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19/05/2007

Eurodisneyglandes...

Je le confesse publiquement, je suis allé une fois à Eurodisneyland. Une vraie aventure. Déjà, faire la queue dans la foule et payer 40 euros pour entrer, c’est une épreuve. Ensuite suivre la foule, sans comprendre comment ça marche, et refaire la queue encore parce que vous n’avez pas bien tout compris... L’avantage des queues à Disneyland, c’est qu’elles bougent. Elles paraissent très longues mais, une fois dedans, vous ne restez pas sur place, vous avancez. Et vous vous rendez compte que la queue se prolonge à l’intérieur du bâtiment dans lequel a lieu l’animation choisie ! Elle est donc deux fois plus longue que ce que vous pensiez. Entre trente, quarante, cinquante minutes d’attente... La première fois, je n’ai pas bien compris le piège qui m’attendait. Il s’agissait d’aller dans le “space mountain”, une attraction qui reconstitue un voyage dans l’espace... J’ai donc suivi et me suis trouvé sur une espèce de montagne russe, propulsé dans le noir, la tête en bas, secoué dans tous les sens. En sortant, j’avais envie de vomir. Ça vaut le coup de payer 40 euros pour ça !

Malbouffe...
Mais je ne suis pas fait avoir deux fois avec ce type de montagnes russes. Comme je ne voulais pas en tester une deuxième, mes compagnons m’ont chargé d’aller chercher des sandwiches, histoire de ne pas perdre trop de temps dans un restaurant et de payer moins cher... J’ai donc fait... la queue devant une boutique en forme de chariot de western pour acheter des hots dogs, car il n’y avait pas de sandwiches. Deux tranches de pain brioché sucré (oui oui, sucré), et une saucisse industrielle. Le tout pour quatre euros 70 centimes, soit trente francs le hot dog quand même. De quoi mettre un peu de mauvaise humeur. Mes tendances donaldiennes (grincheuses) sont remontées à la surface. Il y avait des restaurants, à peine plus chers en fait, et nous sommes allés boire un coup dans l’un deux, de style mexicain. Là, quasiment tous les serveurs étaient de jeunes gens, blancs, mais, jetant un coup d’oeil sur les cuisines, j’ai pu voir que tous les cuisiniers étaient noirs... Par contre, le jeune chef d’équipe était blanc et il était justement en train d’adresser un reproche au seul serveur... noir. C’est aussi ça, le monde merveilleux de Disney.

... Et jolis décors de carton pâte
Pendant toute la journée, nous nous sommes promenés ainsi. Et il est vrai que les décors sont beaux : le village du far west, la ville des mille et une nuits, le château de la Belle au boit dormant, l’île aux pirates, la maison hantée... Tout cela est très beau et les prouesses techniques sont parfois surprenantes, mais l’absence de comédiens m’a surpris. Toutes les scènes sont reconstituées avec des automates. Très réalistes, il est vrai, mais des automates quand même... Dans les rues, pas de cow-boys à cheval, pas d’Indiens, juste quelques balayeurs. Pas un Mickey ni un Donald pour vous serrer la pince. Vous imaginez ça ? Faire mille kilomètres, payer cher, bouffer de la merde, et ne même pas pouvoir serrer la paluche à Donald, mon héro d’enfance : quelle déception !

Ah si, nous avons bien vu Blanche Neige mais sans les sept nains, cela aurait sans doute fait trop de personnel à payer d’un coup. Non, Blanche Neige est venue avec son prince, tout comme Cendrillon (à moins que ce ne fut la Belle au bois dormant), et quelques couples de danseurs. Et encore, ils ne sont pas arrivés sur un carrosse ou une citrouille géante, mais à pied. Et la foule de les suivre dans la nuit, dans une cohue à se perdre (et à perdre les enfants), pour mal voir huit couples danser une valse sur une musique niaise.

Des automates
Pendant ce temps, la fée clochette nous faisait coucou depuis la tour du château de la Belle au bois dormant... J’attendais un feu d’artifice. Rien. Pas un acteur, seize danseurs plus la fée Clochette montée se geler en haut du château en guise de grande parade, pas de feu d’artifice : le compte n’y était pas. Mais entretenir des automates est certainement meilleur marché que payer du personnel. Les automates ne se plaignent pas de leurs conditions de travail, ne prennent pas de vacances, ne font pas grève et et ne vont pas aux toilettes. Oui, mais les automates ne sont pas des êtres vivants. Et c’est cela, Eurodisneyland, au bout du compte : un endroit beau à voir, “magique” peut-être, pour les enfants, mais pas vivant. Et inquiétant, finalement, au bout du compte...

Allez, salut Mickey ! Et à jamais !

Christian Le Meut 

18/05/2007

Eurodisneyglandes...

Emañ ret eo diñ en em gofesaat : en Eurodisneyland on bet ur wezh. Hag un avantur eo bet, me lavar deoc’h. Dija, paeañ : daou ugent euro evit un den, n’eo ket netra. Hag al lerc’h, gortoz : gortoz pell (met pas gortoz gwell), evit mont e barzh ar c’hoarioù bras staliet er park. An hini kentañ hon eus dibabet oa ar “Space mountain” evit “mont d’al loar”, sanset. Gortozet hon eus un hanter euriad memestra evit bout asezeet e barzh kirri bihan. Ha setu ni, hejet d’un tu ha d’un tu all, ha me, hanter c’hlañv e fin ar c’hoari, tost da reboursiñ. Daou ugent euro evit bout klañv, nag ur blijadur !

