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22/12/2010

An Disprizioù a zo bet roet/Les Disprizioù attribués

"Les Disprizioù 2010 ont été remis ce lundi 20 décembre, lors de l'émission WebNoz en direct du Folgoët, diffusée sur Brezhoweb et Armor TV. Ces « prix citrons » de la langue bretonne récompensent chaque année les plus grandes aberrations à l'égard du breton. Cette édition 2010 revêtait un caractère particulier car elle était retransmise depuis la basilique du Folgoët. Les Disprizioù se sont donc adaptés, et ont été décernés sous la forme des 7 péchés capitaux, appelant naturellement à la pénitence !

Les lauréats 2010 sont :

ORGUEIL. Les élus incapables de s'entendre pour proposer un texte de loi unique sur la protection des langues régionales. De nombreux militants et associations travaillent en ce sens depuis des mois. Mais les députés de tout bord ont été incapables de se mettre d'accord sur un seul texte. Est-ce par intérêt électoraliste ou par égo froissé ? En tout, cas, il y aura donc deux textes déposés à l'Assemblée, ce qui diminue fortement leurs chances d'être adoptés. Ils méritent donc le Dispriz du péché d'orgueil.

PARESSE. Dispriz remis aux reponsables de l'enseignement catholique bilingue de Bretagne, compte tenu du peu d'efforts fournis de leur part pour développer les classes bilingues en breton. La rentrée 2010 est catastrophique, selon l'association Dihun, qui représente les parents d'élèves, et les effectifs sont en baisse. Inacceptable, à un moment où la demande d'enseignement du breton est là. L'enseignement catholique peut mieux faire, à condition de s'appliquer (ou de s'impliquer).

COLÈRE. Contre tous ces mails de haine à l'encontre de Nolwenn Leroy. L'ancienne chanteuse de la Star Ac chante en breton sur son dernier album, et le jury lui adresse, au passage, toutes ces félicitations, en l'encourageant dans son apprentissage et sa promotion de notre langue. Malheureusement, il faut constater que de nombreux bretonnants n'en font pas de même. Il suffit de lire certains commentaires sur Facebook, ou Youtube, qui lui reprochent de chanter en breton sans avoir étudié le kan ha diskan ou lui interdise l'usage de la langue sous prétexte d'être « plus française que bretonne ». Ces commentaires semblent d'un autre âge, d'une intolérance extrême, et ont entraîné un Dispriz de la colère.

GOURMANDISE. Remis aux télévisions locales qui se sont engagées à diffuser et à produire des émissions en breton, à raison de 20 minutes par semaine, et ont été financièrement soutenues par la Région dans ce sens. Aujourd'hui, leurs téléspectateurs bretonnants attendent toujours. Ont-elles eu les yeux plus gourmand que le ventre ? D'où ce Dispriz de la gourmandise..

AVARICE. Décerné à toutes les communes du Finistère qui ont supprimé l'initiation à la langue bretonne dans les écoles primaires. Cette initiation avait été initiée par le Conseil général, à hauteur d'une heure par semaine. Elle permettait à tous les enfants d'avoir un minimum d'accès à la langue bretonne, et a rapidement connu un vif succès. D'où la demande du Conseil général de mettre aussi les communes à contribution lorsque ces cours concernaient leur territoire. Certaines d'entre elles, comme Esquibien, se sont alors retirées du projet, sous prétexte d'économie, et ont privé les enfants d'une ouverture précieuse vers la langue et la culture bretonnes. Péché d'avarice.

LUXURE. Remis à trois écrivains, ayant appelé ou décrit ce péché dans leurs romans. De tels écrits n'existaient pas jusqu'à présent en breton. Ces écrits « modernes » risquent de détrôner notre « Buhez ar sent ». Jamais la littérature bretonnante n'était allée aussi loin, et si nous ne prêtons pas garde, la jeunesse bretonnante risque de se ruer majoritairement sur de tels écrits. Horreur ! Un dispriz est donc remis à Maïwenn Movan pour son roman « Buhez Prevez Lola P », qui évoque les errements amoureux d'une jeune bretonne. À Gégé Gwen, pour ses nouvelles dans « Ya! » qui décrit avec gourmandise les plaisirs du corps et des sens. Et à Ninnog Latimier pour sa traduction des « Monomogues du vagin » en breton. Tous trois ont commis péché de luxure. Un péché nouveau en littérature bretonnante.

