Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/04/2007

Sarkozy inquiète de plus en plus

Extrait du site internet de Marianne (samedi 7 avril 2007) : "(...) dans Un Mouton dans la baignoire (Fayard), dont Marianne publie les bonnes feuilles ce samedi, Azouz Begag lève en effet le voile sur le caractère violent du candidat de l'UMP.

Petit extrait. Azouz Begag, las de passer pour le « beur de service » aux ordres de Nicolas Sarkozy, lâche à quelques journalistes cette petite phrase : « Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy ! » Comme il le rappelle dans son livre, Libération en fait le titre d'un article. Lui assume, amusé. Mais on n'éclabousse pas impunément le ministre-candidat. Pour ce trait d'esprit malheureux, Azouz Begag essuie d'abord les remontrances de Villepin puis, sur un tout autre ton, celles de Nicolas Sarkozy en personne. Attention, ça fait mal : « Je décroche. C'est l'offensé. Il me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m'empêcher de le consigner sur le champ : « Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom.. Azouz Sarkozy ! (…) » Je suis cloué à mon téléphone. A chaque fois que j'essaie de placer un mot, il me coupe : « J'en ai rien à foutre, de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l'AFP pour t'excuser, sinon je te casse la gueule… » » Et ce n'est que début. La suite dans le numéro de Marianne en kiosque."

 

http://www.marianne2007.info/Les-revelations-d-Azouz-Bega... 

05/04/2007

Présidentielles : le pacte des langues

Ma faota deoc'h gouiet ar pezh a zo bet laret a zivout ar yezhoù rannvroel get an daouzek den a zo war ar rank evit bout prezidant ar Republik, kit da welet al lec'hienn nevez savet : Le pacte des langues. Brav, hag interesus.

Si vous voulez connaître la position des douze candidats à la Présidence de la République concernant les langues régionales, allez sur le nouveau site, très bien fait, intitulé : Le pacte des langues.

http://pactedeslangues.com

Fragment d'un discours de Sarkozy

 Fragment du discours de Nicolas Sarkozy, à Nice, vendredi 30 mars (source  le site de l'UMP) :

 "Je veux leur dire (aux Français) qu’ils auront à choisir entre ceux qui assument toute l’Histoire de France et les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu’ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux.(1).

Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté.(2).

Je suis convaincu que pour un Français, haïr la France, c’est se haïr lui-même.

Je suis convaincu que la haine de soi est le commencement de la haine des autres. (3).

Je veux dire que durant la guerre tous les Français n’ont pas été pétainistes, qu’ils y a eu aussi les héros de la France libre et de la résistance, que si certains Français ont dénoncé des Juifs à la Gestapo, d’autres, beaucoup plus nombreux, les ont aidés au péril de leur vie, que des mères ont caché des enfants juifs parmi leurs propres enfants. (4).

Je veux dire que dans les colonies, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs, qu’il y avait parmi eux beaucoup de gens courageux qui avaient travaillé dur toute leur vie, qui n’avaient jamais exploité personne, qui avaient construit des routes, des hôpitaux, des écoles, qui avaient enseigné, qui avaient soigné, qui avaient planté des vignes et des vergers sur un sol aride, qui ne devaient rien qu’à eux-mêmes, qui avaient beaucoup donné à une terre où ils étaient nés et qui un jour n’ont eu le choix qu’entre la valise et le cercueil. Ils ont tout perdu.
Je veux qu’on les respecte. (5).

Je veux dire que si la France a une dette qu’elle n’a pas réglée, c’est celle qu’elle a vis-à-vis de ceux qui en Indochine et en Algérie se sont battus pour elle et ont du quitter leur pays pour ne pas être assassinés.

Je veux que la France reconnaisse sa dette, vis-à-vis des harkis et des supplétifs d’Indochine et qu’elle l’honore. C’est une question d’honneur et l’honneur pour moi c’est encore une vertu cardinale pour un homme comme pour une nation. (6).

Je veux dire aux Français que le 22 avril et le 6 mai, ils auront à choisir entre ceux qui sont attachés à l’identité nationale et qui veulent la défendre et ceux qui pensent que la France a si peu d’existence qu’elle n’a même pas d’identité. (7)"

 

(1) L'étude du passé ne relève pas de la repentance, mais permet d'être lucide quant au présent. La France a colonisé une partie de la planète pour son propre intérêt, pas pour celui des peuples colonisés. 

(2) Le rappel du génocide nazi est sans doute une façon d'entretenir les relations franco-allemandes ! Bel exemple pour un homme politique soit-disant responsable !  Les droits de l'Homme sont une création universelle, pas uniquement française. Quant aux guerres menées par les armées françaises, combien ont servi la "liberté" ?

