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01/06/2010

Dans L'Humanité : Jaurès a pris "fait et cause pour l'enseignement scolaire de l'occitan et des autres langues "régionales""

Jaurès022.jpg"Ce que Jaurès nous dit aujourd'hui" : setu titl un teuliad embannet get ar gazetenn L'Humanité disadorn (30/05), goude ur c'hollok tolpet e Tolosa digwener paseet. Krog a ra get ur pennad skrivet get Rémy Pech ha titlet : "Paroles et pensées pour une langue, une culture : l'ancrage occitan"...
"Ce que nous dit Jaurès aujourd'hui" est le titre d'un dossier publié samedi 29 mai 2010 dans le journal l'Humanité, suite à un colloque tenu à Toulouse vendredi dernier. Ce dossier commence par un article de Rémy Pech intitulé : "Paroles et pensées pour une langue, une culture : l'ancrage occitan"...

Lodennoù/Extraits : "D'une enfance à la campagne, Jaurès a retiré une familiarité réelle avec le monde paysan, ses us et coutumes, ses souffrances et ses aspriations, et bien sûr sa langue qu'il a toujours respectée et considérée comme un véhicule de la pensée et de l'action politique, au même titre que le français. Les témoignages abondent de sa pratique usuelle de l'occitan au cours de ses campagnes électorales (...). C'est assez tardivement, mais très fermement, à la suite de son voyage en Amérique latine, qu'il prend fait et cause pour l'enseignement scolaire de l'occitan et des autres langues "régionales", alors en usage général mais absentes et pourchassées dans les écoles. Assez isolé dans une gauche marquée par le jacobinisme et la méfiance envers les récupérations possibles par la droite antirépublicaine, Jaurès a ainsi légitimé les combats pour le développement de l'occitan, dont l'actualité n'a pas faibli."...

Traoù all a oa bet embannet war rezore a ziar benn Jaurès hag ar yezhoù rannvroel. D'autres articles ont été été publiés sur Rezore à propos de Jaurès. Tresadenn tennet a L'Humanité/Dessin tiré de l'Humanité (29/05/2010)

http://rezore.blogspirit.com/archive/2006/02/25/et-jaures...

http://rezore.blogspirit.com/archive/2006/03/04/jaures-po...

31/03/2010

Syndicat national des journalistes : le JT en langue basque ne doit pas s'éteindre


Kemenadenn a-berzh Sindikad Broadel ar Gazetennerien/Communiqué du Syndicat national des journalistes (SNJ, syndicat majoritaire chez les journalistes) :

"Après 12 années d'existence, le journal télévisé en langue basque, diffusé depuis les studios d'EiTB à Bayonne va s'interrompre ce 
mercredi soir, 31 mars. Les cinq journalistes qui réalisaient ce journal, en même temps qu'ils assuraient la correspondance pour l'ensemble des chaînes de télévision et de radio du groupe espagnol EiTB, font l'objet d'une procédure de licenciement pour raison économique.

EiTB, groupe audiovisuel public dépendant de la Communauté autonome basque, est pourtant prospère et possède des bureaux à Shanghai, New York, Bruxelles ou Mexico, qui ne sont aucunement menacés.
 Les collectivités territoriales françaises, communes et département, 
se sont pourtant engagées depuis des années, y compris 
financièrement, pour que l'unique chaîne qui diffuse en langue basque 
soit reçue dans de bonnes conditions par les locuteurs bascophones du 
côté français de la frontière.


La véritable raison de cette fermeture tient donc plus d'affrontements politiques qui n'ont que peu de rapports avec le journalisme et sa mission d'informer honnêtement les citoyens des deux côtés de la frontière.Le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, déplore l'arrêt de ce journal et la fermeture injustifiée du bureau de Bayonne d'EiTB.

Il dénonce l'absence de réponse crédible apportée aux salariés privés de leur emploi, aux collectivités et aux téléspectateurs basques, quant à une éventuelle date de reprise de cette émission.

Cette reprise doit se faire dans les meilleurs délais, en employant 
prioritairement les journalistes qui ont assuré jusqu'ici le renom de 
la chaîne et le service auprès des auditeurs et des téléspectateurs.


Le SNJ assure ses confrères d'EiTB de sa plus entière solidarité".

