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08/06/2005

Non aux Jeux Olympiques à Paris (bis) !

Au secours, les jeux olympiques reviennent ! Et il semble que Paris soit parmi les favoris. On n'a pas fini d'en entendre parler... Rappel d'un écho paru en mars dernier :
"Beaucoup de boucan a été fait au début du mois de mars 2005 à propos de la venue à Paris d’une délégation du Comité international olympique. Paris est sur les rangs pour organiser les jeux 2012, en concurrence avec Madrid, Londres New-York et Moscou... Une délégation a circulé dans un Paris quasiment en état de couvre-feu pour ne pas qu’elle voit les manifestations qui avaient lieu ce jour-là. Et télés et radios de chercher à savoir si les délégués étaient contents de leur séjour, s’ils avaient bien mangé, si tel clignement de l’oeil pouvait être interprété comme un signe favorable... Même le président Chirac s’est prosterné devant les délégués... Un grand moment d’unanimité médiatico-nationaliste.
Et ces syndicats, quels inconscients ! Ils n’avaient même pas cru bon d’annuler leurs manifestations ! Quasiment des traîtres à la patrie. Ils ne se rendent pas compte de l’enjeu. La venue des JO créeraient 40.000 emplois en France et occasionnerait 35 milliards d’euros de retombées d’ici 2019, d’après mon journal quotidien... Et tout cela risquait d’être raté à cause de manifestations d’inconscients, pour de misérables augmentations de salaires...
Car c’est le paradis, que promettent les JO. Rendez-vous compte, 40.000 emplois... Bon, sur les deux millions et demi de chômeurs que comptent la France, ce n’est pas grand chose... Mais ceux qui n’auront pas trouvé d’emplois pourront au moins regarder les JO à la télé ! Et puis pensez à cette moisson de médailles en or que nos champions vont rapporter ! Bon, c’est vrai, là encore, on reste dans l’hypothèse...
Mais quand même, 35 milliards d’euros de retombées, mesdames, messieurs... D’où vient ce chiffre trouvé dans un journal, je ne sais pas, mais j’en ai trouvé d’autres dans Courrier international du 10 mars dernier. Un article d’un journal grec y est traduit en français. Il fait le bilan des JO d’Athènes qui ont eu lieu l’été dernier...
Le coût total des JO s’est élevé à neuf milliards d’euros au lieu des quatre milliards prévus... Or les caisses de l’Etat grec sont vides, d’après ce journal... Seuls 10% des sites olympiques grecs “sont aujourd’hui utilisables à des fins commerciales”. Certains stades sont transformés en refuges pour sans-abris, d’autres plus ou moins en décharge...
Et puis la grande fête populaire a été plutôt un flop. Les Athéniens eux-mêmes ont été incités par les autorités locales à quitter la ville pour laisser la place aux visiteurs, éviter de créer des embouteillages et une pollution supplémentaire. Ils sont partis à la campagne regarder les JO à la télé... Mais il y a eu moins de visiteurs que prévus. Certains touristes ne sont pas venus car, un mois avant le début des JO, les journaux du monde entier parlaient encore des installations non-ter minées. Certains étrangers ne sont pas venus par peur des attentats alors même que des mesures de sécurité importantes ont été mises en place pour un coût largement supérieur à ce qui était prévu....
Et tout cela pour quoi ? Deux des champions grecs parmi les plus connus ont été exclus dès le début des épreuves suite à un contrôle antidopage positif... Un vrai psychodrame national !
Tout cela ressemble un peu à un flop olympique, dont on a peu entendu parlé lors de la venue de la délégation en France... Mais dites-moi, messieurs Chirac, Delanoë et consorts, les millions que l’on consacre à une participation hypothétique à des JO aux retombées économiques également hypothétiques, ne pourrait-on pas les consacrer plutôt à bâtir des écoles ? Des bibliothèques ? Des lieux où débattre et philosopher, comme les Grecs anciens ? Car la Grèce n’a pas donné au monde occidental uniquement les Jeux olympiques, elle a aussi inventé la philosophie, et une forme de démocratie. Deux choses autrement plus importantes que des médailles en chocolat.
Alors non, moi, je ne vote pas pour Paris. Ailleurs les JO ! Partout ailleurs, mais pas à Paris. Le CIO dira sa décision finale en juillet. Je n’ose imaginer le psychodrame si Paris n’est pas choisie... Mais pourquoi ne pas refaire les jeux à Athènes, et définitivement, histoire de rentabiliser les investissements faits par la Grèce et de renflouer les caisses publiques grecques ? En voilà une idée qu’elle est bonne. Allez les Grecs !"
Christian Le Meut

07/06/2005

Nann d’ar c’hoarioù olimpik e Paris !

