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29/02/2008

Webnoz : tomm tomm tomm !

Kemenadenn a-berzh Webnoz :

"Skrijadenn e brezhoneg... benn warc'hoazh 'ba WebNoz !" Traduction : "Orgasme en breton.... Demain dans WebNoz !" Skrijadenn, plijadur… petra lavar, er gwele, e brezhoneg ? Ar respont, war-eeun, benn warc’hoaz e-pad an abadenn WebNoz : skignet e vo, evit ar c’hentañ gwech, un tamm eus ar sitcom diroll « Ken Tuch’ »

Savoir exprimer un orgasme en breton… Petite leçon de choses : le premier épisode de la nouvelle série (déjantée) en breton, « Ken Tuch’ » sera diffusé, en exclusivité, dans WebNoz, demain soir sur Brezhoweb.

Mod all tem an abadenn a vo : cheñchamant an hin, bed ar skiantourien
Thème des débats : réchauffement climatique et monde des scientifiques."

Al liamm/le lien : 

http://www.brezhoweb.com/
 

26/02/2008

Kosovo : l'indépendance, et après ?

C'est fait, le Kosovo est devenu "indépendant" dans l'enthousiasme populaire pour les Albanais du Kosovo, devant l'hostilité des autorités serbes (et d'une partie de la population serbe), ainsi que celle des autorités russes... Et le scepticisme de beaucoup. Cette indépendance, en effet, est très dépendante : dépendance économique vis-à-vis de l'Union européenne, mais aussi dépendance politique puisque l'Europe va maintenir sur place un fort contingent policier et administratif sur place. Dépendance aussi par rapport aux Etats-Unis qui ont une base militaire au Kosovo. 
 
Un peuple qui lutte pour son indépendance et finit par l'obtenir devrait pourtant recueillir la sympathie de l'opinion publique mondiale. En effet, les Albanais du Kosovo ont beaucoup souffert depuis une vingtaine d'années. Les médias n'ont d'ailleurs pas rappelé que c'est là qu'avait commencé le processus d'éclatement de la Yougoslavie. En 1989, il ya vingt ans, pour répondre à certaines mesures répressives de Milosevic (suppression de l'autonomie), des manifestations éclatèrent. Elles furent sévèrement réprimées (plusieurs morts), et d'autres républiques, comme la Croatie et la Slovénie, protestèrent. De fil en aiguille, leurs relations avec la Serbie se tendirent. Elles votèrent leur indépendance en 1991.
 
Des citoyens de seconde zone
 Les Albanais du Kosovo étaient presque deux millions à cette époque. Une population rurale, paysanne, religieuse (musulmane avec une minorité catholique), avec des familles nombreuses. Depuis la création de la Yougoslavie, après la première guerre mondiale, ce groupe ne fut pas traité à égalité avec les autres peuples : il n'était pas d'origine slave quand l'Etat était censé regroupé les "slaves du sud".
 
Pourtant, sous Tito, des avancées eurent lieu et le Kosovo fut reconnu comme région autonome mais dans la République serbe. Ce n'était pas encore l'égalité complète puisque les six républiques (Serbie, Monténégro, Macédoine, Slovénie, Croatie, Bosnie), avaient, par exemple, un droit de secéssion non reconnu au Kosovo (ni non plus à la Voïvodine, région autonome du Nord de la Serbie). Mais il y avait du progrès. Une université fut créée à Prishtina. Un responsable politique kosovar que j'avais rencontré en 1995 dans cette ville faisait remarquer que les Albanais auraient pu devenir de vrais citoyens yougoslaves, au bout de quelques décennies dans cette voie.
 
L'après Tito : faillite de la Yougoslavie 
 A la mort de Tito, la Yougoslavie n'a pas réussi son évolution démocratique. A la tête de la Serbie est arrivé un président, Milosevic, qui, pour asseoir son pouvoir, a entamé un discours nationaliste serbe jusque là interdit aux élites politiques communistes, le fédéralisme étant l'idéologie officielle. Milosevic a manoeuvré pour prendre le pouvoir en Serbie et tenté de le prendre sur l'ensemble de la Yougoslavie en contrôlant la présidence collégiale. Pour celà, il lui fallait des hommes à lui à la tête de la Voïvodine et du Kosovo (représentés à la présidence). Avec la voix de la Serbie, celle de l'allié traditionnel le Monténégro, celà faisait déjà quatre voix sur huit... Mais cette stratégie aboutit à des tensions telles que la Yougoslavie explosa, et qu'elle continue d'exploser.
 