08/03/2010

Mouezherioù rannvroel/Elections régionales : programm al listennoù

Ur sonj vat deus bet webmasterez ar blog Gwennao : tolpiñ razh ar pezh a zo kinniget evit ar yezhoù rannvroel (brezhoneg-gallaoueg), get al listennoù politikel war ar renk evit ar mouerezhioù (votadegoù) rannvroel.
La webmaster du blog Gwennao a eu la bonne idée de rassembler les propositions concernant les langues régionales (breton-gallo), des listes en présence pour les élections régionales.

http://gwennao-fotoiou.over-blog.com/article-regionales-p...

01/02/2010

L'identité française : une devise, "liberté, égalité, fraternité" à mettre en pratique

Selon un sondage CSA-Le Parisien publié fin 2009, la langue française est plébiscitée comme “élément constitutif” de "l'identité de la France" par (80%) des sondés devant la République (64%), le drapeau tricolore (63%), la laïcité (61%) les services publics (60%).  80 % ! La croyance selon laquelle parler une langue unique (ou commune), est indispensable pour créer une “identité”, une “nation”, est largement répandue en France, malgré quelques faits qui contredisent cette croyance.

Premier fait : la France est multilingue, entre les langues parlées dans certaines régions depuis des siècles, voire avant l’apparition du français (Pays Basque, Bretagne, Alsace, Occitanie, Flandres, Corse...), et les langues des populations immigrées.

Deuxième fait : les frontières linguistiques ne recoupent pas les frontières nationales puisque la Suisse romande et la Wallonie belge ne sont pas en France. Suisse, Belgique, tiens donc, deux pays multilingues. Le premier n’a pas l’air d’en souffrir. On annonce depuis longtemps l’éclatement du second, mais il tient.

Troisième fait : pendant des siècles, et aujourd’hui encore, des millions de citoyennes et de citoyens français n’ont pas parlé le français. Les Bretons le savent bien. J’ai moi-même, qui suis né en 1964, connu quelques personnes âgées qui parlaient très bien leur langue maternelle, la langue bretonne, mais maîtrisaient très mal, voire pas du tout, le français. Des générations de Bretons, d’ailleurs, ont pris le français à l’école et n’ont pas pu jouir d’un droit que la convention des droits de l’enfant reconnaît désormais : celui d’être alphabétisé dans sa langue maternelle, ce qui n’empêche pas l’apprentissage précoce d’une seconde langue. Aujourd’hui, certaines personnes âgées d’une soixantaine d’années se souviennent qu’elles ne parlaient pas un mot de français en arrivant à l’école. Elles y ont appris la langue française, souvent punies quand elles parlaient breton. Il doit encore y avoir aujourd’hui, probablement, des milliers de Français qui ne parlent pas, ou très mal, le français, parce que leur langue maternelle et quotidienne est le créole, ou une langue amérindienne, ou une langue kanak...

Quatrième fait : une langue commune (souhaitable évidemment, si elle n’entraîne pas la mort des autres langues du territoire), n’est en rien suffisante pour créer une unité nationale. Les élites étasuniennes parlaient anglais et ça n’a pas empêché la guerre de Sécession au XIXe siècle. Les guerres civiles d’Espagne, d’Irlande, montrent bien qu’une langue commune n’est pas suffisante, et en France non plus : la guerre d’Algérie, la guerre entre résistants et collaborateurs entre 1940 et 1945, le montrent. En Yougoslavie, toutes les élites intellectuelles parlaient le “serbo-croate”, langue commune aujourd’hui éclatée en plusieurs langues officielles soi-disant différentes (croate, serbe...). Mais le pays a éclaté quand même,  à partir du conflit au Kosovo (1988-89), parce que Milosevic, adoptant un discours nationaliste, a supprimé les libertés des albanophones de cette région, notamment la liberté d’être scolarisés dans leur langue.

Contrat social
La langue commune est donc loin d’être suffisante pour créer une nation, ni même un contrat social dans lequel se retrouverait une population. Alors quoi donc ? La prospérité économique est un facteur essentiel, à condition que les richesses soient équitablement partagées. Or, aujourd’hui, l’Etat redistribue des impôts aux très riches. Est-ce cela, la République ? Il y a donc un modèle social à construire, qui garantisse l’accès à la santé, au logement, au travail, à un environnement sain, à l’éducation. Mais une éducation citoyenne, qui cherche à former des êtres humains épanouis, pas des futurs travailleurs à la chaîne. Un modèle politique qui agisse concrètement contre la discrimination. Un modèle politique, enfin, qui garantisse les droits des citoyens, et des minorités. L’Etat français continue d’être hyper centralisé et normatif. Les habitants des régions existent-ils ? Quand  20.000 personnes manifestent dans les rues de Carcassonne, en octobre 2009, ou dans celles de Rennes, en mars 2003, pour demander un vrai statut des langues régionales, pourquoi les médias dits “nationaux” en parlent-ils si peu ? pourquoi cela suscite-t-il si peu d'intérêt à Paris ?

