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29/06/2005

Chère voiture

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé un million deux cents mille personnes meurent chaque année dans un accident de voiture : un million deux cents mille, pas moins ! Et la majeure partie, 90%, dans les pays pauvres où, pourtant, il y a beaucoup moins de voitures. Oui mais voilà, les pays riches ont beaucoup plus de moyens pour assurer la sécurité routière que la plupart des pays pauvres où l’urgence, pour beaucoup de gens, est de trouver à manger chaque jour avant de se préoccuper de sécurité routière...
D’ailleurs, il n’y a pas toujours de route, souvent plutôt des pistes, et parfois complètement défoncées. Et les morts sont, en majorité, des piétons et des enfants victimes de la vitesse, de l’absence de respect des règles, de l’alcoolisme des conducteurs, etc. L’on entend d’ailleurs régulièrement parler d’accidents de ce type lors du célèbrement affligeant Paris-Dakar au cours duquel des centaines de camions, motos et autos traversent à toute allure des régions sans se soucier de ce qu’ils détruisent. Les riches ne regardent pas les pauvres. Autrefois ils passaient à côté en carrosse, aujourd’hui ils passent en caravane publicitaire.
Christian Le Meut

28/06/2005

Otoioù, aioù, aioù !

Hervez an OMS, (Strollad bed ar yec’hed), ur million ha daou gant mill den (1.200.000) a varv bep bloaz war an hentoù er bed a bezh, memestra. Al lodenn vrasan, 90%, a varv er broioù paour ha 10 % hepken er broioù pinvidik. Gwir eo lâret : muioc’h a draoù e vez graet evit ar surentez war an hentoù er broioù pinvidik. An dra mallusan, evit al lodenn vrasan ag an dud a zo e chom er broioù paour, zo da gavout boued bemdez e lec’h sonjal er surentez war an hentoù... Fall bras eo stad an hentoù er broioù-se, pa z’eus hentoù. Pistoù, minojennoù, ne laran ket.
An dud flastret, gwasket, n’int ket ‘barzh an otoioù met er maez : baleourion, bugale... Evel ar pezh e wellomp bep bloaz kazimant e-pad ar “Paris Dakar”, redadeg otoioù brudet met sot awalc’h. Kirri tann, motoioù, kirri-samm e dremen kerioù ha maezioù ar fonnaplan posupl hep sellet doc’h ar pezh e vez diskarret ha flastret gete. Ar re binvidik ne sella ket doc’h ar re baour. Gwech’all ar re bitaod a dremene war karreosioù; hiriv an deiz war kirri tann ha kirri samm goloet a vruderezh.
Christian Le Meut

21/06/2005

France Troisième dimension

Il y a peu une équipe de France 3 est venue filmer la troupe de théâtre dont je fais partie. Nous avons monté un western en breton. Le but du reportage était de dresser l’état du breton vannetais (le dialecte breton parlé dans l’ouest du Morbihan) et donc de filmer une activité dans cette langue. Six personnes ont investi notre salle de répétition vite transformée en studio. Nous n’avons joué que le tout début de la pièce, filmé sous toutes les coutures. N’étant pas dans cette scène, j’ai pu observer le travail minutieux du réalisateur et de son équipe pour assurer la meilleure image et le meilleur son possibles.
Mais c’est ensuite que les choses se sont un peu gâtées. Le réalisateur voulait interviewer deux acteurs, ce qui fut fait. Mais lui ne parlait pas le breton, ni ne le comprenait. Et voici mes deux collègues obligés de répondre en breton à des questions posées en français, tout en n’étant pas compris de leur intervieweur car les réponses n’étaient pas traduites en français. Une personne parlant breton faisait partie de l’équipe de France 3, une sur six, mais pas pour traduire ni interviewer. Juste pour contrôler que le contenu des réponses correspondait à celui des questions... Voici donc un nouveau métier pour les brittophones : contrôleur de réponses en breton !

Interviewer quelqu'un sans comprendre ses réponses...
Mais comment interviewer quelqu’un sans comprendre ses réponses ? On ne peut pas aller bien loin dans le sujet abordé, on ne peut pas approfondir les choses. Par contre on peut poser des questions auxquelles il a déjà été répondu, ce qui a été le cas. On peut mal se comprendre entre interviewer et interviewés, ce qui fut le cas...
Et moi, dans mon coin, sous mon chapeau de cow-boy, j’étais un peu navré et révolté de la scène à laquelle j’assistais. Comment peut-on interviewer des gens sans comprendre les réponses ni les faire traduire ? Une personne de France 3 aurait pu mener l’interview puisqu’elle parlait breton, mais non, elle était là uniquement pour contrôler les réponses... Je me suis demandé si je ne rêvais pas, mais un mauvais rêve. Non, j’étais bien dans la réalité, mais dans une troisième dimension. Une France troisième dimension. Le contenu des réponses ? On se le fera traduire plus tard... Apprendre le breton ? On verra plus tard... La plupart des journalistes de France 3 qui travaillent pour les émissions en langue bretonne, parlent breton, c’est quand même plus pratique pour interviewer des bretonnants ! Mais pas tous...

J’ai eu cette impression bizarre d’être comme dans un zoo où l’on vient filmer des bretonnants sans se donner les moyens de les comprendre...