A-dreñv ar c'hlinkadur

Goude se, lesket m’eus ar re all mont da c’hoarioù all evel-se ha me, da bourmen trankiloc’h. Goulennet oa bet diñ klask boued. Un avantur all. Baraed pok ha pok (sandwiched e vez laret ivez e brezhoneg) a oa ret diñ kavout. Ya, met ne vez ket gwerzhet sandwich ebed e Eurodisneyland, nemet hot dogoù ! Un tamm bara sukred, briochet, get ur silzig, ur saosis oranjez chimik e barzh : pevar euro ha tri ugent santim unan. Da lâret eo, tost tregont lur, memestra evit un hot dog brein ! Ha gortozet m’eus pempzek munutenn c’hoazh evit prenañ ar boued breiñ-se : imored fall on bet memestra...

Pretier zo ha n’int ket gwall kaeroc’h ben ar fin. Aet omp da wellet e barzh ur preti savet evel e Meksiko, da evañ ur banne tomm kar yenn oa an amzer ur sort. Ar re a servije an ostizion oa kentoc’h tud yaouank gwenn o c’hroc’henn... Met taolet m’eus ur sell er gegin e lec’h ma ne oa ket nemet tud du e labourat... Maouezed du oa e labourat ivez er sal, da netaat an taolennoù, met penn bras ar stal oa ur paotr yaouank gwenn... Mod-se eman, e bed burzhudus Disney !

Klinkadur brav...
Baleet hon eus e-pad un devezh ha, gwir eo lâret, traoù brav zo. Gwellet hon eus kastell ar “Belle au bois dormant”, enezenn ar birated, ur geriadenn ag Afrika, ur straed ag ar far west... Met souezhet oan bet memestra kar m’eus ket gwellet kazimant aktour ebet. Nemet otomated zo en o flas. M’eus ket gwellet na Mickey, na Donald, na Minnie e pourmen er straedoù : den ebet. Ar re nemete m’eus gwelet oa “Blanche neige” (met hep ar seizh korrigan, re ger eo paeañ ar re se, marteze !), hag ar Belle au bois dormant (pe Cendrillon, n’on ket sur) e tansal get o frinsed...

... Met Donald ebet 
C’hwec’hzek dansour 'meus kontet, pas unan muioc’h ! Hag oc’hpenn-se, n’int ket arruet barzh ur c’harros brav, na barzh ur sitrouillenn vras, met e kerzhet... Hag ar ar vras hag ar re vunut da redek war o lec’h evit gwelout an arvest dister-se ha klevout sonerezh nul... E-pad an amzer-se, ar “fée Clochette”, oa e lein ar c’hastell, hon saludiñ... Dipited on bet ur sort : mont da Eurodisneyland hep reiñ un dornad da zDonald, ma mignon bras pa oan krouadur, nag ur spont !

Met gwir eo : otomated zo marc’hadmatoc’h evit aktourien gwir. Ne vanifestent ket, ne glemment ket, ne reont ket harzoù labour ha ne z’eont ket da gac'had ur wezh an amzer. Ya, met n’int ket bev. Hag an dra se eo, Eurodisneyland, ul lec’h brav da welet, “burzhudus” sanset, met nehansus, a-benn ar fin... Ciao Mickey ! Da viruiken !

Christian Le Meut

28/04/2007

L'énigme du gendarme qui lisait Le Monde

Quand j’étais enfant, j’habitais dans une gendarmerie. Oui, une gendarmerie car je suis fils de gendarme. Et l’on est prié de ne pas rigoler et de ne pas médire, mar plij geneoc’h, car j’ai pu voir à quel point les gendarmes sont des gens de qualité... Voir d’un niveau d’éducation supérieure. Figurez-vous que j’ai connu un gendarme qui lisait Le Monde ! Si si. Et pas Le Monde d’aujourd’hui avec les dessins de Plantu, de Pancho, les photos, et tout et tout. Non, Le Monde d’il y a trente ans, sans dessins, ni photo, austère de bout en bout.  Un gendarme qui lit Le Monde, ça vous en bouche un coin, hein ?

Un jour,  un jeune gendarme arriva à la gendarmerie. Celui-là était bien vu d’avance par la hiérarchie car il était jeune et diplômé. Je ne sais plus très bien quel diplôme il avait mais la rumeur courut rapidement dans la brigade : le nouveau gendarme lit Le Monde; ça alors ! Il recevait chaque jour Le Monde à la brigade, à la vue et au su de tous, puisque les familles de gendarmes habitent ensemble. Les autres gendarmes et leurs épouses lisaient soit Ouest-France, Le Télégramme ou La Liberté du Morbihan, quotidien local du soir qui existait encore à l’époque.  Ou rien du tout... Mais Le Monde... Moi, à l’époque, du haut de mes 10-12 ans, j’en étais au Journal de Mickey.

Rapidement cependant  le doute s’instaura dans l’esprit de certains gendarmes, et surtout dans celui de certaines épouses à l’esprit  - et la langue  - particulièrement affûtés, qui avaient du mal à croire que le nouveau venu fût lecteur du Monde malgré les affirmations de madame qui s’était empressée de dire à la cantonnade : “Mon mari lit Le Monde” ...

Ou alors c’était madame qui lisait Le Monde, mais cela paraissait tout aussi incroyable.