Alors, la langue française, “élément constitutif” de de la France, de l’identité nationale ? Beaucoup de Français le croient, manifestement. Mais on peut être Français et ne pas parler le français. Et le fait de parler une langue commune ne garantit contre rien. Contre aucune injustice, contre aucune régression sociale, contre aucune avancée du libéralisme sauvage, contre aucune atteinte à la nature. Les pires pratiques sociales, les pires discours racistes, violents, diviseurs, peuvent se tenir en français, comme dans n'importe quelle autre langue.

Droit à la différence
Et chercher à imposer le français comme langue unique, en niant l’existence ou la valeur des autres langues de France, constituerait une injustice et une violation des droits de l’Homme. Alors il faut chercher plus loin, plus profond, autre chose. Dans un nouveau contrat social qui peut continuer à s’articuler autour des idées de démocratie et de république, de liberté, d’égalité, et de fraternité. Du droit à la différence. Idées qu’il faut mettre en pratique bien plus profondément qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Christian Le Meut

* Sondage effectué par téléphone les 28 et 29 octobre 2009 auprès d'un échantillon  représentatif de 1.006 personnes majeures, selon la méthode des quotas.

18/12/2009

Kerlenn Sten Kidna : "Une loi pour les langues régionales"

Kemenadenn a-berzh Kerlenn Sten Kidna/Communiqué de l'association Kerlenn Sten Kidna.

"Aux parlementaires du Morbihan

Mesdames, messieurs

Depuis juillet 2008 la Constitution française reconnaît les langues régionales comme "faisant partie du patrimoine de la Nation" (article 75-1). Notre association, Kerlenn Sten Kidna regroupe 130 membres en pays d'Auray et propose une dizaine de cours de breton pour adultes en pays d'Auray. Elle organise des rendez-vous tout au long de l'année à destination des toutes les générations (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées), pour parler en breton. Elle avait à l'époque publiquement félicité le parlement pour cette modification.

Ce changement d'état d'esprit se lit aussi dans les propos tenus par Mme Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, dans un discours prononcé le 3 décembre : "Que les langues régionales revendiquent une place à ses côtés (aux côtés de la langue française), n’est en rien tragique. Elles sont une part de notre histoire et cohabitent pacifiquement avec le français. Nous ne sommes plus au temps de l’abbé Grégoire qui voulait les supprimer. Aujourd’hui, le breton, le basque, le corse sont enseignés dans les écoles et les universités. Et à l’entrée de chaque ville ou village, les plaques indicatrices portent le nom du lieu dans la langue régionale".

En 2008, lors des débats parlementaires, le gouvernement de M. Fillon avait promis une loi pour soutenir l'usage des langues régionales. Voici ce que disait la ministre de la Culture, Mme Albanel, à l'époque, au nom du gouvernement :  "Une loi donnera une forme institutionnelle au patrimoine linguistique de la nation en récapitulant les dispositions existantes et en ouvrant la voie à une avancée de la démocratie culturelle dans notre pays. Elle concernera l’enseignement, les médias, les services publics, ainsi que la signalisation et la toponymie. Originaire de l’Ariège et de Toulouse, j’aime, comme plusieurs orateurs, profiter des doubles noms indiquant les rues et les lieux. Ce texte, qui sécurisera l’usage des langues régionales, conformément au souhait du Président de la République, devrait voir le jour en 2009, et le Gouvernement compte sur la représentation nationale pour contribuer à l’améliorer". 

Nous avons bien lu les propos de M. Besson devant l'Assemblée nationale mercredi 9 décembre, mais nous ne pouvons croire que le gouvernement revienne ainsi sur sa parole et adopte une telle fermeture.