ENVIE. Décerné sans hésitation à Brezhoweb. Coupable d'avoir regardé de trop près les budgets de l'audiovisuel en Europe, attribués aux langues minoritaires. Plus de 300 millions pour les radios et télévisions catalanes. Plus de 100 millions de livres pour l'audiovisuel en gallois. Et plus de 15 millions de livre pour l'audiovisuel en gaëlique écossais, qui compte 60.000 locuteurs (200.000 bretonnants en Bretagne). Face à de telles sommes, l'équipe de Brezhoweb reconnaît qu'elle a péché par Envie, et même jalousie. Ce qui est un grave péché. Elle fera donc pénitence pendant ces fêtes de fin d'année."

 

19/12/2010

Brezhoweb : Roger al liorzhour/Roger le jardinier

Un abadenn skinwell fiskal a zo da welet war internet hiriv an deiz : "Roger al liorzhour". Get ul liorzhour a Vro Gwened, oc'hpenn. Trugarez Roger ! Abadennoù all a bep sort a vez skignet war Brezhoweb e-pad vakansoù Nedeleg.
Pour celles et ceux qui veulent travailler leur breton pendant les vacances, Brezhoweb diffuse des émissions pour tous publics, notamment "Roger le jardinier", avec un jardinier qui explique son art en breton vannetais. Que du bonheur.

http://www.brezhoweb.com/an_holl_brogrammou.html?rubrique...

16/12/2010

Ar brezhoneg eo ma bro : Per Jakez Hélias/Gilles Servat

Un sonenn da selaoù hiriv hag unan brav : "Ar brezhoneg eo ma bro"; ur barzhoneg eo, skrivet get Per Jakez Hélias, ha lakaet eo bet warnan sonerezh brav get Gilles Servat.
Une chanson à écouter aujourd'hui, et une belle : "Le breton est mon pays"; un poème de Per Jakez Hélias mis en musique par Gilles Servat.

http://www.youtube.com/watch?v=MCujmIxfwI0&feature=pl...

15/12/2010

Pannelloù divyezhek : en arvar? Panneaux bilingues: en danger?

Trouz a zo e Bro Okitania, ha pelloc'h, goude ar pezh a zo bet divizet get ul lezvarn a ziar ar pannelloù divyezhek, n'eus ket pell 'zo. Un jugement récent au sujet des panneaux bilingues fait du bruit, en Occitanie et ailleurs.

http://europeecologie.eu/Langues-regionales-le

14/12/2010

Ar brezhoneg war CNN/Le breton sur CNN

Brezhoneg a zo bet klevet war CNN : ur reportaj a ziar benn stad hor yezh. Kit da welet war lec'hienn an Agence Bretagne Presse; hag ur pennad skrid a zo embannet ivez war lec'hienn CNN.
Un reportage sur l'état de la langue bretonne est passé sur CNN (voir le site de l'Agence Bretagne Presse); et un reportage écrit figure également sur le site de CNN.

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=20841

http://edition.cnn.com/2010/WORLD/europe/12/11/brittany.l...

12/12/2010

Fransez Lalanne a gan e kreoleg/Francis Lalanne chante en créole

Kaniñ en ur yezh "rannvroel" : ur c'hiz nevez ? Goude Nolwenn Leroy, hag a gan e brezhoneg, Fransez Lalanne, bremañ, a gan e kreoleg ! Kit da lenn un atersadenn bet embannet ba France Antilles./Après Nolwenn Leroy, qui chante en breton, c'est Francis Lalanne qui se met à chanter en créole. Chanter dans une langue "régionale", une nouvelle mode ?

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/culture...

Ar sonenn war Youtube/La chanson sur Youtube :

http://www.youtube.com/watch?v=aBcUnSBL89o&feature=pl...

09/12/2010

Relecq Kerhuon : tabut 'zo/Il y a du débat

Digoret 'vo un hentenn divyezhek publik ar bloaz kentañ, ma z'eus trawalc'h a vugale, er Relecq Kerhuon, e-tal Brest. Met tabut a zo war blog an aotroù maer.
Un projet d'ouverture d'une filière bilingue publique est à l'étude au Relecq Kerhuon, près de Brest, mais cela suscite débat sur le blog de M. le maire...

http://yohann-nedelec.blogspirit.com/archive/2010/12/03/u...