Le goût de la fête
Les gendarmes vivent donc en brigades où les familles cohabitent, plus ou moins bien. L’ambiance peut être excellente comme elle peut être détestable. J’ai, en ce qui me concerne, plutôt de bons souvenirs car nous étions une bande de gamins, toujours à jouer ensemble dans le grand jardin, dans la grande cour, dans les bâtiments et les prisons désaffectés, plein d’endroits où dépenser notre énergie. Nos parents s’entendaient plutôt bien et une ambiance sympathique régnait dans nôtre brigade.

Mais vous savez bien comment sont les enfants. Toujours à fouiner, à ouvrir les placards défendus, à aller voir là où l’on ne les attend pas. Nous avions à la brigade une grande cave, sous le bâtiment principal. Chaque famille y avait sa cave et il y avait aussi une grande salle qui servait de salle des fêtes, en quelque sorte. A Noël, les enfants y recevaient des cadeaux; au Nouvel-an, parents et enfants y mangeaient ensemble pour des repas qui pouvaient durer fort tard. Au cours de l’année on trouvait d’autres occasions de se retrouver; on aimait bien faire la fête.

A tel point qu’un soir nos plus proches voisins appelèrent pour se plaindre du bruit que nous faisions. On leur répondit que, s’ils n’étaient pas contents, ils pouvaient toujours appeler la police ! Quelle rigolade ! Mais les gendarmes de service restaient évidemment en état d’intervenir.

Un monde de trésors !
Cette grande cave, donc, abritait un grand coffre; et un jour il nous prit la curiosité à nous, enfants, d’ouvrir ce grand coffre pour voir quels trésors il renfermait. Et il en renfermait un monde, de trésors ! Le Monde entier ! Plein de numéros du Monde, bien pliés et emballés dans leurs bande de papier avec l’adresse de M. le gendarme qui recevait bien chaque jour Le Monde mais ne le lisait manifestement pas. Ni madame. C’est ainsi que, grâce aux enfants et à leur curiosité, l’énigme du gendarme qui ne lisait pas Le Monde mais voulait le faire croire, fut résolue.
Christian Le Meut

26/04/2007

Mister ar jañdarm a lenne Le Monde...

Pa oan krouadur e oan e chom barzh ur jañdarmeri, ya, rak mab ur jandarm on-me ! Neuze na lârit ket netra fall a-ziàr-benn ar jañdarmed mar plij geneoc’h; me ouia me penaos eo ar jañdarmed tud a galite, tud desket, pennoù bras, ha c’hoazh...

Just-awalc’h, un deiz ur jandarm nevez-flamm oa degouezhet e ti an archerion. Unan yaouank, unan diplomet, ya, diplomet, oc’hpenn. Ne ouian ket peseurt diplom oa bet tapet getañ met diplomet oa, sañset. Ha, gwelloc’h c’hoazh, an archer-se a lenne Le Monde, mar plij, ya, Le Monde. Ne oa ket un amiod, ur begeg, hennezh. N’eus nemet ar pennoù bras a lenne, hag a lenn Le Monde, razh an dud a ouia mat an dra-se.

Ar jañdarmed all hag o familhoù a lenne pe Ouest France, pe Le Télégramme, pe La Liberté du Morbihan (a veze embannet bemdez da noz c’hoazh d’ar c’houlz-se), pe... Le journal de Mickey evidon-me (daouzek vloaz e oan d’an termen-se)... Ha Le Monde a oa siriusoc’h c’hoazh evit hiriv, ya, kalz siriusoc’h : foto ebet, tresadenn Plantu ebet, nemet pennadoù skrid ha pennadoù skrid ur bern...Danvez da lenn, kwa.

Ya met goude un nebeut sizhunioù ar jañdarmed all, hag o maouezed (ar familhoù a zo e chom barzh ar memes lec’h, ar “brigade” evel ma larer) a gave drol memestra : “Penaos ‘ta, ar paotr-se a lenn Le Monde, n’eo ket kredapl ur sort !”. Ya, rak ar jandarm-se, daoust dezhañ bout diplomet, oa ganet ur sadorn da noz... Hag e hanter voutik, ne lâran ket. Ar vaouez-se a lâre d’ar maouezed all: “Man gwaz a lenn Le Monde”... Un dra oa sur : kaset e veze dezhañ Le Monde bemdez, rak ar gazetenn a errue barzh burev ar jandarmed... Ha ma paeit ker awalc’h da vout kaset deoc’h ur journal er gêr, n’eo ket evit gober brav, met evit lenn ar gazetenn-se. Nann ?

Bugale frioù furch 
Er jañdarmeri e oa ur strollad bugale a c’hoarie asambles barzh al liorzh bras, barzh ar porzh bras, barzh savadurioù kozh dilezet un tammig, barzh toulloù-bac’h kozh ivez ! Bugale, ha me en o mesk, en em chikane a-wezhoù, met bourrapl oa memestra. Ha c’hwi ouia mat penaos emañ an traoù get ar vugale : berped e vonet ha donet, berped e furchal hag e klask traoù kuzhet. Frioù-furch...