Qu’un réalisateur viennent faire un reportage sur la langue bretonne sans la parler, cela arrive... Il peut venir de Rennes, Paris, Londres, Pékin ou Montréal, ne pas parler breton et travailler avec des bretonnants. Mais ne pas comprendre les réponses et ne pas se les faire traduire... C’est possible ça ? C’est respectueux des personnes que l’on interviewe ? C’est se donner les moyens d’aller au fond des choses ? Ce soir-là, l’intervieweur avait devant lui deux instituteurs bilingues et qui ont transmis, ou transmettent, le breton à leurs propres enfants. Des parents qui parlent donc breton à la maison. Il y avait matière à discussion pour un reportage sur l’état et l’avenir du breton vannetais, mais cette matière là a échappé à l’intervieweur...
“France 3 Bretagne travaille souvent comme cela” m’a-t-on dit.
Pas trop souvent, j’espère...


Des formations à la langue bretonne, mais pour quel débouché ?
Depuis 35 ans Diwan et les écoles bilingues ont enseigné le breton à des milliers d’enfants. Certains sont désormais sur le marché du travail. Trouvent-ils du travail en breton ? Du côté de l’enseignement, certes, mais en dehors, il n’y a pas grand chose... Des filières se développent également pour former des adultes à la langue bretonne, langue présentée comme un atout pour trouver du travail. Ces filières sont financées par le Conseil régional, par exemple, et par l’Assedic en ce qui concerne les chômeurs... Personnellement j’ai passé six mois de ma vie à apprendre le breton avec l’organisme Stumdi, à Ploemeur, en 2001-2002. Ce fut un bon moment, studieux mais surtout enrichissant et très plaisant. J’ai appris le breton par motivation personnelle, pas forcément pour trouver du travail mais, au sortir de la formation, j’ai quand même cherché du travail en breton. Je n’en ai pas trouvé. J’en ai trouvé en français, et je constate tous les jours que c’est un atout de parler et d’écrire le breton quand on est journaliste en Basse-Bretagne...

Mais quand je vois que certains des reportages en breton produits par France 3, consacrés à l’état et à l’avenir de la langue bretonne, sont réalisés par des gens qui ne parlent quasiment pas un mot de breton, je comprends mieux pourquoi je n’ai pas trouvé de travail dans cette langue au sortir de ma formation.
Et je me demande si l’on ne se moquerait pas un peu des bretonnants.
Christian Le Meut

Une partie de ce texte a été reprise en courrier des lecteurs dans Le peuple breton de septembre 2005. 

Frans 3 : ur bed all ?

C’hoari a ran barzh ur strollad c’hoariva ha, n’eus ket pell-zo, omp bet filmet get ur skipailh skinwell Frans 3 deuet da sevel ur reportaj. Ne oa ket ur reportaj berr, ur vunutenn pe div, el ma vez skignet bemdez war Frans 3 “Iroise” (skignet nemet e Breizh Isel). Nann, ur reportaj bras a ziout stad ha dazont ar brezhoneg gwenedeg. Hag ar re se a faote dezhe filmañ tud eldomp-ni, gwenedourion, ec’h ober traoù e gwenedeg. C’hwec’h den a Frans 3 oa deuet d’hor filmañ. C’hoariet oa al leurenn gentañ, filmet a beb tu. Ne c’hoarian ket-me ‘barzh al leurenn-se ha paseet m’boa ma amzer e sellet doc’h tud ar skinwell e labourat. Hag ur sapre labour eo, ober war dro kalite ar son, ar gouloù, ar skeudennoù, me lâr deoc’h.

Met goude-se, aet oa ar soubenn da drenkiñ. Daou aktour oa bet aterset get ar savour film... Ya, met ar paotr-se ne gomz ket brezhoneg anezhan... Goulennet oa an traoù e galleg, ha d’an aktourion da reskond e brezhoneg. Ar pezh ne oa ket aes dija... Met ar savour film ne gomprene ket ar reskontoù ! Ur brezhonegour oa getan, met just evit selaoù ar reskontoù, da ouiet ma glote ar goulennoù get ar reskontoù, met hep treiñ e galleg... Souezhus oa. Penaos atersiñ an den hep kompren e reskontoù ? Hag hep bout troet ar reskontoù e galleg ? Ur c’hazetenner n’hella ket monet pell ma ne gomprena ket ar pezh ‘vez reskontet dezhan. Neuze, traoù zo, zo bet goulennet div wezh, traoù all n’int ket bet komprenet, pe a dreuz, ha n’eo ket aet pell an traoù... An daou aktour zo ivez tud a labour e brezhoneg (mistri-skol) hag unan a zesav he bugale e gwenedeg. Interesus oa evit ur reportaj war stad ha dazont ar gwenedeg met n’eo ket aet ken pell an traoù...


Reskont hep bout komprenet
“Mod-se ‘vez labouret alies get Frans 3”, deus displeget din tud-zo, a-c’houde... Bizkoazh kement all ! Kazetennerion F3 a labour evit an abadennoù brezhoneg a gomz brezhoneg evit al lodenn vrasan anezhe... Eurusamant, ha penaos labourat, mod all ? Met pas razh ! Souezhus eo. Evel kazetenner, n’hellan ket kompren an doare-se da labourat : abadennoù brezhoneg hir savet get tud ne gomzont ket brezhoneg nemet unan, gobret da selaoù ar reskontoù ! Setu ur vicher nevez evit ar brezhonegerion : selaour reskontoù, pe kontrolour reskontoù e brezhoneg. Tud a-vicher a gomz brezhoneg a-feson, hag a c’hellehe atersiñ ar vrezhonegerion, met ne reont ket kar ar savour film a gav gwelloc’h gober an atersadennoù e-unan hep kompren ar reskontoù... War peseurt planedenn eh omp ?
N’eo ket an doare da respetiñ an dud a reskont, nag ar yezh.