La guerre éclata en Slovénie (courte, septembre 1991), puis en Croatie (1991-1995), puis encore en Bosnie (1992-1995). Pris dans la tourmente les Albanais du Kosovo tentèrent de résister par la non-violence à la mainmise du pouvoir de Belgrade qui, par la répression policière constante, maintenait la population dans la peur et organisait une forme d'épuration ethnique (émigration des Albanais, transplantation contre leur gré des populations serbes réfugiées de Bosnie...).
 
Résister par la non-violence 
Les Albanais développèrent une société parallèle (enseignement en albanais, gouvernement et parlement clandestins, économie parallèle...). A leur tête, les Kosovars élirent comme président, lors d'élections clandestines, Ibrahim Rugova. Mais, en 1995, les accords de paix de Dayton instaurèrent une paix précaire dans l'ex-Yougoslavie et... Le Kosovo était laissé à la Serbie. La stratégie non-violente de Rugova ne fut pas suffisamment soutenue par la communauté internationale alors même qu'elle pouvait éviter une guerre et garantir les droits de minorités au Kosovo.

Face à l'impatience d'une partie de la population, une guérilla apparue, l'UCK, menée, notamment, par Hashim Thaci, l'actuel premier ministre. La suite est connue : offensive de l'UCK, contre-offensive de l'armée serbe, répression sur la population qui fuit, intervention de l'OTAN en 1999, qui bombarde Belgrade. Retrait de l'armée serbe, protectorat international...

Une guerre de religion ? 
On le voit, le processus actuel est lié à des facteurs profondément politiques. L'aspect linguistique est devenu important, mais seulement quand les droits politiques linguistiques des Albanais ont été bafoués. Le facteur religieux me paraît secondaire. Les Kosovars pratiquent un islam européen, cultivent la vigne, boivent du vin pour certains (j'en ai vus). Leur démographie (galopante) est celle du population rurale qui ressemble en beaucoup de points à ce qu'était la démographie bretonne il y a 50 ans, avec  beaucoup de familles à 5, 6, 7, 10 enfants. La montée du niveau de vie et d'éducation, l'amélioration des garanties sociales (retraite, maladie...), feraient probalement baisser cette démographie, comme cela s'est passé ailleurs dans le monde.

Aujourd'hui, la proclamation d'indépendance est probablement la seule voie possible, mais sans doute transitoire : au mieux, le Kosovo indépendant intégrera dans quelques décennies l'Union européenne... Au pire ? Ses dirigeants pourraient être tentés de rejoindre l'Albanie car certains, nationalistes, rêvent de "Grande Albanie". Ce projet pourrait être un nouveau facteur de destabilisation dans la région où la Macédoine voisine a déjà connu des tensions entre Albanais et Macédoniens.

Pour l'instant la présence de forces de police européenne garantit un respect relatif des minorités encore présentes mais les dirigeants actuels ne sont pas les amis politiques de feu Ibrahim Rugova. Sauront-ils créer au Kosovo une vraie démocratie respectueuse des droits de l'Homme ?

Christian Le Meut 

Ci-dessous, petite chronologie, en breton :

 

Ar C’hosovo
10 800 km2 : da lâret eo ar Mor-Bihan mui an hanter eus Penn-ar-Bed. Daou vilion a dud (600 000 er Mor-Bihan, da geñveriañ). 90% ag Albaned ; tud arall : Serbed (5-10%), Rom... Kerbenn : Prishtina.
Relijionoù : islam evit al lodenn vrasañ ag an Albaned, katolik evit ul lodenn vihan anezhe, ortodoks evit ar Serbed. Yezhoù : albaneg, serbeg, met ivez turkeg ha yezhoù arall (rom). Armezh : labour-douar, mengleuzioù...

1914
Goude ar brezel bed kentañ Yougoslavia oa bet savet evit lakaat asambles, sañset, ar “Slaved ag Europa kreizteiz”, da lâret eo Serbed, Kroated, Slovened, Bosniaked ha c’hoazh... Met bec'h, reuz, e oa bet dija etre ar Groated hag ar Serbed. Lakaet e oa bet ar C’hosovo e Yougoslavia daoust ma n'int ket Slaved an Albaned, ar strollad tud brasañ er rannvro se. Komz a reont ur yezh disheñvel-tre. Serbed hag Albaned a vev e Kosovo abaoe pell.