Un deiz e oamp barzh ar c’hav. Kavoù oa edan ti an archerion, unan evit pep familh hag ur sal vras e-lec’h ma veze graet gouelioù a wezhoù. Ya, gouelioù a veze graet get ar jañdarmed : da Nedeleg, da skouer, evit reiñ profoù d’ar vugale; met ivez da Galanna evit debriñ asambles. Begon ha trouz oa a-wezhoù geneomp an nozvezioù-se. Jañdarmed zo a chome hep eviñ, evel rezon... Ur wezh, an amezeion tostañ o doa pellgomzet deomp da glemm : re a drouz a oa graet geneomp, sañset ! “Ma n’oc’h ket kontant, pellgomzit d’ar polis" en doa reskontet ur jañdarm ! Nag ur c’hoarzhadenn !

Ar bed a-bezh !
Met boñ, setu ni,  ar vugale, e furchal barzh er c'hav, er sal vras e-lec’h ma oa ur c’houfr bras. Ha ni da zigoriñ ar c’houfr-se evit gwelet an teñzor a oa kuzhet e-barzh. Ha peseurt teñzor ? Ar Bed a-bezh. Ya, un bern Le Monde ! Ur sapre bern, chomet pleget ha serret edan o zalatennoù paper (bandes papiers e galleg) : ne oant ket bet digoret ! Na digoret, na lennet, evel rezon. Ar jañdarm hag e hanter voutik a oa koumanantet da Le Monde met n’er lennent ket ! Hag a-gres d’ar vugale, afer gevrinus ar jañdarm a lenne Le Monde a oa bet diskoulmet !

Christian Le Meut

18/04/2007

Alimentation : les avantages du bio

Selon le site internet de Que choisir (16/04), "Les premières études menées sur la qualité nutritionnelle des produits bio tendent à confirmer leur supériorité. Mais attention à la course au rendement !

Longtemps, la recherche sur la qualité nutritionnelle des produits bio a brillé par son absence. Petit à petit, des études sont publiées tendant à montrer une certaine supériorité par rapport aux aliments conventionnels. Récemment, quatre publications sont allées dans le même sens. Après une étude américaine montrant une plus grande concentration en antioxydants(1) des kiwis bio, trois autres viennent de sortir dans le cadre d'un programme européen. La première concerne la compote de pommes. Avant pasteurisation, les niveaux de vitamine C et d'antioxydants sont très largement supérieurs dans les fruits biologiques. Si l'effet destructeur de la pasteurisation amoindrit ces différences, l'intérêt du bio est évident sur les fruits crus (en particulier de la variété Boskoop).

La deuxième étude a porté sur les tomates : les bio ont davantage de sucres, vitamine C, flavonoïdes et bêtacarotène, mais moins de lycopène (flavonoïdes et lycopène sont deux antioxydants). Les auteurs soulignent que tous les phénomènes ne sont pas encore bien cernés et appellent à la poursuite des études. Enfin, la troisième concerne les pêches et montre une teneur en sucres et en polyphénols (antioxydants, toujours) nettement supérieure sur les fruits bio. Les chercheurs, des Français, lancent cependant une mise en garde aux agriculteurs bio : dans un souci de productivité, leurs techniques de production tendent à se rapprocher de celles de l'agriculture conventionnelle. Or, l'étude montre que c'est aussi l'absence de course aux rendements et l'utilisation parcimonieuse des intrants (engrais...) qui fait la différence. À bon entendeur...


(1) Les antioxydants aident à préserver du vieillissement des cellules."

08/04/2007

Voitures : la Fox des uns et la Fox des autres

Il paraît que les Bretons ont la tête dure. Que nenni, les champions dans ce domaine, ce sont les Brésiliens... Et je m’en vais vous le démontrer de ce pas. Les bienfaits de la mondialisation capitaliste sont immenses comme nous le savons tous. Ainsi, par exemple, certaines voitures de marques européennes dans lesquelles nous roulons en Europe ne sont plus fabriquées en Europe. Il en va ainsi de la Wolskwagen Fox, désormais fabriquée au Brésil.

Dans la marque Wolskwagen, on se rappelle de la sympathique Coccinelle, petite voiture aux allures rondes qui fut l’héroïne de quelques films de Walt Disney dans les années 70. Des films drôles pour les enfants. La jeunesse et la genèse de la Coccinelle furent moins drôles puisque cette voiture fut conçue et fabriquée pour la première fois en Allemagne dans les années 30, sous le régime nazi dont elle fut l’un des symboles... Mais passons.

Aujourd’hui les responsables de Wolskwagen sont passés au renard, “fox” étant le nom anglais de cet animal probablement plus rusé que la jolie et inoffensive coccinelle. Le renard serait, selon le dicton, rusé. Les responsables de Wolkswagen le sont aussi. Ainsi donc une usine de cette marque est établie au Brésil et y produit des Wolskwagen Fox... Des mains brésiliennes fabriquent ce véhicule sur deux chaînes différentes... Pourquoi deux chaînes ? L’une fabrique ces voitures pour le marché européen, l’autre pour le marché sud-américain. Et figurez-vous que la Fox des uns n’est pas exactement la même que la Fox des autres, comme l’ont découvert et dénoncé récemment des organisations de défense des consommateurs, notamment Que Choisir en France...

Plus dangereuse et plus chère !
Les Fox destinées au marché brésilien sont, en fait, beaucoup plus dangereuses que les Fox destinées au marché européen. “La différence ne vient pas de la structure même de la Fox, mais celle vendue en Amérique latine est dépourvue d’équipements de sécurité ayant pourtant fait leurs preuves (airbags, ceintures de sécurité à trois points...). Ces éléments qui font partie de l’équipement de base sur le modèle européen sont vendus en option au Brésil pour la somme de 2.500 euros, ce qui augmente le prix de la voiture de 20 %” souligne Que Choisir, qui rajoute : “Wolskwagen ne se serait jamais permis de vendre en Europe une voiture obtenant un score de sécurité si bas. Mais pour le marché sud-américain, là même où sont produites les Fox, point d’état d’âme. Cruel paradoxe” conclut Que Choisir.

