zambie (2,0 %), de la Gambie (2,0 %) et de la Guinée (2,0 %) pour l'Afrique subsaharienne" (celle-ci dépense en moyenne 4,5%).

A ces inégalités relatives s'ajoutent les écarts absolus. Qui sait par exemple que le budget de l'éducation français est supérieur aux dépenses d'éducation de tous les pays d'Afrique subsaharienne ? " C'est au Congo, en Guyane et à Sainte-Lucie que la situation est la plus dramatique. En termes réels, les dépenses d'éducation ont en effet diminué d'un tiers par rapport à 1999".

Erythrée : la moitié des enfants non scolarisés
Enfin le rapport montre les inégalités internes. Par exemple en Erythrée la moitié des enfants ne sont pas scolarisés et ne bénéficient pas de ces dépenses. En Inde la majorité des enfants a accès à l'enseignement primaire peu coûteux mais est exclue des niveaux supérieurs qui consomment un fort pourcentage des ressources."
Rapport Unesco
http://www.uis.unesco.org/template/pdf/ged/2007/GED2007_FR.pdf

06/11/2007

Australie/Aostralia : diaes e chom stad an Aborigened

ab16df80652b66b6e52188f4b02fba65.jpgAn Aborigened a oa e chom en Aostralia pell araok an Europeaned met ar vro-se, an douar-bras-se kentoc'h, a zo bet aloubet penn da benn hag an aborigened a zo bet lakaet barzh parkoù... En ugentved kantved ar vugale oa bet dispartiet ag o zud da vout roet da familhoù gwenn evit deskiñ saozneg... An traoù a chanch, neoazh : hiriv an deiz 10 % ag an douaroù a zo bet roet en dro d'an Aborigened da vout renet gete met an darempredoù get gouarnamant Kanberra a chom diaes. Bec'h a zo etre an Aborigened, a chom paour hag er maez ag ar gevredigezh, ha pennoù bras ar vro. Setu ar pezh a ziskouezh niverenn diwezhañ Courrier international (887 - 21/10/2007).

Les Aborigènes habitaient l'Australie bien avant les Européens mais ce pays, ce continent plutôt, a été envahi complètement et les Aborigènes ont été parqués... Aux XXe siècle, les enfants ont été séparés de leurs parents pour être confiés à des familles blanches et apprendre l'anglais... Les choses changent cependant : actuellement, 10 % des terres ont été rendues aux Aborigènes pour être gérées par eux, mais les relations continuent d'être difficiles avec le gouvernement de Canberra. Il y a de la tension entre les Aborigènes, qui demeurent pauvres et marginalisés, et les dirigeants du pays. C'est ce que montre le dernier numéro de Courrier International (887-21/10/2007).

Petites citations :
"A la fin du XVIIe siècle, il existait en Australie 250 langues aborigènes distinctes et environ 400 dialectes. Selon le docteur Amery, de l'Université d'Adelaide, il ne reste aujourd'hui que 17 langues, "dont la moitié ne surviront probablement pas à la prochaine décennie". (...) le linguiste explique que les budgets alloués à la préservation de ces langues ont été détournés au profit d'autres actions dans le Territoire du Nord".

"La culture des Aborigènes semblait simple, parce qu'ils ne possédaient pas grand-chose de concret. Mais en termes de richesses intangibles - langues, spiritualités et relations humaines - elle est d'un étonnant degré de complexité. Une complexité qui continue d'entraver les relations avec les dirigeants de facto de l'Australie" (Germaine Greer).

21/10/2007

Education : inégalité et ségrégation...

Je sais, c'est dimanche, il n'y a pas école, mais quelques considérations sur l'Education nationale française ne font pas de mal pour autant; elles sont livrés par le Café pédagogique :

"L'OCDE juge le système éducatif français trop inégalitaire : en progrès mais socialement injuste. C'est ainsi que l'on pourrait résumer l'analyse faite par l'Ocde sur le système éducatif français dans la publication "Regards sur l'éducation" de l'OCDE.

L'organisation montre les progrès accomplis en France : la proportion de titulaires d'un diplôme de fin de second cycle du secondaire est passée de 60 à 80%  si l'on compare les 25-34 ans aux 45-54 ans. Pour les diplômes du supérieur on est passé de 30 à 40%.