Menez an ene : du chinois au breton

menez074.jpgMenez an ene : setu titl ur romant troet ag ar sinaeg (mandarineg) e brezhoneg get Yann Varc'h Thorel. Ar skrivagner, Gao Xingjian, en deus bet priz Nobel al lennegezh (2000). Repuet eo e Bro Frans.
Menez an ene est le titre en breton d'un roman de Gao Xinjgian que Yann Varc'h Thorel vient de traduire; en français il est paru sous le titre "La montagne de l'âme"; l'écrivain a eu le prix Nobel de littérature en 2000. Il est réfugié en France.

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/guingamp/...

http://www.editions-apogee.com/livre-449.html

Langues régionales : la proposition de loi est déposée

Setu, ofisiel eo bremañ : 59 kannad o deus kaset ar c'hinnig lezenn war ar yezhoù rannvroel evit ma vo lakaet war rol ar vodadeg veur.../C'est officiel : la proposition de loi pour les langues régionales vient d'être déposée à l'Assemblée national, par 59 députés.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne...

07/12/2010

Concert : Âge tendre et tête de bois

agetendre073.jpgTémoignage d'un concert vécu du public, vendredi. E galleg hepken evit ur wezh...

La tournée Âge tendre et tête de bois, c'est d'abord la foule. Je pensais arriver en avance à Lanester, vers 13 h 30, mais comme les spectateurs ne sont pas placés, ils arrivent très tôt par cars entiers. 3.500 vendredi après midi, 4.000 le soir. A 53 euros l'entrée, plus le port ! Seuls les invités ont des places réservées, et c'était notre cas : au cinquième rang. C'est ça les privilèges : on ne paie rien et on est les mieux placés ! Au cinquième rang, juste face à la grande scène, avec deux grands écrans à droite et à gauche, c'est mieux pour ceux qui sont loin.
 
14 h 30. Le spectacle commence par un présentateur, Yann Hegann (ex Europe 1) qui interviewe quelques personnes dans la salle puis présente la tournée 2011 (avec Demis Roussos, Annie Cordy, Alice Dona...), déjà programmée le 2 décembre à Lorient... Puis la croisière 2011 dans une espèce de building sur l'eau : le "grand luxe" pour 1.500 euros ! Il y avait un stand d'information. Et les produits dérivés : le CD, le DVD, le livret... Une vraie machine de guerre commerciale, Âge tendre et gros biftons...


Denise Fabre sans Garcimore
La page de pub se termine, mais reprendra à l'entracte. On embraye pour 4 heures de spectacle... Avec  Frank Alamo, assis sur un tabouret de bar, qui ne chantera pas car il est malade, mais nous salue bien et nous invite à donner pour le Téléthon. Denis Fabre apparaît, comme à la télé les samedis après midi de mon enfance : mais sans le magicien Garcimore c'est moins drôle. Elle nous annonce un "hippie" des années 70 : Gérard Palaprat... Un peu oublié de la mémoire familiale, il nous chante "Pour la fin du monde, prends ta valise, etc." qui, finalement, nous rappelle quelque chose. Il a droit à deux chansons (les stars, c'est plutôt quatre), nous dit trois mots en breton ("Ma doue beniget), remercie le public "pour sa fidélité", et fait sa valise...
 
L'orchestre est constitué de huit musiciens et quatre choristes, qui assurent bien, même quand certains interprètes n'ont pas l'air d'être dans le tempo. La logistique est impressionnante.

Isabelle Aubret, le coup de foudre
L'inconnu au bataillon, Alain Turban, apparaît ensuite, avec, notamment, une chanson sur le Moulin rouge. Puis un moment vraiment bien, avec Isabelle Aubret : en robe longue, blanche, sobre, elle interprète du Ferrat : Ma France, Que c'est beau la vie; la Quête (Brel), et La Montagne. Elle a du charisme, une voix puissante et superbe. L'émotion est perceptible, les applaudissements viennent du fond. Le public se lève plusieurs fois et lui en réclame une autre. Elle quitte la scène. Sobrement. Lui succède une autre artiste très connue qui, sur fond d'écran, nous salue dans une limousine devant un palace à New York. De la montagne au Hilton : terre de contraste. Michèle Torr. Belle voix aussi mais, elle, sollicite le public et l'invite à se lever. Histoire de ne pas subir l'humiliation de le voir rester assis ?
 
