30/03/2009

Rémi Derrien a zo aet d'an Anaon/Décès de Rémi Derrier

Remi Derrien, skrivagner, kazetenner, aktour, jubennour, a zo aet d'an Anaon dec'h, d'an oad a 63 vloaz, e Brest :

Rémi Derrien, écrivain, journaliste, acteur, traducteur, est décédé hier à l'âge de 63 ans, à Brest :

http://languebretonne.canalblog.com/

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14668

29/11/2008

États généraux de la presse écrite : les masques tombent

Communiqué du Syndicat national des journalistes :

"Le pouvoir politique vient de rappeler aux présidents des quatre pôles que les travaux des Etats généraux de la presse écrite doivent être bouclés pour la mi-décembre. Et pour cause : Noël approche et les patrons de presse piaffent de plus en plus devant la cheminée où ils ont déposé leurs gros sabots. Plusieurs cadeaux leur sont en effet promis, parmi lesquels :

·     La remise en cause des droits d’auteur des journalistes. C’est, semble-t-il, ce qu’ils attendent le plus. Contrairement à ce que le discours élyséen laissait entendre, ce n’est pas la partie pécuniaire de ces droits qui chagrine le plus les patrons. Les meilleurs accords droits d’auteur actuellement signés portent sur une rémunération de quelques centaines d’euros par journaliste et… par an ! Le véritable enjeu se situe au niveau du droit moral des journalistes auteurs. Celui-là même qui empêche encore les patrons des groupes issus des concentrations de réduire de façon drastique le nombre de journalistes présents sur le terrain, en réutilisant et en revendant leurs œuvres sans limite. La remise en cause des droits d’auteur des journalistes s’annonce avant tout destructrice d’emplois et va à l’encontre d’une information pluraliste et de qualité. C’est une porte ouverte sur la parole unique, la pensée unique. C’est un enjeu qui relève de la démocratie.

·     L’abolition de la plupart des « contraintes » que leur impose encore le statut des journalistes. Que ce soit la clause de conscience, la cause de cession, les prérogatives de la commission arbitrale, ou les réserves de la convention collective qui empêchent de transformer les journalistes en bêtes de somme multimédia, adaptables, taillables et corvéables à merci. A l’inverse, pas question de parler de la reconnaissance des équipes rédactionnelles, proposée par le SNJ en 2006, et reprise depuis par la plupart des organisations syndicales et associations de journalistes : l’idée même a été unanimement rejetée par l’ensemble des patrons siégeant dans l’un des groupes, qui estiment que la ligne éditoriale et la nomination des responsables des rédactions relève de leur droit divin.

·     La multiplication des aides à la presse (aides directes, exonérations fiscales, TVA réduite), pour faire financer par le contribuable les investissements des entreprises, notamment dans le multimédia. Le traitement de la crise par un chèque aux patrons, on connaît déjà !

·     L’assouplissement des lois anticoncentrations, même si les débats au sein des Etats généraux ont montré que, finalement, ces lois n’avaient jamais empêché et n’empêchent toujours pas grand-chose. Le SNJ est bien placé pour le savoir, lui qui a, par le passé, lutté pendant des années – en vain – contre la constitution de l’empire de Robert Hersant dans le mépris le plus total des ordonnances de 1944. Comme il n’a cessé de dénoncer, beaucoup plus récemment, les nouvelles concentrations ayant chamboulé le paysage de la presse régionale. Mais la promesse sarkozienne est là. Et elle pourrait s’attacher, malgré le constat des commissions, à satisfaire l’ambition de certains amis du président qui aimeraient cumuler une majorité de parts dans des quotidiens et des chaînes de télé et radios nationales, plutôt que revenir à une presse pluraliste qui offrirait au citoyen le choix de ses sources d’information.