Paris zo war ar rank evit degemer ar c'hoarioù olimpik, ha dibabet vo, marteze, hervez an doereieù m'eus lennet : siwazh !
Setu ar pezh m'boa skrivet daou vizh zo dija a-enep ar raktress-se. D'am sonj, ne vin ket selaouet, ur wezh all !
"Trouzioù spontus zo bet graet e penn-kentan miz Meurzh 2005 a ziar-benn ar c’hoarioù olimpik a vo er bloaz 2012. Paris zo war ar rank evit kempeiñ ha degemer ar c’hoarioù-se, get Madrid, Londres, New-York ha Moskoù... Pewarzek den ag ar “CIO, “Bodadeg etrebroadel olimpik” zo deuet da wellet Paris, he stadoù, ha c’hoazh. Ha setu, razh an dud e klask goueit o sonjoù, mard o deus kavet bourrapl an amzer e Bro C’hall, mard o deus debret mat, ha patati ha patata... Hag ar prezidant Chirak e-unan d’en em stouien dirak tud ar CIO...
Ha setu ! Manifestadegoù zo bet savet get ar sindikadoù evit goulenn goproù brasoc’h... Met kollet o spered gete ? Dre o faot vo, mar ne d’int ket ar c’hoarioù olimpik e Frans. An dreitourion brein... N’o deus ket komprenet e vo echu an dilabour e Frans a drugarez d’ar JO ? Hervez ar pezh m’eus lennet barzh ur gazetenn, daou ugent mill gobr vehe savet a drugarez d’ar JO e Paris... Bon, daou ugent mill gobr e-kenver daou villion pemp kant mill a-dud dilabour, n’eo ket kalz a-dra benn ar fin... Ya, met kaeroc’h vo : pemp milliard a tregont ag euroioù vehe kaset e Bro Frans a-drugarez d’ar JO ! 35 milliard euro memestra... Ur sapre sammad ! Ar baradoz war an douar vo Bro Frans, me lâr deoc’h, goude bout deuet ar JO aman... Ha sonjit ivez en ar medallenoù aour a vo tapet get hor sportourion... Bon, n’eo ket ken sur e vo tapet ur bochad, gwir eo......
Piv n’eus kollet e spered, a-benn ar fin ? Ar sindikadoù ? Pe, kentoc’h, kazetennerion zo ha politikourion-zo ivez, deuet da vout foll ha bammet dirak ar “JO” sakred...
Sellomp doc’h ar c’hoarioù olimpik 2004, bet degemeret en Athenes warlene... Tremenet mat du-hont ? Ya, sanset.... Met ne oa ket kement-se a dud daet da wellet ar JO en Athene, hervez ur gazetenn a Gresia troet barzh Courrier international (10/03/2005). Goulennet oa bet get ar gouarnamant d’an Atheniz, monet kuit evit leskel al lec’h d’an douristed. Hag an Atheniz da sellet ar JO doc’h an tele ! Met ne oa ket daet kalz touristed. Rak kazetennoù ag ar bed a-bezh a lâre, ur miz araok, ur bern traoù ne oant ket prest c’hoazh ! Hag ur bern tud zo aet d’ur vro all... Ha tud all doa tapet aon rak ar gwall daolioù. Ur bochad argant a zo bet fondet evit ar surentez... Met ivez evit sevel stadoù nevez ne servijont ket mui breman. Ha mod-se, nav milliard euro zo bet dispignet get Bro-Gres e-lerc’h pewar milliard euro sonjet araok.
Ouzpenn-se ar Gresianed n’int ket bet kountant bras. Daou sportour ag ar vro, brudet bras, zo bet tapet a gaos m’o doa kemeret drammoù ! Just e komansamant ar JO... Medalenn aour ebet evite, nemet medalenn ar vezh !
N’eo ket sur, benn ar fin, e vo gounizet argant a drugarez d’ar C’hoarioù olympik e Paris. Fondet vo kentoc’h, d’am sonj... Trouz bras zo bet graet dija ha trouz brasoc’h vo e miz gouere, pa vo lâret o choaz get tud ar CIO ! Me, ne votan ket evit Paris, kentoc’h evit Madrid, pe Moskoù, pe New York, pe Londres... Pe Athenes, evit an dro all ! E pep lec’h, met pas Paris. Aotroù Chirac, aotroù Delanoë, ma z’eus argant da zispign, savomp skolioù geti, pe levraouegoù, pe teatroù e-lec’h stadioù re-vras. Savomp lec’hioù da lenn ha da gomz... Filosofomp evel ar Gresianed kozh. Estroc’h evit ar c’hoarioù olimpik a zo bet savet gete : an demokratelezh hag ar filosofi ivez. Daou dra talvoudusoc’h, ha pouezusoc’h, evit ar c’hoarioù olimpik, d’am sonj."

Christian Le Meut 

06/06/2005

Big Brother Internet

Internet est un outil nouveau, efficace pour trouver des renseignements de toutes sortes sur l’histoire, l’économie, les pays étrangers, etc. On y trouve beaucoup de choses, gratuitement ou presque. C’est une sorte d’encyclopédie universelle pour les personnes qui surfent sur le Net. Met, si cet outil peut aider à trouver des renseignements de toutes sortes, il peut aussi se révéler très indiscret. C’est très facile. Il suffit d’aller sur un moteur de recherche, “Google” par exemple, et de chercher sur les noms désirés. Si un de vos proches s’appelle “Marcel Le Bras”, c’est un exemple, vous tapez Marcel Le Bras et les pages internet sur lequel est mentionné ce nom apparaîtront, ou au moins une partie. Vous pouvez ensuite aller voir aller sur ces pages et vérifier s’il s’agit bien de “votre” Marcel Le Bras ou d’un autre.
Mais, à ce petit jeu, l’on peut avoir des surprises. C’est ce qui est arrivé à une adolescent vivant aux Etats-unis. Lui, c’est sur son propre nom qu’il a entamé une recherche... Et il l’a trouvé, son nom, sur une liste d’enfants recherchés suite à un enlèvement ! Quatorze ans plus tôt il avait été enlevé par sa propre mère alors que sa garde avait été confiée à son père, par la justice canadienne... La mère était alors venue vivre aux Etats-Unis, pour ne pas être rattraper par la police... Elle l’a été, et par son propre fils ! L’affaire a ensuite été confiée à la justice étasunienne... Internet, c’est formidable, mais c’est aussi un peu “Big Brother” ?
Christian Le Meut