Tu zo d’ober ur reportaj a ziout ur yezh ne gomzer ket met ret eo deoc’h kavout jubennourion evit bout troet an traoù gete. Lâret eo bet din : “N’hellec’h ket barnin araok bout gwellet ar reportaj”... N’on ket a-du, ne varnan ket ur reportaj m’eus ket gwellet c’hoazh anezhan, met me c’hell barniñ an doare-se da labourat. N’eo ket doujus... Hag efedus...?


Stummadur e brezhoneg  met labour ebed...
A-c’houde tost da dregont vloaz breman, skolioù divyezheg a zo bet digoret. Ur bern tud yaouank a gomz brezhoneg a-feson, hag a glask labour e brezhoneg. Tud all, kozhoc’h, a zesk brezhoneg ivez. Paseet m’eus-me c’hwec’h miz e teskiñ brezhoneg, e Planwour, get ur stal anvet Stumdi, er bleadoù 2001-2002. Bourrapl oa bet. Paet an traoù get an Assedik ha rannvro Breizh. Me faote din deskiñ brezhoneg a-c’houde pell; kavout labour e brezhoneg ne oa ket ma fall kentañ met bon, goude bout desket m’boa klasket memestra; ha m’boa ket kavet. Me laboura e galleg neuze, ha bemdez e wellan pegen pouezus eo gouiet un tammig brezhoneg evit ur c’hazetenner a laboura e Breizh...
Labour a ran e brezhoneg met a youl vat, evit Radio bro Gwened, ha kazetennoù-zo. Bourrapl eo, netra da lâret. Met bizkoazh n’on ket bet paet evit ul labour m’eus graet e brezhoneg evel kazetennour, betek bremañ. Aliez ma frejoù n’int ket paet ivez. Paour eo bed ar brezhoneg...

Met bremañ e komprenan gwelloc’h perak m’boa ket kavet labour e brezhoneg tri bloaz-zo. N’eus ket kalz a dra e brezhoneg war ar skinwell publik hag, oc’hpenn-se, ul lodenn ag an abadennoù e brezhoneg vez graet get kazetennerion ne gomzont brezhoneg anezhe... Penaos buhez !
Christian Le Meut

Embannet eo bet ul lodenn ag an destenn se e galleg barzh Pobl Vreizh a viz Gwenholon 2005.

20/06/2005

Démocratie en Chine : un gros mot !

Voici comment les gros mots sont effacés sur internet par le régime chinois "communiste" en place avec l'appui d'une multinationale... Une seule victime : la liberté d'expression ! Cet article est l'oeuvre du journaliste Gérard Ponthieu dont je vous recommande le blog. http://gponthieu.blog.lemonde.fr/gponthieu/

Microsoft, collabo et censeur de la dictature chinoise
En chinois, « démocratie », « manifestation » et « droits de l'homme » sont de gros vilains mots interdits-caca-prison. N’allez surtout pas les écrire sur votre blog. D’ailleurs en Chine vous ne pourriez même pas ! Grâce à Microsoft. Merci Bill Gates, pour cette contribution à la Liberté. En effet, Microsoft vient de créer là-bas une société mixte pour étendre son empire par le biais de la version chinoise de son outil de blog, MSN Spaces. Un empire dans un autre, ça laisse entrevoir un sacré empilement de pognon. Déjà près de 100 millions de Chinois qui surfent – et ce n’est que le début.
Donc, face à de telles perspectives d’expansion mortifère, la firme impérialiste n’a pas hésité à collaborer avec la dictature impériale. Entre dominateurs, on se comprend. Le résultat est comme magique : Les gros mots, raconte le correspondant du Monde à Shanghaï, Brice Pedroletti, « lorsqu'ils sont dans l'“espace perso” de l'utilisateur, provoquent l'apparition d'un avertissement : “ Ce texte contient une expression qui n'est pas autorisée, veuillez supprimer cette expression.” La réactivité du cerbère électronique varie selon les combinaisons de mots et la période de la journée. Le mot youxing, “manifestation”, placé dans le titre, est rédhibitoire.»
Quand la censure n'est pas automatique, elle est exercée par une police de l'Internet, qui est présente dans 700 villes. Il y aurait entre 3 à 5 millions de Chinois à tenir un blog. « Sur www.yourblog.org, raconte le journaliste du Monde, une internaute chinoise qui avait donné son récit des manifestations antijaponaises à Pékin, le mois dernier, explique que certains mots ou certaines phrases ont été automatiquement effacés de la version initiale de sa page. En mars, le gouvernement chinois a annoncé que tous les «blogueurs» et détenteurs de sites devaient être dûment enregistrés auprès du gouvernement avant le 30 juin. S'ils n'obtempèrent pas, leur site sera supprimé. »
Les collabos sont à l’œuvre. Ils font même du zèle, comme Newsweek – oui, vous avez bien lu, le fleuron-mon-cul des hebdos états-uniens plutôt libéraux –, qui épure son édition chinoise de certains articles estimés sensibles.
Comment dire ?… Beurk !… Big Brother, oui… Tellement usé, banalisé… Normalisé. Mais là, dites, voyez comme les qualificatifs vont manquer. On devrait pourtant en profiter, d’ici qu’ils déboulent dans nos ordi, juste avant d’envahir nos mots, nos pensées, nos cerveaux ! Enfoncé 1984 ! Au secours George !"
Gérard Ponthieu