La liste n’est pas exhaustive et s’il y a aussi peu de représentants des salariés acceptés à la table des Etats généraux, c’est peut-être aussi parce que le nombre des lettres patronales au Père Noël élyséen et la teneur de certaines commencent à friser l’indécence. Raison de plus pour que le SNJ reste aux Etats généraux, y fasse entendre la voix de la profession et témoigne devant elle.

Sûrs d’eux et de la régression sociale qu’ils comptent obtenir, bien des patrons entretiennent un esprit de lutte des classes aux Etats généraux de la presse comme au sein même de leur entreprise. Le SNJ les met en garde : ils portent déjà la responsabilité d’une certaine démotivation qui envahit les rédactions et nuit à la qualité des contenus. Comme ils porteront la responsabilité du désordre social qui en résultera inévitablement si, au lieu d’améliorer le contenu des médias et l’image des entreprises de presse, les décisions prises à l’issue des Etats généraux les éloignaient un peu plus de leur mission d’informer et les décrédibilisaient davantage aux yeux de l’opinion.


Paris, le 28 novembre 2008"

13/10/2008

Journalistes : "Pour un meilleur respect de notre déontologie"

Résolution du Syndicat national des journalistes réuni en congrès au Havre du 9 au 11 octobre 2008.

"L’existence de dérapages médiatiques et de certaines pratiques journalistiques douteuses amène le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession, à faire les propositions suivantes afin de retrouver la confiance du public par une meilleure observation de la déontologie de notre profession.

1. Les chartes des devoirs et droits des journalistes (SNJ, 1918 et 1938 ; Munich, 1971) doivent être insérées dans la convention collective nationale de travail des journalistes afin d’être opposables juridiquement aux parties.

2. L’indépendance rédactionnelle doit être assurée par la reconnaissance juridique de l’équipe rédactionnelle.

3. Si les journalistes doivent être comptables de leurs manquements à l’éthique professionnelle (voir dispositif ci-après), ce doit être également le cas de leurs employeurs. Ce devrait être l’un des critères d’attribution des aides de l’État à la presse.

4. Les compétences de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels (CCIJP), organisme représentatif où siègent à parité journalistes et éditeurs, doivent être clairement élargies à la dimension éthique de la pratique journalistique. C’était d’ailleurs l’intention des promoteurs de la loi de 1935 instaurant la carte de presse, ainsi qu’en témoigne sans ambiguïté le rapport Brachart qui a précédé son adoption.

Lors de sa première demande de carte ou de son renouvellement, le journaliste devra s’engager sur l’honneur à respecter les principes professionnels contenus dans les chartes citées plus haut. Ainsi, en cas de manquement à ces principes, la Commission sera fondée à enquêter pour déterminer la chaîne des responsabilités, y compris hiérarchiques, et le cas échéant, à faire connaître publiquement ses conclusions.

A cette fin, la Commission pourrait s’autosaisir ou être saisie par des citoyens ou associations estimant qu’il y a eu manquement aux principes énoncés."

Résolution votée par le Congrès du SNJ, réuni au Havre, les 9, 10 et 11 octobre 2008.

07/10/2008

Journalisme : l'inquiétude de la Fédération européenne des journalistes

Les "Etats généraux de la presse écrite" sont actuellement réunis à l'initiative de la présidence de la République française : la Fédération européenne des journalistes, dont fait partie le Syndicat national des journaliste (j'en suis membre), s'inquiète des propositions de N. Sarkozy:

"La Fédération européenne des journalistes (FEJ), le groupe européen de la Fédération internationale des journalistes, s'inquiète de certaines propositions émises par le président Nicolas Sarkozy lors du lancement des Etats généraux de la presse écrite réclamés depuis des années par les syndicats de journalistes français.

« Nous sommes étonnés par certaines contradictions dans le discours de M. Sarkozy », a déclaré le Président de la FEJ, Arne König.  « Comment à la fois affirmer, à juste titre, que "la presse n'est pas et ne sera jamais un produit comme un autre", et plaider en même temps pour un assouplissement des règles de concentration des médias? Comment déplorer la ?paupérisation des contenus' et mettre en question les droits d'auteurs des journalistes lors de réutilisations de leurs articles ? ».

M. Sarkozy a invité les Etats Généraux à se « documenter sur le secteur de la presse dans les pays qui sont comparables » à la France. La FEJ est dores et déjà en mesure de confirmer que la plupart des pays d'Europe occidentale ne laissent pas les médias « aux seules forces du marché ». Même si aucune réglementation européenne ne le prévoit, il existe des limites à la concentration de la propriété, selon différents critères de marché, d'audience ou de publicité, dans plusieurs pays d'Europe.

Ce n'est pas en accroissant les concentrations en France que l'on favorisera l'accès des groupes de presse hexagonaux à l'étranger, ce qui semble être une des préoccupation majeures de M.  Sarkozy, note la FEJ, qui s'étonne également de l'omniprésence des patrons de presse dans la conduites des travaux de ces Etats Généraux.

Alors que la réforme de l'audiovisuel public, très contestée par les syndicats et le personnel, va être examinée à l'Assemblée nationale, le Président Sarkozy ouvre un second chantier d'envergure avec ces Etats généraux de la presse écrite qui pour la FEJ ne doivent pas être un simulacre de discussions, ni ouvrir la voie à un mise en cause du pluralisme ou encore à une atteinte aux droits des journalistes.

"Nous attirons l'attention des participants sur les risques que soulèvent certaine propositions, alors que le journalisme traverse une crise d'identité avec la banalisation des blogs et du contenu généré par les utilisateurs. Le journalisme de qualité en France est en jeu. », a indiqué le président de la FEJ.

Une uniformisation de la presse sous tutelle de super grands groupes de presse avec la rentabilité comme objectif constitue un risque grave pour la démocratie, notamment au moment où la crise financière mondiale mériterait d'autres propositions.

La FIJ et la FEJ vont saisir l'occasion des travaux des Etats Généraux et de la présidence française de l'UE pour demander à être reçus par le chef de l'Etat français et lui faire part des inquiétudes de la FEJ et de la FIJ ainsi que des syndicats français.

Les syndicats membres de la FEJ en France sont le SNJ, le SNJ-CGT et la F3C-CFDT."

http://www.etatsgenerauxdelapresse.fr/accueil/


Pour plus d’informations: +32 2 235 22 00

La FEJ représente plus de 250.000 journalistes dans plus de 30 pays européens.

26/08/2008

Livre : Morvan Lebesque, le masque et la plume d'un intellectuel en quête de Bretagne

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Je suis comme pas mal de gens, pas mal de Bretons sans doute : j'avais lu "Comment peut-on être Breton, essai sur la démocratie française" il y a longtemps et ce livre avait eu une certaine importance pour moi. "Certaine", parce que j'avais lu d'autres livres sur ce sujet mais, en lisant Morvan Lebesque, j'avais appris des choses sur l'histoire de la Bretagne; et les idées de l'auteur sur l'Etat français, si centralisé, la démocratie, etc, étaient intéressantes. J'avais cependant trouvé le livre un peu longuet.
 
Je ne savais pas grand-chose de l'auteur, sauf qu'il avait été journaliste au Canard enchaîné, ce qui était positif pour moi puisque j'aimais (et j'aime encore), l'état d'esprit de ce canard, ironique et drôle. A part ça, Morvan Lebesque m'était inconnu.
 
Grâce au travail fait par le journaliste Erwan Chartier, nous en  savons maintenant plus sur le compte de Lebesque. Il est né à Nantes en 1911. A la fin des années 20 il est proche du Parti autonomiste breton (Pab). Maître d'école en Loire-Atlantique, il est mis dehors à cause de ses idées politiques. Il quitte le Pab en 1931 pour rejoindre le parti nationaliste intégral de Bretagne, un groupuscule d'extrême-droite avec des idées antisémites ! Lebesque ne reste pas longtemps dans ce groupuscule : il quitte Nantes pour aller travailler à Paris comme journaliste. Mais les débuts ne sont pas faciles, Lebesque est un journaliste pauvre.
 
"L'heure bretonne", "Je suis partout"...
Pendant la guerre, Lebesque écrit pour des journaux autorisés par les nazis, comme "L'heure bretonne" ou "Je suis partout" (des articles sur les spectacles). Il n'a pas participé à la Résistance, mais il n'a pas non plus écrit de choses trop dures pour être jugé après la guerre. En 1944, il fait la connaissance d'Albert Camus, et ils deviennent de grands amis. Ensuite Lebesque écrit des livres d'histoire et un roman. Il est embauché par le Canard en 1952 et, petit à petit, sa réputation grandit. Il a un style, une façon d'écrire, caustique, et des idées généreuses. Lebesque est devenu un humaniste, à ce qu'il semble; sous l'influence de Camus, peut être... Mais ses relations avec les autres journalistes du Canard ne sont pas simples (du fait de son poassé sous l'Occupation), et Lebesque envoie des textes par lettres; il ne reste pas travailler dans les bureaux du journal.
 
2f362576ddec4d608627aff77a295033.jpgLebesque est resté longtemps éloigné de la Bretagne, jusqu'aux années 60. Il commence alors à écrire pour le Peuple breton, le journal d'un nouveau parti politique de gauche, l'Union démocratique bretonne. En 1968, il est proche du soulèvement étudiant. "Comment peut-on être Breton ?" est édité en 1970, quelques mois avant la mort de Lebesque d'un infarctus alors qu'il était en reportage au Brésil, à l'âge de 59 ans. 
 
Les idées politiques de Lebesque ont changé pendant sa vie, ce qui est normal. Après avoir lu sa biographie, je me demande cependant si Lebesque était un homme complètement sincère. Malgré tout, son livre, "Comment peut-on être Breton?" demeure un ouvrage important.
Christian Le Meut 
 
Morvan Lebesque, le masque et la plume d'un intellectuel en quête de Bretagne, Erwan Chartier, préface de Bernard Thomas, Ed. Coop Breizh. 15 €. 220 pages. 

Levr : Morvan Lebesque

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Me zo me evel pasapl a dud, pasapl a Vretoned marteze : lennet m'boa "Comment peut-on être breton ? essai sur la démocratie française", pell zo hag al levr-se oa bet talvoudus awalc'h evidon-me. "Awalc'h" peogwir em boa lennet levrioù all war an tem se met, e lenn Morvan Lebesque, m'boa desket traoù a zivout istor Breizh. Ha sonjoù ar skrivagner a-fed stad Bro-C'Hall, kreizennet spontus, an demokratelezh, ha c'hoazh, hag a oa interesus. Kavet em boa hir awalc'h al levr-se memestra.

Ne ouien ket kalz a dra a zivout ar skrivagner nemet en dra-se : kazetenner a oa bet barzh Le Canard enchaîné, ar pezh a oa talvoudus peogwir e lennen bep sizhun ar gelaouenn-se. Lebesque oa marv met me vourre (hag e vourran c'hoazh), taol spered an houad-se, flemmus ha fentus. Estroc'h evit an dra-se, Morvan Lebesque a oa dianavet din.

A drugarez d'al labour graet get ar c'hazetenner Erwan Chartier, ni ouia bremañ kalz muioc'h war gont Lebesque. Ganet e eo e 1911 e Naoned. Tost eo bet d'ur strollad politikel, ar  Parti autonomiste breton (Pab), e fin ar bleadeù 1920. Mestr skol e Liger atlantel Lebesque oa bet lakaet er maez ag ar velestradurezh a gaos d'e sonjoù politikel. Kuitaat a ra ar Pab e 1931 evit mont barzh ar Parti nationaliste intégral de Bretagne, ur strolladig a-zehoù pellañ, get sonjoù a-enep d'ar Juifed ! Lebesque ne chom ket kalz barzh ar strollad-se : mont a ra da Bariz evit labourat, evel kazetenner. Met n'eo ket aes da gomans, Lebesque a zo ur c'hazetenner paour.

641b6ae5b3ebf7dcc4f3f4a9ff03315a.jpg"L'heure bretonne", "Je suis partout"... 
Lebesque a skriv, e pad ar brezel, evit kazetennoù aotret get an Nazied evel "L'Heure bretonne", pe "Je suis partout". Ne gemer ket perzh barzh ar Resistans,  war e seblant ! Met n'en d'eus ket skrivet traoù kriz awalc'h evit bout barnet goude ar brezel. E 1944, Lebesque a ra anaoudegezh get Albert Camus hag an daou-se a za vout mignonned bras.

War lerc'h, Lebesque a skriv levrioù istor hag ur romant. Gobret eo get ar C'hanard Enchaîné e 1952 ha, tamm ha tamm, e vrud a ya war greskiñ. Ur stil, un doare da skrivañ a zo getan, flemmus, tagus get mennozhioù brokus. Lebesque zo daet da vout un den-garour; dre levezon Camus, moarvat. Met e zarempredoù get kazetennerion all ar C'Hanard n'int ket aes, ha Lebesque a gas e pennadoù dre lizher; ne chom ket da labourat barzh burevioù ar gelaouenn !

Pell a Vreizh e pad pell amzer
Lebesque zo chomet pell awalc'h a Vreizh, betek ar bleadeù 1960. Kroget en deus da skrivañ evit Pobl Vreizh, kazetenn ur strollad politikel a gleiz, nevez savet, an UDB. Tost-tre eo bet d'an emsav e miz Mae 1968. "Comment peut-on être Breton ?" zo bet embannet e 1970, un nebeut mizioù araok e varv : un taol kalon en deus bet ec'h ober ur reportaj er Brazil, d'an oad a 59 vloaz.

Sonjoù Lebesque o deus chanchet e-pad e vuhez, anat eo; ha mod-se emañ evit kalz tud. Goude  bout lennet istor e vuhez, mechal memestra ma oa Lebesque un den gwirion e-sonjoù penn da benn ? Daoust da-se, e levr "Comment peut-on être breton ?" a chom talvoudus ha kentelius.
Christian Le Meut 

- Morvan Lebesque, le masque et la plume d'un intellectuel en quête de Bretagne, skrivet get Erwan Chartier raskrid : Bernard Thomas. Embannadurioù Coop Breizh, 2007. 220 p. 15 €. 

- Comment peut-on être Breton ? Essai sur la démocratie française, Ed. du Seuil (Points actuels).  

01/08/2008

Journalisme : "La censure n'a pas sa place aux Jeux Olympiques"

Communiqué de la Fédération internationale des journalistes :

" La FIJ demande à la Chine de garantir un libre accès des journalistes à Internet.
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a demandé aujourd'hui aux autorités chinoises de rétablir l'accès à certains sites Internet, rendus indisponibles pour les journalistes étrangers arrivant à Pékin pour couvrir les Jeux Olympiques, qui commencent dans neuf jours.

"C'est avec consternation que nous avons appris du gouvernement chinois que certains sites Internet sont bloqués", a déclaré Aidan White, secrétaire général de la FIJ. "Il s'agit d'un grave manquement de leur part à la promesse donnée que tous les journalistes, et plus particulièrement ceux travaillant au principal centre de presse mis sur pied pour les Jeux, auraient un accès illimité à Internet. Nous exigeons que toutes les  restrictions soient levées afin que nos collègues puissant travailler librement et puissent avoir accès à l'information dont ils ont besoin."

Le porte-parole du ministre chinois des Affaires étrangères, qui a admis qu'il y avait des restrictions à l'accès à Internet, a déclaré qu'elles concernaient le mouvement spirituel Falun Gong. Mais les journalistes déjà présents en Chine sont également dans l'incapacité de chercher de l'information sur des sites tels que ceux concernant le Tibet ou Amnesty International.

Plusieurs milliers de journalistes sont déjà à Pékin et se plaignent de la censure frappant certains sites, les rendant soit inaccessibles soit extrêmement lents.
"Pour le journalisme, c'est un mauvais départ", a déclaré Aidan White. "Nous demandons à la All China Journalists Association et aux autorités chinoises de respecter leurs promesses et d'ouvrir l'accès à Internet à tous les journalistes. La censure n'a pas sa place aux Jeux Olympiques".

La FIJ est également inquiète quant à l'accord que le Comité International Olympique (CIO) aurait, semble-t-il, passé avec les autorités chinoises pour permettre de censurer l'accès à Internet pour les journalistes.

" Cela va tout à fait à l'encontre des promesses faites par toutes les parties  à la fois à Beijing et au CIO  assurant que les journalistes ne seraient pas victimes de la censure", a également déclaré Aidan White.

Par ailleurs, la FIJ a demandé au CIO de faire pression sur la Chine pour s'assurer qu'elle garde Internet accessible à tous en leur rappelant leur engagement à garantir un accès illimité durant la période des Jeux.

FIJ, 30 Juillet 2008"

La FIJ représente plus de 600.000 journalistes dans plus de 120 pays.

20/07/2008

Mediaioù : ha teuziñ a ra empenn ar gazetennerion edan an heol ?

Ur bochad darvoudoù talvoudus a vez ankouiet e-pad ar vakansoù get ar mediaioù, ar skinwell dreist-holl. War dro 30.000 post labour skarzhet get ar Stad e 2009 ? Netra, kazimant war ar skrammoù, hervez al lec'hienn Arrêt sur Images. Ar pab a lâr e sonj a-fed ar feulster hag an drogaj diskouezhet get ar skinwell evel ma vehe dudioù : n'eo ket merchet get ar... skinwell. 400 oto laosket e Frans e-pad dibenn sizhun ar 14 a viz Gouere ? Laosket bet, perak o diskouezhet ?... Ha teuziñ a ra empenn ar gazetennerion edan an heol ? 

Beaucoup d'événements d'importance passent inaperçus en ce moment : l'annonce de la suppression de 30.000 postes par l'Etat en 2009 ? Quasiment rien sur les écrans, selon le site Arrêt sur images. Le pape dit son opinion sur la violence et la drogue présenté comme des divertissements à la télévision ? Cette partie là de son discours n'est pas mentionnée... par les télévisions ! 400 voitures brûlées en France pendant le week-end du 14 juillet ? Elles sont brûlées, pourquoi les montrer ? Le journalisme fonderait-il au soleil ?

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=994 

 

07/07/2008

Ingrid Bétancourt : un traitement médiatique hystérique

La libération d'Ingrid Bétancourt me réjouit, comme beaucoup de monde, mais son traitement médiatique vire à la nausée, à l'overdose : "re 'zo re", comme on dit en breton, et en français ça donne "trop c'est trop". D'autant que c'est l'émotion qui prime, la larmichette en direct, la compassion : où est le recul sur l'information ? La sobriété ? La retenue ? Mieux encore, et plus fondamental : le doute.

Sait-on s'il y a eu ou non rançon ? Et si oui, qui l'aurait versée ? Connait-on l'influence de la France, et du président Sarkozy, sur cette libération ? Rappelle-t-on que, aujourd'hui encore, des milliers de personnes sont otages de par le monde ? Qu'il y en a eu tout au long de l'histoire humaine, et qu'il y en aura encore probablement encore, hélas, dans l'avenir ? Le scénario colombien officiel est-il crédible, plausible ? 

Comme trop souvent, l'hystérie médiatique invite les citoyens que nous sommes à partager des émotions : aux larmes citoyens ! Les émotions sont importantes, certes, mais les journalistes sont là pour nous informer, pour analyser, donner la parole aux uns et aux autres, douter, chercher, enquêter. Pour faire place à la raison et à l'information avant l'émotion. Trop souvent l'émotion tue la raison. Elle est une arme de la propogande redoutable, alors que l'information doit être l'outil de la démocratie.

Sachons raison garder, et émotion contenir. 

Alors oui, je me réjouis de cette libération, mais je m'inquiète de son traitement médiatique et politique. Je ne suis pas le seul. C'est aussi le cas de Daniel Schneidermann dans Libération d'aujourd'hui... 

http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/mediatiques/3...

... Ainsi que sur le site d'Arrêt sur images :

http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php

L'avis de ll'ami Gérard Ponthieu sur son blog "C'est pour dire" : 

http://gponthieu.blog.lemonde.fr/

06/05/2008

Liberté de la presse : perquisition à Radio Frequenza Mora !

"Un an de présidence Sarkozy : triste anniversaire pour la liberté de la presse" est le titre d'un communiqué que le Syndicat national des journalistes (SNJ), vient de publier (intertitres de Rezore) :

"Raid de la PJ à radio Frequenza Mora à Bastia ce mardi 6 mai 2008. Les enquêteurs voulaient prendre l’ADN et les empreintes digitales de tout le personnel. Ils cherchaient, à l’évidence, à trouver les sources d’un communiqué du « FLNC 1976 » parvenu la veille à la station. Devant l’opposition collective et unanime, ils y ont renoncé.

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), premier syndicat de la profession, dénonce ces méthodes scandaleuses qui visent à intimider, apporte tout son soutien aux personnels de RCFM et saisit les autorités concernées en leur demandant des explications. Dans quelle République sommes-nous où des citoyens se verraient fichés parce qu’une information a été diffusée ?

Sur la protection des sources des journalistes, la France, déjà très en retard sur la loi et la jurisprudence européennes, a enfin rédigé, il y a quelques semaines un projet de loi, un texte très insuffisant dans son état actuel. Il sera présenté aux députés le 15 mai sous le regard très attentif de tous les journalistes.

Quotidiens en grève
Deux quotidiens nationaux « Le Monde » et « La Tribune » ne paraissent pas ce même mardi car les personnels y sont en grève pour la survie de ces deux titres et le pluralisme de l’information. Dans quelle République sommes-nous où la liberté de l’information ne serait plus garantie par la possibilité pour la presse d’exister sans être soumise aux lois du marché qui, dans ce domaine, sont liberticides ?

“Les médias sont un élément primordial de la vie démocratique et il est donc tout à fait légitime de poser la question de leur indépendance et de leur pluralisme. Cela étant, j’observe que la France s’est dotée d’un nombre important d’instances de contrôle qui s’assurent de la régularité des opérations et de l’indépendance des supports médiatiques”, écrivait le candidat Sarkozy au SNJ le 20 avril 2007.

Réformer les aides et renforcer la déontologie
Un an après et des crises à répétition dans toute la presse, il est urgent de réformer le système des aides directes et indirectes de l’Etat afin qu’elles répondent vraiment aux nécessités du pluralisme essentiel dans un pays démocratique. Le SNJ y est prêt.

Parmi les autres engagements du candidat : « Je suis favorable à ce que les chartes nationales et internationales garantissant l’éthique de la profession soient annexées à la convention collective nationale de travail des journalistes. Je proposerai aux partenaires sociaux de se saisir de cette réforme importante et symboliquement très forte ». Rien à ce jour et les employeurs, pourtant relancés par les syndicats de journalistes refusent même de répondre !

Quant à l’Audiovisuel  de Service Public pour lequel le même candidat nous écrivait :  « Je pense que l’augmentation des ressources publicitaires est possible et qu’elle ne dénature pas le service public de l’audiovisuel », son existence est menacée si aucun financement pérenne ne lui est garanti pour l’accomplissement de toutes ses missions et sans ressources publicitaires.

Qui pourrait constater un tel bilan sans vouloir y remédier rapidement ? SNJ".

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