Pour autant le système a ses points faibles. Ainsi la France, avec l'Allemagne, l'Autriche et le Portugal, se distingue par la faible proportion de jeunes de milieu défavorisé qui suit des études supérieures. C'est aussi un des pays où l'écart est le plus fort  entre autochtones et descendants de l'immigration pour le niveau scolaire. Alors que certains pays de l'OCDE ne font aucune différence de niveau entre les jeunes (comme l'Australie ou le Canada), la France se distingue par un écart de 20 points  entre ces deux catégories. C'est aussi un des pays où les élèves ont le moins d'ambition scolaire.

Sur le terrain budgétaire, les chiffres de "Regards sur l'éducation" montrent que la France connaît une croissance plus lente de ses dépenses d'éducation que la plupart de ses voisins. En effet les salaires des enseignants  sont nettement inférieurs à la moyenne de l'Ocde,le ratio prof / élèves plus élevé.(...)".

La ségrégation ethnique, premier cancer de l'Ecole française ?
"Une étude plus fine, comme celle que G. Felouzis a mené dans l'académie de Bordeaux , aurait sans doute révélé que ces inégalités s'accompagnent d'une ségrégation marquée pour certaines communautés. A Bordeaux, il a mis en évidence la ségrégation montante entre les établissements de l'agglomération. 10% des établissements scolarisaient 40% des enfants d'origine maghrébine. "Certains collèges sont de vrais ghettos scolaires comme leur quartiers d'implantation". Les établissements les plus ségrégués scolarisent entre 3 et 5 fois plus d'élèves allochtones que la moyenne et entre 2 et 3 fois plus d'élèves socialement défavorisés. Ce qui amène Felouzis et Joëlle Perroton à affirmer , dans "Améliorer l'école, PUF 2006,  que "le critère le plus déterminant dans la mise à l'écart de certains élèves est le critère ethnique" et à parler de "véritables ghettos scolaires".

Or certains pays de l'OCDE ne produisent aucune différence de niveau entre les jeunes autochtones et allochtones (comme l'Australie ou le Canada). Ce dernier pays affiche également des résultats bien meilleurs pour l'ensemble des élèves que les notres. Ce qui montre que le lien entre immigration et baisse de niveau n'est pas une fatalité.

C'est dire que l'Education nationale a aussi sa part de responsabilité dans cette situation, même si la ségrégation urbaine joue un rôle essentiel. Parmi les facteurs identifiés, il y a d'abord le processus de nomination des enseignants qui poussent les moins expérimentés à intervenir dans ces établissements.  Les politiques d'établissement jouent aussi un rôle. "Elles construisent souvent des filières d'excellence qui sont centrées sur des critères scolaires mais qui de fait renforcent la ségrégation" expliquait G Felouzis dans un article donné au Café. Au-delà c'est toute la politique de soutien scolaire qui est à adapter à ces élèves, particulièrement la place faite à leur langue dans l'Ecole.

Source : Regards sur l'éducation 2007 et le café pédagogique - article de G. Felouzis dans le Café
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Page...

20/10/2007

Levr : Le littoral agressé

dc5ef4a7ae6c041aa9570cb31653ee6f.jpgN'eus ket pell zo m'eus baleet koste Sant-Filibert, ur gumun a zo e-tal ar mor, tost d'An Drinded. Ul lec'h bourrapl, e Bro Gwened, kreisteiz Breizh. Kaer eo get ar mor, an inizi Houad, Edig, Gerveur ha gourenez Kiberen a weler pa vez brav ha sklaer an amzer (alies-tre, kwa). An aod a zo chomet brav a drugarez da Mirva an aod (Conservatoire du littoral) hag en deus prenet ur bochad lec'hioù (traezhioù, koadoù...). Al lec'hioù-se a vez, bremañ, digor d'an holl evit mont da bourmen, da besketa war droad, da neuñvial, da zebriñ dirak ar mor... Ar baradoezh war an douar, me lâr deoc'h !

Mont a ran alies bras da Sant-Filibert, d'an hañv evit mont da neuñvial ha d'ar gouiañv da zistannañ... Met, n'eus ket pell neuze, m'eus baleet er gumun. Ha spontet awalc'h on bet. Er bleadeù 70 a oa bet savet e traezh Men er Beleg savadurioù bras,  hanter c'hant metr ag ar mor, e lec'h ma oa araok ur wern... Stanket oa bet ar wern. Kit pelloc'h, laboused ha houidi ! Gober traoù sort-se a vez difennet hiriv an deiz, eurus awalc'h. Ranndier evit ar re bitaod, ar re binvidik, a zo barzh ar savadurioù-se, hag a chom serret, didud kazimant unnek miz ar bloaz...

