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31/03/2008
Film : Ar Marc'h lorc'h/Le cheval d'orgueil
Henoazh e vo skignet war internet Ar marc'h lorc'h, Le cheval d'orgueil, film bet savet get Claude Chabrol a ziar levr Per Jakez Hélias. Ce soir sera diffusé sur internet Ar marc'h lorc'h, Le cheval d'orgueil, film de Claude Chabrol d'après l'oeuvre de Per Jakez Hélias, doublé en breton. Setu kemenadenn Webnoz :
"Benn dilun (31 a viz Meurzh) e vo skignet war brezhoweb.com, ’vit ar wech kentañ-tout, ar film Marc’h al Lorc’h advouezhiet e brezhoneg ! Da heul ar film ’vo klevet ispisialourien war Per-Jakez Helias, Bigoutaerien a lâro o soñj war ar skeudenn ’oa bet roet deus o bro, koulz el levr hag er film, tud o doa gwelet ar film o vezañ graet pe o doa c’hoariet e-barzh, ha kaoz ’vo deus an advouezhiañ…
Da 8 eur 30 : Marc’h al Lorc’h e brezhoneg
’Tro 10 eur 30 : tabut
Le Cheval d’Orgueil, le film de Claude Chabrol (1980) tiré de l’œuvre de Per-Jakez Helias, sera diffusé lundi prochain à 20 h 30 en version bretonne pour la toute première fois.
Ensuite, un débat réunira des spécialistes de Per-Jakez Helias, des Bigoudens qui diront comment le film avait été reçu en son temps et ce qu’il peut apporter aujourd’hui, des témoins du tournage, l’un des directeurs artistiques du doublage…
20 h 30 : Le Cheval d’Orgueil en version bretonne
Vers 22 h 30 : le débat".
10:35 Publié dans Breizh/Bretagne , Sinema/Cinéma , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le cheval d'orgueil
29/03/2008
Pleuwigner/Pluvigner : kanomp asampl !
Kemenadenn a-berzh Kerlenn Sten Kidna An Auray/Message de l'association Kerlenn Sten Kidna, d'Auray :
"Get harp Kanerion Pleuigner ha Radio Bro Gwened e kinnig ur wezh oc’hpenn Kerlenn Sten Kidna An Alre en em gavet da ganal asampl a-hed un endervezhiad a-bezh d’ar sul 6 a viz Ebrel, dalek 2e30, e sal ar vadalen e Pleuwigner. Mard eo cheñchet an deiz ar blez-mañ abalamour d’ar votadegoù – da sul ar Basion emañ bet a-c’houde ar penn kentañ – ned eo ket evit kement-se emañ chenchet tres ar penn-devezh. Ar berzh graet abaoe ar penn kentañ ne lusk ket forzh an aozerion da glask degas kemm en o zres : abaoe 6 vleze weler plaen etre 200 ha 300 a dud doc’h en em dolpiñ da geñver an degouezh-se ; ha kement-se ken nemet abalamour d’un dra : ar blijadur da ganal asampl e brezhoneg.
Div lodenn a vo kavet, ‘vel kustum, e-barzh an abadenn. Hag, ‘vel kustum atav, e vo gouestlet an hini gentañ d’ar c’hantikoù. Ar re kinniget ar blez-mañ a zo bet savet, kempennet get an ao. Pourchasse, ur beleg ganet e Ploveren, e-tal Gwened, e 1723. Un tad predegour hag ur misioner ag ar re gredusañ ag e amzer e oa an ao. Pourchasse ; lakaat a reas e albac’hen get trein (diàr ar galleg) ha kempen d’ar vrezhonegerion danvez da veviñ o feiz en o farlant-int : levrioù a zevosion (lod anezhe lennet betek penn kentañ an 20vet kantved) ha, dreist-pep-tra, kanennoù. E gantikoù a zo deuet tre betagomp dre mad int bet kanet plaen en iliz betak mad eo bet cheñchet al liderezh get Vatikan II ; gwir skouerioù int ag ar pezh a oa diazez ar relijion betek kreiz an 20vet Kantved : gounit kalon ar pec’hour evit en distreiñ davet soñj ar bed arall, evit en dougen da lakaat e soñj get ar varn diwezhañ.