19/06/2005

Dolmen suspects sur TF1

L’été est bien là désormais et, avec lui, les superbes couchers de soleil que l’on peut aller contempler au bord de la mer, par exemple. On y croise parfois des campings cars dont les occupants ont fait des centaines de kilomètres pour passer leur soirée à l’intérieur, devant leur poste de télévision, plutôt que de contempler le spectacle somptueux de la nature...
Les soirs d’été sont souvent les moments les plus agréables pour être dehors mais c’est là, justement, que la plupart des gens sont rentrés dedans leur maison ou dans leur camping car...
Et si vous voulez, vous aussi, comme eux, perdre votre temps devant le petit écran cet été, TF1 est là pour assurer le service. Le service public France 2 suit de près je vous rassure, mais TF1 ne faiblit jamais. La série de l’été, qui a commencé le 13 juin, s’appelle même Dolmen et a été filmée pour une bonne part dans notre belle région, à Belle-Ile et du côté de Brest, notamment.
Mais je m’en vais vous conter l’histoire : une jeune policière, Marie, jouée par Ingrid Chauvin, très belle femme, forcément, revient sur son île bretonne natale pour se marier. Mais, le lendemain de la noce, elle retrouve son frère mort sur une plage avec, dans la main, une lettre en breton, et oui, en breton, sur laquelle est écrit qu’elle même est en danger... Suite à cette mort, du sang coule d’un menhir. car c’est bien connu, les menhirs saignent...
Cette série n’est pas que policière, elle est aussi “fantastique”, cela ne veut pas dire formidable, mais qu’il peut s’y dérouler des choses qui ne se passent jamais en réalité... Les auteurs peuvent ainsi s’affranchir de trop de réalisme, et ça la arrange bien pour faire passer le brouet qu’ils nous servent.
Et des choses “fantastiques”, se sont produites lors du tournage de cette série. Ainsi les producteurs ont trouvé des Obélix lorientais pour leur fabriquer des menhirs tout neufs, 700 kilos la pièce, selon le journal Le Télégramme (12/06/2005)... J’espère au moins que les Obélix lorientais auront fait payer chers leurs menhirs en euros sonnants et trébuchants car 12,5 millions d’euros ont été dépensés, j’allais dire gaspillés, vous entendez bien, 12,5 millions d’euros pour réaliser cette série. Avec cette somme on pourrait en produire des émissions en langue bretonne... D’autant que leur durée se réduit comme neige au soleil pendant l’été...
Autre phénomène fantastique constaté dans cette série télévisée : les Bretons, quand ils fêtent quelque chose dans un bar, chantent Tri martelod yaouank en dansant. Ah non, vous n’avez jamais fait ça vous ? Et bien mon frère, oui. Habitant Belle-Ile, il a été embauché comme figurant pour Dolmen. Il a participé à une scène de fête dans un bar. On lui a mis une bière sans alcool dans les mains qu’il n’avait pas le droit de boire (elle faisait partie du décor), et on lui a demandé, à lui et aux autres, de chanter “Tri martelod yaouank”. Les paroles avaient été distribuées au préalable ! Avec leurs sous, les producteurs auraient au moins pu inviter Alan Stivell.
C’est bien connu, les Bretons chantent “Tri martelod yaouank” en dansant quand ils font la fête dans les bars ! C’est vraiment n’importe quoi; mais ce qu’il y a de bien avec la télé, c’est que tous les jours je trouve de bonnes raisons supplémentaires de ne plus la regarder.
Christian Le Meut

Dolmen brein war TF1

Setu arru an hañv hag an amzer gaer... Kaer awalc’h evit mont er maez da vale, da foetan ar-vro-man pe broioù all, da sellet doc’h ar c’huzh heol, ken brav d’ar c’houlz-man... Met, ma faota deoc’h chom er ger ha koll hoc’h amzer, setu ur sonj vat : sellit doc’h an abadenn skinwell anvet Dolmen ! Dolmen zo ur rummad filmoù “polis ha fantatisk”, sanset, kroget dilun 13 a-viz Mezheven war TFunan. Filmet eo bet e Breizh, en Enez Guerveur hag e-tall Brest ivez.
Setu an istor : ur vaouez yaouank, Marie, koantig bras, poliserezh a vicher, a zeu en dro e Breizh, e bro a orin, d’en em zimezhiñ war an enezenn e lec’h m’eman e chom he familh abaoe pell... Ya, met just goude bout dimezhet, un dra spontus a zigouezh : he breur zo lazhet ! Bizkoah kement all. Ha getan e kaver ul lizher skrivet, e brezhoneg mar plij, hag a lâr eman Marie en arvar ivez ! Ha setu, e-pad pep episod, ‘vo bet lazhet un den all, evit lakaat ar suspens da vont araok ! Ha bep taol ivez, goude bout lazhet un den, e vo kollet gwad get ur menhir. Ya, kollet vez gwad get ar peulvanoù, anat eo...