05/06/2005

Big brother internet

Internet zo ur benveg efedus evit klask traoù a bep sort, war an istor, an ekonomiezh, ar skiantoù, ha c’hoazh. Kavet e vez traoù a bep sort evit netra, pe dost. Ur sort “encyclopédie” etrebroadel eo, evit ar re a ouia labourat getan. Met, ma z’eus tu da glask traoù war temoù à bep sort, moian zo ivez gober enklaskoù war hoc’h amezegien, hoc’h ennebourion pe ho mignogned, dre internet ! Aes bras eo : n’eus ket nemet da vont war ur “moteur de recherche” evel an hini anvet “Google” ha klask war un anv . Ha kaset vo deoc’h ur rol get razh ar pajennoù e lec’h a zo merchet an anv peus skrivet.
Mard ho peus ur mignon anvet : “Marcel Le Bras”, ur rol get ar pajennoù e lec’h m’emañ merchet ur “Marcel Le Bras” bennak a vo roet deoc’h. Ha c’hwi a c’hello mont da welled ar pezh zo war ar pajennoù-se. Kavet vo ganeoc’h, marteze, doerieù nevez war ho mignon Marsel Le Bras pe war tud all anvet “Marsel Le Bras ivez”... Hag, a wezhoù traoù souezhus e vez kavet...
Ur paotr yaouank ag ar Stadoù Unanet, en deus lakaet e anv war internet, ha petra en deus kavet ? Tud oa war e lerc’h, e klask anezhan rak e vamm he doa eñ dapet, skrapet, 14 vloazh araok ! Dispartiet oa tud ar paotr yaouank, met eñ oa bet roet d’an tad get ar justis, evit chom getan er C’Hanada. Ne oa ket a-du tamm ebet ar vamm ha skrapet he doa he mab evit mont da chom geti er stadoù Unanet, evit nompass bout tapet ha toull bac’het. Met, goude bout lennet an dra-se war internet get ar paotr yaouank, toull bac’het eo bet e vamm. “Big brother is watching you”...
Christian Le Meut

01/06/2005

Enebourion ar skinwell...

Ur wezh a oa ur paour kaezh post skinwell (télé). Ur post skinwell evel ar re all met eñ oa kouezhet klanv e fin miz eost passeet... D’ar mare se, hennezh oa chomet du e skram, gouloù ebet. Marteze, n’eo ket kalz a dra, ur “fusible” bennag kraset ne vehe ket bet diaez da chanch, met ne oa ket bet graet... Chomet oa ar post mod-se, evel ur voest du ha goullo, ne servije ket da netra, a-benn ar fin, nemet da lakaat warni ur pod bokedeù... Trist oa ar post skinwell met, eurusament, ne oa ket bet prenet unan all evit tapout e lec’h... ouf...
Met, marteze, gwasoc’h c’hoazh oa ar jeu... Ar re a oa e chom en ti-se d’oa lakaet en o fenn arrestiñ da sellet doc’h ar skinwell ! “Ur spont, me lavar deoc’h”, a sonje e unan ar post. Petra eo ar c’hlenved nevez se ? Ha petra vo graet get an tiad-se ma ne vez ket sellet doc’h an tele gante ? N’eus ket tu da vout, n’eus ket tu da vev, hep skinwell, hiriv an deiz. Kollet e vint ma n’o deus ket gwellet ar filmoù nevez, an doereieù, Steredenn Akademiezh, ar Bachelor... Setu ar pezh sonjet get ar paour kaezh post skinwell a oa e vageiñ sonjoù dit, evel ma wellec’h...
Ya, met ur yoc’h enebourion en doas ar paour kaezh post télé se. Radioioù ha kazetennoù zo, ur bochad, evit gouieit doereioù ar bed. Levrioù ivez, evit sonjal, prederiañ, deskiñ. Sonerezh a bep sort, da selaoù get plijadur... Ar re-se zo enebourion an tele, met enebourien krioc’h zo : an dud !
E lec’h chom da vreinañ dirak o fostoù skinwell, an tiad-se a gave gwelloc’h mont da wellet tud all, evit ar blijadur, evan ur banne gete, c’hoari kartoù pe c’hoarioù all, deskiñ dansal, ober c’hoariva, komz (brezhoneg, galleg, esperanteg, saozneg, kembraeg, ha c’hoazh, 6.000 yezh bev zo er bed), labourad a youll vad evit ur gevredigezh bennak... Traoù sort-se a vourre gober ar familh-se; traoù n’eus ket tu d’ober anezhe mard e chomec’h er ger da vreinañ dirak ho post télé.
Razh an traoù skignet war ar chadennoù skinwell n’int ket fall, a sonje tud an ti, met re amzer e vez kollet geti e sellet deoc’h abadennoù sot, get danvez ebet a-barzh... Moian zo d’en em zeverral, d’en em aveliñ ar spered d’an doare speredeloc’hha feuñoc’h.
Gwazoc’h c’hoazh : tud zo, hiriv an deiz, en em sav a enep ar skinwell : e n Italia a zo bet savet un “harz skinwell”, an “diskrog tele”, e pad un dibenn sizhun, evit klemm a enep an “télé poubellenn”. Pegoulz vo graet kement-se e Frans hag e Breizh ivez ? E Breizh tud a zo bet barnet peogwir ne faota ket dezhe paeaño tasoù, o “redevans” a gaos d’ar plas re vihan roet d’ar brezhoneg er skinwell...
Piv a ouia ? Marteze an dispac’h gwir, an doare efedusan da chanch ar vuhez, hiziv an deiz zo lakaat ar postoù tele en ur “déchèterie”, ha monet d’ober traoù all get ar re all. Simpl eo, a-benn ar fin, en em sav ha gober an dispac’h.
Christian Le Meut