En eil lodenn e vo roet an tu d’ar saliad da ziskan d’ar Ganerion – da betra koll amzer da brezantñ ar re-mañ pad int ken anavet en tu arall da zouar Gwened – ha da lâret gete sonennoù anavet ag ar vro. Dalc’homp soñj neoazh ned eo ket tamm ebet ag ur sonadeg e komzer amañ ; ag ur … «gentel soniñ» ne lâromp ket ! Ur gentel kaset.get ar Ganerion é hentiñ hag é tougen ar c’han, é sekour get ar boblad ober d’ar gwellañ. Ha kement-mañ n’eo ket komzoù en avel met ar wirionez penn-da-benn : pep blez betek bremañ emañ daet da vat, kaoustle Kanomp Asampl : ober, ag holl mouezhioù dishañval ur saliad tud é kanal get kalon ha gred, un anal hepken, ur vouezh hepken.
Moaien a vo preniñ (2E) ul levrig savet a-ratozh get komzoù an holl kanennoù ha sonennoù. Donet e-barzh : A vat (un tammig chañs vat d’ar Gerlenn evit ar re a venno reiñ). Taolit evezh ! Mad eo degemerus ar sal ned eo ket ken bras-se : gwell eo arriv un tammig abred (digor d’an dud adalek 2eur). E brezhoneg e vo kaset an abadenn.
Evit dont e drarempred, goulenn hiroc’h : Kerlenn Sten Kidna : 02.97.29.16.58 (leskit ur gemenadenn).
Kanomp asampl : dimanche 6 avril à Pluvigner
Le Cercle Alréen Sten Kidna propose, en association avec les Kanerion Pleuigner et Radio Bro-Gwened, une après-midi de retrouvailles chantées, le dimanche 6 avril, à 14h30, au Foyer de la Madeleine, à Pluvigner. Si la date du rendez-vous traditionnellement fixé au dimanche de la Passion a dû être modifiée cette année, élections obligent, le principe demeure inchangé dans les grandes lignes. Il est vrai que le succès de cette après-midi qui ne se dément pas ne préconise pas les changements : depuis 6 ans maintenant entre 200 et 300 personnes se sont retrouvées pour le simple plaisir de chanter ensemble en breton.
Le programme, comme à l’accoutumée, comporte deux parties distinctes. La première verra la reprise de grands cantiques dus pour la plupart au talent de traducteur et d‘adaptateur de textes français que fut Louis Pourchasse, un prêtre du 18° siècle originaire de Ploeren. Prédicateur de talent, animateur zélé de retraites de pénitence, il mit sa connaissance de l’âme populaire bretonne au service de sa mission. Ses cantiques s’adressent d’abord à la sensibilité, au cœur des hommes et reflètent parfaitement les grandes préoccupations de la religion de l’époque. Assurément, Louis Pourchasse, aujourd’hui bien oublié, mérite cet hommage que l’on s’apprête à lui rendre. La seconde partie permettra au public de reprendre, avec les Kanerion Pleuigner qu’on ne présente bien évidemment plus tant le succès les a fait connaître au-delà des limites du pays d’Auray, des chants populaires du terroir vannetais.
Il n’est pas inutile de rappeler qu’il ne s’agit pas ici d’un concert mais bien d’une… classe de chant animée par les Kanerion qui assureront le soutien et la cohésion de la foule, et qui la conduiront à donner le meilleur d’elle-même. Sans doute assistera-t-on encore cette année à ce qui fait l’attrait de Kanomp Asampl : la naissance d’une symbiose entre le chœur et la foule qui comprend ce qu’elle chante et vit son chant dans une véritable communion.
Un livret contenant les chants et cantiques sera à la disposition des participants ( 2 E). Entrée : Gratuite (participation volontaire aux activités du Cercle Sten Kidna). Attention : la salle est très conviviale mais de capacité réduite : mieux vaut ne pas arriver en retard. Si l’animation de l’après-midi est assurée en langue bretonne, les non bretonnants ne seront pas perdus.
Pour contact éventuel et renseignements: Kerlenn Sten Kidna : 02.97.29.16.58 (laisser message).