War lerc'h ne oa ket mui savet savadurioù bras met tier : tier partout hag e pep lec'h. 1.300 den a zo e chom e Sant-Filibert met ar gumun a zo ur chantier bras. Karterioù privez a zo bremañ, ur bochad, get pannelloù : "Difennet dont e barzh evit ar re n'int ket e chom amañ..." Degemerus. Aloubet eo er gumun get "eil tier", tier vakansoù kement d'en em c'houlenn ma chomo un nebeut tachennoù hep ti ebet... Ha geo, unan a chomo : ur "porzh sec'h" ("port à sec") savet pemp bloaz zo. Du-se e chom war an douar e-pad unnek miz bagoù ar re a lesk o zi didud ivez rak ne zeuont nemet durant ar vakansoù hañv... Ha c"hoazh... Tier vakansoù, porzh bagoù-vakansoù : Sant-Filibert (hag aodoù Morbihan geti) a za da vout ul lec'h evit ar vakansoù hañv. Ur sort "Breizhland". Hag an dud a zo e chom er vro ? Dezhe da vont pelloc'h da leskel an aod evit ar re bitaod, ar re o deus argant awalc'h evit preniñ tachennoù amañ ha sevel tier nemet evit o flijadur ha pas evit bout e chom e-barzh...

Sifroù, sifroù...
Setu sifroù ha statistikoù m'eus lennet barzh al levr-se, "Le littoral agressé", skrivet get daou gelenner a skol veur An Oriant, Yves Lebahy ha Ronan Le Délézir.  Hiriv an deiz, 60 % ag an dud a zo e chom e Arzhon (gourenez Sarhau) a zo tud a dri ugent vloaz pe muioc'h. Kentoc'h tudoù kozh evit bugale.

E broioù An Alré ha Gwened, nemet 45 % ag ar marc'had tier ha douar ("transactions immobilières") a vez bet graet get tud ar vro. Ha tost 25 % get tud enezenn Bro Frans (Ile-de-France).

E lec'hioù zo evel Damgan, tro dro 75 % ag an tier a zo tier vakansoù...

Er bloaz 2005 : 33.000 lojeriz a zo bet savet e Breizh (pevar departamant). 

E-pad pemp bloaz (bleadeù 2001-2005) priz an tier hag an douar n'eus kresket da 10 % bep bloaz... Ha talvoudegezh an tier ivez, evel rezon.

400.000 m2 a zo bet savet tier warne er bloaz 2003 er Morbihan; da lâred eo 11% ag an tachennoù bet savet tier warne e Frans a bezh ar bloaz-se.

- Le littoral agressé, Ed. Apogée, Diffusion Puf, 2006. 20 €.

En français : petites considérations sur la prolifération des maisons secondaires le long des côtes morbihannaises... La version française prochainement sur vôtre écran et quand j'aurai le temps !

15/10/2007

Gwirioù mab den/Droits de l'Homme : manifestadeg e Roazhon/manif' à Rennes

Disadorn 6 a viz Here, ur vanifestadeg a oa bet aozet e Roazhon e-tal ur greizenn nevez savet evit toull-bac'hiñ an estranjourion a c'houlenn bout degemeret e Frans. Fanny oa aet da vanifestiñ, setu ar vanifestadeg displeget geti. Unan a vo, war e seblant, bep miz. Le samedi 6 octobre dernier une manifestation a eu lieu devant le nouveau centre de rétention de Rennes pour les étrangers. Voici le témoignage de fanny sur cette manifestation qui devrait être mensuelle (en breton uniquement) :

"Kement a dud (etre 500 ha 600), kement a dud yaouank, deuet deus Angers, Montroulez, Breizh a-bezh ... evit difenn gwirioù an dud a zo kaset amañ e Roazhon, e-barzh ar greizenn nevez, nepell deus an aerborzh Sant Jakez a rae vat d'ar stourmerien kozh !
500 den, nebeut tre a bolitikerien, met ur bern tud yaouank, tud deuet evit diskouez fulor ar geodedourien a zo aet skuizh da welet al lezennoù da vezañ ken strizh, da lakaat bugale en toullbac'h.