Les ennemis de la télé

Il était une fois une pauvre poste de télévision. Un poste de télévision comme beaucoup d’autres mais celui-ci était tombé malade, en panne, à la fin d’un mois d’août. Depuis, son écran était resté désespérément noir. Sans lumière ni couleur aucune. Peut-être n’était-ce pas grand-chose, un fusible quelconque grillé, un rien à réparer, mais cela n’avait pas été fait. Et le pauvre poste de télé restait ainsi, une sorte de boîte noire et vide ne servant plus à rien, sauf à poser dessus un vase de fleurs ou quelque autre bibelot... Le poste de télé était triste mais il avait quand même un espoir : aucun autre poste n’avait été acheté pour prendre sa place. Ouf.
Mais, peut-être, la situation était-elle pire encore. Ses propriétaires avaient décidé de ne plus regarder la télé... Une horreur, s’était dit en lui-même le poste de télé, le jour où il comprit la situation. Mais quelle est cette nouvelle maladie ? Comment vont-ils faire ? Ce n’est pas possible de vivre sans télé aujourd’hui. Sans nouvelles de Star Académie, du Bachelor, des films nouveaux, des informations du jour, ils vont être perdus...
Oui, mais la télévision a beaucoup d’ennemis. Les radios de toutes sortes, les journaux, les livres, pour connaître les informations, se cultiver, se distraire... La musique aussi, à écouter vraiment et non pas comme un perpétuel bourdonnement de fond... Mais la télévision a un ennemi pire encore : les gens. Plutôt que de rester croupir devant leur poste de télé, les propriétaires avait décidé de sortir, de rencontrer d’autre gens, d’aller boire un coup avec, d’apprendre à danser, d’apprendre le breton, l’espéranto, l’anglais (ou l’une des 6.000 langues parlées dans le monde), de faire du théâtre, d’être bénévole dans une association, etc. Toutes choses impossible si l’on reste scotché devant son poste de télévision.
Certes, toutes les émissions diffusées à la télévision ne sont pas débiles ou vides d’intérêt, pensaient les propriétaires du poste de télé. Mais bon, trop de temps était perdu à regarder des émissions sans intérêt songeaient-ils.

Et des nouvelles arrivaient d’Italie où une grève de la télé poubelle avait été pratiquée par 400.000 personnes pendant un week-end. En Bretagne des personnes étaient jugées de temps à autre pour refus de payer la redevance à cause de la place ridicule laissée à la langue bretonne...
La vie du pauvre poste de télé virait franchement au cauchemar...
Qui sait, peut-être, la vraie révolution aujourd’hui, une façon efficace de changer sa vie en tout cas, est d’éteindre son poste de télé et d’aller faire autre chose. C’est peut-être simple, finalement, la révolution.
Finir dans une cave, emballé dans un carton ou, pire, à la déchèterie : tels étaient les cauchemars du poste de télé... Et ils allaient se réaliser.
Christian Le Meut