1945
Goude an eil brezel bed, deuet e oa da vout ar C’hosovo ur rannvro emren e-barzh Serbia.

1974
Ur vonreizh nevez savet get Tito a roe d’ar C’hosovo muioc’h a galloud (ur parlamant, ur gouarnamant emren, ur skol-veur vras e Prishtina, ar gêrbenn), met ne oa ket c’hoazh Kosovo ur republik da vat, evel ar 6 republik all (ur rannvro all a oa evel ar C’hosovo : ar Voivodina, e hanternoz Serbia, e lec’h m'emañ e chom Magyared).

1986-90
Goude marv Tito (1981), tud nevez ag ar strollad komunour, ar strollad nemetañ d’ar mare-se, zo bet e penn Serbia : Slobodan Milosevic hag e vignoniezh. D’ar mare-se e oa ar gevredelezh* ar mennozh ofisiel e Yougoslavia met Milosevic en deus cheñchet an dra-se evit skarzhañ ar re a oa e penn ar Stad. Deuet eo da vout broadelour. Lâret en deus e veze bet lazhet Serbed a oa e chom er C’hosovo get Albaned oa, ar pezh ne oa ket gwir. Met skoazellet e oa e bet get broadelourioñ serb ha get an arme ivez, evit bout lakaet e penn ar Serbia goude ur sort "putsch". Goude-se, evit bout lakaet e penn Yougoslavia, Milosevic en doa afer da lemel o emrenerezh d'ar C’hosovo ha da Voivodina.
D’ar mare se oa, e penn stad Yougoslavia ur strollad anvet "présidence collégiale". Cheñchet e veze ar prezidant bep bloaz. Ur c'hannad eus ar c'hwec'h republik hag an div rannvro emren a oa e-barzh ar "présidence"-se. Setu perak n’eus kaset Milosevic an arme da Voivodina ha d’ar C’hosovo evit lakaat en o fenn mignoned dezhañ. Manifestadegoù a oa bet met flastret int bet get an arme. Ur republik all, Montenegro, a oa berped mignon d’ar C’hosovo d’ar mare-se ha, mod se, en deus tapet Milosevic 4 mouezh e-barzh ar "présidence".

1990-91
Met, e welet ar pezh a oa bet graet get Milosevic a-enep an Albaned, manifestadegoù a oa bet savet e Slovenia hag e Kroatia hag an div republik-se o deus divizet mont kuit eus Yougoslavia. An Albaned o deus divizet stourm, met hep armoù. Peogwir n’o doa ket armoù met ivez peogwir e oa en o fenn tud a faote dezhe stourm hep armoù, evel Ibrahim Rugova. A-raok bout skarzhet, ar parlamant en doa lâret e oa Kosovo ur vro distag eus Serbia. Votadegoù kuzhet a oa bet graet ar-lerc’h evit dibab ur parlamant nevez hag ur prezidant, Ibrahim Rugova. Met 100 000 Alban a a oa bet lakaet er-maez ag o labourioù get gouarnamant Serbia (razh an embregerezhioù a oa publik). Difennet e oa bet da gelenn en albaneg, ar pezh a veze graet e-barzh al lod brasañ ag ar skolioù (ul lod all a rae get ar serbeg). Ur sort apartheid a oa bet savet get gouarnamant Serbia a-enep an Albaned. Albaned a veze arestet, toull-bac’het, jahinet bemdez get ar polis. Serbed a Serbia a oa skoazellet get ar stad evit mont da chom er C’hosovo. Savet e oa bet, neuze, skolioù "a goste" en albaneg. Rugova a oa aet un tammig e pep lec’h e c'houlenn sikour get ur bochad pennoù bras er bed, evel Jacques Chirac, Tony Blair, Bill Clinton, ha c’hoazh... Met ne oa bet graet netra evit sikour an Albaned ha Kosovo.