Vous l’aurez compris, les Brésiliens n’ont pas la tête plus dure que les Bretons. Ni plus ni moins dure. Ils sont nos égaux face aux dangers de la route et de la voiture, mais manifestement pas aux yeux de certains constructeurs automobiles prêts à sacrifier leur sécurité au nom du profit. Encore un bienfait de la mondialisation capitaliste.

Christian Le Meut 

Source : Que choisir en ligne, 23/02/2007. 

17/02/2007

Foot : ne tirez pas sur le maillot !

medium_foot165.2.jpgJ’ai deux copains qui jouent au foot : Malo, douze ans, et son frère Simon, dix ans. Le foot est un jeu, mais un jeu qui peut être pris très au sérieux par les enfants, et par les adultes aussi. Les enfants participent à des championnats et affrontent d’autres équipes chaque week-end. Justement, l’équipe de Simon est en tête de son championnat, alors que celle de Malo, l’aîné,  est plutôt en queue.

Malo et Simon sont les deux fils d’un couple d’amis. Nous nous sommes vus récemment et la conversation est venue sur le terrain du football... Les deux garçons avaient l’air très contents de leur sport, et les parents satisfaits de voir leurs rejetons épanouis... L’âiné  cependant n’avait pas l’air complètement satisfait : “L’entraîneur nous dit de tirer sur le maillot des joueurs de l’équipe adverse”; et la maman de préciser : “L’entraîneur est quelqu’un de bien mais on n’est pas trop d’accord avec ça”...

J’ai quelques fois l’occasion d’apercevoir du football professionnel à la télévision et il me semble qu’à ce niveau-là aussi, on voit beaucoup de joueurs tirer sur les maillots de leurs adversaires, ce qui est défendu mais largement pratiqué et pas toujours sanctionné...C’est un mauvais pli, une mauvaise habitude qu’ont pris les joueurs mais il semble que le problème vienne de loin si les entraîneurs eux-mêmes incitent les enfants de dix ans à tirer sur les maillots adverses alors que c’est interdit. Ils incitent donc à tricher. Imaginons un maître d’école qui dirait à ses élèves élèves : “Si vous ne savez pas, trichez sur votre voisin...” On n’a, à ma connaissance, jamais vu cela dans une école mais dans les clubs de football cela se fait, manifestement...

Quel est le but du sport ? 
Quel est le but du sport en général et du foot en particulier ? Se sentir bien dans son corps, développer ses capacités physiques, apprendre à jouer ensemble... Chercher ensemble à pratiquer le mieux possible son sport pour se faire plaisir et gagner le match : mais compétition ne signifie pas tricherie. Gagner en développant ses qualités propres, son sens tactique, son intelligence de jeu collective, tel est le but. Il n’est pas de tricher en empêchant l’équipe adverse de jouer son jeu. Au contraire, en laissant jouer l’équipe adverse on apprend à la contrer et l’on développe ainsi ses qualités de défense et d’attaque.

Beaucoup de gens croient, manifestement, que le but du sport de compétition est de gagner à tous prix et par tous les moyens. D’être en tête du classement, de vaincre voire d’écraser autrui. La fin justifie alors les moyens. En incitant les enfants à tricher on leur apprend également à ne pas respecter les autres, et à ne pas respecter les lois qui définissent comment jouer ensemble, comment vivre ensemble sur le terrain. Il ne faut pas s’étonner ensuite, de voir de plus en plus de tricherie sur les terrains de football, et en dehors des terrains de football.

Mais c’est à nous, adultes, de savoir quelles valeurs nous voulons concrètement apprendre à nos enfants : la tricherie ou le respect d’autrui ?
Christian Le Meut

Fobal-mell droad : ne dennit ket war ar rochedoù !

medium_foot165.jpgMignoned din a c’hoari fobal (mell droad e vez lâret e brezhoneg flour met ma brezhoneg n’eo ket berped flour). Malo, daouzek vloaz hag e vreur yaouank, Simon, dek vloaz, a zo e c’hoari fobal en Il-ha-Gwilenn. Un c’hoari eo, ar fobal, met a c’hell bout sirius bras memestra evit ar vugale hag evit ar re vras. Kampionnadoù zo, ha c’hoariet vez bep dibenn sizhun get ar vugale e enep da skipailhoù all. Justawalc’h skipailh  Simon a zo e penn he gampionnad, hag hini Malo a zo e lost he gampionnad...

N’eus ket pell zo m’boa gwellet Malo ha Simon get o zud, hag a zo mignoned kozh din, ha deuet oa ar gaoz war ar fobal. Ar baotred hag o zud a oa laouen, dre vras : ar vugale a gav bourrapl redek dirak ur volotenn hag en em gavout get bugale all; hag o zud a  zo laouen ivez e welet o mibien ken plijet get ar sport. Met un draig oa a dreuz memestra. Un draig bet lâret get Malo, trist un tamm : “...Ar gourdoner a c’houlenn ganeomp sachiñ war rochedoù  bugale ar skipailhoù all”. Met Malo ne oa ket a du get an dra-se, ne oa ket kontant d’ober an dra-se. Nag e dud ivez : “Ur paotr a feson eo ar gourdoner memestra”, doa displeget ar vamm, “met goulenn a ra d’ar vugale sachiñ war ar rochedoù ha n’omp ket kontant get an dra-se”...