24/05/2005

Ar verc’h yaouank

Ur wezh a oa ur verc’h yaouank bamet dirak ar gwiskamentoù savet ha lakaet get ar c’herlioù keltiek. “Na brav int”, a sonje ar verc’h yuvank, ar merc’hed hag ar baotred-se gwisket mod Breizh, e tibuniñ hag e tansal. Ar merc’hed, get o zanterioù brodet pe livet, ha get o c’hoefoù, a zo evel rouanezed. Bamet bras oa ar verc’h yaouank dirak an dilhadoù se, ha faote dezhi, neuze, mont en ur c’herl keltiek... He dud oa a-du ha, bep sizhun, ar verc’h yaouank a yae da zeskiñ dansal.
Met tamm ha tamm, daet oa da vout dipited. Biskoazh ne veze ket kavet un danter eviti, pe gwiskamentoù a feson evit hi lakaet da zibuniñ. Ne oa ket bet degemeret ar plac’h yaouank-se evit ar re yaouank all... Ha, goude bout paseet mizioù er c’herl keltiek se, oa aet kuit anezhi. Dipited bras.
Ankoueit m’eus da lavar deoc’h un dra bennak : adopted oa bet ar verc’h yaouank get ur familh a Vreizh, met ganet e Amerika kreizteiz ha du zo he c’hroc’henn...
Sonj m’eus bet, e klevet an istor se, ag unan all kontet diñ daou vloaz zo get ur c’henderv diñ e-pad final ar bagadoù en Oriant. Ar c’henderv se oa e-touez an arvestourien... Deuet oa ur bagad get daou sonner yaouank, du o c’hroc’henn, e mesk ar sonnerien all. Hag un den, asezet e tall ma c’henderv, da lavar traoù fall a ziout ar sonerion yaouank du. Serret n’doa e beg e wellet ma c’henderv kounnaret bras, ha ne oa ket aet pelloc’h an afer...
Ur verc’h yuvank ag Amerika kreisteiz, Amerindianez a-orin, a faota dezhi mont e barzh ur c’herl keltiek. Ha neuze ? Daou baotr yaouank ag Afrika a son sonerezh a-Vreizh. Ha neuze ?
Pevar ugent vloaz zo, koefoù ha dilhadoù a-Vreizh e veze lakaet get kazimant razh ar merc’hed e Breizh izel war er maézioù hag er c’herioù bihan. Met an doare se d’en em wiskan a zo bet dilezet get ar Bretonezed, hag ar Vretoned (abretoc’h c’hoazh gete). Netra da rebechiñ dezhe, n’eo oa ket aes lakaat ar gwiskamentoù-se ha deuet oa gizioù nevez, gwiskamentoù aesoc’h da lakaat evit ar merch’ed hag ar baotred...
Hiriv an deizh, neus nemet mammoù gozh, war dro 80 bloaz pe muioc’h, a lak o c’hoefoù bemdez, evel ma moereb kozh Berthe e Pleuiner, et tal An Alre... Met, a drugarez d’ar c’herlioù keltiek e vez savet ha kempennet c’hoazh koefoù ha gwiskamentoù hengounel. A drugarez d’ar strolladoù se ne vo ket kollet an doareioù da labourad, da gempen koefoù, gwiskamentoù, ha c’hoazh. Ar c’herlioù a gas buhez en ur bern parrezioù, ouzhpenn...
Setu perak eman spontus an div istor m’eus kontet deoc’h, hag a zo istorioù gwir. Laouen bras oa ar verc’h yaouank da vont e barzh ur c’herl met n’eo ket bet degemeret mat a gaos d’he c’hrorenn. Ur gwall skouer eo. Eurusament, razh ar c’herlioù n’int ket evel se. Tud a bep sort liv, a-bep sort ment, a-bep sort pouez e vez degemeret mat e kerlennoù all.

Lakaet eo bet mezh war ar Vretoned, en amzer paseet dreist holl, a gaos d’o faourantez ha d’o yezh. Ha betek breman, n’eo ket bet roet d’ar brezhoneg ur statut ofisiel. Trao evel-se a zo ur sort “discrimination”. Met, justament, ret eo deomp nompass ober d’ar re all ar pezh a zo bet graet deomp ha d’hon gourdadeù.
Klasket m’eus e barzh geriadurioù penaos lâr “racisme” e brezhoneg. M’eus kavet netra pe “rassism”, evel e galleg. Marteze, en amzer a gent, ne oa ket rassism ebet e Breizh.
Get ma pado.
Christian Le Meut

20/05/2005

Les renseignements téléphoniques...

Il y a quelques temps, j’ai téléphoné aux renseignements... Quoi de plus simple, me direz-vous, que d’appeler les renseignements pour obtenir un numéro de téléphone ? Oui, mais voilà, j’ai eu la surprise d’entendre une voix qui n’était pas une voix humaine, mais de synthèse, me demander si je voulais payer la communication 25% moins cher. J’ai répondu “oui”, à tout hasard mais un peu inquiet quand même... Et la voix de me demander quel type de numéro je cherchais, professionnel ou personnel. “Personnel”, ai-je répondu, ce qu’elle a bien compris. Elle m’a donc ensuite demandé le nom de la ville : “Brest”... Là encore, ce n’était pas très compliqué, et elle a compris.
Mais cela a tourné au vinaigre quand j’ai dit le nom de famille. Un nom simple pourtant, simple comme “Dupont”. “Vous avez demandé le numéro de M. Pchiiiii, m’a dit la machine, répondez “oui” ou “non”. “Non”, ai-je répondu et la machine de me redemander le nom. Je répète donc “Dupont” . “Vous avez demandé le numéro de M. Pchooout” me propose alors la machine, dites “oui” ou “non”... J’ai, évidemment, répondu “non” et la machine m’a alors précisé qu’elle n’était pas parvenue à comprendre le nom que je demandais, je m’en étais aperçu, merci, que son service ne serait pas facturé (il n’aurait plus manqué que cela) et qu’elle allait me passer un opérateur ! Ouf. Un opérateur, une personne humaine ! Une vraie voix qui a trouvé, en vingt secondes, le numéro de téléphone que je recherchais ! O Joie.
Cette voix de synthèse est probablement un coup d’essai pour tenter de remplacer les opérateurs humains et mettre à leur place des machines. L’essai est loin d’être concluant pour l’instant, c’est tant mieux. J’ai quand même bien rigolé, et gratuitement en plus. Mais s’il s’avérait qu’un jour, là aussi, les machines puissent remplacer efficacement les hommes , ce serait encore des postes de travail supprimés et un peu de relations humaines avec.
Je me dis également que mettre une voix de synthèse comme accueil sur un service comme les renseignements n’est pas pour faciliter la vie des personnes ayant un peu de mal à comprendre les innovations technologiques comme internet ou comme, justement, les voix de synthèse... Cela rend, en effet, plus compliqué un service jusqu’alors très simple.
Mais, pour finir, je vais être synthétique : zéro pointé à France Télécom.
Christian Le Meut (2004)