(3) M. Sarkozy semble obséder par la haine de soi. Inquiétant.

(4) Ah bon, il y aurait eu plus de Français justes sauveur de Juifs que de Français dénonceurs de Juifs ? De quelles sources historiques M. Sarkozy tire-t-il cette affirmation ?

(5) Que l'on respecte les personnes, soit; que les colons aient été, eux aussi, victimes de l'histoire, soit, mais ce paragraphe ressemble bien à une réhabilitation de la colonisation qui est, tout d'abord, une conquête militaire suivie d'une exploitation économique et d'une oppression des populations. La colonisation a été tellement bénéfique que les peuples colonisés se sont rebellés et se rebellent encore comme en Nouvelle-Calédonie (1988...). Les colons enseignaient mais dans leur langue et dans leur culture au détriment des langues et cultures d'origine des populations. Le linguiste Mohamed Benrabah (Libération 26/06/2006) écrit à propos de l'Algérie : "Selon des observateurs français de l'époque les lettrés en arabe représentaient 40 % à 50 % de la population en 1830. En 1962 le taux d'analphabétisme atteint 90 % et, sur 10 millions d'Algériens, ils n'étaient plus que 300.000 à lire et à écrire l'arabe coranique"...

(6) Réhabiliter les Harkis et les "supplétifs d'Indochine", soit, ils apparaissent aussi comme des victimes de l'histoire, abandonnés par la République française qui leur devait protection; mais cela ne doit pas interdire aux autorités et aux citoyens français un regard critique par rapport au passé commun avec les anciennes colonies. 

(7) M. Sarkozy s'arroge donc la "défense" de la France et son attachement à "l'identité" française. Mais de quelle identité parle-t-il, en l'occurence ? L'identité collective française s'exprime d'abord par des valeurs qui doivent se concrétiser en actes et en choix politiques. 

L'intégralité est sur le site de l'UMP : http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discou...

Christian Le Meut 

Merci au Big bang blog et au site du journaliste de Libération, Jean Quatremer, d'avoir mentionné ce discours. 

21/03/2007

Langues régionales : réponse de Ségolène Royale sur le blog d'Ar Falz

Ségolène Royale vient de répondre à l'association Ar Falz qui interroge les candidat-e-s à l'élection présidentielle sur l'avenir de la langue bretonne et des langues régionales : modification de la Constitution, médias en langue bretonne, enseignement de la langue... Olivier Besancenot et Dominique Voynet avaient déja répondu :

http://arfalz.hautetfort.com/
 

22/02/2007

"A quand l'abolition de la peine de mort pour les langues régionales ?"

La Fédération Régions et Peuples Solidaires, dont l'Union Démocratique Bretonne fait partie, vient de publier ce communiqué (source : Agence Bretagne Presse) : 

"Le 18 septembre 1981, les députés français ont adopté le projet de loi de Robert Badinter abolissant la peine de mort. La France était, avec la Turquie, le seul Etat d'Europe occidentale à encore appliquer la peine capitale.

Plus de 25 ans après, le 19 février 2007, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles ont inscrit l'abolition de la peine de mort dans la constitution. La fédération Régions & Peuples Solidaires se félicite et salue cette avancée humaniste. Cependant, R&PS rappelle que les droits culturels sont partie intégrante des droits humains et que la France n'a toujours pas comblé son retard en la matière.

La France est ainsi l'un des derniers pays de l'Union européenne à refuser de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Pourtant, depuis 1993, tout nouvel Etat désirant adhérer à L'Union européenne doit impérativement ratifier cette charte pour satisfaire aux critères de pays démocratique définis par le Conseil européen lors du sommet de Copenhague.

De plus, en refusant de modifier l'article 2 de sa constitution dans un sens favorable aux langues régionales, la France rejette la reconnaissance officielle et la protection juridique nécessaires à leur survie. Dans son livre rouge sur les langues en voie de disparition, l'UNESCO rappelle que 60% des langues européennes sont en danger d'extinction. Ce processus touche l'ensemble de la planète : 90% des langues du monde auront disparu dans les 100 prochaines années.

Face à cet appauvrissement du patrimoine culturel mondial, R&PS rappelle qu'à l'instar des individus, les langues naissent libres et égales en droits. Comme les individus, les langues régionales doivent être préservées de la peine de mort. Régions & Peuples Solidaires appelle une nouvelle fois les responsables politiques à modifier l'article 2 de la constitution française, véritable guillotine des langues régionales et des droits culturels."