1995
Emglevioù Dayton a oa bet sinet e fin ar bloaz-se hep divizout netra a-ziout Kosovo. Milosevic en deus soñjet, neuze, e oa dieub d’ober ar pezh a faote dezhañ er C’hosovo. E balioù ? "Epuration ethnique" : lakaat ul lod bras ag an Albaned da vont kuit e spontiñ anezhe. Kas Serbed d’ar C’hosovo evit trevadenniñ ar vro : pa'z e oa bet trec’het ar Serbed e Kroatia, en hañv 1995, repuidi Serb a oa aet kuit e Serbia : kaset int bet diouzhtu e Kosovo daoust ma ne oant ket a-du anezhe !

1997-98...
A-benn ar fin, Albaned ne oant ket a du get Rugova hag e zidaerded* o deus savet un arme kuzhet, an UCK. Trec’het e oa bet an arme-se get arme Serbia e 1999, hag ul lod bras ag an Albaned, spontet, a oa aet kuit ag ar vro evit mont da Albania, da vMasedonia pe da vMontenegro. Goude se, an OTAN en doa divizet da vonet d’o sikouriñ (met pas an ABU*). Bombezennet e oa bet kerioù bras, evel Beograd, evit lâret da Vilosevic da baoueziñ. Aet e oa kuit arme Serbia d’ar C’hosovo. Abaoe-se, ur sort "protectorat" a zo bet savet.

2001...
Ur parliament a zo bet dilennet goude votadegoù bras er C'Hosovo, ha setu Ibrahim Rugova anvet prezidant ur vro ha n'eo ket c'hoazh digabestr anezhi. Peseurt dazont ? Bet on er C’hosovo e 1995. Gwelladennet ’m eus Prizren, ur gêr gozh e Kosovo ar c'hreisteiz. Du-hont, ’m eus gwelet teir relijion (katolik, musulman hag ortodoks), ha m’eus klevet komz teir yezh : albaneg, serbeg ha... turkeg. Turkeg a vez komzet eno abaoe pell. Met bremañ, get an UCK hag e mennozhiou broadelour, goulennet e oa bet digant Albaniz komz Albaneg hepken. Ur bobl, ur yezh : anavezout a reomp ar mennozh se...

2006
Marv eo Ibrahim Rugova, prezidant ar C'Hosovo, ar sadorn 21 a Viz Genver 2006. Butuniñ a rae kalz, evel ar pezh m'boa gwellet e miz Eost 1995, e Prishtina, kerbenn Kosovo. Aeet oan bet du hont, get mignonned, da welled e peseurt stad a oa en traoù etre an Albaned hag ar Serbed... Ha setu Rugova marv get ur c'hrign skevent, d'an oad a 61 vloaz.

2008
Ar C'Hosovo a zo daet da vout ur vro distag  Vro Serbia.

Christian Le Meut

Kevredelezh : fédéralisme.
Didaerded : non-violence (également : difeulster).
ABU : Aozadur ar Broadoù Unanet (ONU).
Lies-sevenadurel : multiculturel.

Lire :
- Ibrahim Rugova, le frêle colosse du Kosovo, Ed. Desclée de Brouwer, 1999.
- La question du Kosovo, Ibrahim Rugova, Fayard, 1994.

25/02/2008

An Agence Bretagne Presse a c'houlenn sikour

Diaezamentoù a zo get an Agence Bretagne Presse, ul lec'hienn internet e lec'h ma vez embannet ur bochad kemenadennoù a ziar benn Breizh (dre vras), a-bep sort, ha skrivet get tud ha kevredigezhioù a-bep sort sonjoù. An den a zo e penn al lec'hienn-se, ar Webmaster, a c'houlenn argant get an tud evit ma kendelc'ho an ABP. Un abadenn radio filmet, e brezhoneg, a zo skignet hiriv an deiz war an ABP get tud war ar rank evit an dilennadegoù Kuzul meur Penn ar Bed.

L'Agence Bretagne Presse traverse quelques difficultés. Il s'agit d'un site internet où sont édités de très nombreux communiqués sur la Bretagne écrits par des personnes et des associations de toutes sortes, et de toutes obédiences. La personne qui est à la tête de ce site, le "webmaster" lance un appel à dons pour que continue l'ABP. L'ABP diffuse actuellement une émission de radio filmée, en breton, avec des candidats aux élections cantonales dans le Finistère.

http://www.agencebretagnepresse.com/ 

Hennebont : la mairie demande la fermeture d'un site internet citoyen

En janvier, une lettre recommandée est arrivée chez le webmaster du site internet hennebont.net; l'expéditeur était un cabinet d'avocats mandaté par la mairie d'Hennebont qui demande la fermeture de ce site, existant depuis huit ans, pour le motif qu'il ferait concurrence au site de la ville... Même si c'est vrai : et alors ? Les élus hennebontais devraient plutôt se féliciter qu'on parle d'Hennebont sur le net, cela accroit la notoriété de la ville. Oui mais voila, le webmaster ne cache pas son opposition à l'équipe actuelle en place (PC-PS).