An titouroù dre bellgomz

N’eus ket pell zo m’eus pellgomzet d’an titouroù, “d’ar renseignements”, niverenn 12, evit goulenn gete un niverenn pellgom e Brest. Souezhet on bet un tamm e klevet ur vouezh ha ne oa ket mouezh un den anezhi met ur vouezh teknikel, ur “voix de synthèse”. Hag ar vouezh-se da ginnig diñ da baeañ nebeutoc’h mard e klaskan an niverenn pellgomz geti.
Perak pas ? “Enseet vo”, sonjet m’eus. Hag ar vouezh da c’houlenn ganin anv ar gummun : “Brest”, m’eus respontet. Ar pezh a zo bet adlaret mat get ar vouezh. “Laret breman anv an den”... An anv aes eo, ken aes evel “Dupont”, m’eus responstet. Met troet eo bet fall an traoù. Ar vouezh deus enseet laret en dro an anv : “C’hwi peus laret “XXX”, reskontet “ya” pe “nann”. “Nann” m’eus respontet. “Un taol esae all vo graet, adlaret mar plij anv an den”... “Dupont” m’eus lâret en dro. Met ar vekanik ’deus komprenet a dreuz c’hoazh. “Nann” laret m’eus dezhi... “M’eus ket komprenet mat, deus laret ar vouezh. Netra po da baeañ evit an taol esae se” a lâr anezhi. “Gwelloc’h ase”, sonjet m’eus, m’eus ket bet an niverenn pellgomz eh on e klask, perak e paehehen ?
Hag, just ar lec’h : “Kaset vec’h breman da gomz get an “operateur””. “Ouf”, m’eus sonjet; “Eh an o vont da gomz get un den da vat ha pas get ur vekanik breiñ”. Laouen bras on bet da gomz get un “opérateur”, hag an niverenn pellgomz a zo bet roet diñ doc’htu... Un taol esae a zo bet graet get an Telekom evit lakaat mouezhioù teknikel e-lerc’h tud. Met n’int ket daet a benn c’hoazh, ha gwell a se !
Christian Le Meut (2004)

15/05/2005

Chronique d'un homme modem...

Certains de mes amis et collègues de travail se moquent parce que je n’ai pas de télévision à la maison. Je ne serai donc pas quelqu’un de “moderne”... “Oui” leur réponds-je, et j’en suis fort aise ! Le jour où j’ai mis mon poste télé dans un carton au fond de ma cave a été une libération. Et si je n’ai pas la télé, moi j’ai l’ADSL, mesdames messieurs... J’ai même un blog. Et là, ça leur rabat leur caquet parce que certains ne savent même pas ce que c’est, un blog... Mais je vais vous raconter maintenant l’arrivée de l’ADSL à la maison, voici environ trois mois...

Un jour, je reçois un coup de fil d’une personne qui m’appelle au nom de France Télécom pour me proposer un branchement ADSL bon marché... Je suis intéressé et je réponds “oui”. A l’époque, quand j’allais sur internet, ma ligne téléphonique était, du coup, occupée. “Grâce à l’ADSL, je pourrai aller sur internet et recevoir des coups de fils en même temps”, voilà ce que j’ai pensé. C’était le principal intérêt pour moi de l’opération, en plus d’accélérer l’accès aux services que proposent internet...

Mais pour avoir l’ADSL il me faut installer un “modem” sur mon ordinateur, c’est-à-dire un petit boîtier supplémentaire et celui-ci est “gratuit” jusqu’à telle date, m’indique dit la personne au téléphone. “Profitons-en”, me dis-je et quelques jours plus tard, je reçois la dite boîte avec les dépliants m’expliquant comment l’installer, notamment sur un ordinateur Macintosh, puisque c’est ce que j’ai... Tout le monde me dit qu’installer l’ADSL est simple, je devrais donc y arriver, je ne suis pas si gland quand même... Oui mais voilà, une fois tout installé comme indiqué sur les dépliants, rien... J’ai bien l’ADSL, officiellement, mais ma ligne reste occupée quand je vais sur internet. Je commence donc une longue série de coups de fil à Wanadoo, mon fournisseur d’accès. “C’est votre modem qui doit avoir un problème, il faut aller le changer dans une agence”, me dit un des techniciens au téléphone...

Et moi, le lendemain, d’aller changer mon modem dans une agence France Télécom. Mais là, un autre technicien m’indique que j’aurais dû recevoir un autre type de modem puisque je suis sur Macintosh et pas sur PC... Mais l’autre modem n’est pas gratuit, il coûte dix euros celui-là. J’investis cependant, dix euros ce n’est pas grand-chose, mais avec la vague impression de me faire avoir... De retour à la maison, j’installe le nouveau modem appelé “Speed touch”. “Speed”, ça veut dire “rapide” en anglais de chez nous... Mais là, le “speedtouch” est plutôt resté sur la touche... Les nouveaux réglages que j’avais intégrés pour le premier Modem envoyé par France Télécom ont dû le perturber... Mais, en tout cas, à la fin de la troisième matinée passée à tenter d’installer l’ADSL-“c'est très simple”, mon ordinateur s’est planté ! Ecran noir, impossibilité de le rallumer, il ne voulait plus repartir. Ecran total... ement noir !
Et moi, furieux et dépité...
Là, l’assistance Wanadoo-France Télécom a été grandiose. Ils se sont même déplacés je ne sais où pour aller vérifier ma ligne. Et ma ligne allait très bien ! Mon ordinateur était planté, mais ma ligne allait très bien... Du coup, si je demandais à un technicien de venir chez moi vérifier tout cela, c’était pour ma pomme, évidemment, ce n’était pas leur faute, mais la mienne !
Je n’allais pas leur donner ce plaisir. Je prends donc mon ordinateur sous le bras, le met dans mon coffre de voiture et nous voici partis à la société où je l’ai acheté pour que l’on me secourt. Là, miracle, l’ordinateur se rallume dès qu’un technicien le rebranche. La bête devait me faire la gueule pour les mauvais traitements que je lui infligeais depuis trois jours. Mais bon, je suis soulagé quand même. Et là, le technicien de la société de me dire, avec un petit sourire en coin : “Oui, c’est souvent comme ça, les ordinateurs aiment bien les voyages en voiture”...
“Les ordinateurs aiment bien les voyages en voiture”... Non seulement j’ai eu l’air ridicule d’avoir planté mon ordinateur, ridicule de le voir déplanté aussi facilement, et en plus la personne que je paye (assez chère) pour m’aider, se permet de faire de l’humour sur mon compte... Cruel monde moderne...