20:30 Publié dans Breizh/Bretagne , Brezhoneg/Langue bretonne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, chant
26/03/2008
Ur Miz Meurzh torr penn
Nag ur miz Meurzh bourrapl ! Goude bout beuzet ma ranndi, ha ma oto, get ar mor (10 a viz Meurzh), on kouezhet klañv an dibenn sizhun paseet : "rhinopharingyte" eme an doktor. Ha setu me, KO. Oc'hpenn-se an amzer a zo fall (ar gouiañv a zo daet en dro daoust deomp bout en nevez amzer), ha disoc'hoù ar votadegoù en Hen Bont a zo bet dipitus. Listenn ar maer (PC) a zo paseet en dro get sikour strolladoù a-gleiz ofisiel (PS, ar re c'hlas, an UDB...). Me gav me bilans ar maer-se spontus awalc'h, met dilennet eo bet memestra get 200 mouezh muioc'h evit al listenn "Hennebont initiative citoyenne", kaset get André Hartereau. Setu perak Manu, ur mignon, n'eus graet an dresadenn-se, get listri spluj ag an URSS tro dro din...

Quel mois de mars agréable ! Après avoir eu mon appart inondé, et ma voiture noyée, par la mer le 10 mars, j'ai chôpé une rhinopharingyte le week-end dernier, avec. Au lieu de manger des oeufs en chocolat j'ai passé mon temps au fond de mon lit à avaler des médicaments car j'étais KO. De plus, à Hennebont, le second tour des élections a vu la réélection du maire sortant (PC), avec le soutien de la gauche officielle (PS, Verts, UDB), et malgré un bilan, à mon avis, très mauvais. La liste alternative que je soutenais, Hennebont Initiative citoyenne, a recueilli plus de 40% des suffrages et à peine moins de 200 voix que la liste du maire (43%, la liste de droite a fait 17%). 200 voix, ce n'est pas beaucoup, mais c'est encore trop... C'est pourquoi un ami, Manu, m'a dessiné flottant sur une urne, entouré par des sous-marins soviétiques...
Bon, ben vivement le mois d'avril !
Kenavo deoc'h !
15:50 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Hennebont | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20/03/2008
La côte aussi, a été sinistrée
Le coup de vent du 10 mars n'a pas inondé que moi, mais quelques milliers de maisons et véhicules sur la côte. Hier, je suis allé du côté de Saint-Philibert et Locmariaquer (Morbihan, baie de Quiberon). A la plage de Saint-Pierre Locmariaquer les changements sont flagrants. Le sable a reculé et là où l'on pouvait descendre à la plage par des petits sentiers pentus, il y a désormais un mur d'un mètre duquel il faut sauter, ou passer plus loin. Par endroit le sable a été déplacé au point que l'on voit la terre. Rabotée, la plage. La dune y relie une petite île inhabitée (mais cultivée) au continent. Cette presqu'île s'enfonce en demi-cercle dans l'océan, ce qui forme une anse intérieure peu profonde, bordée de sable, dont la mer se retire entièrement à marée basse. C'est le rendez-vous des pêcheurs à pieds. Le village de Saint-Pierre a été construit à l'abri de cette dune et de cette anse protectrices. Or, cette fois, la mer est passée par dessus la dune, à son endroit le plus bas. La trace en est visible. Quelques tempêtes de ce type et la dune risque de céder. Le village serait alors menacé...
Un peu plus à l'ouest, à Saint-Philibert, la plage de Kerneveste a aussi changé. Le sable s'est déplacé vers l'est. Le sentier côtier aménagé il y a deux ans par la commune et le Conservatoire du littoral, pour faire le tour du petit fort de Kerneveste, a été détruit sur une dizaine de mètres. Complètement. A la place, il n'y a plus que des pierres. Rabotés, là encore, le sable et la terre... A la plage voisine de Men er Beleg on remarque désormais de petites criques de sable qui n'existaient pas il y a peu. Là encore, la mer est passée par dessus la dune et la route qui relient la plage à une petite presqu'île habitée. Le macadam a été emporté.
A la Trinité-sur-Mer le sentier côtier qui longe la rivière de Crac'h vers la pointe de Kerbihan, a été détruit sur plusieurs dizaines de mètres. Il est interdit au public.
A Nantes des vents ont été mesurés à plus de 150 km/h...
Tout celà a bien des allures de "catastrophe naturelle". En espérant que ce genre de catastrophe ne se reproduira pas trop souvent.