Cela m'a fait penser à un incident, fin 2003, alors que des grilles avaient été posées sur le pont de Fer par la mairie pour en interdire l'accès*. Des Hennebontaises et Hennebontais anonymes avaient alors placardé des feuilles volantes sur les grillages, pour soit protester contre la décision, soit pour en rire, soit pour afficher un poème, soit... Sous le prétexte qu'un des écrits mettait en cause, selon lui, un agent municipal, le maire fit tout enlever. A Hennebont, on n'aime pas les dazibaos, l'expression libre des citoyens.  

En Chine, le gouvernement interdit les dazibaos et interdit des sites internet. Il a déjà emprisonné des internautes. Il impose des contenus à des sites comme Google, parce qu'il ne faudrait pas que les Chinois puissent se rappeler trop facilement des événements comme ceux de la place Tien An Men.

Heureusement pour nous, Hennebont n'est pas en Chine. On y enlève juste, parfois, les traces de la libre expression citoyenne. Les autorités municipales y demandent juste la fermeture d'un site internet par des procédures légales qui, je l'espère, n'aboutiront pas. Elles montrent ainsi leur conception de la vie démocratique. Pour juger du contenu du site incriminé, vous pouvez allez le découvrir : 

http://www.hennebont.net/accueil.php

Christian Le Meut 

* Pour suivre les précédents épisodes, cliquez sur la catégorie "Hennebont" 

Guillevic, Guilloux, la Bretagne et la langue bretonne

Eugène Guillevic, poète (1907-1997), interviewé dans la revue Bretagne, n°3, 1976, et repris dans le livre de Jean-Jacques Monnier "Résistance et identité bretonne" (2008, p.352) : "Mais ce que je veux, c'est que la Bretagne puisse parler. Et il faudra en chercher les moyens. Je suis de toute façon pour une certaine autonomie. Qu'il y ait un parlement et qu'on enseigne le breton. Moi, je n'ai pas appris l'histoire de la Bretagne, je n'en savais rien ! Rien ! Alors je trouve ça dégueulasse : j'appelle ça du colonialisme intérieur. Je ne vois pas la différence entre ça et la colonisation de l'Algérie".

Louis Guilloux (1899-1980), écrivain, cité également par J-J.Monnier : "Je dois à ma conscience de dire que je suis pour l'enseignement du breton"; et de citer Diderot : "Il y a une chose plus grave que d'avoir des esclaves : c'est avoir des esclaves et les appeler citoyens". 

 

 

24/02/2008

Sonerezh : ur bladenn a blij din

03eaa228b34910acb1476c73668029b7.jpg Setu aman ur CD a selaouan hiriv an deiz hag a gavan bourrapl bras, dreist holl an International (an Etrebroadel), kanet "a capella" get Marthe Vassallo. Ar pozioù e brezhoneg a zo bet skrivet get Charles Rolland (1862-1940).

"An emgav diwezhan 'zo
holl war sav hag arc'hoazh
na vo er bed  met ur vro
da vihan ha da vras"

Triwec'h sonenn a zo bet dibabet, kozh hag a-vremañ, e brezhoneg hag e galleg, war tem an dispac'h, an emgann, ar resistans, war an tachennoù sokial ha politikel. Estroc'h evit M. Vassalo, ur bochad tud a gan an emgann war ar bladenn-se, evel Ifig Troadec, Erik Marchand, Sofi Le Hunsec, Thierry Robin, Tri Yann, Storlok (Keleier Plogo)... Ul levrig a zo (92 pajenn) get ar pozioù ha get displegadurioù (e galleg hepken) a ziar benn pep sonenn.Embannet get Coop Breizh e 2007. 

Cet album regroupe des chants de "Révoltes, résistances et révolution en Bretagne", depuis le Moyen-äge jusqu'à aujoud'hui (notamment une superbe "Internationale" interprétée par Marthe Vassalo; 18 morceaux en breton et en français édités chez Coop Breizh en 2007.

23/02/2008

Morlaix/Montroulez : kaozeadenn get ur skrivagner

D'ar Yaou 28 a viz C'hwevrer 2008, 8 eur 30 noz - Bistrot de la Gare - Coadelan : kaozeadenn gant Gégé Gwenn diwar
e romant nevez embannet e ti Skol Vreizh, " An deiz hirgortozet".
 
Jeudi 28 février 2008, 20h30 - Gratuit; Bistrot de la Gare - Coatelan; causerie avec Gégé Gwenn sur son roman " An deiz hirgortozet" récemment édité chez Skol Vreizh."

Kristian Le Mener, KLT, 41 Kae Leon, 29600 Montroulez - 02 98 63 98 79 - 06 82 77 10 10.
 

21/02/2008

An Oriant/Lorient : emgavioù e brezhoneg

c64e750a456d95acc0ca4d166c048513.jpgAn Oriant : c'hoariva e brezhoneg a vo fennozh (henoazh) en Oriant get pezh c'hoari Ar Roue ubu, troet e brezhoneg ha c'hoariet get strollad ar Vro Bagan, 8e30, er sal "Plateau des 4 vents". 5 € pe 8 € evit mont e barzh.

Du théâtre en breton demain à Lorient avec le Roi Ubu, traduit en breton e présenté par Strollad ar Vro Bagan.

Webnoz : hag ar Webnoz kentañ a vo savet en Oriant d'ar gwener 29 a viz C'Hwevrer. 8e30 ivez, e tavarn Ar Roue Morvan.

Et l'émission de télé en breton sur internet sera réalisée depuis Lorient le 29 février, taverne du roi Morvan, à 20 h 30 (diffusée sur le site Brezhoweb). 

Auray/An Alré : deiziataer/calendrier Kerlenn Sten Kidna

Cercle Sten Kidna - Auray : programme du premier trimestre 2008

SAMEDI 7 MARS, Brec’h, bar breton, 20 h 30, filaj Starak; chansons, sketchs, jeux, scène ouverte en breton aux membres de Sten Kidna et aux personnes extérieures. Gratuit.

DIMANCHE 6 AVRIL, Pluvigner, salle de la Madeleine, 15 h : Kanomp asampl; rendez-vous pour chanter ensemble des cantiques et des chansons en breton. Animation par les Kanerion Pleuigner et Sten Kidna. Gratuit.

SAMEDI 26 AVRIL, Pluvigner, salle de la Madeleine, 20 h 30 : concert du groupe Faste noise Trade, un groupe de musique formé par trois membres de Sten Kidna (sur quatre) qui interprètent des morceaux et des chansons (en breton) de leur crû. Gratuit.

Kerlenn Sten Kidna : deiziataer trimiziad kentañ 2008

GWENER 07 A VIZ MEURZH, Brec’h, Bar Breton : filaj Starak (sonennoù, sketchoù, c’hoarioù savet get tud ar Gerlenn ha tud all; 8e30 da noz. Digoret vo al leurenn da razh an dud hag e brezhoneg.

SUL 06 A VIZ EBREL; Pleuwigner, sal ar Vadelen, 3e d’enderv : Kanomp asampl, abadenn e brezhoneg evit kaniñ, soniñ, asampl kantikoù ha sonennoù e breton; kaset get Kanerion Pleuigner ha Sten Kidna. Digoust.

SADORN 26 A VIZ EBREL, Pleuwigner, sal ar Vadelen, 8e30 : sonadeg Faste noise Trade, ur strollad nevez bet savet (get tud a Gerlenn Sten Kidna, kazi tout); ar strollad a gan sonennoù nevez savet gete e breton . Digoust.