Ar re vras ivez
Ur wezh an amzer e wellan mell droad barzh ar skinwell, ha meur a wezh m’boa remerchet an dra se : tennet ‘vez war ar rochedoù get ur bochad fobalourion hiriv an deiz. Hag an dra se a zo displijus bras da welet ha difennet grons get lezennoù ar fobal, eurus awalc’h... Met ar re a denn war ar rochedoù ne vezont ket kastizet bep gwezh hervez ar pezh m’eus gwelet...   Ur si eo, un tech fall, met dont a ra a bell mard ar gourdonerion o unan a c’houlenn get ar vugale a zek vloaz da denniñ war ar rochedoù ! Evel ma vehe lâret d’ar skolidi get ar gelennourion : ma ne ouit ket, truchit !... M’eus ket james klevet komz a gelennerion a larehe traoù sort-se d’ar vugale, eurus awalc’h. Met, barzh kluboù sport zo, gourdonerion a lâr d’ar vugale : “truchit”...

Deskiñ truchiñ 
Petra eo palioù ar fobal hag ar sportoù all, benn ar fin ? Bout ar re gentañ, bout e penn ho rummad, “bout ar re wellan”, ha ne vern ma vez truchet ganeoc’h ? Deskiñ truchiñ : setu pal ar fobal hag ar sportoù all ? D’am sonj me, ha n’on ket ma unan penn e sonjal mod-se, palioù ar sportoù a zo bout yalc’h, c’hoari asambles, klask d’en em glevout evit c’hoari ar gwellan posupl, sur awalc’h, met dre ar strivoù a vez graet ganeomp, dre an doare da c’hoari ha pas e druchiñ, pas ec’h ober taolioù fall. Ma vez desket truchiñ d’ar vugale bezomp ket souezhet e wellet tud vras truchiñ ivez, war lerc’h. Hag un deiz bennak, dre fors truchiñ, ne vo ket mui nemet trucherion war an tachennoù fobal hag er maez ag an tachennoù fobal ivez.

Deomp ni, ar re en oad, ar re vras, da welet ar pezh a faota deomp deskiñ d’ar vugale : truchiñ... pe bout doujus d’ar re all.

Christian Le Meut

05/02/2007

An TGV divutun

Setu, difenet eo bremañ butuniñ barzh al lec'hioù publik. Barzh en treiñ, e vez difennet abaoe daou vloaz bremañ, ar pezh em boa kontet deoc'h barzh an destenn gentañ bet embannet barzh Rezore, e miz Meurzh 2005 :

"Bet oan bet da Baris e fin miz Geñver 2005, get an TGV. Bourriñ a ran beajiñ en trein. N’eo ket amzer kollet, met amzer da lenn. Hag e lenn e oan pa m’boa gwelet tud yaouank ec’h ober un dra souezhus memestra. Daou baotr ha div verc’h, krennarded ar-dro pemzeg pe triwec’h vloazh, e vonet asambles, ar pevar d’un taol, er WC, er c’horn bihan, e kersoulaj! Bizkoazh kement all ! “Met petra emaint ec’h ober, ar re se, pevar den en ur sall ken vihan ? N’eo ket jaojapl ur sort”, m’boa sonjet... “Penaos frigeiñ pe kac'had mod-se ?”

Ya, met ne oa ket na frigeiñ na gac'hat a faote gober ar pevar lapous-se. Butuniñ, ne laran ket... Rak bremañ emañ difenet butuniñ en Tgv a-bezh... Me, ne vutunan ket, ha gwezhall e kaven torr-penn an dud a vutune un tammig e pep lec’h en TGV, en trepasoù, er bar, ha c’hoazh, daoust ma veze difennet dija... Met an traoù 'deus chanchet penn d’ar benn. N’eus ket mui lec’h ebet evit butuniñ en TGV abaoe penn kentañ 2005. Ha, benn ar fin, ne gavan ket an dra-se just. Perak nompass lesket ul lec’h e penn pe e lost an tren, evit ar vutunerion ? Mod-se e chomay dijapl, ar WC evit ar re o do afer anezhe da vat..."

Abaoe ar c'houlz-se m'eus tapet en TGV c'hoazh ha m'eus gwelet un dra all : kentizh ma chom a sav an treiñ barzh ur gar bennak, butunerion a zisken da vutuniñ ur sigaretenn ar vuanan posupl !

Christian Le Meut

TGV : tabac à grande vitesse

C'est fait, le tabac est désormais interdit dans les lieux publics : dans les trains, cela fait déjà plusieurs années. La note ci-dessous est la première éditée sur Rezore, en mars 2005 : 

"Il y a peu j’ai pris le train à grande vitesse pour aller à Paris. J’aime bien voyager en train, j’y passe mon temps à lire. Un moment, levant mon nez d’un bouquin, je vois quatre personnes, des jeunes autour de 15-20 ans, deux filles, deux garçons, entrer ensemble  dans un seul et même WC ! “Bizkoazh kement all ! Mais que vont-ils faire donc à quatre en même temps dans un seul et même chiotte ?  Voilà des moeurs bizarres ” ai-je pensé...