A bien des égards, la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, si elle a une portée politique et symbolique importante, ne change rien aux moyens donnés aux langues régionales sur le terrain. Au contraire, il y a même des régressions, comme témoigne la remarque faite par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, le 28 septembre 2009, à la chaîne France 3, seule à émettre des programmes en langues régionales : le CSA a constaté "une baisse des émissions en langue régionale. Le nombre d’heures diffusées en 2008 a encore diminué de 10 % par rapport à 2007, la baisse concernant presque toutes les régions. En deux années, le nombre d’heures de diffusion d’émissions en langue régionale sur France 3 a diminué de façon importante".

C'est pourquoi nous nous permettons, mesdames et messieurs les parlementaires du Morbihan, de vous écrire afin de vous demander d'intervenir auprès du gouvernement pour qu'il tienne la promesse faite devant la représentation nationale. Une loi pour les langues régionales devra donner des moyens supplémentaires à l'enseignement bilingue en langues régionales, de la crèche à l'université, notamment en renforçant la formation des enseignants. Elle devra soutenir la diffusion d'émissions en langues régionales dans les radios et chaînes de télévision (locales, régionales...), et la création culturelle en langues régionales. Elle devra également soutenir l'action des associations qui agissent sur le terrain.

Nous espérons que vous pourrez intervenir en ce sens et que la loi promise sera discutée et votée en 2010; ceci afin que les décrets d'application puissent commencer à porter quelque effet dès 2011 et 2012.

Dans l'attente, veuillez recevoir, mesdames et messieurs les parlementaires, l'expression de nos salutations distinguées.

A galon ganeoc'h

Evit kuzul merañ Kerlenn Sten Kidna/
Pour le conseil d'administration du Cercle Sten Kidna,
Christian Le Meut"

10/12/2009

Langues bretonne, corse, basque... Le ministre de "l'identité nationale" répond !

Dec'h an intron Faure, kannadez a zo e penn ar strollad kannaded a labour evit ar yezhoù rannvroel, deus goulennet get ar gouarnamant mard a oa en e sonj kinnig ul lezenn a ziar ar yezhoù rannvroel, evel ma oa bet prometaet ar bloaz paseet... An aotroù ministr ar sevenadur, a zo e karg an dra-se, ne oa ket deuet da reskont, an aotroù Besson, e karg an "identitelezh vroadel", deus reskontet...

Hier, la député qui dirige le groupe d'étude pour les langues régionales à l'Assemblée, a demandé a gouvernement s'il compte présenter un projet de loi pour les langues régionales, comme il l'avait promis l'année dernière... Le ministre de la Culture, en charge du dosser, n'est pas venu répondre, c'est M. Besson, en charge de "l'identité nationale" qui a répondu...

Setu liammoù get al lec'hienn Daktu :

http://daktu.info/spip.php?article4113

http://daktu.info/spip.php?article4116

19/11/2009

"Mêmes atténuées par les prestations, les inégalités se creusent en France"

Pennad tennet ag al lec'hienn internet Viva. Article extrait du site interne Viva :

"L’Institut national de la statistique (INSEE) publie son France, portrait social, état des lieux annuel des évolutions économiques et sociales. Une mine d’informations. (...). Ainsi, pour ce qui est des salaires, l’enquête montre que le salaire moyen du 1 % des salariés les mieux payés représentaient en 2007 8,5 fois le salaire médian (le seuil en-dessous duquel sont 50 % des Français et 50 % au-dessus). En 1996, cet écart n’était que de 6,6 fois.

Les politiques sociales de redistribution (aides, allocations, prélèvements...) atténue ces écarts : le niveau de vie moyen avant redistribution des 20 % de personnes les plus riches est 7,5 fois plus élevé que celui des 20 % les plus modestes. Après transferts, ce même rapport est de 4,1.(...). Mais même avec la prise en compte des prélèvements et des prestations sociales, le différentiel si l’on considère les 10 % les plus aisés et les 10 % les plus modestes est passé de 6,53 fois à 6,6 fois entre 2005 et 2007.
Un phénomène accentué encore lorsqu’on tient compte du patrimoine : l’écart entre le patrimoine des 10 % les plus riches et celui des 10 % les plus pauvres est passé de 1 631 fois plus élevé à 2 134 fois entre 1997 et 2003 !"

http://www.viva.presse.fr/Memes-attenuees-par-les_12889.h...