Philippe Sour, chargé de communication R&PS

Régions et Peuples Solidaires, fédération de partis politiques des régions historiques du territoire français, réunit le Partit Occitan, l'Union Démocratique Bretonne, Frankiz Breizh (Bretagne), le Partitu di a Nazione Corsa (Corse), le Bloc Català et Esquerra Republicana de Catalunya (Catalogne), le Parti Nationaliste Basque et Eusko Alkartasuna (Pays Basque), le Mouvement Région Savoie et l'Union du Peuple Alsacien. Abertzaleen Batasuna (Pays Basque) et Fer's Elsass (Alsace)ont le statut d'observateurs.

Régions et Peuples Solidaires - 24 rue Auguste Granier - 31200 Toulouse. Tel : 06.13.52.05.48-

Site Internet : http://www.r-p-s.info

E-mail : contact@r-p-s.info

15/02/2007

Histoire : 1972, un attentat bizarre...

medium_eau168.jpgLe journaliste Yvan Stefanovitch a publié en avril 2005 une enquête sur les sociétés de distribution d’eau en France et leur lien avec le milieu politique. J’ai acheté mais pas encore lu ce pavé (L’empire de l’eau, Ramsay, 535 pages) mais je suis tombé pages 274-277 sur des sigles dont la présence m’a parue étrange dans un tel contexte : FLB et ARB. Front de Libération de la Bretagne et Armée Révolutionnaire Bretonne. Voici l’extrait où il est question de Francis Bouygues et d’un attentat en 1972...

“Le chef d’entreprise (Francis Bouygues) (...) est mêlé avec la DST (Direction de la Surveillance du Territoire), le contre espionnage français, à une affaire particulièrement tordue. Nous avons rencontré, en 1976, le principal témoin à charge de ce dossier, le commissaire principal Pierre Quéfféléant” écrit Yvan Stefanovitch. “Après avoir été muté en police urbaine à Pontoise, ce policier se morfondait dans un placard suite à l’attentat commis par le FLB dans la nuit du 12 au 13 avril 1972 contre la villa de l’entrepreneur à Rothéneuf-en-Saint-Coulon. A l’époque, le commissaire officiait à la DST, plus exactement à l’antenne de Rennes”. A ce poste, écrit Yvan Stefanovitch, “selon la presse nationale, Pierre Quéffélant s’oppose alors à la politique de manipulation du FLB par une officier de réserve (...). Le FLB est une petite organisation secrète d’irrédentistes qui plastique, depuis 1966, des symboles de l’Etat, notamment des perceptions et des gendarmeries. (...)”.

Bouygues, cible idéale ?
“Le roi du béton, sans le savoir, représente la cible idéale pour le FLB, une proie médiatique choisie apparemment à l’instigation de la DST. La villa de l’entrepreneur près de Saint-Malo est parfaite comme objectif et son propriétaire entretient les meilleurs rapports au plus haut niveau de l’Etat. Interrogé à propos de l’attentat contre la maison de Francis Bouygues dans Le Télégramme de Brest du 14 février 1999, un ancien chef de la DST de Rennes (ex-patron du contre-espionnage en Algérie), le commissaire divisionnaire Jean Baklouti, a admis depuis : “Oui, Saint-Malo, c’est nous, ça, c’est vrai”. Le ministre de l’intérieur de l’époque, Raymond Marcellin, un obsédé de la subversion, aurait donné carte blanche au directeur de la DST, le préfet Rochet (qui dément, lui, toute manipulation et également d’avoir procuré l’explosif), pour mettre rapidement fin aux agissements de l’ARB, qui faisait pourtant plus de bruit que de mal”. Selon l’auteur “le détonateur a été fourni par le Sdece et le reste par la DST”.
Le 12 avril au soir, la famille de Bouygues arrive mais, avertie par la DST, selon l’auteur, elle se rend au cinéma. La villa explose pendant ce temps. Le yacht de l’entrepreneur est détruit par la même occasion.
“La manipulation de la DST et le silence demandé à l’entrepreneur visaient un double objectif : discréditer le FLB grâce aux rapides arrestation de quinze de ses militants et glaner des renseignements sur cette organisation au moyen d’écoutes téléphoniques”. Les huit personnes arrêtées et jugées après cet attentat sont condamnées à des peines de prison avec sursis. “Quant à la DST, poursuit Yvan Stefanovitch elle a obtenu l’effet inverse du but officiellement recherché : la manipulation de la villa Bouygues a donné un coup de fouet aux autonomistes violents qui ont multiplié les attentats”.

L’empire de l’eau, Ramsay, 535 pages, pp. 274-277.

19/01/2007

Biocarburants : des choix français contestés !

"Plan de développement des biocarburants une politique aveugle et dispendieuse" est le titre d'un communiqué de l'UFC Que Choisir (10/01), qui critique les choix français en matière de biocarburants, tout comme le fait une organisation politique bretonne, le Parti Breton  :

"Les biocarburants peuvent représenter un moyen intéressant de diminuer la consommation de pétrole des ménages estime l'UFC Que choisir ? Certains produits disponibles, comme le biodiesel à base d'oléagineux en Europe et l'éthanol brésilien à base de canne à sucre, ou des produits du futur, comme le carburant à base de biomasse, pourront nous aider à consommer moins d'énergie fossile pour un coût raisonnable. L'UFC Que Choisir soutient donc le développement des biocarburants. Mais il faut rappeler que l'objectif essentiel de diminution de la dépendance au pétrole nécessite avant tout de faire porter l'effort sur des leviers plus importants que les biocarburants, tels que les transports collectifs ou les moteurs économes, car permettant des économies de consommation".

Et l'UFC-Que choisir "constate que la politique menée par le gouvernement pour les biocarburants" n'est pas suffisamment étayée d'un point de vue scientifique (...) et qu'elle est dispendieuse car les deux avantages fiscaux attribués aux biocarburants pour les rendre compétitifs ont été calculés sur la base d'un baril de pétrole à 30 dollars et deviennent donc démesurés".

Forte marge pour les producteurs
Les choix gouvernementaux risque d'avantager les gros producteurs français : "La défiscalisation de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) sur les biocarburants ne profitera pas aux usagers domestiques. Elle permettra en fait aux producteurs de constituer une très forte marge en augmentant leur prix de vente tout en restant compétitif par rapport au prix du carburant fossile. Une taxe supplémentaire sur le carburant fossile (TGAP) de 2 milliards d'euros par an à partir de 2010, viendra renforcer cette rente et grever le pouvoir d'achat des consommateurs".

"Ces avantages fiscaux, poursuit Que Choisir ?, ont donc été surtout élaborés pour rémunérer les producteurs nationaux et leur octroyer une situation de monopole. Dans cette logique, il n'est toujours pas envisagé d'importer de l'éthanol de canne à sucre qui offre pourtant un bon rendement environnemental et qui permettrait de nettement diminuer le prix payé par le consommateur. L'UFC Que Choisir demande au gouvernement (...) de globalement diviser par deux l'avantage fiscal des biocarburants puis de moduler la défiscalisation de la TIPP en faveur du biodiesel et à la défaveur de l'éthanol à base de céréales; et de rééquilibrer sa politique pétrolière en diminuant l'effort financier pour les producteurs de biocarburants et en investissant davantage sur les transports en commun ou les moteurs économes."

Et les céréales pour la consommation ? 
Un autre problème posé par les biocarburants est celui de la concurrence avec les céréales destinées à la consommation humaine. Les surfaces consacrées au biocarburant ne seront plus destinées à la consommation humaine et animale (pour la viande), ce qui risque de provoquer des pénuries alimentaires. Les biocarburants ne sont donc qu'une réponse partielle mais pouvant être récupérée à leur profit par les gros producteurs céréaliers, très puissants en France. Que Choisir ? souligne avec raison que toute une série de mesures doit être mise en place pour faire face au risque de raréfaction du pétrole, mais aussi à l'effet de serre : développer les transports en commun, les déplacements non-polluants, les moteurs économes, moins utiliser sa voiture, co-voiturer, etc.

Une autre organisation, le Parti Breton, s'inquiète de la politique française en matière de biocarburants, voici son communiqué du 10 janvier :

Parti Breton : "Le biocarburant défendu par la France a un parfum....de scandale"
"Le rapport rendu récemment au Ministre de l’Economie français par Alain Prost sur la politique de biocarburants en France ne fait - comme il se doit - que confirmer le choix de l’Etat français pour le bioéthanol pourtant peu performant.  Les biocarburants se divisent en deux grandes familles, les combustibles obtenus à partir d’oléagineux (huiles végétales pures et dérivés) et les combustibles obtenus à partir d’alcools (alcools purs et dérivés).  Le choix de l’Etat en faveur des combustibles obtenus à partir d’alcools à l’exclusion des huiles végétales pures s’est traduit par la non transcription en droit français des articles de la directive européenne encourageant l’usage des huiles végétales pures et dérivés.

Pourtant le rapport énergétique des combustibles à base d’alcool (obtenus en France à partir du blé et de la betterave sucrière) est très peu performant compte tenu notamment des grandes quantités d’énergie fossile requises pour sa production. En outre, ce biocarburant requiert des moteurs spécifiques contrairement aux huiles végétales pures.  Ce choix de la France s’explique par la volonté de satisfaire principalement deux groupes très influents au sein de l’Etat :   les céréaliers et betteraviers que la réforme de la Politique Agricole Commune conduit à moins subventionner.   Les groupes pétroliers qui conserveront avec la production de ces carburants leur situation de monopole. Le choix français, outre le peu de cas qu’il fait de l’environnement, prive la Bretagne d’importantes opportunités pour son agriculture, ses ports et son industrie au profit des régions productrices de blé et de betteraves sucrières comme la Beauce ou le Nord.

Le Parti Breton demande donc l’application intégrale des directives européennes sur l’ensemble du territoire breton. Le Parti Breton appelle également les collectivités territoriales bretonnes à faire preuve d’esprit d’initiative à l’instar de la Communauté de Communes du Villeneuvois (Lot-et-Garonne) qui a gagné son procès contre l’Etat (13 décembre 2006) rendant ainsi possible l’utilisation des huiles végétales pures depuis le 1er janvier 2007 pour certains véhicules des collectivités locales."

Affaire à suivre... 

Christian Le Meut 

www.quechoisir.org 

28/12/2006

Etats-Unis : un étonnant symbole

Comme vous l’avez sans doute compris en lisant ce blog : les symboles nationaux sont pour moi choses sacrées. Je chante tous les jours la Marseillaise et le Bro gozh ma zadoù (l'hymne breton) au garde à vous sous la douche. Je vénère le drapeau bleu blanc rouge et le Gwenn ha du (drapeau breton), et je suis pour le classement comme espèces protégées du coq gaulois et de l’hermine bretonne... En faisant des recherches sur internet pour cette chronique, d’ailleurs, j'ai découvert avec étonnement que l’hermine, bretonne ou pas, n’est pas considérée comme une espèce protégée en France et peut être chassée, mais en matière de symboles nationaux sacrés, je dois avouer un autre récent étonnement...

Vous connaissez sûrement le symbole des Etats-Unis, ce bel aigle qui figure sur les billets verts et qui déploie son aile protectrice sur le monde entier. En voilà un beau symbole, l’aigle. Un animal courageux, chasseur habile et émérite, maître des airs et fidèle en amour puisqu’il semble que les couples d’aigles s’unissent pour la vie...

Un animal noble donc. Or qu’ai-je appris dans l’hebdomadaire Courrier International du 23  novembre dernier, sous la plume d’une scientifique étasunienne, Catherine Raven ? Eh bien, que l’aigle étasunien n’est pas un aigle mais plutôt un vautour ! Les deux espèces font partie de la même famille d’oiseaux, mais les vautours ont une capacité plus développée que les aigles à se nourrir de... charognes, d’animaux morts ou presque. Et ils sont moins bien adaptés pour la chasse que les aigles, d’après cet article.

medium_pygargue140.2.jpgCharognard, voleur, lâche...
L’oiseau symbole des Etats-Unis est donc un charognard. Des charognards, il en faut dans la nature pour s’occuper des animaux morts mais de là à en choisir un comme symbole national, il y a une marge. D’autant que ce charognard là à d’autres mœurs que la morale humaine réprouverait. Ainsi, il attaque certains autres oiseaux, plus petits que lui, pour leur voler leurs proies. Évidemment le pygargue ne se permet pas ce genre de fantaisie avec son cousin l’aigle royal, vivant dans les mêmes contrées... Un peu couard, le symbole. Il va bien à la pêche au saumon, mais il prend surtout ceux qui ne bougent plus trop, à moitié morts, épuisés par leur migration. Un peu fainéant, en plus, le pygargue...

Encore mieux, le pygargue va parfois chercher sa pitance chez les voisins, mangeant leurs œufs, leurs petits, ou la nourriture qui leur est destinée. Sympa, comme voisin, le pygargue....  Et ce n’est pas fini. Il semble que ce sympathique animal se délecte du vomi de vautour. Du  moins d’après l’article de Courrier international qui ne précise pas comment il s’y prend pour faire vomir ses petits camarades à plumes...

Voleur de proie, fainéant, charognard, pilleur de nid, amateur de vomi : tels sont les mœurs de l’oiseau symbole des Etats-Unis. Il fut choisi par un des premiers président de ce pays, Thomas Jefferson, alors même que des scientifiques de l’époque, comme Benjamin Franklin s’étaient élevé contre ce choix. Le célèbre savant américain, qui a débarqué à Auray il y a 230 ans afin de demander l’aide du roi de France face aux Britanniques lors de la guerre d’indépendance, Benjamin Franklin donc avait qualifié le pygargue à tête blanche de “couard lamentable”.

Le goéland démasqué
Drôle d’animal pour un symbole ! Comme si nous, Bretons, avions choisi le goéland, par exemple. Il présente bien, le goéland, comme ça, vu de loin. Mais vu de près c’est autre chose. Le goéland est aussi un oiseau qui préfère piller les nids des voisins, manger leurs petits ou leurs œufs, plutôt que de pêcher. Ou faire les poubelles. Ou encore attaquer d’autres oiseaux, comme le cormoran, pour leur faire dégurgiter leur pêche, comme je l’ai déjà vu faire. Ou encore, se nourrir de charogne, voire de charogne humaine comme les corps des noyés.  Il paraît que les goélands se précipitent d’abord sur les  yeux, très bons manger... Ouf, nous sommes passés à côté d’un symbole catastrophique.

Vu de loin, et pris pour un aigle le pygargue peut passer pour un symbole de puissance, mais ses mœurs peuvent tout autant symboliser, en négatif, la politique des Etats-Unis qui captent une grande partie des richesses de la planète à leur profit et gaspillent plus d’énergie que les autres. Loin de moi l’idée cependant que ce symbole négatif puisse caractériser l’ensemble de la population des Etats-Unis qui a, à plusieurs reprises, fait montre de son courage.

Un président déplumé 
Mais quand je vois le regard bête du pygargue à tête blanche, il me fait penser à quelqu’un de connu... Mais à qui donc ? Ah oui, peut-être bien à Georges Bush. Ce pygargue là a perdu quelques plumes aux dernières élections américaines (et en Irak, et lors  de la catastrophe du cyclone Katrina et...), mais il va planer encore deux ans au dessus de nos têtes avant de retourner dans son nid texan. Même déplumé, en deux ans, il a encore le temps de nous démontrer sa capacité de nuisance. Garez vos plumes !

Christian Le Meut

18/12/2006

Langues régionales : l'amendement Le Fur rejeté à l'Assemblée nationale

Le député des Côtes d'Armor avait introduit un amendement sur la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution française, amendement finalement rejeté mais le débat parlementaire a été publié sur le site de l'Agence Bretagne Presse. J'ai noté les remarques particulièrement brillantes de MM. Charasse, Soisson, Accoyer et Gremetz...

http://www.agencebretagnepresse.com/

14/12/2006

Auray : élections passées, élections à venir...

Les partis politiques désignent actuellement leurs candidats pour les élections législatives qui auront lieu en juin prochain à la suite des élections présidentielles. A Auray, le député sortant UMP, Aimé Kerguéris voulait promouvoir la candidature du maire de Quiberon, Jean-Michel Belz. Mme Guillou-Moinart, conseillère générale et régionale était également sur les rangs. En vain, les membres de l’UMP ont désigné un autre candidat, Michel Grall, maire de Carnac qui devrait donc avoir l’investiture UMP pour ces législatives. Mais peut-être ne sera-t-il pas le seul candidat pour la droite. Jean-Michel Belz n’a pas renoncé à se présenter, et d’autres pourraient se présenter également. Il pourrait donc y avoir plusieurs candidats de droite à Auray en 2007. Et cette situation m’en a rappelé une autre, en décembre 1983.

Il y a donc 23 ans Christian Bonnet, alors député de la circonscription d’Auray, décidait d’aller poursuivre sa carrière au Sénat. Il déclenchait ainsi des élections législatives partielles mais ne désigna pas son suppléant, Aimé Kerguéris, pour prendre sa suite. Aimé Kerguéris l’avait pourtant remplacé à l’Assemblée quand Christian Bonnet était ministre de l’Intérieur sous la présidence Giscard d’Estaing. Il préféra choisir Michel Naël, alors maire d’Auray. Aimé Kerguéris se présenta quand même suivi par un autre Kerguéris, Jo, alors maire de Landévant... La droite classique avait donc trois candidats. Mais ce n’est pas cela qui retint le plus l’attention de l’opinion publique française.

La montée du Front national
En 1983, un parti politique d’extrême droite commençait à faire parler de lui : le Front National. Il avait percé à Dreux et à Paris lors d’élections partielles. Il saisit l’occasion : Jean-Marie Le Pen se présenta à son tour à Auray. De mon côté j’étais alors étudiant en journalisme à Tours et je décidais de revenir voir ce qui se passait au pays plutôt que de rester moisir en classe. Je proposais donc à mes professeurs de m’absenter quelques jours, pour prendre la direction d’Auray. Là, j’interviewais les candidats de droite, de gauche, dont Paul Baudic pour le Parti socialiste (actuellement maire de Brec’h).

Jean-Marie Le Pen obtint 12% des voix au premier tour. Il effectuait ainsi une percée, mais pas suffisante pour rester au second. Michel Nael arriva en tête (28,1 %), devant Aimé Kerguéris (22 %) puis Jo kerguéris (15,5%) qui se désista en faveur de son cousin. Le Parti socialiste, laminé, ne put se maintenir lors du second tour qui vit s’affronter Michel Naël et Aimé Kerguéris. Ce dernier remporta 58,9 % des voix et fut élu et réélu depuis sans discontinuer jusqu’à aujourd’hui. En France la loi ne prévoie pas de durée limitée des mandats, ni locaux ni nationaux. Ainsi, le Président de la République peut se représenter autant de fois qu’il veut alors qu’aux Etats-Unis, par exemple, la durée est limitée à deux mandats (huit ans). Cette absence de limite de durée est dommage car cela permettrait un renouvellement du personnel politique.

Chall ha dichall...
Plusieurs choses m’avaient marqué lors de cette campagne électorale. Ainsi, lors d’un meeting de Jean-Marie Le Pen je me suis retrouvé seul à rester assis dans une salle où tout le monde se leva d’un coup pour ovationner l’orateur... Un grand moment de solitude. Et puis j’ai constaté que le leader d’un parti nationaliste français d’extrême droite pouvait parler breton. Pas durant ses meetings mais dans la rue, à Locmariaquer, notamment, où il échangea quelques phrases avec des habitants. Moi, je ne parlais pas breton à l’époque, je n’ai pas pu lui faire la conversation dans cette langue mais j’ai appris deux mots avec lui : chal ha dichal, le flux et le reflux. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m’est resté.

Il n’est pas surprenant que Jean-Marie Le Pen parle breton, au moins un peu : il est né voici 78 ans dans une famille de pêcheurs de la Trinité-sur-Mer, petit port où l’on parlait breton avant la Seconde guerre mondiale. Aujourd’hui la Trinité-sur-Mer est devenu un grand port de plaisance et l’on n’y parle plus beaucoup breton... Les gens à qui je raconte cette anecdote sont souvent surpris. Le fait qu’un leader du nationalisme français parle breton peut surprendre, en effet. 

Parler breton, comme parler n’importe quelle langue, est une richesse. Une richesse conquise, pour moi comme pour beaucoup d’autres, puisque nous aurions dû l’oublier, cette langue, comme celà nous était intimé, ordonné, par moultes institutions, par l’idéologie dominante qui la présentait comme un rebut à jeter, par moult pouvoirs à commencer par l’école dont elle était exclue, et dont elle est encore largement exclue, hormis pour quelques milliers d’élèves des écoles bilingues. Mais si parler breton est une richesse culturelle et personnelle, celà n’immunise contre aucune idée nauséabonde. La preuve !

Christian Le Meut

Résultat des élections de décembre 1983 dans la circonscription d’Auray. Premier tour : Michel Naël (UDF-RPR officiel) 28,16%; Aimé Kerguéris (UDF) 21,99%; Paul Baudic (PS) 15,5%; Jo Kerguéris (UDF) 15,46%; Jean-Marie Le Pen (FN) 12,02 %; René Maury (PC) 5,35%; Bernard Guérin (UDB) 1,52%). Second tour : Aimé Kerguéris 58,9%; Michel Naël 41,1%.

An Alre : dilennadegoù paseet ha dilennadegoù da zont...

E fin ar bloaz 1983, e oan e chom e Tours da zeskiñ ma micher kazetenner. Ar bloaz-se an aotroù Christian Bonnet n’doa lakaet en e sonj mont kuit ag an Assemblée nationale evit mont d’ar Sénat... Ar bloaz se c’hoazh, ur strollad politikel a zehoù pellan, ar Front national, get Jean-Marie Le Pen en e benn, a groge d’ober berzh en dilennadegoù lec’hel, evel e Dreux, e Paris hag... en Alre.

Rak, ur wezh bout roet e zilez get an aotroù Bonnet, e oa bet ret sevel dilennadegoù nevez, en Alree hepken, da zibab un c’hannad nevez. Hag an aotroù Le Pen oa war ra rank. Ha me, m’boa kinniget get ma c’helennourion mont d’ober ur reportaj d’An Alre e lec’h chom da vreinañ er skol. Trouz oa e bro An Alre, memestra; ur bern kazetennerion oa deuet a gaos ma oa Le Pen, paotr ag An Drinded, war ar rank. Ne oa ket en e unan.

D’an tu kleiz tud oa evel Paul Baudic (maer Brec’h c’hoazh hiriv an deiz), un den ag ar PC hag unan all evit an UDB.  An aotroù Aimé Kerguéris oa iwez war ar rank. Hennezh oa  "suppléant" Christian Bonnet hag en doa kemeret e blas en Assemblée nationale pa oa bet anvet an aotroù Bonnet d’ar gouarnamant, da vare ar prezidant Giscard d’Estaing. Ya, met Christian Bonnet en doa choazet un den all evit kemer e blas da vat en Assemblée : Michel Nael, maer an Alré d’ar c’houlz se, ha kuzulier kanton an Alre c’hoazh hiriv an deiz. Ha daou zen ne oa ket trawalc’h, unan all oa daet iwez evit an tu dehoù : Jo Kerguéris, maer Landevan d’ar mare-se. Deuet eo da vout senatour ar Morbihan ha prezidant Kuzul an departamant hiriv an deiz.  

Bec'h c'hoazh e Bro an Alre...
Sonj m’eus bet ag dra se n’eus ket pell zo rak trouz zo c’hoazh hiriv an deiz get an tu dehoù e Bro an Alre. Tri bloaz arnugent zo e oa aet ar maout get Aime Kerguéris. Hag hennezh a zo c’hoazh kannad. E Frans n’eus ket lezenn ebet evit paraat doc’h an dilennidi a chom re bell en o flas. Mard eo dilennet ha dilennet en dro, ur prezident, ur maer, ur c’hannad, a c’hell chom ar pellan gwellan, betek e varv ! Ni wello a benn nebeut petra vo dibabet get an aotroù Chirac hag a c’hell mont war ar rank en dro e 2007...

Aime Kerguéris, eñ, a faota bremañ mont war e leve ha reiñ e gadoer d’an aotroù Jean-Michel Belz, maer Kiberen... Ya, met n’eo ket hennezh a zo bet dibabet get izili UMP Bro An Alre, met an aotroù Michel Grall, maer Karnag. Hag un tervet oa war ar rank : an intron Guilloù Moinard. Tud a zo fallgountant get ar choaz se evel Jean-Michel Belz a yello marteze d’an dilennadegoù memestra daoust d’ar pezh votet get tud an UMP. Ped a dud a vo war ar rank e miz Mezheven 2007 en tu dezhoù e Bro An Alre ? N’ouiomp ket, met meur a unan, sur awalc’h.

1983...
Met deomp en dro tri bloaz arnugent zo. D’ar c’houlz-se, Jean-Marie Le Pen en doa tapet 12 % ag ar mouezhioù. Ne oa ket netra, met ne oa ket trawalc’h evit bout en eil tro. Me m’boa aterset Le Pen ha desket un nebeut gerioù brezhoneg getan, evel “Chall ha dichall”, da skouer. N'ouion ket perak ar gerioù-se a zo chomet barzh ma fenn... Rak an aotroù Le Pen a ouia komz brezhoneg, un tammig, da nebeutan; klevet m’boa hennezh kaozeal brezhoneg get tud zo, pas e-pad ur meeting met er straedoù, e Lokmariaker.

Ganet eo Le Pen triwec’h ha tri ugent vloaz zo en Drinded, barzh un familh a besketourion. Komzet veze brezhoneg du hont get tud ag ar bobl araok an eil brezel bed... Pa laran an dra se da dud zo, souezhet int. Penaos ta, un den evel-se a gomzehe breton ?  Ben ya. Souezhus eo gwelout ur broadelour a Frans, berped get e vanniel trilivet, e komz brezhoneg. Met komz brezhoneg n’eo ket trawalc’h evit bout vaksinet a enep d’ar sonjoù fall !
Christian Le Meut

- Disoc’hoù an dilennadegoù en Alre (12/2003) - tro kentañ : Michel Naël (UDF-RPR ofisiel) 28,16%; Aimé Kerguéris (UDF) 21,99%; Paul Baudic (PS) 15,5%; Jo Kerguéris (UDF) 15,46%; Jean-Marie Le Pen (FN) 12,02 %; René Maury (PC) 5,35%; Bernard Guérin (UDB) 1,52%. Eil tro : Aimé Kerguéris 58,9%; Michel Naël 41,1%.

16/11/2006

Sarkozy : "L'homme n'est pas une marchandise comme les autres"

http://www.dailymotion.com/video/xmesx_sarko-lhomme-est-une-marchandise

C'est le lien sur lequel vous pourrez aller voir le court extrait d'un journal de ITV (10 novembre), sur un meeting de Nicolas Sarkozy à Saint-Etienne où il dit, texto : "L'homme n'est pas une marchandise comme les autres".

Pas comme les autres mais marchandise quand même ?...