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30/01/2007

Projet de loi sur la consommation : l'UFC Que choisir déçue

"Le gouvernement lâche les consommateurs après les avoir baladés !" est le titre d'un communiqué de l'UFC Que choisir concernant le retrait d'un projet de loi sur la consommation par le gouvernement :

"L'UFC-Que Choisir s'indigne du retrait à la hussarde par le gouvernement du projet de loi « en faveur des consommateurs » dont la discussion devait débuter à l'Assemblée nationale le 6 février. Attendu depuis plus de trois ans, promis par le Président de la République depuis deux ans, le projet de loi, adopté en Conseil des ministres le 8 novembre, devait concrétiser les engagements gouvernementaux en matière de hot-lines, de lutte contre les clauses abusives, et, bien sûr, la promesse présidentielle d'introduire dans notre droit une véritable action de groupe.

La déception et l'amertume des consommateurs sont donc à la hauteur de l'attente : immenses ! Le consommateur est la première victime de la lâcheté du gouvernement qui, en même temps qu'il revient sur ses promesses, trahit la volonté présidentielle d'un examen du texte « avant la fin de la législature ». Les parlementaires, qui attendaient ce texte afin de l'enrichir comme l'attestent les nombreux amendements proposés, sont donc privés d'un débat essentiel qui aurait permis de faire avancer les droits des consommateurs et, surtout, à chaque groupe politique de se positionner sur une réforme sociétale majeure : l'action de groupe.
Avec ce retrait, le bilan consumériste gouvernemental est donc nul et la majorité parlementaire devra s'en expliquer dans les semaines à venir auprès des millions de consommateurs floués.

La France qui se targuait d'être le bon élève européen en matière de consommation est aujourd'hui au ban des Etats membres, dont la grande majorité a déjà fait avancer les droits des consommateurs en matière d'accès au droit, en matière bancaire ou encore, en matière de communications électroniques. Refusant le statu quo, l'UFC-Que Choisir appelle aujourd'hui les candidats à la Présidentielle à s'engager :

- à introduire dans notre droit la véritable action de groupe réclamée par des millions de consommateurs mais aussi un grand nombre de personnalités du monde politique, universitaire, judiciaire et économique.

- à prendre des engagements ambitieux et concrets, sur la base des avis des autorités compétentes (Conseil de la Concurrence, Conseil Général des Technologies de l'Information, ARCEP) sur l'ensemble des secteurs de la consommation afin que les consommateurs ne soient pas plus longtemps les oubliés de l'action des pouvoirs publics."

UFC Que choisir 

28/01/2007

Tous dans les îles ou : quand le Réveillon nourrit les poissons

medium_Kiberen161.2.jpgDepuis quelques années la mode est au réveillon dans les îles. Sans doute pour être un peu à l’écart du monde, dans un lieu un peu exotique, mais tranquille quand même. Il y a avait donc du monde à Belle-Ile et à Groix pour le réveillon, et parmi eux, votre serviteur, car j’avais décidé d’aller fêter la nouvelle année à Belle-Ile avec des amis. Mais le problème, pour aller dans une île, c’est qu’il faut traverser la mer, ce que l’on fait, en général, en bateau. 

Le jour de notre passage, justement, le temps était plutôt mauvais.  Nous voilà donc à neuf, dont quatre enfants, le plus jeune ayant six mois, à embarquer sur le Vindilis le vendredi 29 janvier au soir. Heureusement, il faisait nuit, et nous n’avons pu voir l’état de la mer mais, en embarquant, un coup de vent a scotché certains d’entre nous sur le quai. Le Vindilis, du nom latin de Belle-Ile, était plein ce soir-là de gens qui, comme nous, profitaient du long week-end pour aller prendre un grand bol d’air marin. Et en guise de bol d’air, nous avons été servis... Des sacs en papier sont prévus pour les personnes malades lors de la traversée et ils ont servi ce soir-là.

Traverser la nuit donne une impression assez étrange; d’autant que ce soir-là, le noir était profond. Au milieu du voyage on ne voyait plus les lumières de Quiberon, ni celles de Belle-Ile, comme si nous étions seuls au monde sur une mer forte... Mais le Vindilis est stable et, plus nous approchions de Belle-Ile, plus celle-ci nous protégeait des vents du sud et plus les vagues se calmaient...Le Vindilis est un bateau agréable. Il comporte une grand salle pour les passagers et, au même niveau, un grand pont couvert pour les personnes qui veulent voyager à l’air sans être mouillées par la pluie, et enfin un pont supérieur découvert.

Un panorama superbe... de jour 
Personnellement, je ne peux rester enfermé dans la salle au risque de tomber malade rapidement. Je voyage donc entre le pont avant et les deux ponts arrières, profitant du paysage, quand il y en a un. De jour, et par beau temps, on peut voir à l’Est, les îles d’Houat et Hoedic, toutes proches, mais aussi, à l’Ouest et au nord, Groix, la côte lorientaise et la baie de Quiberon jusqu’à la presqu’île de Rhuys. Petit à petit, le voyageur distingue de mieux en mieux Belle-Ile et ses dix huit kilomètres de côtes, de Locmaria à Sauzon... Une traversée splendide.

A Belle-Ile, nous sommes restés trois jours, slalomant entre les rafales de vents, de pluie, de grêles même, et les quelques incursions du soleil. Nous avons tenté d’aller voir la célèbre Pointe des Poulains mais, trempés, nous avons dû rebrousser chemin... L’ambiance, cependant, était au beau fixe et, le dimanche soir 31 décembre, nous sommes allés à Palais boire un vin chaud et écouter un chanteur qui s’accompagnait de son orgue de barbarie.

De l'humour...
Comme certains d’entre nous avaient été malades à l’aller, la conversation revenait souvent sur ce thème, notamment de la part des enfants. “Ah ben, demain je ne mangerai rien pour ne pas être malade dans le bateau” (lourde erreur soit dit en passant); ou encore “C’est dommage de manger des spaghettis bolognaise si c’est pour les vomir”... C’était de l’humour, avec un peu d’appréhension. Et le jour du départ arriva. Le soleil pointant son nez, nous pûmes mêmes nous promener à pied le matin, vers la pointe de Taillefer et la plage de Port Fouquet; que du bonheur. Mais la météo était variable et nous annonçait une dégradation en fin de soirée. Et cela se dégrada effectivement : vent, pluie, grêle, et même quelques coups de tonnerre pour rajouter à l’ambiance...

A 17h nous embarquions sur le Bangor. Ce nouveau bateau est en service depuis début 2006. Je le trouve moins beau que le Vindilis mais il a un avantage : une grande salle, dans les soutes, pour mettre les bagages. Au premier niveau la salle pour les passagers est très agréable et très grande, au détriment du pont couvert qui est ridiculement petit. Deux rangées de places assises protégées de la pluie, deux autre à l’air. Pourtant, beaucoup de gens préfèrent voyager dans le pont couvert plutôt que d’être malades dans la salle...

Mer forte...
Au-dessus de la salle et du pont couvert, le pont supérieur est superbe. Il domine la cabine de pilotage et l’on peut donc voir la mer tout autour du bateau, au nord, au sud, à l’est et à l’ouest. C’est très agréable par beau temps mais, par gros temps, personne n’y reste. La mer était forte (7 à 8) mais le départ du port de Palais fut tranquille. Nous étions protégés des vents de sud par l’île. Rapidement, les vagues secouèrent le navire et certains passagers commencèrent à pâlir, et à se munir de sacs. D’autres se dirigeaient vers les toilettes. Des enfants commencèrent à pleurer. Un monsieur près de nous devint vert, mais vert, cadavérique...

Moi, je n’étais pas malade, juste un peu inquiet : je n’avais jamais vu un bateau secoué comme ça lors de mes traversées entre le continent et Belle-Ile. Et je savais que les dix dernières minutes seraient les pires... Mais chut...Justement, un quart d’heure environ avant l’arrivée à Quiberon, un membre de l’équipage s’adressa à nous, passagers présents sur le pont couvert, assis ou debout. Il nous demanda, très poliment, de ne plus bouger, de rester à nos places car la mer était forte. De quoi rassurer... J’étais assis face à la mer et voyais le creux des vagues, assez impressionnant.

Le dernier quart d'heure 
Le voyage de Belle-Ile à Quiberon dure trois quart d’heure, mais, cette fois, les dix dernières minutes furent assez longues. Quand la sirène du bateau retentit annonçant l’arrivée à port Maria, beaucoup de gens crièrent leur joie. Je me suis demandé cependant si un tel tangage, une telle gîte, était bien normale... Le Bangor est haut sur l’eau. Cela a déjà posé des problèmes pratiques car, par grande marée, il a du mal à débarquer les voitures. Mais est-il bien adapté pour la mer forte que l’on rencontre souvent entre Quiberon et Belle-Ile, d’autant qu’il s’expose particulièrement lors de l’arrivée à Port Maria ?

Le Bangor doit servir de modèle pour le futur navire qui desservira Groix et qui devrait être mis en service en 2008. Soit, mais le département du Morbihan, propriétaire de ces équipements, ne devrait-il pas y regarder de plus près ? Tenir compte des défauts du Bangor 1 pour améliorer le suivant ? En prévoyant un pont couvert bien plus grand, d’une part, et surtout en concevant un navire un peu moins haut sur l’eau et qui tanguerait moins... Car quel est le but de ces navires ? Assurer la continuité territoriale entre le continent et les îles, pouvoir passer le plus souvent possible dans les conditions de sécurité et de confort maximales, par tous temps ? Ou sont-ils des navires de croisière destinés à transporter le plus de monde et de véhicules possibles pendant la saison d’été au risque de ne pouvoir passer par gros temps ? Après ma traversée du premier janvier 2007 sur le Bangor, je me demande si ce bateau est bien adapté à la mer qu’il doit affronter.

Christian Le Meut

Photo (archives) : Port Maria à Quiberon... 

Mont d'ar Gerveur : pa 'vez maget ar pesked get spagetti...

medium_Kiberen161.jpgUr giz nevez a vez abaoe un nebeut bleadeù : mont da lidañ Kalanna, ar bloaz nevez, barzh un enezenn. Perak ? Evit bout pell ag ar bed,  barzh ur lec’h dishenvel, exotik met trankil ivez ?... Ur bochad tud oa c’hoazh ar bloaz mañ barzh enez Groe hag enez Gerveur, da skouer. Ha me en o mesk rak m’boa lakaet barzh ma sonj mont d’ar Gerveur evit  lidañ Kalanna get mignonned din.

Ya, met evit mont d’un enezenn e vez ret treuziñ ar mor. Hag ar mor oa rust, kreñv, dirollet, e vonet hag e tonet... Ni oa nav, get pevar krouadur, unan a c’hwec’h miz en o zouez. D’ar gwener nav arnugent hor boa treuzet ar mor da eizh eur da nozh ha, justawalc’h, ne oa ket bet gwelet geneomp araok pegen rust oa ar gwagennoù... Met ur barrad avel oa bet pa oamp war ar c’hae e vont barzh ar vag ha tud oa chomet staget hep gallout mont araok...

Betek Vindilis dre ar Vindilis
Ar vag anvet ar Vindilis, anv latin enez Gerveur, oa leun. Sec’hier paper oa evit reboursiñ, ar pezh a oa bet graet get kalz tud. Tenval oa an nozh. E kreiz ar veaj ne wellemp ket mui na Giberen, nag ar Gerveur. Souezhus oa, hag un tammig nec’hus ivez evel ma vehemp bet hon unan er bed, ar ur mor rust ha droug. Kavout a ran bourrapl beajiñ war ar Vindilis. Stabil eo. Ur pont a zo e penn araok ar vag e lerc’h ma z’eus droad da vont, hag unan  all e penn ar-dreñv; ur sal bras ha serret a zo ivez, evel rezon, hag ur pont goloet bras awalc’h.  Ur pont digoret a zo ivez el lein, met re fall oa an amzer evit chom warnan.

War ar mor e veajan ar pont da gustum; barzh ar sal serret e vehen klañv buan tre. Mont a ran da vale etre penn ar-dreñv ha penn araok ar vag, da sellet doc’h ar mor, doc’h an aod ha doc’h an inizi. Pa vez brav an amzer, ar veajourion a wel Houat hag Edig, a zo tost, met ivez a wezhoù enez Groe, aodoù An Oriant, d’an tu kornog; d’an tu hanternoz e vez gwelet aodoù Kiberen, Karnag, An Drinded, Lokmariaker ha Rhuys ivez; ha d’an tu kreisteiz e weler ar Gerveur. Met e fin miz An Avent, da noz, ne welemp nemet... an noz.

Glav, avel, grizilh, kurun...
Ni oa chomet tri devezh barzh enez Gerveur, etre barradoù avel, glav, grizilh, taolioù kurun hag, a wezhioù, barradoù heol memestra, met pas kalz. Baleet hor boa memestra betek Saozon ha Beg ar Poullen met gleb teil e oamp e tonet en dro... Plijus oa bet ar prantad amzer-se hag an ambians er Palezh oa bourrapl ivez. D’an unan ha tregont da nozh un gwin tomm a vez profet d’an dud, e kreiz ar vourc’h, get un den a sonne orglez dorn e kanal sonnenoù e galleg.

Tud oa bet klañv en hor mesk, e tonet, hag o doa rebourset. Hag an tem se a oa daet en dro meur a wezh get ar vugale e pad an dibenn sizhun : “A benn warc’hoazh ne zebriñ ket evit nompass reboursiñ barzh ar vag”; pe “Domaj eo spagetti mod bolognaise evit o reboursiñ ar lerc’h”. Un digarez da c’hoarziñ oa met get un tammig aon memestra.Hag an deiz da vont kuit oa erru, al lun gentañ a viz Genver...

 Da Giberen war bord ar Bangor
Da vintiñ an amzer oa brav awalc’h, ha ni oa aet da vale war droad betek traezh Port Fouquet, mont ha dont. Met, da greizteiz, setu en dro barradoù glav, avel, grezilh ha taolioù kurun ivez... Da bemp eur d’enderv hor boa kuitaet ar Gerveur barzh ur vag nevez, ar Bangor, badezhet e miz C’Hwevrer 2006. Leun oa ar vag, get tud eveldomp-ni, deuet da bas Kalanna barzh un enezenn. Keuz gete?

Kavout a ran kaeroc’h ar Vindilis evit ar Bangor met, barzh ar vag se, ur sal vras a zo en traon da lakaat ar sec’hier, ar pezh n’eus ket barzh ar Vindilis. E live kentañ ur sal vras serret a zo evit ar veajourion a faota dezhe chom e barzh, met kalz re vihan eo ar pont goloet evit ar re a faota dezhe beajiñ er maez heb bout dindan ar glav hag hep bout klañv barzh ar sal... Stanket oamp neuze barzh al lerc’h-se. A dreist d’ar sal ha d’ar pont goloet, ur pont all a zo, digoret penn da benn, d’ar seizh avel, e lerc’h ma z’eus tu da welet ar mor hag an aod tro dro ar vag,  da reter, da gornog, d’hanternozh ha da greisteiz. Brav eo, met n’eus ket moiaen da chom war ar pont-se pa vez fall an amzer...

Ar c'hard eur diwezhañ... 
Penn kentañ ar  veaj oa sioul e kuitaat porzh Palezh. An enezenn a bare doc’h gwagennoù mervent a baseiñ met, tamm ha tamm oa aet ar subenn da drenkiñ. Get an avel kreñv, seizh pe eizh war skeul Beaufort, ar Bangor doa kroget da hejiñ, da wintañ-diwintañ, da fichal. Barzh ar sal hag ar pont, tud oa kouezhet klañv, ha mignonned din ivez... Ur gwaz oa deuet da vout glas e benn, met glas, met glas, evel un den marv. Bugale vihan a huche. Tud a yae betek ar privezioù, ar c’horn bihan, da reboursiñ... Hag ar gwagennoù oa kreñvoc’h kreñv...

Me, ne oan ket klañv met nec’het un tammig e wellet ar Bangor e hejiñ. Meur a wezh m’eus treuzet ar mor evit mont d’ar Gerveur, met bizkoazh m’boa gwellet ur vag fichal kement-se... Ar veaj a bad tri c’hard eur evit mont ag ar Gerveur betek Kiberen. Met an dek vunutenn diwezhañ a zo ar re fallan, just araok douariñ e porzh Maria, e Kiberen. Justawalc’h, ur c’hard eur araok fin ar veaj, ur martelod oa paseet er pont goloet da c’houlenn genomp nompass finchal, chom e lerc’h ma oamp. Kerzhet war ar pont goloet oa deuet da vout danjerus. Anat oa : ma vehe kouezhet un den barzh ar mor, e vehe bet kollet da vat get ar mor kreñv hag get an nozh a oa e kouezhet...

Hej-dihej... betek re ?
Ha setu ni, hej-dihej get ar mor dirollet, stanket war ar pont evel sardined spontet. Press oa warnomp bout erruet e Kiberen. Hir eo, prantadoù  evel-se. Erruet oamp, a-benn ar fin, ha get ur bochad plijadur hor boa adkavet an douar. Mechal ma oa normal, memestra. Re uhel eo ar Bangor war ar mor. Diaesamentoù zo bet dija get ar vag-se, evit kargeiñ otoioù da vare al lañv bras, da skouer.

Hervez ar pezh m’eus lennet, ur vag nevez, “breur” d’ar Bangor, a vo graet get departamant ar Morbihan evit enez Groe. Lakaet vo war ar mor e 2008. D’am sonj-me, ret e vehe da bennoù bras an departamant chanch traoù zo memestra. Lakaat ur pont goloet brasoc’h barzh ar vag nevez, da skouer; ha sevel ur vag un tammig iseloc’h war ar mor hag a hejehe nebeutoc’h.

Ha  petra eo ar pal ? Kas ar muioc’h muiañ a dud e pad an hañv, ar muioc’h muiañ a douristed hag a otoioù ivez ? Pe sevel bagoù a c’hel treuziñ ar mor kreñv tro ar bloaz ? Goude bout beajet d’al lun kentañ a viz Genver, da bemp eur, war ar Bangor, mechal memestra ma ne hejehe ar vag-nevez-se un tammig re.
Christian Le Meut

Skeudenn : Porzh Maria e Kiberon (foto kozh). 

medium_Mor158.jpgUr geriadur war "brezhoneg ar mor" a oa bet embannet get Mouladurioù hor yezh e 1983.

19/01/2007

Biocarburants : des choix français contestés !

"Plan de développement des biocarburants une politique aveugle et dispendieuse" est le titre d'un communiqué de l'UFC Que Choisir (10/01), qui critique les choix français en matière de biocarburants, tout comme le fait une organisation politique bretonne, le Parti Breton  :

"Les biocarburants peuvent représenter un moyen intéressant de diminuer la consommation de pétrole des ménages estime l'UFC Que choisir ? Certains produits disponibles, comme le biodiesel à base d'oléagineux en Europe et l'éthanol brésilien à base de canne à sucre, ou des produits du futur, comme le carburant à base de biomasse, pourront nous aider à consommer moins d'énergie fossile pour un coût raisonnable. L'UFC Que Choisir soutient donc le développement des biocarburants. Mais il faut rappeler que l'objectif essentiel de diminution de la dépendance au pétrole nécessite avant tout de faire porter l'effort sur des leviers plus importants que les biocarburants, tels que les transports collectifs ou les moteurs économes, car permettant des économies de consommation".

Et l'UFC-Que choisir "constate que la politique menée par le gouvernement pour les biocarburants" n'est pas suffisamment étayée d'un point de vue scientifique (...) et qu'elle est dispendieuse car les deux avantages fiscaux attribués aux biocarburants pour les rendre compétitifs ont été calculés sur la base d'un baril de pétrole à 30 dollars et deviennent donc démesurés".

Forte marge pour les producteurs
Les choix gouvernementaux risque d'avantager les gros producteurs français : "La défiscalisation de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) sur les biocarburants ne profitera pas aux usagers domestiques. Elle permettra en fait aux producteurs de constituer une très forte marge en augmentant leur prix de vente tout en restant compétitif par rapport au prix du carburant fossile. Une taxe supplémentaire sur le carburant fossile (TGAP) de 2 milliards d'euros par an à partir de 2010, viendra renforcer cette rente et grever le pouvoir d'achat des consommateurs".

"Ces avantages fiscaux, poursuit Que Choisir ?, ont donc été surtout élaborés pour rémunérer les producteurs nationaux et leur octroyer une situation de monopole. Dans cette logique, il n'est toujours pas envisagé d'importer de l'éthanol de canne à sucre qui offre pourtant un bon rendement environnemental et qui permettrait de nettement diminuer le prix payé par le consommateur. L'UFC Que Choisir demande au gouvernement (...) de globalement diviser par deux l'avantage fiscal des biocarburants puis de moduler la défiscalisation de la TIPP en faveur du biodiesel et à la défaveur de l'éthanol à base de céréales; et de rééquilibrer sa politique pétrolière en diminuant l'effort financier pour les producteurs de biocarburants et en investissant davantage sur les transports en commun ou les moteurs économes."

Et les céréales pour la consommation ? 
Un autre problème posé par les biocarburants est celui de la concurrence avec les céréales destinées à la consommation humaine. Les surfaces consacrées au biocarburant ne seront plus destinées à la consommation humaine et animale (pour la viande), ce qui risque de provoquer des pénuries alimentaires. Les biocarburants ne sont donc qu'une réponse partielle mais pouvant être récupérée à leur profit par les gros producteurs céréaliers, très puissants en France. Que Choisir ? souligne avec raison que toute une série de mesures doit être mise en place pour faire face au risque de raréfaction du pétrole, mais aussi à l'effet de serre : développer les transports en commun, les déplacements non-polluants, les moteurs économes, moins utiliser sa voiture, co-voiturer, etc.

Une autre organisation, le Parti Breton, s'inquiète de la politique française en matière de biocarburants, voici son communiqué du 10 janvier :

Parti Breton : "Le biocarburant défendu par la France a un parfum....de scandale"
"Le rapport rendu récemment au Ministre de l’Economie français par Alain Prost sur la politique de biocarburants en France ne fait - comme il se doit - que confirmer le choix de l’Etat français pour le bioéthanol pourtant peu performant.  Les biocarburants se divisent en deux grandes familles, les combustibles obtenus à partir d’oléagineux (huiles végétales pures et dérivés) et les combustibles obtenus à partir d’alcools (alcools purs et dérivés).  Le choix de l’Etat en faveur des combustibles obtenus à partir d’alcools à l’exclusion des huiles végétales pures s’est traduit par la non transcription en droit français des articles de la directive européenne encourageant l’usage des huiles végétales pures et dérivés.

Pourtant le rapport énergétique des combustibles à base d’alcool (obtenus en France à partir du blé et de la betterave sucrière) est très peu performant compte tenu notamment des grandes quantités d’énergie fossile requises pour sa production. En outre, ce biocarburant requiert des moteurs spécifiques contrairement aux huiles végétales pures.  Ce choix de la France s’explique par la volonté de satisfaire principalement deux groupes très influents au sein de l’Etat :   les céréaliers et betteraviers que la réforme de la Politique Agricole Commune conduit à moins subventionner.   Les groupes pétroliers qui conserveront avec la production de ces carburants leur situation de monopole. Le choix français, outre le peu de cas qu’il fait de l’environnement, prive la Bretagne d’importantes opportunités pour son agriculture, ses ports et son industrie au profit des régions productrices de blé et de betteraves sucrières comme la Beauce ou le Nord.

Le Parti Breton demande donc l’application intégrale des directives européennes sur l’ensemble du territoire breton. Le Parti Breton appelle également les collectivités territoriales bretonnes à faire preuve d’esprit d’initiative à l’instar de la Communauté de Communes du Villeneuvois (Lot-et-Garonne) qui a gagné son procès contre l’Etat (13 décembre 2006) rendant ainsi possible l’utilisation des huiles végétales pures depuis le 1er janvier 2007 pour certains véhicules des collectivités locales."

Affaire à suivre... 

Christian Le Meut 

www.quechoisir.org 

05/01/2007

Kalanna : riboulat dre ret !

Komzet m’eus deoc’h, n’eus ket pell, ag ar Gouelioù Nedeleg... Bremañ komzomp ag ar pred noz Kalanna*. Rak emañ ret lidañ fin ar bloaz, evel Nedeleg ivez. Ur wezh erruet an unan ha tregont a viz An Avent (miz Kerzu) emañ ret deomp riboulat : riboulat dre ret ! Monet get tud all, evañ, debriñ, ober bourrapl, ha souetiñ un blead mat d’ar re all ur wezh erruet kreiznoz. Mod se emañ, dre ret, ha garde à vous ! N’eus ket lezenn ebet a lâr an dra se, eurus awalc’h, met ul lezenn eo e pennoù an dud.