08/11/2009

Yezhoù rannvroel/Langues régionales : ali ar c'hannad Urvoas/Le point de vue du député Urvoas

Aterset eo bet Jean-Jacques Urvoas, kannad Penn ar Bed (sosialour), get Le Télégramme (vidéo) a zivout ar raktres lezenn evit ar yezhoù rannvroel. Le député socialiste du Finistère a été interviewé par le Télégramme (vidéo), au sujet de la future (?) loi sur les langues régionales.

http://www.letelegramme.com/static/video/player.php?sig=i...

06/10/2009

Le Monde : "La diversité linguistique est une richesse menacée"

War lec'hienn internet Le Monde e c'heller lenn pennadoù a zivout ar yezhoù en arvar er bed a-bezh. Kazetennerion ar gazetenn a zo aet da glask pell (betek Afrika hag Amerika kreizteiz), ar pezh a zo edan o daoulagad e Bro C'hall... Marteze, ne faota ket dezhe gwelout a pezh a zo bet graet get Bro C'Hall a enep ar yezhoù rannvroel ? Interesus eo, memestra. Ur yezhourez a zo aterset, Colette Grinevald.

Sur le site du Monde on peut lire plusieurs articles sur les langues en danger dans le monde entier. Des journalistes de ce journal sont allés chercher loin (en Afrique, en Amérique du sud), ce qu'ils ont sous les yeux en France. Mais peut-être ne veulent-ils pas voir ce que la France a fait contre les langues régionales ? C'est quand même intéressant à lire. Une linguiste, Colette Grunewald, est interviewée.

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/10/02/une-dive...

Mammenn/source : Diwan Breizh

27/09/2009

Langues régionales : ça travaille au parlement...

J'ai envoyé un courriel en fin de semaine dernière à la députée de Lorient (PS), Françoise Olivier-Coupeau, pour savoir où en est le projet de loi en faveur des langues régionales, voici la réponse de son assistante parlementaire :

"Françoise OLIVIER-COUPEAU a pris connaissance de votre courriel. Elle, ainsi qu'un certain nombre de ses collègues, réclame un projet de loi (1), car une proposition (de loi) ne passerait pas. Elle vous informe également que le groupe SRC (Socialiste, Radical et Citoyen) travaille sur un texte qu'il entend soumettre au gouvernement pour enrichir son projet de loi.
Restant à votre écoute, nous vous adressons nos meilleures salutations".

(1) Un projet de loi émane du gouvernement, une proposition émane de parlementaires. L'année dernière, lors du débat parlementaire sur la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution française, le gouvernement avait promis une loi en 2009...

01/08/2009

Interview : "Décrypter le discours anticommunautariste"

Un atersadenn talvoudus a zo bet embannet war lerc'hienn ar gelaouenn Ar Men/Un entretien intéressant à lire sur le site de la revue Ar Men  :

http://www.armen.net/2009/05/interviews/decrypter-le-disc...

20/06/2009

Langues régionales : Michel Mohrt, un académicien contre l'Académie

ya378.jpgL'hebdomadaire en langue bretonne Ya! publie en dernière page des entretiens souvent intéressants. C'est le cas cette semaine (n°210 du 12 juin), avec Michel Mohrt. Cet écrivain âgé de 95 ans, vivant à Paris, est d'origine bretonne. Ses deux grand-mères parlaient breton, explique-t-il, et si lui n'a pas appris la langue, il a "toujours du plaisir à l'entendre". Originaire de Morlaix, et âgé de 95 ans, il vit désormais entre Paris et Locquirec. Membre de l'Académie française, il dit à Ya! son désaccord  avec cette assemblée en ce qui concerne les langues régionales. En 2008, lorsque l'Assemblée nationale vota un amendement modifiant la Constitution française pour y inclure une reconnaissance des langues régionales, l'Académie s'y opposa. La modification fut votée néanmoins par le Parlement.

"J'ai dit que je n'étais pas du tout d'accord avec ce que l'Académie avait déclaré à propos des langues minoritaires, dit-il. L'Académie ne voulait donner aucune place aux langues régionales. Ce qui m'a choqué et j'ai dit mon opinion : la langue bretonne doit rester vivante et il faut la secourir. Je ne sais pas si j'ai été beaucoup écouté, mais c'est important pour moi. On ne peut pas défendre une langue - le français, comme le fait l'académie - et ne pas accorder une place aux autres langues. Pour moi, c'est un peu de la richesse mondiale qui est là, en danger".

Biographie de Michel Mohrt :

http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academici...

Ya! Keit vimp bev, 29520 Laz. Tél. 02.98.26.87.12.