Kerlenn Sten Kidna, 8 straed/ru Joseph Rollo, 56400 An Alré/Auray. Pellgomz : 02 97 29 16 58

19/02/2008

Emvod ar Gelted/Festival interceltique : "hetoù" or not "hetoù" ?

cea02312a530e4b7e32b7896a7559d44.jpgN'eo ket aes bemdez buhez Yann brezhoneger e welet stad truek e yezh. N'eus ket pell zo m'eus lennet anv ur bar, koste Gwened : "Ar tavarn" a vez graet anezhi !? Ur fari eo, e brezhoneg e vez lâret "An davarn". Razh an dud a c'hell gober farioù (ha me ivez) met, a-wezhoù e weler anvioù kevredigezhioù, stalioù, bet kavet get tud ne anavezont ket brezhoneg. N'eo ket trawalc'h lakaat daou pe tri c'her unan war lerc'h egile evit sevel un anv e brezhoneg. Evel ma vehe lakaet e galleg un anv evel : "L'auberge des trois chevals". Gerioù galleg eo, met get ur fari spontus.

Gerioù brezhoneg n'eus ket kalz barzh kelaouenn Emvod ar Gelted en Oriant, "Interceltiques" a vez graet anezhi, hag a vez embannet ur wezh pe div bep bloaz. Estroc'h evit "fest-noz" ha "bagad", n'eus kazimant netra e brezhoneg, pe tost. Pennad skrid ebet e brezhoneg, pe divyezhek. Ha geo, an hetoù a zo e galleg hag  e brezhoneg barzh an niverenn diwezhañ : "Ar prezidant Noël Couëdel hag izili ar c'huzul-merañ; ar pennrener Lisardo Lombardia; ar c'hopridi hag an holl tu a-youl-vat Emvod ar gelted an Oriant a ginnig a gwellañ deoc'h evit 2008". Me, ne gomprenan ket petra a dalv-se an dra-se. Mechal ma n'o deus ket ankouiet ar ger "hetoù" ("o gwellan hetoù deoc'h" a vehe un doare dereat da skriv d'am sonj; petra a sonjit-chwi ag an dra-se, brezhonegerion ampart ?). Ankouiet an "hetoù" barzh an "hetoù" a zo domaj, memestra... Hag ez eus ur brezhoneger e-mesk pennoù bras Emvod ar Gelted ?

d9fe5fb8d8e891f9a4601b5dec02194e.jpgLâret eo bet ar bloaz paseet penaos e vehe lakaet muioc'h a vrezhoneg e-mesk ar gouelioù-se get ar rener nevez, Lisardo Lombardia (a Vro-Asturia). Ne vo ket diaes gober gwelloc'h evit ar pezh a veze graet da vare ar rener kozh, an aotrou Pichard. Met bon, betek bremañ ar chanchamentoù a chom dister...

Paour kaezh Yann brezhoneger !

E galleg/en français

Yann le bretonnant n'a pas toujours une vie facile quand il voit l'utilisation qui est parfois faite de la langue bretonne. Ainsi, l'autre jour, j'ai lu le nom d'un bar du côté de Vannes : "Ar tavarn". Tavarn, c'est "café", "taverne", mais en breton ça s'écrirait plutôt : "An davarn", à cause du système de mutations internes que je ne vais pas expliquer ici. Il ne suffit pas de mettre quelques mots les uns après les autres pour créer un nom breton. Comme si, en français, un café s'appelait : "La taverne des trois chevals". Les mots sont français mais ça n'empêche pas qu'il y a une grosse faute.

Du breton, il n'y en a pas beaucoup dans le magazine du Festival interceltique de Lorient (Fil) intitulé "Interceltiques", publié une ou deux fois l'an. A part "fest-noz" et "bagad", rien. Aucun article en breton, ou bilingue. Ah si, les voeux sont en français et en breton dans le dernier numéro. Sauf qu'ils ne veulent rien dire : le mot "hetoù" a manifestement sauté et la phrase publiée n'a, à ma connaissance, aucun sens. Si des bretonnants peuvent me donner leur avis, ça m'intéresse. C'est dommage, quand même, dans une formule de voeux, d'oublier... les voeux ! Y-a-t-il un bretonnant parmi les dirigeants du Fil ?

Ce festival a annoncé, l'année dernière, qu'il ferait désormais une place plus grande à la langue bretonne, notamment avec l'arrivée à sa tête de l'Asturien Lisardo Lombardia. Ce ne sera pas difficile de faire plus qu'à l'époque de l'ancien directeur, M. Pichard. Pour l'instant, les changements restent limités. 

Pauvre Yann le bretonnant ! 

Christian Le Meut 

Une précédente note sur le festival interceltique :

http://rezore.blogspirit.com/archive/2005/10/07/intercelt... 

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