Et voilà. Après presque une semaine (mais je n’ai pas fait que cela, je vous rassure), quelques dizaines d’euros dépensés, beaucoup d’énergie et d’énervement, voici l’ADSL arrivé à la maison. Après avoir protesté, j’ai été remboursé partiellement de mes frais supplémentaires par Wanadoo... Je peux désormais surfer sur le net tant que je veux, m’y brûler les yeux si je veux, je suis un homme modem, euh, pardon, un homme moderne... Mais bon, y’a quand même beaucoup de pièges, dans ce monde moderne...
Christian Le Meut

14/05/2005

Un den modem...

Mignoned din zo a ra goap doc’hin peogwir m’eus ket tele er ger... Ne vehen ket me un den modern ! Met nag ur blijadur, bout hep tele ! Echu an amzer kollet e sellet doc’h konerioù a-bep sort. Hag oc’hpenn-se, e laran d’ar re goapus, me, m’eus an ADSL er ger... Me-zo-me un den modern memestra ! Hag a grès d’an ADSL m’eus savet ur blog divyezheg brezhoneg galleg... Ha setu, ar re goapus da serriñ o beg peogwir ne ouiont ket petra eo ur blog ! Displeg a rin deoch’ an dra-se ur wezh all. Breman eh an da lâred deoc’h penaos eman erruet an ADSL er ger, ar-dro tri mizh zo...

Un deiz, un den doa pellgomzet din e anv Frans Telekom evit kinnig an ADSL get ur priz marc’hadmat. Me laboura ur bochad get ma urzhiater met pa oan ar internet, ma linenn pellgomz a chome biskoazh okupet get internet. “A-drugarez d’an ADSL ma linenn a chomo dijapl breman pa vin ar internet. Intereset oan ha reskontet m’boa ya”...
Setu ar pezh m’boa sonjet
Met evit tapout an ADSL er ger emañ ret stalian ur voest vihan nevez e-tall ma urzhiater, da lâred eo ur modem. Hag unan a zo bet kaset din evit netra, digoust, get follennoù a zispleg penaos lakaad ar modem.
Ha me, get aon un tammig, da staliañ ar modem-se, e branchiñ ha debranchiñ filennoù tredan, orjalennoù, hervez ar pezh a oa displeget ar folennoù... Simpl oa, sanset, simpl-tre... ADSL a dalv, martezn, e brezhoneg, An Dra SimpL... Met m’eus ket fizians kement-se, pa-vez lâret traoù sort-se get tud a faota dezhe gwerzhiñ din un dra bennak... Simpl ? Da welled...
Ha ken simpl oa ma ne gerzhe ket an traoù goude bout staliet ar modem ha branchet en dro ar filennoù elektrik. Ma linenn a chome berpet okupet pa yaen ar internet. Ha, neuze, pellgomzet m’eus d’un niverenn ker ruz evit bout sikouret get tud Wanadoo. Wanadoo zo ma “fournisseur d’accès”...
Ha, goude bout klasket d’am sikouriñ, un teknikour a lare din : marsen emañ fall ho modem... Gwell vehe moned d’ur stall Frans Telekom evit hen chanchiñ...
Ar pezh m’eus bet graet. Met, ur wezh erruet er stal Frans telekom un teknikour all a zisplege din oa bet kaset din “ur modem fall, ne gerzha anezhan get hoc’h urzhiater kar c’hwi peus ur Mac-intosh ha pas ur PC... Gwell vehe deoc’h chanch evit un modem all gwelloc’h evit un urzhiater el ho kani”.
“Ha bon, m’boa reskontet met n’eo ket bet goulennet ganin araok peseurt urzhiataer meus get an den ’doa pellgomzet din”... Ha setu, chanchet me modem evit unan all, gwelloc’h sanset, met ne oa ket evit netra. Dek euro. N’eo ket ker met ar modem all oa, sanset, evit netra... Setu penaos on bet tapet, met n’eo ket echu...
Staliet m’boa ma modem nevez, unan anvet “Speedtouch”... “Speed” a dalv fonabl, buan... Yan, met ne yae ket fonaploc’h an traoù getan !
Ret e oa bet din chanch traoù ‘barzh ma urzhiater evit staliañ ar modem gentan (niverennoù, kodoù kuzhet ha c’hoazh) hag an eil ne gomprene ket mui netra, nag an teknikourien Wanadoo ivez. Ha me kennebeut, kollet ha kounaret un tammig...
Ha setu ma urzhiater chomet klanv, du e skramm, feub e lost... Mut ha du ! Plantet ! Nag ur spont...
Pellgomzet m’boa da Wanadoo evit en ugentved wezh ha displeget m’boa dezhe ma diaesamentoù. Petra o doa reskontet ? “Mat an traoù war ma linenn” ! Me, ne raen ket fout doc’h ma linenn... N’hellen ket mui alumin ma urzhiataer, chom a rae du ha mut a gaos d’ur modem brein kaset din get Frans Telekom... Met teknikourien Wanadoo, da lâred eo Frans Telekom, n’hellent ket me sikourin... “Gallout a reomp monet d’ho ti da welled an traoù, eme unan, met deoc’hwi vo da baeañ”.
Kouezhet oa klanv ma urzhiater a gaos ma oa bet roet din ur modem fall, ha dre ma faot oa, el reson !
Kavet m’boa gwelloc’h mont da welled ar stal e lec’h m’boa prenet ma urzhiater. Lakaet an anezhan barzh ma c’harr-tann... Hag ur wezh erruet er stal informatik, ur burzhud ! Ur wezh alumet en dro ma urzhiater gete, razh an traoù a gerzhe mat-tre. Ha me, souezhet memestra ! An teknikour doa lâred, e vousc’hoarziñ : “Alies-tre e-vez mod-se. An urzhiaturioù a vour dezhe beajiñ en oto”.
“An urzhiaturioù a vour dezhe beajiñ en oto”” : Ya, ha me, piv on, ar pap ? C’hwi well pegen stard eo ar vuhez : c’hwi pae tud da sikouriñ ganeoc’h, ha ker awalc’h, hag oc’hpenn-se, ar re-se a ra goap doc’hoc’h... Setu, bed modern kri.
Ha neuze, goude bout paseet ur sizhuniad evit staliañ an ADSL, deuet on a benn, met pas ma unann-penn... Lâret m’eus ma diaezamentoù da Wanadoo ha paet on bet en-dro un tammeg gete evit ar pezh m’eus dispignet... Met bec’h zo bet memestra; ha skuizus (shuehus) eo bet.
Ha bremañ, me c’hella surfiñ, riskliñ par ma c’hellan war internet, war Internet.