Kar peulvanoù “menhiroù” a zo bet graet a-ratozh evit ar filmoù, en Oriant, ha get mein gwir ha pas get plastik : seizh kant kilo pep menhir, hervez ar pezh m’eus lennet er gazetenn Le Télégramme (12/06/2005)
Kavet zo bet un Obélix a-vreman evit kizelañ peuvanoù nevez... Argant zo get ar savourion film kar 12,5 million euro zo bet fondet evit sevel ar filmoù sot-se. Sonjit-ta, 12,5 million euro... Hag d’amzer-se, kazimant abadennoù ebet e brezhoneg e-pad an hanv er skinwell. Pec’hed eo !

Ma breur ha ma c’hoar gaer a zo e chom en enez Guerveur. Gobret int bet el aktourien, “figurants” e larer e galleg. E pad an hanter zevezh eman chomet ma breur barzh un davarn; roet oa bet dezhan ur chopinad bier hep alkool hag a oa difenet da eved ! Sanset oa ur fest evit lidañ un dra-bennak. Ha goulennet oa bet get ar figuranted kannal “Tri martelod yaouank” e tansal. Anat eo, razh an dud a gan “Tri martelod yaouank” pa vez lidet an dra bennak e Breizh ! Hag ar c’homzioù oa bet roet d’an aktourioñ. Gwelloc’h vehe bet kouviiñ Alan Stivell, memestra.
Ur bern traoù a-dreuz zo barzh ar rummad filmoù-se, Dolmen... Raksonjoù ha fallsonjoù a bep sort.

Ale, deomp er maez tudoù, evit mont da welled dolmen ha peulvanoù gwir ar re-se, e kanal “Tri martolod” ma faota deomp-ni hag ec’h eved bier get alkool ma faota deomp-ni ivez. N’eus ket afer a DFunan (TF1) evit dizoloeiñ deomp pegen brav ha “fantastik” eo hor Bro-ni...
Christian Le Meut

17/06/2005

Un devezh hep mediaioù

Tud zo, zo kounnaret bras a-gaos d’ar mediaoù, d’ar chadennoù skinwell (télé), d’ar skingomzioù (radio) ha da gazetennoù-zo rak kazimant razh ar re-se, e Bro C’hall, oa evit ar “ya” araok ar referendum. TFunan, Frans daou, Frans Tri, Frans Inter, Frans Kultur, Europa unan, ha c’hoazh... Razh ar re-se oa evit ar “Ya”, sklaer oa evel lagad un naer... Ha tud, breman, d’en em sevel ha da vanifestiñ : un “devezh hep mediaioù”, “grève des médias” zo bet galvet gete, dec’h, yaou 16 a viz Mezheven. Moian zo da welled war ul lec’hienn internet ar pezh a zo bet graet gete, ar skritelloù, al lizhiri-klemm skrivet gete da gas d’ar mediaioù :
nomedia16.free.fr
Me, m’eus votet Ya. Met me c’hella kompreiñ ar-re se memestra. Ne sellan ket kalz doc’h ar skinwell, ma fost tele zo e vreinañ barzh ma c’hav memestra, met selaou a ran ar skingomz, bemdez. Radio Bro Gwened, evel reson (kazimant holl an testennoù lakaet war ar blog-man zo bet skrivet evit ar Radio-se e penn kentan), met ivez Frans Kultur. War Frans Kultur ‘vez skignet bep mintiñ un abadenn anvet get kazetennerion ha “kronikourion”. Selaou a ran a wezhoù an abadenn-se evit dihuniñ, ar pezh n’eo ket aes bemdez, me lâr deoc’h...
Pemp kronikour zo war Frans Kultur bep mintiñ (ha maouez ebet en o mesk), ha pevar a oa evit ar “Ya”; ar pempved a oa etre, met den ebet evit ar “nann”. Tud oa bet kouviet da zisplegiñ perak e votehent “ya” pe “nann”, met ar re a gomze bemdez barzh ar post a oa kazimant tout evit ar “Ya”. Un deiz, Alexandre Adler, ur c’hronikour, a gomze a-ziout Sina. Ha setu eñ, da blantiñ ur “ya” evit ar vonreizh Europa barzh e destenn.
Un deiz all un abadenn ispisial oa bet savet get Frans Kultur goude marv ar filosofour Paul Ricoeur. Kouviet oa bet Paul Thibaud, mignon an den marv ha filosofour ivez. Paul Thibaud oa evit votiñ “nann” d’ar vonreizh Europa met ne oa ket deuet da gomz a-ziar an dra se.
Ha setu ur c’hronikour all, Olivier Duhamel, da lakaat an traoù war an daol c’hoazh : “Perak e votehet nann, c’hwi, un den ken speredek eldeoc’h-c’hwi”. E klevout Olivier Duhamel ne oa ket oa posupl bout speredek ha votiñ “nann”. Ar paotr-se zo kronikour war Frans Kultur breman met araok oa kannad e parlament Europa; ha hennezh oa unan ag an dud ‘doa skrivet ar vonreizh Europa nevez ! Hervez an “deontologie”, gwelloc’h vehe bet dezhan mont kuit a Frans Kultur e-pad ur prantad amzer araok ar referendum met pas kenderc’hel da gomz barzh ur radio publik... Re geijet oa an traoù, d’am sonj.
Ha me da vout kounnaret ivez. Rak an doare-se d’ober zo bet fall “contreproductive” e larer e galleg.
E Penn kentan, ar mediaioù doa graet evel ma oa ret votiñ “Ya”, el ma ne oa ket hent all ebet. Ar lerc’h, e wellet an “nann” kreskiñ er sontadegoù, displeget o doa perak votiñ “nann” oa un dra sot ha spontus met hep displegiñ peseurt Europa a faota dezhe sevel, peseurt traoù gwelloc’h a gase ar vonreizh nevez, ha c’hoazh...
Setu a gaos da berak on kounnaret me ivez. Met bon, n’eo ket echu an traoù, ni wellay bremañ penaos a yay an traoù araok en Europa, pe ar gil...
Selaouet m’eus ar skingomz dec’h daoust d’ar galv “Un devezh hep mediaioù”. N’on ket sur a oa ur sonj vat “boycottiñ” un deiz, ar c'hazetennoù, ar chadennoù skinwell pe skingomz... Me gav gwelloc’h mennozhioù all : skrivañ d’ar c'hazetennoù evit lared ma sonjoù, da skouer. Ma n’oc’h ket a-du get traoù skrivet get kazetennoù pe kazetennerion-zo, larit dezhe. Ar re-se a c’hell chanch ivez o doareioù da labourad... Ha c’hwi c’hell ivez preniñ ur gazetenn all ma n’och ket eurus get an hani a brenit. Meur a gazetennoù-zo, eurusamant, ha meur a chadennoù skinwell ha skingomz !
Goude ar referendum, mediaioù-zo o deus bet poan da zisplegiñ an disoc’hoù ha perak kement-se a dud o deus votet nann, daoust d’ar mediaioù o-unan... Met, doc’htu, ur gouarnament nevez zo bet savet, ha setu ankouiet buan disoc’hoù ar referendum Europa evit sellout doc’h ar gouarnament nevez-se; savet get ar memes tud kazimant, lakaet war gadoerioù dishenvel. Hag e vo krogadoù etre Sarkozin ha Villepi ? Setu digarezioù da chanch tu, da chanch kaoz evit nompass sonjal re... Kar pall ar mediaioù brasan n’eo ket d’hor lakaat da sonjal, met d’hor zivertisan kentoc’h...
Christian Le Meut