E 2001, bro C'hall a nac'he ar statud repuiad (refugié) da 22 440 den, e 2005 da 60 000 den. E 2005, 1012 plas a oa e greizennoù "rétention" bro c'hall, e gwir 28 200 den a zo bet dalc'het enno. E 2007, chom a reont ur mizvezh er greizenn a-raok bezañ skarzhet deus o pro, hep bezañ kelaouet en a-raok. N'eus ket muioc'h a dud dibaper an deiz a-hiziv : al lezenn a ra bemdez tud dibaper nevez, ha koulskoude ar "solde migratoire" zo war an digresk.  Evit a re a zo dimezet gant ur gwreg pe ur gwaz gall, ret eo dezho gortoz tri bloavezh a-raok bezañ Gall d'o zro (gant Chevenement, ur bloavezh, daou pa oa Sarkozy ministr an Diabarzh, ha tri bloavezh e 2006).

Disadorn, dindan klouarder an heol penn kentañ an diskar amzer, veze gwelet kalzig a dud o kemer ar gomz, o klask stummañ ar re all, tud all oa o klask mont e darempred gant an 60 CRs a oa a-dreñv ar porrastel "anti-émeutes". Sonerezh, tabutoù, graffoù farsus, tud o vont da gejañ gant kliented salons park an diskouezadegoù : "Itron, graet eo bet an test ADN d'o oto ? N'o ket bet mat, ret e deoc'h tostaat ha mont d'ar greizenn gaer a zo bet savet, 500 metr deus park ar c'hirri-mañ ...." a zikoueze ar spered mat a oa gant ar strollad.

100 CRS...
Met prest e oa 100 CRS da zont evit adlakaat an urzh dirak ar greizenn. Da 8 eur noz (evit bezañ dieubet evit ar match da 9 eur, rugbi Bro C'hall/Breizh Veur ? ) e oa ar CRS o tostaat. Aze eo bet diaesoc'h d'ar c'hennurzhiañ Roazhon sioulaat an holl ha mont kuit buan, giz e oa bet lavaret e penn kentañ ar vanifestadeg. Tud a zo chomet azezet war ar straed, hag aze, e 5 mn o deus ar CRS kendalc'het da vale o tougen ar re azezet, o reiñ diouzhtu taolioù skourgez, ha bombezennoù lacrymogène o trubuliat pep tra. Dre chañs, goude bezañ graet tro ar vourc'h (100 CRS a-dreñv 100 manifester) ne oa ket  bet a daol fall, den ebet kaset d'an ospital, den ebet lakaet en toull evit an noz...

Kenderc'hel a ra stourm an dud a youl-vat. Bemdez tud ESF (education sans frontières) a ya da welout an dud er greizenn Roazhon (60 a zo, koubladoù, tud o-unan, familhoù). Bemdez e Breizh hag e lec'h all e :-) vez gwelet tud o skoazell ar vugale hag ar re yaouank o deus ar gwir da vezañ skoliataet amañ er bro C'hall. Alain Menjadeu e Kemperle a chomo e Breizh. Kirriegezh pep hini ac'hanomp eo : diwall ouzh ar c'hresk  strizh ar spered a zo hiziv an deiz er vro-mañ ..."

Fanny Chauffin

12/10/2007

Mélenchonneries (suite)

Le propos de Jean-Luc Mélenchon sur la Breiz Touch, la langue bretonne, etc, ont été largement commentés, notamment de manière intéressante sur ce site internet (trugarez Alwenn) :

http://embruns.net/carnet/actus-et-opinions/breizh-atao-1...

09/10/2007

Guevara : "Chenavo", Che !

1175407ed2e3a99e991379c2817491e1.jpgMarv eo Che Guevara d'an 9 a viz Gouel Mikael (Here) 1967, daou ugent vloaz zo : setu ar pezh a skriven a ziar e benn e 2004/Che Guevara est mort le 9 octobre 1967, il y a quarante ans exactement. Voici une note écrite il y a trois ans sur lui, elle ne semble pas avoir eu de version en français, un résumé est en fin de texte...

"Ni zo ni, e Bro Gwened, er vro “Tche,Tche”. “N’eo chet mat” a zistagomp-ni tra ma vez laret “n’eo ket mat” get brezhonegerion all a Vreizh Izel. Ha setu ni, Gwenedourien, deuet da vout ar re “Tche, tche”. Ya, met ur pouez mouezh, un aksent brav hon eus-ni, kani ar c’hreistez... Ha mechal ma n'eus ket un dra gwelloc'h evit komz brezhoneg : komz gwenedeg, pe tregerieg,  pe kerneweg, pe leoneg... Da lâret eo un brezhoneg get liv ur vro, ha pas re sterilizet.

Met ur vro all a vez graet ivez anezhi bro ar re  “Tche, tche”. Ha nend eo anezhi nag e Breizh, nag e Frañs. Deomp da gostez Amerika ar Sud. Tud Arc’hantina a lâr ivez bepred “tche” e penn kentañ o frasennoù. Ar pobloù all ag Amerika ar Su a ra goap doc’h an Arc’hantiniz a-gaoz d’an dra se, un tammig evel e Breizh e vez graet goap d'ar Gwenedourion. Hag a gres ar feson-se da gomz ul lesanv (moranv) zo deuet da vout brudet er bed a-bezh : "Che", lesanv roet da Ernesto Guevara. Ma ne oa ket Gwenedour anezhañ ‘vel-se oa bet lesanvet atav get ar Gubaniz a pa oa deuet da sikour gete ober an dispac’h kement-se abalamour d’e vodell da grog rac’h e frazennoù get “Tche”.

Carnet de route
E 2004 ur film oa bet lakaet er-maez a ziàr-benn yaouankiz Che Guevara. «“Carnet de route” e vez graet ag ar film se. Ennañ e wellomp ar veaj kentañ graet dre Amerika ar Sud e 1952 get Ernesto, medisinour yaouank d’ar c’houlz-se, hag ur mignon dezhañ. Ober a rezont hent àr o moto kehet ha ma en doa padet ha harzhet o marc’h; goude-se o doa dalc’het da vonet war-droad. Hag ‘vel-se o doa bet an tu da welet ur bern traoù dreist pep-tra pemdez ar re a yae dalc’hmat war-droad: ar re baour, al labourision-douar, hag an Indianed ag Amerika ar Sud... Sonjoù politikel a zeu e penn Ernesto Guevara é welet buhez ar re baour...
Ar film zo brav ha bourrapl bras. Reiñ a ra da weled ur paotr yaouank karadek ha jenerus met n’eo ket nemet ur film, ne ziskouez ket razh ar wirionez.

Demokratelezh ebet
Goude ar veaj-se en deus graet Ernesto Guevara unan arall betek Mec’hiko. Du hont en deus en em gavet get Kubaniz repuet eno; unan ag ar re-se a oa Fidel Castro. Hag ar lerc'h ar “Che” Guevara zo deuet da vout ur penn bras ag an dispac’h e Kuba. Guevara e-unan en deus lazhet tud e-pad ar brezel ; lod-all a zo bet lakaet d’ar marv getañ ha get e soudarded, fuzuilhet hep bout bet barnet. Pell ag an demokratelezh oa sonjoù politikel Che Guevara. N’eus ket bet a votadegoù e Bro Kuba, da skouer, goude an dispac’h. Ar c'hazetennoù a zo bet lakaet dindan gwask ar galloud; n'eus nemet ur strollad politikel; ar sindikadoù n'int ket libr hag an dud n'o deus ket ar gwir da sevel kevrediegezhioù; tud a zo toull bac'het a gaoz d'o mennozhioù...

Guevara ‘zo bet lakaet da vinistr ur wezh bountet er maez an diktatour Batista, e 1959. Neoazh ne oa ket en e soñj chom e Kuba, met kentoc’h c’hwezhiñ tan an dispac’h er-maez ag an enezenn ha stourm ‘vel-se doc’h ar c’hapitalism. Ur wezh aet kuit a Guba, e 1965, e yeas Che Guevara da Gongo evit sevel brezel diabarzh du-hont. Afochet e draoù getañ : ne grogas ket tan ar freuz e Kongo. Klask a reas goude ober ar memp tra e Arc'hantina met hep monet di doc’htu : kollet c’hoazh, ha lazhet get an arme ar re o doa savet ar guerilla. Ha da Volivia da achuiñ. Eno e oa bet lazhet e 1967 get soudarded a Volivia hag ar CIA...

"Chenavo" Che !
Abaoe ar mare se, 40 vloaz zo, emañ daet Che Guevara da vout ur sort mojenn evit ur bern tud er bed a bezh. Ur sort Zorro a sikoure a re baour, un «tad dispac’hour»... Brav a-walc’h, met penaos e vehe deomp disoñjal penaos penn aheurtet eo bet an den-se, pegen kriz eo bet a pa venne bountiñ en toull an holl re na oant ket ar memp soñj getañ ! … Setu-ni pell ag ar vojenn… romantel ! Gras deomp, Gwenederion, pas bout maget an Tche en hor-mesk ! Soñjit ‘ta : e vehe bet daet dezhañ krogiñ get e vrezel a-enep ar c’hapitalism e Bro Wened, dre-mañ, e-kostez koadeier Kamorzh pe Kistinig. Waioù ! Waioù ! Ma zud paour ! …
Hasta siempre paotr, “Chenavo” deoc’h.
Ha bevet an dispac’h difeulz, didaer : bizkoazh “che”mend all !

Christian Le Meut (sikouret get ur mignon evit ar brezhoneg met ne faota ket dezhan bout merchet)

Résumé en français : Che Guevara est mort il y a quarante et il fait l'objet depuis d'une adulation romantique largement exagérée. Le personnage historique a des aspects sympathiques, comme sa contestation de l'impérialisme étasunien que suivra sa contestation de l'impérialisme soviétique, mais il a aussi sa part sombre. Pendant la guerre contre la dictature, la colonne que dirigeait Guevara a procédé à des exécutions sommaires. Une fois la dictature vaincue, la révolution cubaine n'a pas instauré un régime démocratique, loin de là. Puis les tentatives de Guevara d'exporter la révolution ailleurs, en Afrique et en Amérique latine, ont échoué, notamment à cause d'erreurs par le "Che" lui-même.

05/10/2007

Breizh Touch : Mélenchon s'en mêle

Yves, dans le commentaire posté aujourd'hui, fait état d'une note du sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon sur son blog, concernant la Breizh touch (il reprend un article de Françoise Morvan paru dans Libération). Il y est question d'une "pseudo langue bretonne". Pour vous faire votre opinion par vous-même : 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/article/blogview/271/1/1

30/09/2007

Médicaments : comment labos et médecins creusent le trou de la sécu...

Voici un communiqué de la confédération Que Choisir ? du 25/09/2007 intitulé : "Prescription des médicaments les labos et les médecins minent les comptes de la Sécu !" (dossier dans le numéro d'octobre de la revue) :

"Au terme d'une longue analyse, l'UFC-Que Choisir a réussi à retracer, très finement, l'évolution des dépenses de médicaments par classe thérapeutique depuis 2002. Les premiers résultats montrent l'existence d'un immense gâchis qui résulte de prescriptions médicales manifestement irrationnelles.

- Dans la classe des "IPP" (problèmes gastro-oesophagiens), dès 2001, les laboratoires ont contourné l'arrivée des génériques en 2002 en incitant les médecins de ville à prescrire un nouveau médicament (l'Inexium) dont les ventes se sont fortement accélérées. Or, ce médicament non génériquable, non innovant et pas plus efficace, est en revanche plus coûteux pour la collectivité. Gâchis : 303 millions d' euro entre 2002 et 2006.

- Dans la classe des "AINS" (problèmes d'arthrose), les médecins ont préféré prescrire en masse l'ART 50 alors même que son efficacité est jugée inférieure à d'autres médicaments pourtant plus efficaces et moins coûteux pour la collectivité. Gâchis : 222 millions d' euro entre 2002 et 2006.

- Dans les classes « Sartans » et « IEC » (problèmes d'hypertension), la prescription est doublement irrationnelle : les dépenses progressent de 54 % entre 2002 et 2006 alors que rien n'indique une augmentation de la population cible, ou une meilleure prise en charge des malades. Enfin, les médecins ont préféré prescrire les « Sartans » au détriment des « IEC » alors même qu'ils sont, selon deux études de référence, moins efficaces et plus coûteux pour la collectivité. Gâchis : 125 millions d' euro entre 2002 et 2006.

Entre 2002 et 2006, sur seulement trois classes thérapeutiques, soit 14 % des prescriptions annuelles, ce gâchis aura coûté au minimum 650 millions d' euro à la Sécurité Sociale !

L'emprise quasi exclusive des laboratoires pharmaceutiques sur les médecins de ville est un secret de polichinelle. Les médecins ont perdu le contrôle de la prescription. Cette démission est aujourd'hui payée cash par tous les usagers du système de santé. L'information produite par les autorités de santé en direction des médecins ne leur parvient pas. Logiquement, les laboratoires pharmaceutiques ont, notamment par leurs visiteurs médicaux, façonné l'information des médecins. Cet état de fait doit être corrigé.

C'est pourquoi, l'UFC-Que Choisir propose la création d'un corps de 1.700 visiteurs médicaux (en remplacement des délégués de l'assurance maladie) sous la responsabilité de la Haute Autorité de Santé et financés pour moitié par les laboratoires.

Tant qu'aucune mesure ne sera prise pour stopper ces gâchis, l'UFC-Que Choisir estime qu'il serait inéquitable et injuste d'envisager des mesures supportées par les usagers de notre système de soins."