Me-zo-me, un den modem...
Euh, ma digarezit, un den modern.
Met nag a doulloù-trap-zo er bed modern-se...

Christian Le Meut

29/04/2005

Un jour férié en moins...

Ainsi donc le gouvernement a décidé de supprimer un jour férié pour, soi-disant, financer l’aide aux personnes agées. Le lundi de Pentecôte est ce pauvre jour férié devenu jour travaillé...
Et bien je vous le dis, je suis d’accord avec le gouvernement. Trop de jours fériés tuent le jour férié ! Et puis trop de ces jours ne signifient plus rien aujourd’hui pour la majorité de la population. Qui sait la signification de la Pentecôte ? Qui s’intéresse à l’Assomption, le 15 août, jour férié également. Et l’Ascension ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Le jour où le premier homme à marcher sur le sommet de l’Everest ? ou sur la lune ? Même pas.
Le gouvernement a raison, il y a trop de jours fériés qui ne signifient plus rien. Dehors, jours fériés insensés...
Mais, d’un autre côté, il faudrait peut-être en rajouter quelques-uns. La séparation de l’église catholique et de l’Etat date d’un siècle, alors pourquoi ne pas établir comme jours fériés des fêtes d’autres religions présentes en France ? Une fête juive ? Une fête musulmane ? Des millions de Français sont musulmans aujourd’hui. Pourquoi ne pas instaurer l’Aet el Kebir, jour férié ? Cela serait aussi une façon de signifier aux membres de ces deux religions leur appartenance pleine et entière au peuple français, dans le respect de leur différence religieuse. Et aussi en mémoire aux personnes d’obédiences musulmanes et juives tombées pour libérer la France pendant la première et la seconde guerre mondiale...

Et on pourrait en imaginer d’autres, de jours fériés...
Savez-vous que le 21 septembre est la “Journée internationale de la paix” , selon une décision de l’ONU ?
Pourquoi ne pas s’arrêter de travailler ce jour-là pour se poser un peu et réfléchir aux conflits dans notre vie quotidienne, notre travail, voire aux conflits sociaux, environnementaux, internationaux. Comment tenter de les faire évoluer en mieux ?
Et puis pourquoi ne pas instaurer des jours fériés régionaux ? Ainsi, en Bretagne, on pourrait ne pas travailler le jour de la naissance d’Anne de Bretagne, par exemple, le 25 janvier. Ce jour là pourrait être consacré, mettons, à l’étude de l’histoire de la Bretagne, une matière bien trop oubliée dans nos écoles qu’elles soient privées ou publiques... Le hasard veut aussi que cette date soit aussi fériée au Etats-Unis, puisque c’est celle de la naissance de Martin Luther King... On pourrait lui donner une dimension sur les respect du droit des minorités, et sur l’antiracisme...

Mais bon, si le gouvernement supprime un jour férié et en rajoute trois ou quatre, la mesure risque d’être contre-productive, me direz-vous. Mais dans un pays où le chômage augmente, et la pauvreté aussi, ne serait-il pas plus judicieux de partager le travail plutôt que de faire travailler plus ceux et plus longtemps celles et ceux qui ont déjà un emploi ?
Christian Le Meut