15/06/2005

16 juin 2005 : une journée sans médias ?

Des citoyens et des citoyennes mécontents appellent, jeudi 16 juin à une “grève des médias”. “Pas de radios, pas de télé, pas de journaux ou alors “certains bien choisis” disent les initiateurs de cette journée. Ces partisans du “non” au référendum sur la constitution européenne estiment que leur vote a été “tourné en infamie” par la grande majorité des médias audio-visuels et par certains journaux...
J’ai beau avoir voté “oui”, je dois dire que je peux comprendre la colère de ces électeurs et électrices car leur constat n’est pas complètement faux.
Je regarde peu la télé, mais j’écoute beaucoup la radio, Radio Bro Gwened, evel reson (la plupart des textes figurant sur ce site ont été écrits pour cette radio), mais aussi France culture, radio de service publique donc, le matin, en essayant de me réveiller...
La tranche matinale accueille cinq chroniqueurs, talentueux pour la plupart, mais quatre d’entre-eux étaient ouvertement pour le “oui”, le cinquième étant plus en retrait. Mais aucun pour le “non”. Et ces chroniqueurs interviennent tous les jours. Une fois, dans une chronique sur l’évolution du régime chinois, Alexandre Adler a trouvé le moyen de développer un argument pour le “oui à la constitution européenne”.
Une autre fois, cette radio organisait une journée spéciale à l’occasion du décès du Paul Ricoeur, philosophe. Un de ses amis, Paul Thibaud, philosophe également, était invité à venir témoigner de l’oeuvre de Ricoeur. Il y avait beaucoup à dire mais il fallut quand même que l’un des chroniqueurs, Olivier Duhamel, l’apostrophe sur le style : “M. Thibaud, vous qui êtes si intelligent, comment pouvez-vous appeler à voter non”... Comme si l’on ne pouvait pas être intelligent et appeler à voter non...
Ce même Olivier Duhamel, avant d’être chroniqueur sur France Culture, était député européen socialiste. Co-rédacteur de la dite Constitution européenne... La déontologie journalistique aurait peut-être voulu qu’il se mette en réserve de France culture un moment et, au lieu de faire campagne sur une radio publique, aller faire campagne sur le terrain. Cela aurait peut-être été plus efficace. Car enfin, une telle insistance et une telle lourdeur ont été contreproductives. Au début, le “oui” était majoritaire dans les sondages et les médias dominants donnaient l’impression que la messe était dite et que, de toute façon, il n’y avait qu’un vote possible, le “oui”. Puis le non est monté et, au lieu de nous expliquer leur vision de l’Europe, les avancées contenus dans la constitution européenne, mais aussi ses limites et ses faiblesses, bien des partisans du “oui’ se sont bornés à caricaturer les arguments des partisans du “non”... Et réciproquement...
Y-aurait-il une trop grande proximité entre les médias dominants et le pouvoir en place ? Voire une vision trop parisiano-parisienne ? Paris a voté “oui” à 66%. Le référendum a montré un vrai clivage entre une France qui s’en sort, celle qui a les moyens de vivre à Paris intra-muros, ou à Vannes, ou à Rennes, villes où le “oui” a été largement majoritaire; et une autre France qui n’en a pas les moyens, qui se sent à l’écart, inquiète de l’avenir, fragilisée et pour laquelle l’Europe est une facette de la mondialisation...
Mais les médias audio-visuels se sont bien gardés d’une trop grande réflexion sur ce “non” qu’ils ne sauraient analyser de trop près. “Analyser”, vous n’y pensez pas. Le changement de gouvernement est venu à point pour les distraire d’une remise en cause en profondeur de leur pratique. De Sarkozin ou de Villepi, lequel va manger l’autre, voilà de quoi les occuper pour l’année qui vient et même plus... On ne va pas non plus trop se prendre la tête avec les résultats d’un référendum parce qu’on n’est pas là pour s’inquiéter, mais pour se distraire, parce que l’on n’est pas là pour informer réellement mais pour divertir. Voilà le hic...
Pour autant faut-il faire la grève des médias ce jeudi 16 juin ? A vous de voir, vous ferez bien ce que vous voudrez. Une journée ce n’est pas long et l’on peut, effectivement, en profiter pour aller se promener, profiter du beau temps, de l’été qui arrive et tout... La télévision, à mon avis, est une drogue dure qu’il faut consommer avec beaucoup de modération. Quant à la radio, on peut aussi lui couper la chique de temps en temps, pour écouter la musique que fait le vent. C’est joli aussi, la musique du vent ou celle de la rivière, quand elle n’est pas couverte par le bruit d’un camion ou d’une voiture...
Boycott ou pas, que nous soyons téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs, nous avons toujours le moyen d’écrire ou de dire notre façon de penser aux médias, et aux journalistes quand nous pensons qu’ils n’ont pas bien fait leur travail. Discuter les pratiques journalistiques et médiatiques n’est jamais inutile. Même les journalistes et les médias sont capables d’écouter et d’évoluer dans leurs pratiques professionnelles, enfin j’espère...
Si vous voulez en savoir plus sur cette grève des médias vous pouvez trouver les renseignements sur le site internet:
http://nomedia16.free.fr
Si vous n’avez pas internet, et bien il n’y a pas d’autres moyens de trouver l’info, désolé. Quant aux camarades grévistes des médias ils auraient pu trouver un autre nom que “nomedia”. Ne cèderaient-ils pas à une mode qui met l’anglais à toutes les sauces médiatiques ?
Christian Le Meut