Mais ce n’est ni la grosse ni la petite commission que ces quatre jeunes voulaient faire dans ce cabinet exigu, ni non plus (je vous vois venir) autre chose... Non, cette réunion avait pour but de s’en griller une, de fumer ! Car le TGV est désormais intégralement non-fumeurs comme tous les TGV et les trains. Et les voilà, ces pauvres fumeurs, réduit à se tasser à quatre dans un espace aussi petit, ce qui n’était d’ailleurs peut-être pas pour leur déplaire...

Autrefois, je n’aimais pas trop les gens qui fumaient un peu n’importe où dans les trains : dans les couloirs, dans les bars, alors même que cela y était interdit. Mais de là à interdire le tabac intégralement il y a un pas que la SNCF a franchi. Pourquoi ne pas laisser au moins un compartiment, un wagon, aux fumeurs, à l’une ou l’autre des extrémités du train ? Et au moins comme cela, ils n’envahiraient pas les chiottes pour ceux et celles qui en ont vraiment besoin..."

Depuis, j'ai repris le train et j'ai constaté que les fumeurs ont inventé une nouvelle tactique : descendre du train à chaque arrêt pour s'en fumer une à grande vitesse, avant que le train ne reparte ! 

Christian Le Meut 

02/02/2007

Sports d’hiver - saison 2005

medium_ski162.2.jpgLa lecture de la bande dessinée ci-contre, assez drôle, m'a rappelé mes séjours en montagne l'hiver, "à la neige". Voici la version de février 2005, dernier séjour...

"Je suis allé en montagne cet hiver, comme l’année passée, du côté de Morzine, dans les Alpes, en Haute-Savoie. Un très bel endroit où des membres de ma famille vont travailler l’hiver. J’y suis donc retourné les voir.
J’ai déjà raconté mes aventures à ski en 2004 (archives mars 2005). Mais cette année, pas d’aventures à ski : je n’ai pas skié ! Et finalement, quel plaisir d’aller en montagne l’hiver et de ne pas faire de ski alpin. Adieu tire-fesses, télésièges, surfeurs furieux, pistes rouges, skieurs speedés... Adieu le stress... Et il y a plein d'autres choses à faire : se reposer, respirer le grand air froid, très froid, profiter de la vie et... se promener.

Car la neige n’empêche pas de se promener, beaucoup de chemins étant damés. Bien chaussés ou avec des raquettes fixées aux chaussures, on peut faire de grandes balades très agréables, entouré par la neige. Et de la neige, il y en avait beaucoup. J’ai découvert ainsi des endroits que je n’avais jamais vus, alors même que je vais dans ce coin depuis une douzaine d’années. Des sentiers calmes où ne passaient que quelques promeneurs et quelques skieurs de fond. Et les gens de se sourire et de se dire bonjour. Vous imaginez ça sur une piste de ski alpin?

Aucun bruit...
Aucun bruit, sauf celui de la rivière qui coulait à côté du chemin, pas de dangers, pas de surfeurs arrivant à cent à l’heure et, en plus, rien à payer ! Rien, sauf un vin chaud à la cannelle après avoir marché une demi-journée... Je suis quand même allé en haut des montagnes mais pas en me gelant sur un télésiège ou un téléski : dans le minibus d’un guide. Des promenades sont organisées par des accompagnateurs pour les touristes et nous voici, sept personnes, à suivre notre accompagnateur avec nos raquettes. Et mieux valait être accompagnés pour ne pas se perdre dans la forêt enneigée. Nous avons pu admirer de loin, des mouflons et mouflonnes sauvages qui mangeaient ou faisaient la sieste au soleil sur la montagne en face. La belle vie !

8 % de la population va à la montagne...
Voilà la montagne comme je l’aime. Ni télésiège ni téléski pour gâcher le paysage ou faire du bruit... Une promenade juste pour voir des mouflons et mouflonnes et des chamois, mais ces derniers n’ont pas daigné se montrer... Et les centaines de milliers de skieurs et de surfeurs qui restent sur leurs pistes toute la journée, que voient-ils des montagnes ? Ils passent leur temps à aller et venir, faire la queue, descendre et remonter... Finalement, la montagne n’est, pour la plupart d’entre-eux eux, qu’un vaste terrain de jeux aménagé pour leur plaisir, pris sur les espaces autrefois occupés par des animaux en liberté ou par l’agriculture de montagne...

D’après un chiffre que j’ai trouvé dans le journal “La décroissance*, 8 % de la population française va à la montagne l’hiver. 8 %. Et le séjour moyen coûterait environ 1.400 euros pour une famille par semaine. Pas étonnant donc, que moins d’un Français sur dix puisse en profiter. Pourtant de l’argent public est dépensé, notamment par certains départements, pour augmenter le nombre de pistes à tel endroit, financer les machines à neige artificielle ailleurs...

La montagne ressemble, en certains points, à la Bretagne. Beaucoup d’argent y est investi pour attirer les touristes. Le tourisme apporte de l’argent, ici comme ailleurs, mais il ne peut être la seule richesse, la seule activité, car il est loin d’assurer un développement durable d’une région... A investissement égal, est-ce que l’on créé plus d’emplois dans le tourisme que dans l’agriculture biologique, par exemple ?

Heureusement la Bretagne reste meilleure marché que les sports d’hiver... Là-bas il faut louer des skis, des chaussures, payer un “forfait” pour aller sur les pistes (moi, j’ai déclaré forfait !)... Ici, nous ne sommes pas encore obligés de louer un slip ou un emplacement de plage pour aller nous baigner... Ouf !"
Christian Le Meut

01/02/2007

Sportoù gouiañv 2005

medium_ski162.jpgAbaoe daou vloaz ne z'an ket mui d'ar mennezioù, echu get ar ski, ha keuz ebet genin ! Ur vandenn dreset nevez embannet a ziskouezh troioù kaer ar re a ya da skiañ, ha c'hoarzet m'eus geti ! Setu ar pezh m'boa skrivet a fed ar sizhun diwezhañ m'boa paseet en Alpoù, e miz C'Hwevrer 2005 (un destenn all a zo a ziout ar bloaz 2004, bet embannet d'an 10/03/2005, a c'hell bout kavet dre an dielloù).

"Bet on bet er mennezioù ar bloaz man (2005), koste Morzine, en Alpoù (Savoa Ihuel). Ul lec’h kaer ha ker. Tud kar din a ya da labourat du-hont bep gouiañv ha mont a ran d’o gwellet. Kontet m’boa ar bloaz paseet (2004) ma avanturioù war ar skioù... Met ar bloaz-man, avantur ebet, ski ebet : m’eus ket skiet ! Ha, nag ur blijadur eo, monet d’ar mennezioù hep skiañ ! Kenavo “tennan fesennoù” (tire fesse), “télésièjoù”, surferion danjerus, skiourion bec'h warne ! Kenavo hentoù ruz hag echu ar stress... Hag ur bern traoù all zo d’ober, benn ar fin. Dija, dizkuizhañ, en em aveliñ get an aer fresk ha yen, ha yen-ki, profitañ ag ar vuhez... Ha pourmen. Ya, kar moian-zo bourmen er mennezioù, memes e-pad ar gouiañv, get botoù da gerzhet pe get raketennoù staget doc’h ar botoù... Bourrapl eo bale mod-se e wellet an natur gwen, get ur bern erc’h war ar gwez.

Minojennoù trankil...
Gwellet m’eus evel-se lec’hioù m’boa ket gwellet araok, ha eh an du-hont abaoe daouzek vle memestra. Minojennoù, hentoù trankil, da skouer, get un nebeut tud e pourmen; tud all oa ec’h ober ski “de fond”. Hag an dud da vousc’hoarziñ ha d’en em saludiñ : ar pezh ne vehe ket bout gwellet war ar pistoù ski alpin. Re a dud zo, ha re fonnabl a ya an traoù... Didrouz an traoù, riskl ebet, netra da baeañ, nemet un banne gwinn tomm get kannelle a-barzh gout bout kerzhet e-pad un hanter devezh... Ar baradoz war an douar, me lâr deoc’h. Pa laran trouz ebet, n’eo ket gwir benn-ar-fin, trouz oa, trouz ar wazh a dremene e-tall din...
Me zo aet ivez uheloc’h war ar mennezhioù memestra, e heulian an hentour. Savet e vez pourmenadennoù evit an touristed e-pad un devezh pe un hanter zevezh. Ha setu-ni, seizh den e heuliañ un hentour, get raketennoù e-dan hor botoù, hag e kerzhet war an erc’h. Hag erc’h oa, ur bochad ! Gwellet hon-eus, a-bell, mouflonned ha mouflonnezed e tebriñ hag e kousket, barzh un menezh o oa e-fas deomp. Loened gouez, trankil e-dan an heol.

Ar mennezhioù : ur park c'hoari ?
Me vourra-me gwelout an natur mod-se. Met n’eus ket mui kalz lec’hioù trankil evit al loened er mennezioù... Ha traoù evel-se ne vezont ket gwellet get ar skiourien hag ar surferien, a chomp war an hentoù ski, e tonet hag e vonet, e krapenniñ hag e tiskenn... Ar mennezioù zo ur park c’hoari bras evite, kempennet evite.
8% ag an tud a ya d’ar mennezioù d’ar gouiañv, e Frans. Eizh dre gant hepken, hervez sifroù m’eus kavet barzh ur gazetenn anvet “La décroissance” *! Gwir eo lâret, kost a ra ker ruz monet d’ar sportoù-gouiañv : war-dro mill ha pevar c’hant euro evit un tiad. Tost deg mill lur evit ur sizhun, memestra ! Razh an dud, razh an tiadoù n’hellont ket fondiñ kement-se ag argant evit ur sizhun vakansoù, se zo sur. Neoazh, millionoù euro e vez fondet get argant publik evit sevel hentoù ski nevez.

N'eo ket ret feurmiñ ur slip evit monet da neuial !
An Alpoù a denn da Vreizh, un tammig, benn ar fin. Ur bern traoù e vez graet evit an touristelezh du-hont hag aman. An touristelezh a gas argant d’ar vro, sur eo, met n’hella ket bout ar pinvidigezh nemeti er vro ! N’eo ket un doare padus da ziorren ur vro-hed ar bloaz. Eurusamant, Breizh a chom marc’hadmatoc’h evit an Alpoù. Du-hont, eman ret feurmin skioù, botoù, ha paeañ ar gwir da vont war an hentoù ski. Aman, n’eo ket ret feurmiñ ur slip, pe ul lec’h ar an aod, evit monet da neuial. Ouf !"

Christian Le Meut

* La décroissance, niverenn 25, 11 place Croix-Pâquet, 69001 Lyon.

La version en français : demain sur votre écran ! Kenavo.