Christian Le Meut
17:10 Publié dans Breizh/Bretagne , Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, climat, tempête
Taol amzer : an aod ivez a zo bet beuzet
Dimerc'her. Souezhet bras on bet, ha spontet awalc'h : baleet m'eus koste Lokmariaker ha Sant-Filibert, war an aod, evit mont da weled ar pezh a oa bet distrujet get ar mor d'al lun 10 a viz Meurzh. Estroc'h evidon a zo bet beuzet, e gwirionez. E Sant-Ber Lokmariaker, an traezh zo aet war gil war un metrad hag, a wezhoù, aet eo kuit da vat. N'eus ket mui nemet douar. Un vinojenn a oa evit ober tro ur gourenez vihan, get un mur kozh graet get maen, hag ur park bihan d'an tu all : n'eus ket mui netra, na vinojenn, na mur. An douar hag an traezh a zo aet ar gil war daou metrad, d'am sonj ! Hag ar mor a zo paseet war an devenn a zo, bremañ, en arvar da vout troc'het ma z'eus un taol amzer all ken kreñv evit ar pezh a zo bet d'an 10/03...
Memestra e Sant Filibert, e Men er Beleg : ar mor a zo paseet war an devenn, etre an douar bras hag ur gourenez vihan. Makadam an hent a zo aet kuit. E Kernevest ur vinojenn a oa bet savet daou vloaz zo get an ti kêr hag ar "c'honservatoire du littoral" : distrujet penn da benn war dek metrad.
En Drinded ivez, ar vinojenn bet savet a-hed ar mor a zo bet serret get an ti kêr goude bout bet distrujet get an taol amzer.
Nehansus eo evit an amzer da zont. Gourenizi a zo, a zay da vout inizi da vat; ha lec'hioù e lec'h ma z'eus tier ha tud a vo beuzet. Ha, moarvat, ni wellay ar chanchamentoù-se.
Christian Le Meut
10:25 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Breizh, tempête
19/03/2008
Hennebont : chronique d'un sinistré (reprise)
Mercredi. Hier j'ai enterré un peu vite cette chronique d'un sinistré : aujourd'hui je reçois un courrier de mon assurance-logement. Un imprimé à remplir me demande l'origine du sinistre et si la cause a "été supprimée". Eh non, il ne s'agit pas d'une fuite de tuyauterie. On n'a pas encore supprimé les tempêtes, les vents du sud, les grandes marées, et c'est tant mieux... Même si on finit parfois avec les pieds dans l'eau et les voitures noyées.
Le même courrier me précise que, si indemnisation des matériels il y a, la franchise sera de "380€" ! Encore plus fort que l'assurance voiture ! Autant dire que je vais en rester là, ne rien demander de plus. Cette assurance prend en charge l'intervention de la société d'assèchement, c'est déjà ça.
10:15 Publié dans Hennebont | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hennebont, inondations
18/03/2008
Chronique d'un sinistré (fin)
Lundi 17 mars. Une semaine après la tempête, l'expert de l'assurance m'explique au téléphone pourquoi il a décidé que ma voiture était "irréparable". Il propose une indemnité correcte qui va me permettre d'en acheter une autre pas trop vieille... Des formulaires à remplir. Pas de nouvelles de l'expert pour le logement, pas pressé celui-là. Je vais écrire à la mairie pour signaler que l'affaissement du quai, repéré depuis longtemps déjà par ses services, nous rend désormais inondables, ainsi que nos voitures...
L'appartement sèche. Il fait soleil. La vie quotidienne reprend son cours. Le Blavet aussi, a repris son cours tranquille... Jusqu'à quand ?
Une réflexion liée à ces événements climatiques sur le site du Chacal :
20:00 Publié dans Hennebont | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hennebont
15/03/2008
Hennebont : chronique d'un sinistré (suite)
Vendredi. Je passe voir mon garagiste. L'eau de mer a atteint les freins et peut-être aussi l'électronique de la voiture. C'est pourquoi l'expert la condamne. "Pour le bien du client", a-t-il dit au garagiste. Mon garagiste acquièse mais il souligne qu'aujourd'hui "on fait des voitures jetables, pas réparables". C'est du développement durable, ça ? J'ai retenu une voiture d'occasion chez lui, mais il faut que j'attende de savoir combien l'assurance va me donner pour la précédente...