14/06/2005

Vive le Maroc et les chapeaux bretons !

Voici quelques nouvelles du monde pêchées ici où là, et la première information vient de l’hebdomadaire Courrier International qui a relevé, dans la presse belge, la grande colère d’une habitante à qui Belgacom, l’équivalent de France Télécom, a attribué un nouveau numéro de téléphone. Tout va bien jusque là, mais ce nouveau numéro était celui, précédemment, de Marc Dutroux, le criminel emprisonné pour avoir tué deux fillettes et deux jeunes filles...
Dans la série nous vivons dans un monde formidable, cette autre information parue également dans Courrier International. A Lodz, ville de Pologne, douze personnes ont été blessées, début janvier, le premier jour des soldes. Un grand magasin avait décidé d’ouvrir à minuit et 3.000 personnes, pas moins, étaient venues attendre devant les portes pour être les premières. Les coups ont volé, des clients sont tombés et ont été piétinés, le magasin a été à moitié ravagé par la foule. Il a fallu faire appel à 150 policiers qui ont mis tout le monde dehors ! Vive les soldes !
Vive le Maroc aussi, mais cette fois pour de vrai. Le parlement marocain a voté à l’unanimité une loi pour changer le statut de la femme. La polygamie est désormais interdite et la nouvelle loi stipule que chaque famille est dirigée à égalité de droit, par le mari et par l’épouse. Les maris ne peuvent plus répudier leurs épouses de leur propre initiative, ils doivent passer devant un juge et l’épouse elle-même peut demander le divorce...
Continuons notre tour du monde du côté de l’Inde où, signale Le Monde, 80% des habitants n’ont pas l’électricité à la maison et 20% n’ont pas d’eau potable à boire...
Mais la fin de ce tour du monde se passe en Bretagne, à Douarnenez. La revue Ar Men (n°137, p. 58) signale des incidents survenus lors du festival international du film minoritaire, durant l’été 2003. Ce festival traite des cinémas issus de cultures minoritaires, sans Etats, comme les Kurdes (ou les Bretons). Mais, cette année, des personnes ont manifesté leur mécontentement lorsque, lors de débats par exemple, des questions ont été posées en langue... bretonne ! Une vingtaine de personnes ont même, un jour, quitté la salle, pour protester contre le fait qu’une question avait été posée en breton, pourtant traduite en français par les animateurs du débat. Les organisateurs ont, semble-t-il, remis les pendules à l’heure mais voir ce genre de comportement lors d’un festival du film “minoritaire” est un comble ! Sans doute est-il plus facile, pour certains citoyens français, d’être solidaires des Kurdes des Tibétains, des Kabyles, des Amérindiens, que des Bretons...
Alors, vive les Bretons quand ils ont des chapeaux ronds, mais pas quand ils parlent breton ?
Christian Le Meut (2004)

13/06/2005

Bewet Bro Maroko !