Bep bloaz e vez goulennet ar memes traoù : “Ha petra rit c’hwi da noz Kalanna, get piv, e-men ?”... Ha setu pep hini da reskont emen, get piv hag ar pezh vo debret, istri, fruezh mor, yar indez pe chapon get avaloù douar frintet, ha katew da echuiñ : ur “buche” da zebriñ get champagne, mar plij ganeoc’h...

Gwasket !
Tri c’hant pemp deiz ha tri arnugent zo e korf ur blead met an dud a zo intereset nemet get unan : an unan ha tregont a Viz an Avent. Ne reont ket foult ag ar pezh a vez evet ha debret geneoc’h d'ar peurrest ag ar bloaz... Me, ne vourran ket kement-se riboulat dre ret. Mard e kavan mignonned, e riboulan gete, ma ne gavan ket, ne riboulan ket. Mod-se emañ ha simpl eo, benn ar fin. Met, gwir eo lâret, en em sentañ un tammig gwasket a wezhoù get ar goulennoù-se, ha n’on ket ma unan penn.

Ur mignon din a ya da riboulat alies awalc’h e-pad ar blead met ne vourra ket riboulat dre ret evel d’an unan ha tregont a viz Kerzu. Deuet eo da vout pomper, ya paotr an tan, ha setu eñ chomet er ger da nozh Kalanna, e gard, hep ober na chervat na riboul. Un banne soubenn ha da gousket, prest da sikouriñ ar vambocherion mezv ! Gourc’hemenoù paotr. Dinehanset, dinec'het omp get tud eveldout... Enfin, tost...

Emgann sarbakaned...
Meur a zoare da riboulat a zo. Ar bloaz mañ m’eus debret get mingnonned din. Bourrapl eo bet an traoù met bon, chomet eo bev, alumet, ar skinwell e pad pred noz Kalanna a gaos ma oa bugale ganeomp... Ha ni da welled an aotrou Chirak e lâret e hetoù gwellañ d’ar Fransizion, hep kompreiñ ar pezh a lare eñ peogwir ne selaouemp ket. Lunedoù marons en doa hor prezidant muiañ karet. Klowned all zo deuet war e lerc’h get Patrick Sebastien...

Ha ni da zebriñ ha da eved e varbotal met, war dro uneg eur hanter, ur c’hrouadur n’eus kaset getan ur sac’h get sarbakaned ha boulloù paper e barzh da deurel war ar re all. Nag ur blijadur ! Ha setu me, repuet e fons ur c’hanape, e klask nompass bout touchet kar poanius oa memestra. Erruet oa kreiznoz mod-se met an tennourion sabarkane ne raent ket foultr, ur gwir plijadur eo, evit tud zo, tenniñ war ar re all... Kaer em boa huchal e oa erru kreiznoz, ne glevent ket !

Eurusamant, div vignonnez a oa e tall din er c’hanape, doc’h en em guzhat ivez met speredekoc’h evidin, ar maouezed : lakaet o doa tamm ha tamm razh ar boullou paper a gostez, kuzhet edan ar c’hanape, ha, benn ar fin, ne oa ket mui boullou paper ebet da denniñ. Setu maouezed fin, me lâr deoc’h.

Echu ar brezel-se hag erru ar peoc’h just un tammig goude kreiznoz, nag ur chans...

Blead mat d’an holl !

Christian Le Meut

 An istor-se oa bet embannet dija e miz Geñver 2006.

Nouvel an : la fête obligatoire...

Pour certaines personnes, la période des fêtes de fin d’année est une épreuve, une période difficile et non une période de joie. Il est vrai que la joie et la bonne humeur ne peuvent se décréter et que le caractère quasi obligatoire de la fête peut peser. Mais voilà, c’est ainsi, le soir du réveillon, le 31 décembre nous sommes censés ribouler, faire la fête manger des huîtres, du chapon, boire du champagne, et finir par une bûche ! Il y a 365 jours dans l’année, 365 soirées, 365 soupers mais seul celui-là semble intéresser nos relations qui, des semaines auparavant, posent la sacro sainte question.  “Tu fais quoi pour le réveillon ?”. Ben, un roupillon. Mais un roupillon en guise de réveillon, ça vous fait passer pour un con.

Pompier bon oeil
Un de mes amis a trouvé la parade. Il est du genre à faire la fête tout au long de l’année mais les fêtes obligatoires lui pompent l’air, alors il est devenu... pompier volontaire et le 31 au soir, il était de garde, chez lui, à jeun (enfin j’espère), à veiller sur les réveillonneurs avinés en fête ! 

Bravo l’ami, voilà un bel esprit de contradiction, constructif et tout !  Je suis un peu comme lui, je n’aime pas beaucoup les fêtes obligatoires, alors s’il y a des amis pour faire la fête, tant mieux, sinon, roupillon. Cette année j’étais avec des amis et j’ai fait un réveillon télé. La télé est, en effet, restée allumée toute la soirée parce que les enfants regardaient. Ils auraient pu ne pas la regarder mais bon, comme ça nous avons pu voir le président Chirac, notre président de la République préféré (c'est le seul), dire ses vœux sans les entendre, ce qui n’était pas très grave, et admirer ses belles lunettes marrons*. D’autres clowns sont arrivés ensuite avec Patrick Sébastien.

Les boules... de papier
Nous avons bien bu et mangé. Tout se passait bien jusqu’à l’arrivée des cotillons. Un des enfants avait des sarbacanes en réserve. Vous savez ces tubes en carton grâce auxquels on peut tirer des boules de papier sur les autres. C’est drôle. Il y a des gens qui aiment ça, tirer sur les autres... Alors j’ai trouvé refuge dans un canapé histoire de me protéger un peu des projectiles. Minuit est arrivé en pleine bataille et les tireurs de sarbacanes n’ont pas cessez-le-feu. J’avais beau crié qu’il était minuit, qu’il fallait se souhaiter la bonne année, rien à faire...

Mes deux copines assises dans le même fauteuil que moi, et se protégeant comme moi, ont fait mieux que se protéger. Elles ont mis en place une résistance non-violente en cachant les boules de papier sous le canapé et au bout d’un moment, les tireurs de sarbacanes n’ont plus eu de munitions. La paix est arrivée ainsi, un petit peu après minuit, faute de munitions...

Au moins cette guerre là s'est arrêtée.

Bonne année, et allez en paix !

Christian Le Meut

(*Chronique éditée en janvier 2006, je ne sais pas de quelle couleur étaient les lunettes le 31 décembre 2006) 

02/01/2007

Ne pendez-pas le Père Noël !

Les fêtes de fin d’année sont finies, Ouf ! Oui, j’ai bien dit “Ouf”. Non pas tellement pour moi-même mais pour tous ces gens, collègues, amis, relations, que les fêtes de fin d’année dépriment ! Pourtant cette période est censée être un moment de joie, de rassemblement... Oui, mais ce n’est pas si simple.
L’ennui, avec ces fêtes obligatoires, c’est qu’elles mettent en avant les absences, les familles divisées, la difficulté de se réconcilier, et parfois aussi l’absence de moyens. Ces situations, dures à vivre tout au long de l’année, le sont encore plus à Noël et pendant les fêtes de fin d’année.

Déluge de cadeaux d’un côté...
Noël demeure une fête chrétienne pour beaucoup d’entre nous. Mais c’est devenu surtout la fête des enfants. Dans certaines familles on assiste un déluge de cadeaux. Mais les enfants apprécient-ils vraiment ? Combien de cadeaux resteront encombrer les armoires familiales ? Combien de boîtes resteront fermées, ou ouvertes une seule fois ? Les enfants apprécient-ils ? Ils sont énervés avant Noël et fatigués après. Et l’affection pour un enfant ou un proche se mesure-t-elle au cadeau ? La seule présence des proches, des amis, est en soi un cadeau. Etre avec eux, parler, jouer, manger, partager avec eux, voilà le vrai cadeau... Mais celui-là est bien souvent noyé sous un déluge d’objets. Je me demande souvent si cette abondance de biens est vraiment un cadeau à faire aux enfants. A force d’avoir tout, tout de suite, les enfants apprennent-ils le vrai prix des choses ? Apprécient-ils les efforts faits par les adultes pour leur payer tous ces présents ? Pas sûr...

...Pénurie de cadeaux de l’autre...
Pour d’autres enfants il n’y a pas de déluge de cadeaux : plutôt une pénurie. Un million d’enfants vivent dans des familles pauvres aujourd’hui en France. Un million d’enfants pauvres, et les chiffres ne vont pas en diminuant. Pour les pauvres aussi, Noël est une période difficile car notre société de consommation y exhibe sans vergogne et en toute bonne conscience, son abondance de biens, dans les médias et dans les magasins. Trop pour les uns, pas assez pour les autres, voilà qui n’est pas tellement dans l’esprit de Noël, qui est un esprit de partage avant tout, si je me rappelle bien.

Une évolution nouvelle apparaît depuis quelques années à Noël : la décoration des façades de maisons ou d’appartements Certaines communes ont même lancé des concours de décorations, comme il y en a pour les maisons fleuries. L’inconvénient de l’affaire, c’est qu’en temps d’économie d’énergie, inciter les habitants à dépenser plus d’électricité n’est pas forcément une idée lumineuse.

Pourtant, je trouve agréable ces décorations, ces maisons décorées dans les bourgs et les campagnes, ces guirlandes, ces nains et korrigans de jardins et ces Pères Noël exhibés pour quelques semaines. Ces façades décorées deviennent un prétexte de ballades diurnes ou nocturnes. Certains habitants font preuve d’une vraie ingéniosité et d’un vrai bon goût, d’autres non, mais l’important, c’est de participer.

Un Père Noël sportif !
Quand j’étais enfant je croyais que le Père Noël livrait les cadeaux portés dans un traîneau volant tiré par des rennes et venant du Pôle nord ! Quel naïf j’étais. Aujourd’hui, sur plein de façades on voit des Pères noël grimpants... et parfois avec difficulté, jusqu’aux cheminées. Où sont passées les rennes volantes, au chômage peut-être ? Et le traîneau volant, au rancart ? Voilà donc une évolution notable : le Père Noël est devenu un alpiniste, un sportif accompli qui escalade les façades avec son sac chargé de cadeaux, et ce, dans le monde entier : il a bien du mérite. Fini le pépère Noël bedonnant sur son traîneau, voici Supère Noël. Et pourquoi pas bientôt sur vos écrans, “Spider Noël”, un papa Noël de type Spider man allant de cheminée en cheminée grâce à ces super pouvoirs arachnéens ? Il y aurait là de quoi renouveler le mythe et réaliser plein de films et de produits dérivés : ça ferait marcher le commerce ! Je m’égare...

Mais j’ai été très surpris, au mois de décembre, par la décoration d’une façade dans ma ville. Le Père Noël n’y a pas été installé face au mur, visage tourné vers le mur comme s’il grimpait, mais il a été accroché à un balcon, visage tourné vers la rue comme s’il était pendu haut et court au balcon ! Une vision un peu traumatisante pour le grand enfant que j’espère être resté. Et mes passages suivants ont bien confirmé ma première impression : on pouvait bien croire qu’ils avaient pendu haut et court le Père Noël.

Qui sait, les habitants de cette maison voulaient peut-être lui signifier leur vif mécontentement quant aux cadeaux reçus en 2004 et avertir le Père Noël suivant : “T’assures pour les cadeaux papy c’t’année, sinon on te pend encore au balcon !”... Plus probablement, les habitants de cette maison ont dû aller un peu vite et n’ont pas réalisé l’effet que pouvait susciter leur installation. J’espère, car le Père Noël n’est pas une ordure que l’on peut pendre sans jugement. Souvenons-nous que nous sommes tous des Pères et des Mères Noël en puissance, et ce tout au long de l’année. Alors, s’il vous plaît, décorez vos façades si vous voulez, mais ne pendez-pas le Père Noël !

Christian Le Meut

* Note déjà parue en janvier 2006 

Krougit ket an tad Nedeleg !

Echu eo gouélioù fin ar bloaz : gwell a se ! Ya, gwell a se ! Ar bloaz man evel bep bloaz m’eus klevet ur bochad tud e lâret e vez stard, kaled, poanius ar prantad amzer Nedeleg ha Kalanna. Stard, kaled, poanius, ur prantad amzer gouel ? Met perag ta ? Penaos ta ? Ur prantad joa ha levenez eo Nedeleg, sanset. Ya, sur awalc’h, met se a zepant evit piv. Gouel an tiegezh, gouel ar familh eo met bez zo tud ne wellont ket o famillh, justawalc’h, pe tud zo ag o familh. Ur mab pe ur verc’h a chom pell; bugale bihan ne zeuont ket da welled o zud kozh; kerent zo ne wellont ket o bugale. Diaes eo dija a hed ar bloaz, met diasoc’h, kaletoc’h, d’ar prantad se.

Bugale beuzet dindan ar bresentoù
Nedeleg zo c’hoazh ur gouel kristen evit ur bern tud met deuet eo da vout gouel ar vugale dreist-holl. Roet vez dezhe ur bern traoù, ur yoc’h c’hoarioù, met betek re da vugale zo, ha re nebeut da vugale all... Mechal a ouiet mard eo ken bourrapl ar prantad se evit ar vugale o unan; kent inervet ma z’int. Inervet araok Nedeleg hag skuizh war lerc’h ! Ha beuzet edan kement se a bresentoù, a brofoù. N’on ket sur e vez prizet get ar vugale razh ar pezh a vez roet dezhe. Traou zo, zo lesket a goste; c’hoarioù zo ne servijont ket kalz. Un tammig nebeutoc’h a brofoù ‘vehe gwelloc’h, d’am sonj, evit bugale zo.

Ur sort toull trap eo ivez, reiñ re a bresentoù d’ar vugale; mod-se e vezint akourset da reseviñ profoù ha profoù hep kompreiñ priz an traoù. Hag hep kompreiñ, marteze, ar pezh talvoudusan da vare Nedeleg ha fin ar bloaz : bout get o zud, o familh, o mignonned, monet e darempred gete, komz gete, o selaou, c’hoarziñ asambles, partajiñ ha c’hoazh...
Evit bugale all, er familhoù paour, n’eo ket ar memes tra. C’hoarioù Nedeleg a vez gwellet kentoc’h dre ar skinwell, hag er stalioù konverzh... Hervez sifroù ofisiel ur million a vugale a vev barzh familhoù paour memestra ! Ha ne ya ket an traoù war wellaat. Setu perak n’eo ket bourrapl mare Nedeleg evit tud zo...

Gwelet vez tadoù Nedeleg partout !
Un dra nevez zo abaoe ur blezad pe zaoù : bravaet vez muioc’h mui a dier get garlantezioù, get korriganned plastik ha traoù a bep sort. Garlantezioù elektrik, evel rezon, hag a zo brav da welled da nozh. Bourrapl eo, gwellout tier bravaet evel se e ker pe war er maezioù. Tier zo, a zo kazimant kuzhet edan ar garlantezioù. Tredan, elektrisité, vez kollet mod-se, gwir eo lâret, met kavout a ran bourrapl memestra gwellout kement-se a dier kaer. Un digarez da vonet da bourmen eo.

Tud zo a lak tadoù Nedeleg da grapiñ war o zi, evel ma pignehent betak ar siminal da gas ar presentoù. Brav. Me, me sonje ec’h arrue an Tad Nedeleg dre an neñv, dre an oabl, barzh ur c’harr tennet get kirwi, get “rennes” el larer e galleg. Ha bremañ an tad Nedeleg zo deuet da vout ur sportour barrek a c’hell pignat betak ar siminaloù ! Nag ul labour : krapiñ betak razh ar siminaloù er bed a bezh get ur sac’h leun a brofoù ! Aesoc’h veze al labour gwezhall evit an Tad Nedeleg met hiriv an deiz muioc’h a sport a vez graet getan, ar pezh n’eo ket fall evit bout yalc’h ha frew ! Echu get an Tad kozh Nedeleg, erruet eo Supère Nedeleg !

Nag ur bed...
Met, en Hen Bont, gwellet m’eus un dra a dreuz memestra war un ti... Penn, bizaj un Tad Nedeleg ne oa ket bet lakaet a dal d’ar vangouer evel ma vehe bet pignet an ti getan, met a-dal d’ar straed, a-dal d’an dud a base er ru ! Evel ma vehe bet krouget ar paour kaezh Tad Nedeleg ! Krouget da vat er balkon. Spontet on bet pa m’eus gwellet an dra se !
Marteze, ar vugale ag an ti se ne oant ket laouen anezhe get ar c’hoarioù kaset ar bloaz araok get an tad Nedeleg. Kounaret oant bet marse ha setu perak o deus krouget ar paour kaezh tad kozh ! Ur skouer oa evit an tadoù Nedeleg all : diwallit tadoù Nedeleg kozh, mard e kasit c’hoarioù brein deomp-ni ar bloaz mañ c’hoazh e vehec’h krouget c’hwi ivez ! Nag ur bed taer...

Pe, moarvat, tud ag an ti-se n’o deus ket graet express kaer...

Met mar plij ganeoc’h tudoù, lakit garlantezioù ha tadoù Nedeleg war ho ti ma faota deoc’h met diwallit memestra : ne grougit ket Tad Nedeleg ! N’ankouit ket, ni zo tout tadoù ha mammoù Nedeleg iwez ! A hed ar bloaz, ha pas hepken e fin miz an Avent ! Ha ne faota din bout krouget... pas bremañ atav !

Christian Le Meut*

* An destenn man oa bet embannet e miz Geñver 2006 dija. 

26/12/2006

Cinéma : de salles en salles

J’aime  bien aller de temps en temps au cinéma mais il est des salles plus agréables que d’autres, comme le Vulcain, à Lochrist, près d’Hennebont. C’est un cinéma à une seule salle tenue par une association. Il a plein de charme, ce cinéma. On n’y vend pas de pop corn et il y a juste un distributeur de bonbons... Les publicités diffusées avant le film sont, en général, assez courtes et certaines sont même dépassées. On peut nous vanter les mérites d’un magasin de jouets ou d’un restaurant du coin fermé depuis des mois mais ce n’est pas bien grave...

De l’Algérie à Guantanamo
Les gens qui habitent dans le centre bourg de Lochrist peuvent venir à pied, c’est toujours ça de pollution automobile en moins. Parfois je suis surpris : ainsi, en début d’année (2006), pour un film peu connu sur la guerre d’Algérie, il y avait foule... Mais des têtes blanches surtout, des anciens combattants venus avec leurs épouses voir ce film sur une guerre qu’ils avaient faite. Beaucoup de film de qualité sont diffusés au Vulcain et parmi eux des films grand public.

Des débats sont organisés après certains films comme celui que je suis allé voir fin novembre, The road to Guantanamo, diffusé en lien avec Amnesty international. Ce film-documentaire retrace le parcours de quatre jeunes Britanniques d’origine pakistanaise partis passer quelques jours en Afghanistan et pris au piège dans ce pays. Faits prisonniers par l’armée étasunienne, ils sont envoyés dans le camps de Guantanamo, torturés, laissés sans jugements pour finalement être libérés après plusieurs années, leur innocence ayant été prouvée... Les membres d’Amnesty sont venues discuter avec les spectateurs après le film, pour rappeler que, notamment, 500 personnes restent incarcérées sans procès depuis des  années, à Guantanamo, en dehors de toute légalité.

Ce petit cinéma lochristois est aussi bon marché. 6,5€ pour le plein tarif;  4,5€ le tarif réduit, dont chacun peut profiter à chaque séance en achetant dix tickets d’avance...  En plus le spectateur y est à l’aise, il peut étaler ses jambes et poser sa tête, ce qui n’est pas le cas partout. Dans certaines salles, les grands gabarits sont un peu comprimé comme au Méga CGR, à Lanester.

8 € la séance, c’est un peu cher
Le Méga CGR s’appelait autrefois Cinéstar. Il s’agit d’un grand bâtiment gris, couleur blockhaus, installé dans une zone commerciale où l’on doit se rendre, quasi impérativement, en voiture. Il y a des bus, mais ils passent assez loin et pas à toutes les heures. Une fois stationné, vous arrivez dans le grand hall où vous devez payer, plein tarif, 8 euros... Il y a certes des réductions, pour tous le lundi par exemple, mais c’est un peu cher quand même...

Une fois passée la caisse vous vous trouvez face au  kiosque : pas un kiosque à journaux, ne rêvons pas, mais un kiosque à bonbons. On ne peut pas le manquer, et les enfants non plus. On y vend toute sorte de friandises et des pop con, hors de prix, évidemment. Des choses bien sucrées qui font plaisir, certes, mais ne sont pas forcément bonnes pour la santé...

Ouvreuses ? C’est fermé
Vous pouvez chercher aussi à éviter la salle de jeux vidéos, billards, située sur votre droite, autre endroit où vous pouvez attendre le film en dépensant votre argent durement gagné. Mais ça y est, la salle est libre, vous pouvez rentrer. Autrefois vous tendiez votre billet à une ouvreuse, fini ce temps là. Aujourd’hui l’ouvreuse est un ouvreur qui ressemble plutôt à un vigile et auquel vous n’avez pas très envie de faire trop la conversation. Passez votre chemin et restez tranquille si vous voulez être certain de voir votre film...

La salle s’offre alors à vous, mais vous devez slalomer entre les emballages, les chewing gum usagés, les pop corns égarés, car elle n’est pas nettoyée entre deux séances. Ou alors c’est vite fait ! Une fois bien calé dans votre fauteuil vous espérez ne pas avoir de voisins car l’espace est limité. Pas question d’étendre ses jambes ici... Et puis vous devez attendre la séance en écoutant le dernier tube de Claude François, qui date peu. La musique est assez peu originale, tout comme le choix de films proposés dans ce type d’établissements. Il s’agit en général des films les plus commerciaux du moment. Jamais de débats organisés ici, ni d’animations autour des films...

Enfin, la séance commence. La séance mais pas le film. Autrefois les séances de cinéma commençaient par les bandes annonces. Aujourd’hui, ici, elles sont mélangées avec d’autres pubs. Et ça dure. Une fois la pub terminée, la lumière se rallume pour que nous puissions lire... Les pubs peintes sur le rideau qui est en train de se baisser. Une étape supplémentaire à franchir avant le film...

Des clients mécaniques ?
Je ne vais pas très souvent dans ce cinéma lanestérien que je trouve froid, cher et peu accueillant. Le Cinéville de Lorient, un multiplex, lui aussi, est plus accueillant, propose une programmation plus variée.

Le cinéma subit de plus en plus la concurrence des DVD et du téléchargement des films sur internet. Les dirigeants des salles de cinéma doivent faire preuve d’imagination (et d'un réel intérêt pour... le cinéma !), s’ils veulent continuer d’attirer le public car les cinéphiles apprécient aussi l’accueil, l’environnement qui leur est proposé, et ne sont pas de simples clients mécaniques que l’on pourrait presser comme des oranges.

Christian Le Meut

Sinemaioù pe sinemadigoù ?

Kavout a ran plijus mont d’ar sinema ur wezh an amzer, met pas e pep lec’h. Sinemaoù zo a zo bourraploc’h evit re all. Da skouer kavout a ran bourrapl mont d’ar Vulcain, ar sinema a zo e Lokrist, e tall an Hen Bont. Ur sal hepken a zo ha, forset mat, ur film hepken a vez skignet bep taol... Mod-se ne vez ket klevet trouz pe sonerezh ar filmoù all. Ar Vulcain a vez dalc’het get tud a volontez vat ag ur c’hlub sport.

Un tammig pub a zo araok pep film, met pas kalz hag, ouzhpenn-se ul lodenn ag ar pub a zo erru re gozh : stalioù, magasinioù, pretier, kinniget a zo serret abaoe pell met bruderezh a vez graet evite er Vulcain memestra ! Ar sal se zo e kreiz ar vourc’h, hag an dud a zo e chom tro dro a c’hell mont di ar droad ar pezh a zo gwelloc’h evit an natur ha marc’hadmatoc’h evit an dud... Hag ur wezh chouket n’och ket stanket evel sardined, c’hwi hell astenn ho divharr.

A wezhoù on souezhet : e penn kentañ ar bloaz man ur bochad tud oa daet evit ur film dianavet awalc’h a fed brezel Aljeria. Soudarded kozh a oa bet kaset d’an Aljeri e-pad o yaouankiz hag a oa deuet d’ar sinema get o maouezed...  Kalz filmoù a feson a vez skignet get ar Vulcain, filmoù anavezet bras, a sach tud, ha filmoù dianavet. A wec’hoù  emgavioù a vez savet evit komz ag ar film. E miz Kalañ gouiañv m’eus gwellet “The road of Gantanamo” ha tud Amnesty oa deuet da gomz ganeomp war lerc’h a ziout tem ar film-se a ziskouezh pevar paotr yaouank toullbac’het ha bourreviet e Guantanamo get gouarnamant ar Stadoù Unanet, hep bout barnet... Lakaet int bet er maez benn ar fin met pemp kent den a zo c’hoazh  toullbac’het e Guantanamo er maez ag al lezennnoù etrebroadel...

Ker eo un tamm !
Ouzhpenn-se n’eo ket ker evit mont da wellet ur fim er Vulcain : 6,5 € d’ar muian ha, ma prenit dek tiket en avans, c’hwi bae 4,5 € evit pep film. Hag ar sonerezh a vez lakaet da c’hortoz ar film a vez dalbezh bourrapl... Ar pezh n’eo ket gwir e sinemaoù all evel ar Méga CGR e Lannârster e lec’h ma klevan, a wec’hoù, sonerezh a zisplij kalz din, evel Klode François. E Lannârster a zo bet savet ur sinema anvet da gentañ Cinestar, ha bremañ Mega CGR, nag an añv brav... Ur “multiplexe” a vez graet a sinemaoù evel-se. Ar Mega CGR a zo bet savet e barzh un tachad konverzh, e lec’h ma vez ret mont get ho oto. Ur savadur bras eo, livet e griz evel ur blockhaus. Ur wezh a barzh e vez ret deoc’h paeiñ 8 € evit gwellout ur film : marc’hadmatoc’h eo d’al lun (pemp euro evit razh an dud), ha distaolioù zo evit ar re zilabour, ar vugale, ha me oar me, met ker eo memestra.

Madigoù, c'hoarioù, toull trapoù...
Ur wezh bout paseet ar c’hef, setu ar stall madigoù ! Ne vez ket mui kavet sinemaoù bremañ met “sinemadigoù” get bernioù pop korn, skornennoù, madigoù gwerzhet ker ruz, evel rezon, traoù fall evit ar yec’hed met a gas plijadur memestra. Ma z’eus bugale genoc’h, diaes eo tremen e tal ar stal madigoù hep preniñ netra dezhe... Ur wezh bout paseet ar stal madigoù, un toull trap all zo : ar c’hoarioù. C’hoarioù a bep sort a zo bet lakaet ivez evit sikourin genoc’h da c’hortoz ar film ha da goll ho argant !

Ouf, setu an eur. C’hwi hell mont e barzh ar sall ! Ne vez ket mui roet ho tiket ganeoc’h d’ur plac’h koant, d’un “ouvreuse”; n’eus ket mui anezhe er Mega CGR met paotred zo bet lakaet en o lerc’h hag a denn kentoc’h da vijiled ! Chomomp sioul ha mut neuze, laromp ket netra a dreuz nemet “trugarez” ma faota deomp sellet doc’h hor film. Ur wezh er sall, c’hwi well un nebeut traoù lous etre ar gadoerioù-brec’h rak n’eo ket bet gwalc’het al lec’h etre daou film, evel ma veze graet araok get an “ouvreuses”. Nann, ret eo deoc’h slalomin etre kornedoù pop korn goullo, chewing gum chaket, ha paperioù lous... Ur wezh azezet, c’hwi zo stanket evel sardined ha n’hellit ket astenn ho divharr...

E c'hortoz ar film...
Met setu, lazhet ar gouleier, an abadenn a grog... An abadenn, ya, met pas ar film. Araok an abadenn a groge get pub evit filmoù all,  hag ar lerc’h e veze skignet bruderezh evit traoù all. Bremañ mesket ‘vez an daou, ar pezh a zo displijus. Setu ur pub evit ur film, hag unan evit un telefon nevez, c’hoarioù Nedeleg, ur bank,  ha c’hoazh ha c’hoazh. Hirr eo. C’hwi peus paet ker ruz da wellet pub... Hag ar lerc’h ar pub, ar film ne za ket diouzhtu. Nann. Alumet eo en dro ar gouleier hag ar skramm a zo kushet get ul lienn bras e lec’h ma zo bet treset... pub, c’hoazh. Ne bad ket pell met bon, kollet vez amzer e c’hortoz ar film. 

Ar filmoù a vez skignet du hont a vez berpet ar filmoù brudetan, filmoù savet evit sachan ar muian posupl a dud, evel James Bond. Ur bochad filmoù brav hag interesus ne vezont ket kinniget get ar Mega CGR...Muioc’h mui a gongurens a zo etre ar sinema hag an DVD, hag get ar filmoù a c’hell bout “pellkarget” war internet. N’on ket souezhet. Ma faota d’ar re a zo e penn ar sinemaioù kenderc’hel da wellet tud barzh o salioù, gwelloc’h vehe dezhe kinnig prizioù izeloc’h, sonjal en o doare da zegemer an dud, nompass lakaat re a bub, ha kinnig filmoù a bep sort. Reiñ c’hoant d’an dud mont d’ar sinemaoù, kwa. Mod all an dud a chomo er ger da zebriñ pop korn dirak o fostoù tele bras pe o urzhiataerioù.

Domaj vehe.

Christian Le Meut

28/11/2006

Nedeleg : c'hoarioù kenober e lec'h c'hoarioù nul ?

medium_NVA06131.3.jpgTostaad a ra gouelioù Nedeleg ha kavet vez kazi bemdez bremañ levrioù bruderezh, katalogoù, barzh hor bouestoù lizhiri, evit diskouez deomp c’hoarioù da brofañ d’ar vugale. Ha bep bloaz e wellan traoù un tammig souezhus er c’hatalogoù, memestra. Pajennoù zo evit ar merc’hed, d’un tu, hag evit ar baotred, d’un tu all; hag evit an daoù war lerc'h. Met penaos e vez dibabet an traoù evit ar merc’hed, hag an traoù evit ar baotred ?

Hervez katalogoù meus lennet, n’o deus ket droad ar merc’hed da lakaat gwiskamentoù Zorro, da vout merc’hed an tan, (pompierezed), da sevel traoù get Mecano, Playmobil pe Lego, pe da vout soudardezed (ar pezh n’eo ket grevus...)... Pas, an traou se 'zo nemet evit ar baotred ! Kement-se evit ar baotred : ar re se n’hellont ket hoarniñ o gwiskamantoù na pasein ar sunerezh, an aspiratour. Al labourioù se a zo evit ar merc’hed yuvank hepken, evel rezon.

An c’hoari gwellañ m’eus gwellet e barzh ar rolladoù evit ar merc’hed yaouank zo ur sunerez, un aspiratour, justawalc’h ! Na gwir eo : nul int, ar baotred, da labourat get ar mekanikoù se a ra re a drouz. D’am sonj un dra jenetik eo : daoulagad ar merc’hed a well gwelloc’h al loustoni, an huern, ar beultrenn, evit daoulagad ar baotred ! Se zo sur. Ha, neuze, gwelloc’h eo akoursiñ anezhi d’ober ar stall, ar menaj an abretañ ar gwellan; d’an oad a zaou vloaz lakoomp. Kar ar c’hoarioù se zo mekanikoù da vat, a sach an huenn, ar beultrenn... Unan a goust daou ugent euro : gwelloc’h vehe prenañ un aspirateur, ur sunerez gwir evit ar priz se ! Graet vo gwelloc’h al labour !



Hulk an distro !
C’hoarioù nul a zo bep bloaz. Gwellet m’boa, un nebeut bleadeù zo, ur c’hoari sot : “Daouarn an dra”, da lâret eo “Les mains de la chose”. “La chose” zo ur “superhero” mod Stadoù Unanet. Ur paotr tapet get n’ouzon ket petra, ha deuet da vout un den mein... Gwerzhet vez, hiriv an deiz, e zaouarn e stumm manegoù savet get plastik d’am sonj; tregont euro memestra. D’ober petra gete ? Skeiñ ar ar re all, el rezon.

Sonj meus bet, e wellet an c’hoari se, ag an c’hoari nullan m’boa gwellet evit ar baotred, hag a oa heñvel met nulloc’h c’hoazh : “Dornioù gigant Hulk”, da lâret eo “Les poings géants de Hulk”. Dornioù bras tre, livet e gwer (evel Hulk), a rae trouz pa ‘z e skoer gete war un dra bennak pe war un den bennak. Kar a-sen eo an dalc’h. Ar c’hoarioù se n’hellont ket servij nemet da skeiñ ar un den all : ha setu trouz er ger, etre breudeur ha c’hoarezed...

Pa oan krouadur, pell zo neuze, e sellen doc’h Hulk ar an tele. Ur rummad filmoùoa. E penn kentañ Hulk oa un den bihan, gwann met speredek bras, ur skiantour a laboure barzh ul laboratoire bennak. Ha setu eñ tapet get ur sort radioactivité. Ha kentizh ma veze graet un dra fall dezhan, pa oa fall ar subenn da skour, ar paotr oa kounnaret d’un taol, deuet e zaoulagad da vout ruz, e groc’henn glas , ha eñ da greskiñ en un taol kement a da vout ur gigant kreñv, met berpet jentil memestra... Souezhet oan berpet rak e zilhadoù oa troc’het, drailhet, met pas razh. Drailhet oa e roched hag e vragoù met just edan an daoulin. Ar gouris a zalc’he mat ! Ne greske ket an traoù d’an tu se ! Eurus awalc’h, peotramant e vehe bet noazh penn da benn Hulk. Kement da feukiñ ar vugale !

Emen emañ paseet an intron Nedeleg ?
Met deomp an dro koste Bro an tad Nedeleg, ruz hennezh... Kounnaret on e wellet ar c’hatalogoù savet getan bep bloaz. He, tad kozh Nedeleg, sonjoù kozh, sonjoù machist zo ganeoc’h ! Peus ket gwellet : chanch a ra ar bed, hag ar merc’hed n’int ket mui bremañ mitizhiond’ar baotred ! N’eus nemetoc’h evit lakaat ar merc’hed da c’hoari get un sunerez ! Ar baotred a c’hell c’hoari get sort benveg ivez ! Hiriv an deiz e vez gwellet ur bern gwased yaouank e fardan boued, hag a vourr fardan boued ouzhpenn, ha merc’hed a blij dezhe ar mekanik met ne vourront ket an aspiratourion. Met bon, bep Nedeleg e vez roet deomp levrioù bruderezh kozh o sonjoù, kozh o doare da ginnig an traoù. Labour an MLF n’eo ket echu, me lâr deoc’h. Ha petra ra an intron Nedeleg ? Petra a lâr anezhi d’he gwaz ? Sonjoù dibaseet, dilerc’hiet geti ivez ?

C'hoarioù kenober
Bez zo iwez c’hoarioù ne gaver ket e barz ar c’hatalogoù savet get tad Nedeleg. C’hoarioù kenober (kooperativel) e vez graet doc'hte, da skouer. N’eus ket, er c’hoarioù se, un den a enep un den all, met razh an tud a c’hoari asambles, a stroll, e klask tizhout ar pall asambles : lazhiñ an tan, pe donet a benn da saveteiñ loened a zo bet tapet get trafikourion, en Afrika, hag all. Gwerzhet vez ar c’hoarioù se get ur gevredigezh anvet Non-Violence Actualité (BP 241, 45202 Montargis cedex. Pellgomz : 02 38 93 67 22). Ur c’hatalog vez embannet gete bep bloaz, hag a goust pemp euro. Ul lec'hienn internet'zo ivez (sellit doc'h al liammoù).

Kement da brientiñ un Nedeleg a feson !
Christian Le Meut

Noël : et si on passait aux jeux coopératifs ?

Noël approche, et il y a peut-être autre chose à faire que d'offrir des jeux violents, crétins et (ou) machistes. Et pourquoi pas des jeux coopératifs (note de 2005 rééditée et réactualisée) ?

Noël approche et nos boîtes à lettres sont envahies de catalogues de jouets. Mais le contenu de ces catalogues me laisse parfois perplexe. Ainsi, dans la plupart, les jeux sont divisés entre jeux pour filles, d’une part, jeux pour garçons, d’autre part, et jeux mixtes enfin... Ainsi, si je suis bien la logique des concepteurs de ce type de catalogue, les filles ne s’habilleraient jamais en tenue de Zorro, elles ne joueraient pas aux pompières, ni aux Mécanos, Playmobil et autres Légo... Elles ne seraient pas soldates non plus, mais ça, c’est moins grave !
Quant aux garçons, les bienheureux, ils ne repassent pas les vêtements ni ne passent l’aspirateur, tâche exclusivement féminines comme de bien entendu... Ce partage des tâches doit être génétique : les yeux des femmes doivent mieux voir la poussière que les yeux des hommes, alors autant mettre des aspirateurs dans leurs mains dès l’âge de deux ans, histoire de mieux les habituer...

Pour les garçons, j’ai vu un jeu bien débile : “Les mains de la chose”. “La chose” est une espèce de super héros étasunien, un être humain transformé en homme de pierre suite à une accident quelconque. Il s’agit de deux gros poings que l’on enfile et avec lesquels on peut taper sur qui l’on veut. Ce jeu fait en plastique ou en mousse coûte près de 30 euro quand même. Il n’a qu’un intérêt pédagogique limité et son aspect ludique pose question également.

Hulk : un grand nerveux
Ce jeu m’en a rappelé un autre, très proche, que j’avais repéré il y a quelques années : “Les poings géants de Hulk”. Là, un rappel historique s’impose peut-être. Hulk est un personnage qui nous vient des Etats-Unis, créé probablement dans les années 60. Feuilletons, dessins animés, et même un film récent ont été réalisés sur ce monstre. En fait, il s’agit, si mon souvenir est bon, d’un chercheur plutôt malingre atteint par une sorte de radioactivité et qui se mue en monstre vert et très musclé quand quelque chose le contrarie. Si sa maman l’a privé de dessert, ou de télé, ou lorsque les émissions de sa radio préférée, Radio Bro Gwened bien sûr, s’arrêtent inopinément, il devient vert avec des yeux rouges, des muscles lui poussent de partout et il double de volume... Ce qui m’avait toujours surpris, enfant, c’était de voir Hulk partir en courant après sa transformation en monstre. Ses vêtements du haut explosaient sur sa nouvelle corpulence, et ceux du bas aussi, mais uniquement au dessous des genoux... Logiquement, le haut du pantalon, la ceinture et le caleçon auraient dû exploser aussi, mais non, de ce côté là, ça ne devait pas doubler de volume, car ça tenait bon !

Mais revenons-en à nos donc à nos poings géant de Hulk. Il s’agissait de deux gros poings verts que l’on enfile et qui font du bruit (il y a des piles dedans) quand on tape avec sur quelque chose ou quelqu’un ... Là encore, aucun intérêt, si ce n’est de disposer de gants de boxe pour taper sur la petite sœur ou le petit frère. Et quand les piles sont mortes, les gants ne font plus de bruits mais il reste les cris de ceux sur lesquels on tape. Un jeu géant, effectivement !

Macho, le Père Noël ?
Je suis toujours surpris de voir les vieux clichés sexistes que trimballent encore les catalogues de jeux pour enfants. Il est fini le temps où les femmes étaient confinées aux tâches de ménage. On trouve aujourd’hui, chez les jeunes adultes, des hommes qui adorent cuisiner, et beaucoup de femmes que passer l’aspirateur rebute... Mais quand donc le père Noël l’aura-t-il compris ? Il ne serait pas resté un peu machiste, le pépère ? Et la mère Noël, qu’est-ce qu’elle lui explique ? Le MLF a encore du boulot...

medium_NVA06131.2.jpgEt puis il est des jeux qui ne figurent pas sur les catalogues des grandes surfaces ni même sur ceux des magasins spécialisés. Il s’agit, par exemple, de jeux coopératifs. C’est-à-dire que les joueurs jouent ensemble dans un objectif commun plutôt que les uns contre les autres. Il s’agit d’éteindre un incendie, de récupérer des animaux capturer par des trafiquants en Afrique pour les remettre en liberté, de donner à manger aux animaux d’une ferme avant la tombée de la nuit, de sauver un espace naturel des mains des promoteurs, etc. Ces jeux sont diffusés par une association, Non-Violence Actualité, qui édite un catalogue (5 €) les présentant, et présentant aussi des ouvrages et des outils pédagogique sur la non-violence, la médiation, la résolution non-violente des conflits.

Son adresse est Non-violence actualité BP 241, 45202 Montargis cedex. Tél : 02 38 93 67 22. Le site internet est en lien direct. De quoi préparer un bon Noël !

Christian Le Meut