Catherine Lara débarque ensuite, "invitée surprise". "Nuit magique", ça reste magique, mais avec prompteur. Comme pour Michèle Torr d'ailleurs. Deux chansons et Catherine s'en va. Cette première partie réserve une autre belle surprise : Charles Dumont. Parolier et compositeur de Piaf. Seul au piano, il chante "Les amants", "Non, rien de rien". Quand il se lève pour saluer, il a du mal à se tenir debout. Puis il chante "Les chansons d'amour", et se met quasiment à danser sur scène. La musique a des vertus thérapeutiques. Là aussi, le public est debout, enthousiaste pour cette remontée aux années 50.

Sheila pause
Pour finir cette première partie, on sort la grosse cavalerie : Sheila, accompagnée de danseurs. Elle bouge beaucoup sur scène, chante ses tubes des années ("Les rois mages"...), et 70. Et descend dans la travée. A l'entrée, les vigiles avaient retiré les bouchons de nos petites bouteilles d'eau car ils auraient pu "servir de projectiles"... Mais ils nous ont laissé les bouteilles pleines, et on aurait pu tranquillement asperger Sheila d'eau fraîche quand elle est passée près de nous. Ma mère, que j'accompagnais, a préféré lui serrer la main : grand moment d'émotion. Et puis moi, une fois Sheila remontée sur scène, j'en ai profité pour aller aux toilettes.
 
16 h 30. C'est la pause : clémentine et chocolat, pour tenir le choc. Les artistes viennent signer dans la salle.
 
La reprise est assurée par les Charlots : Jean et Gérard qui s'amusent sur scène en chantant "Merci patron", "Paulette la reine des paupiettes", ou le fameux "Dans le Morbihan". On leur pardonnera l'outrage car le charlot est une espèce en voie d'extinction : ils étaient cinq au départ, puis quatre, il en reste deux...

Capri, c'est pas fini
Le suivant est moins drôle : mise en scène pompeuse pour l'arrivée d'Hervé Vilard qui, ayant gravi quelques marches, est un peu essoufflé. Il nous a fait un peu peur, à moi et à maman : on a cru qu'il allait finir sur scène, bedonnant et grisonnant dans son costume gris, faisant des gestes d'automates. Pas trop dans le rythme. Capri, ça aurait été bien fini ! Il l'a un peu massacrée, son tube... Mais une fois le souffle repris, il a assuré ses autres chansons que nous ne connaissions pas toutes, d'ailleurs; des tubes, il n'en a pas tellement, finalement.

 "Herbert on t'aime"
Deux étoiles filantes ont suivi : Georgette Lemaire (très belle voix "qui aurait pu faire la carrière de Mireille Mathieu si elle avait été soutenue", dixit maman), et Alexandre Winter... Inconnu, ce dernier, de nous. Mais il avait fait un tube au début des années 70 ("Oh lady Mary, lalalalalala), qui nous a rappelé quelque chose. Les suivants : la compagnie créole, Herbert Léonard, et les Forbans. Grosses cavaleries. Plusieurs femmes avaient apporté une banderole "Herbert on t'aime" qu'elles ont brandie devant lui... Lui aussi a interprété ses "tubes" mais n'en a, finalement, pas tant.
 
18h30. Pas question de rappels. Les vigiles nous poussent dehors car les prochains spectateurs arrivent déjà. Ils n'osent pas virer trop vite quelques personnes handicapées en fauteuil qui ne sortent pas assez vite, car elles attendent qu'on vienne les chercher; ça bouchonne un peu pour partir.Finalement, ce spectacle fait penser aux émissions des Carpentier, le samedi soir, dans les années 70... Familial, bon enfant, pas compromettant, un peu varié quand même, mais pas trop trop. Du bon, du moins bon, du pas bon du tout. Avec beaucoup de pub quand même et beaucoup de fric à la clé.

Allez, changement d'ambiance : direction le fest-noz du téléthon. 

06/12/2010

Roazhon/Rennes : brezhoneg er Fnac/Du breton à la Fnac

Panelloù divyezhek a zo bet lakaet e Fnac Roazhon./Des panneaux bilingues ont été installés à la Fnac de Rennes.

http://www.ofis-bzh.org/bzh/actualite/zoom/index.php?actu...

03/12/2010

Levr : Les bretonnismes

"Les bretonnismes" : berzh bras a ra al levr-se skrivet get Hervé Lossec ha, gwir eo, interesus ha bourrapl eo da lenn. Les bretonnismes d'Hervé Lossec sont le succès éditorial du moment et c'est mérité.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarm...