Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/12/2008

Consommation : cinq grandes marques pointées du doigt

Les <Bad Company Awards>, prix des mauvaises compagnies, viennent d'être décernés par une confédération internationale de consommateurs dont fait partie, en France, l'UFC Que choisir ? Les voici (extrait) :

"Abus de publicité « verte », marketing trompeur ou encore nouveaux produits saugrenus, voire dangereux : le palmarès des pires entreprises concocté par Consumers International, association qui fédère les associations de consommateurs, pointe cinq grandes marques aux pratiques douteuses. (;;;) Au terme d'une compétition acharnée, Consumers International (1), organisme indépendant qui fédère les associations de consommateurs au niveau mondial, vient de décerner les « Bad Company Awards » (prix de la pire entreprise) 2008 à cinq d'entre elles : Tesco, Kellogg's, Eli Lilly, Samsung et Toyota. (...).

Tesco, enseigne internationale de la grande distribution, n'a pas hésité à mettre 34 millions d'euros dans un procès contre trois journalistes thaïlandais qui avaient osé critiquer ses projets d'expansion en Asie. L'un d'entre eux risque encore la prison. Dans un tout autre genre, Kellogg's n'a rien trouvé de mieux cette année que de fabriquer des bonbons en forme de Lego, avec tous les risques de confusion que cela comporte pour les jeunes enfants ! De son côté, Eli Lilly, géant de l'industrie pharmaceutique, reçoit un trophée pour avoir, à plusieurs reprises et dans différents pays, enfreint la loi sur la publicité des médicaments afin de vendre son Cialis, remède contre les problèmes d'érection. Concrètement, le laboratoire « oublie » régulièrement de mentionner les effets secondaires, et s'appuie sur des études biaisées pour promouvoir son produit.

Le constructeur de voitures Toyota décroche la palme pour une pratique qui devient une habitude dans le secteur automobile : le « marketing vert ». L'objectif est de faire passer des véhicules polluants, type 4×4, pour rien moins que des alliés de l'environnement. Les pubs Toyota montrent par exemple des voitures se décomposant comme de la matière organique, ou des lapins se faisant la courte échelle pour entrer dans un tout-terrain diesel qui émet 170 g/km de CO2...

Enfin, Samsung récolte un prix pour avoir diversifié ses activités au point de fabriquer des tanks. Ce n'est pas la seule marque d'électronique à le faire, mais l'argument utilisé pour vanter sa branche militaire vaut le détour, puisque Samsung prétend ainsi oeuvrer à la paix dans le monde !"

Anne-Sophie Stamane (UFC Que Choisir)
(1) L'UFC-Que Choisir est membre de Consumers International

30/09/2008

Eau minérale : à consommer avec modération ?

Peut-être avez-vous remarquez les pages entières de publicité que les industries de l'eau minérale se paient actuellement dans la presse magazine comme dans la presse quotidienne régionale et nationale. Elles mettent le paquet avec le slogan suivant : "Avec l'eau minérale, tout est transparent". Pas si sûr, nous rappelle ce communiqué de Que Choisir, paru il y a quelques mois; sans parler du problème de la pollution occasionnée par les bouteilles en matière plastique ainsi que par le transport de ces millions de bouteilles sur les routes...

L'association Que choisir ? relaie l'avis de l'Académie de médecine sur les eaux minérales qu'il faut consommer, elles aussi, "avec modération". Voici un communiqué (que l'on peut aussi retrouver sur son site quechoisir.org).

"Les eaux minérales ont les défauts de leurs qualités : les sels et oligoéléments qui font leur richesse peuvent être contre-indiqués dans certaines pathologies ou pour la préparation des biberons. L'Académie de médecine demande un étiquetage plus explicite. L'Académie de médecine vient de publier un rapport qui préconise des indications plus lisibles sur les bouteilles d'eau. La recommandation vaut surtout pour les eaux minérales et leurs dérivés. En raison de leurs qualités naturelles, elles sont dispensées du respect des normes physico-chimiques qui s'imposent aux eaux de source et à l'eau du robinet. Si la plupart sont inoffensives, quelques-unes ont des teneurs en sodium et en sulfates très élevées, pas forcément bonnes pour la santé. Elles peuvent aggraver l'insuffisance rénale, l'hypertension artérielle ou les maladies cardiovasculaires. Les personnes atteintes de ces pathologies doivent donc les proscrire de leur alimentation courante. Pour la préparation des biberons, il faut impérativement éviter l'eau trop riche en fluor".

Minérales mais pas claires
"Dans tous les cas, poursuit Que choisir ?, l'Académie de médecine conseille pour l'usage familial quotidien une eau faiblement minéralisée, dont le résidu sec, précisé sur la bouteille, est inférieur à 500 mg/l. Encore faut-il que les consommateurs qui préfèrent l'eau minérale soient armés pour choisir celle qui leur convient. L'Académie de médecine souhaite logiquement que la composition en sodium, fluor et sulfates apparaisse en gros caractères sur l'étiquette des bouteilles. Et que les fabricants indiquent explicitement quand leur eau contient des taux excessifs en sels minéraux et en oligoéléments, y compris bénéfiques, comme le calcium.

Les boissons aromatisées à base d'eau minérale n'échappent pas aux exigences de l'autorité médicale, qui déplore une tactique en trompe-l'oeil des industriels : la quantité de sucre utilisée est systématiquement exprimée en grammes pour 100 ml, et non en grammes par litre. Le consommateur peu attentif est induit en erreur, porté à croire à une teneur dix fois inférieure à la réalité. Quant aux eaux enrichies non aromatisées à base d'eau minérale, elles devraient afficher elles aussi la quantité de sels minéraux et d'oligoéléments qu'elles contiennent. Et non l'information nutritionnelle, qui n'a aucun sens pour l'eau.

Anne-Sophie Stamane"

30/05/2007

Gaz et électricité : l'UFC conseille de garder les contrats actuels !

Communiqué du 29 mai de l'UFC Que choisir ? : "Ouverture des marchés de l'électricité et du gaz : l'UFC-Que Choisir appelle les consommateurs à conserver leurs contrats actuels" :


"Le 1er juillet 2007, les marchés de l'électricité et du gaz vont être ouverts à la concurrence pour les particuliers français. A compter de cette date, les consommateurs pourront :

-Soit rester aux tarifs réglementés, fixés par les pouvoirs publics et uniquement délivrés par EDF et Gaz de France, en ne souscrivant à aucune nouvelle offre.

-Soit quitter les tarifs réglementés et choisir une offre aux prix de marché. Ces offres seront proposées par tous les fournisseurs, y compris EDF et Gaz de France.

L'UFC-Que Choisir alerte les consommateurs sur les conséquences de l'abandon des tarifs réglementés :

-Les risques d'augmentations violentes des prix sur le marché libre sont bien réels. Les tarifs réglementés resteront ainsi inférieurs, voire très inférieurs pour l'électricité, aux prix de marché.

-Le choix que feront les consommateurs de souscrire une offre au prix de marché sera irréversible. Lorsque l'occupant d'un logement, qu'il soit propriétaire ou locataire, souscrira une offre sur le marché libre, ce logement ne pourra plus jamais bénéficier des tarifs réglementés.

Ainsi, les consommateurs qui quitteront les tarifs réglementés pourraient voir, comme on l'a constaté pour les entreprises, leur facture grimper de + 65 %, soit une dépense annuelle supplémentaire de 1 222 euros pour un ménage de 4 personnes qui éclaire et chauffe son logement à l'électricité. Le ménage devra faire face à cette augmentation de prix puisque la loi lui interdit de revenir aux tarifs réglementés.

Dès le 1er juillet, l'UFC-Que choisir place sous surveillance les marchés de l'énergie, grâce à :

-Un Indice des Prix de l'Electricité et du Gaz (IPEG), regroupant plus de 400 profils de ménages. Cet outil permettra de suivre l'évolution des prix sur le marché libre et régulé.

-Un observatoire des pratiques commerciales et des contrats, permettant de repérer dès la diffusion des premières offres, les éventuels abus commis par les professionnels et obtenir leur cessation.


A un mois de l'ouverture des marchés, l'UFC-Que Choisir dénonce l'inertie des pouvoirs publics qui n'ont rien prévu pour informer massivement les consommateurs sur les conséquences des choix qu'ils pourraient faire, dans un contexte économique et juridique nouveau et complexe.

L'UFC-Que Choisir lance une campagne d'information et met à la disposition des consommateurs :

-Un serveur vocal d'information : 0 811 88 10 88 facturé au coût d'une communication locale.

- Une liste de plus de 50 questions/réponses sur le site internet www.quechoisir.org,"

26/04/2006

Eau : le plastique n'est pas fantastique (non plus) !

"Eaux minérales, soupçons sur la bouteille" est le titre d'un communiqué de l'association Que choisir ? (site internet : quechoisir.org) sur le plastique des eaux en bouteilles... "Des chercheurs ont découvert de l'antimoine en grande quantité dans de l'eau minérale. Les ingrédients utilisés pour la fabrication des bouteilles en plastique sont montrés du doigt" explique Que choisir ?...

"Après l'encre des emballages qui migre dans le lait infantile, c'est l'antimoine utilisé comme catalyseur pour fabriquer les bouteilles en plastique qui se retrouve dans l'eau minérale. Une étude allemande vient de le montrer. Les chercheurs ont mesuré dans les eaux vendues dans des bouteilles de PET (polyéthylène téréphtalate) des teneurs plus de cent fois supérieures au taux naturel. C'est pour eux la preuve non équivoque que l'antimoine des emballages migre dans l'eau. Sur cette substance, peu de données de toxicité chronique sont disponibles. Le contact cutané entraîne des éruptions et l'ingestion (chez le rat, aucune donnée n'existant chez l'homme) engendre des modifications des paramètres sanguins. Fabricants de bouteilles en PET et industriels de l'eau minérale sont sereins. «La concentration maximale, mesurée par cette étude, est plus de cinquante fois plus faible que la limite fixée par la réglementation européenne», avance l'association professionnelle des fabricants de plastique européens (Petcore). «Nous voulions juste attirer l'attention du public sur le fait que l'eau en bouteille n'est pas exempte de substances chimiques. Certaines personnes ont l'impression qu'elle est au-dessus de tout soupçon, alors que l'eau du robinet est polluée. Nous voulions seulement rétablir l'équilibre», explique de son côté Florence Couraud, du Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) qui, avec Agir pour l'environnement, a fait connaître cette étude.

Sept milliards de bouteilles...
Le prix très élevé de l'eau en bouteille n'est pas justifié par une qualité irréprochable, avance l'association, qui déplore surtout le gâchis engendré par cette nouvelle habitude de consommation. Selon le Cniid, sept milliards de bouteilles d'eau sont vendues chaque année et, faute d'un recyclage optimal, la moitié d'entre elles sont incinérées".