Samedi. Je lis dans la presse que la ville d'Hennebont a demandé la reconnaissance d'état de catastrophe naturelle pour la tempête de lundi, comme plein d'autres communes (La Trinité-sur-Mer, Sarzeau, Locmiquélic...). Manifestement, certains coins de la côte ont beaucoup souffert, notamment la presqu'île de Gâvres, et les dunes de Ploemeur ou de Locmariaquer. Il faudra que j'aille voir ça.
Chez moi, les appareils sèchent l'atmosphère (ainsi que ma gorge), et le sol avec efficacité. Je peux remarcher pieds nuds sur la moquette, ça fait plaisir mais reste une odeur désagréable de moisi. Si je garde la moquette, il faudra la shampouiner.
21:55 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne , Hennebont | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hennebont, inondation
13/03/2008
Hennebont : chronique d'un sinistré
Dimanche midi. Bulletin d’alerte météo diffusé à la télévision. Tempête prévue sur la Bretagne. J’y pense et puis j’oublie. Les alertes météo ne sont pas si rares...
Dimanche soir. Comme d’habitude, je gare ma voiture sur le quai, le long du Blavet. Nous sommes, à Hennebont, en fond d’estuaire. La mer, et donc la marée haute, remonte jusqu’ici. Justement, les coefficients de marée sont élevés ces jours-ci. 106 lundi matin à 6 h. Mais ça, je l'ignore et, dimanche soir, le temps est calme.
Lundi, 6h. Mon voisin m’alerte. Le Blavet déborde et atteint les voitures. Au même instant, l’eau rentre dans l’immeuble. Tous les appartements du rez-de-chaussée, dont le mien, sont inondés. Devant notre immeuble, le quai s’affaisse, la mer est passée par là et les voitures ont déjà le nez dans l’eau. La mienne démarre mais ne veut pas reculer. Rien à faire, elle se bloque. Impossible de la bouger. J’appelle les pompiers, qui prennent note et annoncent qu’ils vont venir mais sont sollicités de partout, et je pars prévenir mes voisins que leurs voitures sont en danger. Plusieurs réussissent à les évacuer alors même que la marée monte encore. Les bourrasques de vent et de pluie se succèdent. C'est un vent de sud qui poussent la houle jusque chez nous, en fond d'estuaire. Une partie du quai est inondée et notre immeuble est atteint, ce qui n’a jamais été vu, de mémoire d’habitant.
Nos grandes poubelles collectives ont été portées par l’eau et sont tombées plusieurs mètres plus loin. Sacs poubelles et déchets émergent de l’eau, jonchent les trottoirs. Triste spectacle. Les pompiers passent. Ils vérifient que l’eau n’atteint pas les installations électriques. A Saint-Caradec, le quartier voisin, la situation est pire, me dit l’un d’entre eux. Des voisins évacuent l’eau des couloirs pendant que les autres écopent dans leurs appartements. Dans ma chambre, j’ai trois à quatre centimètres d’eau. La marée se retire rapidement. Le temps se calme un peu, et l’émotion aussi. Du personnel communal passe pour nettoyer les trottoirs. Les pompiers nous prêtent des aspirateurs d’eau efficaces, mais qui n’empêchent pas la moquette de rester trempée. Ils passent les reprendre un peu plus tard.
J’appelle mon garagiste familial pour lui demander conseil. Et oui, j'ai un garagiste de famille, du genre qui travaille seul avec son épouse. Mes parents sont clients chez lui, moi aussi. Il est compétent et nous lui faisons confiance. Il me propose de venir chercher ma voiture. C’est une 206 d’occasion que j’ai acheté un mois plus tôt. Elle est de 1999 avec 60.000 km; bien entretenue, bichonnée, nourrie au grain, dormant dans un garage... Mais ce matin elle ne démarre plus. Il l'embarque. Un expert passera pour juger de son état.
Lundi après-midi. Je passe faire la déclaration de sinistre chez l’assureur de mon appartement. J’avise également mon assureur voiture, par téléphone... Un ami m’aide à remplir des sacs de sable est à les transporter. Chez moi, j’étale du papier journal sur le sol, pour éponger. Je mets le chauffage à fond. Un peu avant 18 h, nous voyons arriver une cohorte d’employés municipaux avec des véhicules, des sacs de sable, des outils. Une grande marée est prévue, mais le temps s’est calmé. Ils n’étaient pas là le matin mais, me dit un responsable des services techniques “il n’y a pas eu d’alerte”... Ah bon, pourtant, moi, j’en ai entendu à la télé. Et en 2001, lorsque l’eau avait débordé sur les quais sans inonder les parkings, des employés communaux étaient venus nous dire d’évacuer nos voitures. Cette fois. Il n’y avait personne pour nous avertir et nous aider à 6 h du matin, mais foule à 6 h du soir.