Doereieù berr ag ar bed a beizh : kounnaret bras eo ur vaouez e bro Belgia. Roet e bet dezhi get Belgacom (ar stal a zo evel Frans Telekom aman), un niverenn pellgomz nevez... Ha neuze ? An niverenn-se oa hani kozh Marc Dutroux, an torfetour bras toulbac’het evit bout pallforset, jahinet ha lazhet getan div verc’h yaouank ha div vaouez... Bewet Belgacom !
E Lodz, ur ger bras e Bro Pologn, daouzek zen a zo bet gloazet an deiz gentan ar soldoù, e miz Genver 2004 ! Ur stal bras anvet Media Mark oa bet digoret da nozh ha 3.000 den oa aet dirazan evit bout ar re gentan... Bec’h zo bet, taolioù dorn, ostizion a zo kouezhet hag ostizion all da gerzhet warne ! Benn ar fin, 150 poliser ‘zo deuet evit lakaat er maez razh an oztision ! Bewet ar soldoù !
Bewet ivez, met da vat ar wezh man, da Bro Maroko e lec’h ma zo bet savet lezennoù nevez evit ar maouezed. Razh ar gannadoù o deus votet lezennoù nevez evit lâvared eman bep familh renet get daou zen : ar gwaz hag ar wreg. Ne vo ket mui posupl evit ur gwaz kaout meur a vaouez. Ne c’hello ket mui ar wazed skarzhiñ o maouezed o unan, ret e vo dezhe goulenn an dra-se get ur barnour... Gwelloc’h gwellan : droad o deus breman ar merc’hed da c’houlenn get ur barner d’en em zisparti ag o gwazed. Bevet Bro Maroko !
Ne larin ket an dra-se da Bro India : du-hont, 20 % ag ar poblans n’o deus ket dour prop da evañ, ha 80% n’o deus ket tredan er ger, hervez ar gazetenn Le Monde.
Ha bewet Breizh, d’ho sonj ? N’eo ket sur evit tud zo... Bec’h zo bet e pad gouelioù ar filmoù etrebroadel e Douarnenez, an hanv 2003 (Ar men n°137, p.58). Kinniget e vez er festival-se filmoù savet get tud a vroioù pe sevenedarioù er bed a-bezh hep stad anezhe, evel ar Gurded, ar Vretoned, ha c’hoazh. Met tud ‘zo, zo bet kounnaret e klewet tud all komz brezhoneg e-pad arvestoù ha tabutoù. Ur wezh, un ugentad a zen a zo aet kuit ag ur sall evit en em sevel a enep ar re e oa e komz brezhoneg ! Troet oa e galleg, ar pezh lâret e brezhoneg, evel rezon, met ne verne ket evit ar vanifestourioñ. Ne faote ket dezhe klevout ur ger brezhoneg daoust ma oa ar re-se deuet e Breizh, ha da welled filmoù war pobloù hag sevenadurioù hep stadoù : a dreuz tout !
Ha bewet Breizh memestra !
Christian Le Meut

11/06/2005

C'est impôt dur !

Récemment, il fallait rendre sa feuille de déclaration de revenus dûment complétée, et sans erreurs. C'est pourquoi je suis allé au centre des impôts de Lorient afin d’avoir quelques renseignements qui me manquaient. A l'accueil du rez-de-chaussée, une personne me demande où j’habite et m’oriente vers le troisième étage. Là, une autre personne me donne un ticket, blanc avec un liseré bleu, sur lequel est écrit le signe dollar, $ puis 303, et plus haut, 49... Que viennent faire des dollars dans cette histoire alors que nous sommes passés à l'euro ? L'on parle beaucoup d'hégémonie étasunienne actuellement, mais faudrait pas anticiper trop...
Bon, ce mystère n’étant pas résolu, je me dirige, ticket en main, vers le couloir que l’on m’indique et là, je trouve le bureau 303, comme il est écrit sur mon ticket. Je me plante devant debout, car il n'y a pas trop de chaises... Pas assez pour les personnes âgées présentes : il faudrait peut-être aviser le Ministère du budget, qu'il débloque des crédits ! Mais la porte du bureau 303 reste désespérément fermée pendant une dizaine de minutes. D'autres s'ouvrent et, tendant l’oreille, j’entends une conseillère appeler la série 302, alors qu'elle est dans le bureau 304 ! Tiens donc, les numéros sur les tickets ne correspondent pas à ceux des bureaux ! Bizkoah kemend all, me dis-je (“jamais autant”). Panique dans les files... Et les 303 de se placer devant le bureau 301 tandis qu'un afflux de 306 se précipite vers la porte 302, etc ! “C'est où la file 306 ?” demande une dame. “C'est ici répond une autre dame, un peu pincée, mais il y a du monde avant”...
Et le numéro 49, en haut du ticket, à quoi sert-il ? Et bien voilà, les personnes sont sensées avoir un numéro dans leur file d'attente, mais comme elles se mélangent les pieds dans les files, que les conseillers ne demandent pas leurs tickets aux “clients”, ces numéros n’ont plus aucun intérêt : c’est le bordel ! En plus, certains conseillers appellent bien leur série et leur “numéro de série”, mais d'autres se contentent d'appeler “au suivant”, ce qui fait plutôt règner la loi du plus vite comprenant et du plus rapide (et là, les personnes âgées sont un peu désavantagées)... Voilà, après vingt minutes d'attente, j’ai fini par comprendre le système et obtenir les renseignements attendus en cinq minutes avec une charmante conseillère. Ouf ! Il paraît que le gouvernement légifère actuellement sur la simplification des démarches administratives : il y a du boulot, en commençant par l’achat de quelques chaises de plus et une meilleure organisation des files d’attentes !
Christian Le Meut (2004)