A toutes fins utiles, j’installe, avec un voisin, mes sacs de sable devant la porte de l’immeuble, pour la nuit...
Mardi matin. La nuit a été tranquille. Je rentre les sacs de sable. A la première heure, je file voir l’assureur de ma voiture. Mon contrat prévoie qu’une voiture pourra m’être prêtée le temps de l’expertise et de l’éventuelle réparation. Mais là, pas possible. Mon garagiste familial n’est pas agréé par l’assurance. Il fallait appeler l’assurance en premier. Bien-sûr, les pieds dans l'eau, en train d'écoper, j'ai d'abord pensé à ça. Donc, en théorie, j’ai droit à une voiture de remplacement, mais en pratique, pas. Et si je suis bien cette logique, je n’ai plus le droit de choisir mon garagiste, mon assureur le choisit pour moi... C'est mon garagiste familial qui me prêtera un véhicule. Une Clio 1991 comme celle que j’ai mis à la casse il y a un mois, ça me rajeunit.
Rentré chez moi, j’aperçois le véhicule d’une société d’assèchement qui intervient chez mon voisin. Je ne savais pas que ça existait, ce genre de société. Un technicien est en train d’installer des appareils de séchage dans l’appartement voisin du mien. “On ne travaille qu’avec les assurances”, me dit-il. Ah bon ? L'assureur de mon appartement ne m’en a rien dit... Je lui passe donc un coup de fil pour apprendre que, moi aussi, j’ai droit à une telle prestation dans mon contrat, mais il faut que j’appelle le “numéro d’urgence”. J’appelle donc ce numéro et là, une dame me répond qu’une société d’assèchement pourra venir chez moi, avant même l’intervention de l’expert. Faudrait pas leur tirer un peu les vers du nez, à nos chers assureurs ?
Jeudi matin. 9h. La société d’assèchement installe deux appareils qui fonctionneront pendant dix jours. “Tout est pris en charge par l’assurance” m’assure le technicien. “Tout est pris en charge par l’assurance”; voilà qui est doux à entendre... D’autant que, ce matin, je reçois un courrier de mon assurance auto. Comme je ne suis pas responsable du sinistre, il n’en sera pas tenu compte sur mon “bonus malus”... Mais s’il y a des frais de réparation, j’aurai quand même une franchise de 250 €. C’est cher pour une tempête non désirée! Et alors que je n’ai fait que garer ma voiture sur un parking public qui, d’habitude, n’est jamais inondé...
Mais, en fin de matinée, le verdict tombe, ma voiture est morte, dit l’expert. Noyée. L’eau de mer est montée jusqu’aux freins, qui bloquent. Direction la casse. Un mois après l’avoir achetée je n’ai plus qu’à penser à en acheter une autre avec l’argent que me donnera l’assurance. Combien ? Suspens.
En avril, de nouvelles grandes marées sont prévues. Je vais ressortir mes sacs de sable. Et je garerai ma voiture ailleurs...
Christian Le Meut
La suite au prochain épisode...
15:20 Publié dans Hennebont | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hennebont
12/03/2008
Auray/An Alré : hag ar brezhoneg ? Et la langue bretonne ?
Petra eo sonj an tri den zo war ar rank evit bout maer An Alré a ziar-benn ar breton, ar brezhoneg (ar maer M. Le Scouarnec; an UMP A. Guillou-Moinard; J-M. Alexandre, tost d'ar modem) ? Ar reskontoù war lerc'hienn internet Le Télégramme :
Les idées des trois têtes de listes d'Auray aux élections municipale sur la langue bretonne (M. Le Souarnec, gauche-maire sortant; A; Guillo-Moinard, UMP); J-M. Alexandre (centriste) sont sur le site du Télégramme :
http://elections.letelegramme.com/municipales-2008/commun...
A-benn ar fin, Michel Le Scouarnec hag an tu kleiz a zo paseet d'an taol kentañ.
10:59 Publié dans Auray (pays d') , Brezhoneg/Langue bretonne , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Auray, An Alré, brezhoneg, langue bretonne


