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30/09/2007
Médicaments : comment labos et médecins creusent le trou de la sécu...
Voici un communiqué de la confédération Que Choisir ? du 25/09/2007 intitulé : "Prescription des médicaments les labos et les médecins minent les comptes de la Sécu !" (dossier dans le numéro d'octobre de la revue) :
"Au terme d'une longue analyse, l'UFC-Que Choisir a réussi à retracer, très finement, l'évolution des dépenses de médicaments par classe thérapeutique depuis 2002. Les premiers résultats montrent l'existence d'un immense gâchis qui résulte de prescriptions médicales manifestement irrationnelles.
- Dans la classe des "IPP" (problèmes gastro-oesophagiens), dès 2001, les laboratoires ont contourné l'arrivée des génériques en 2002 en incitant les médecins de ville à prescrire un nouveau médicament (l'Inexium) dont les ventes se sont fortement accélérées. Or, ce médicament non génériquable, non innovant et pas plus efficace, est en revanche plus coûteux pour la collectivité. Gâchis : 303 millions d' euro entre 2002 et 2006.
- Dans la classe des "AINS" (problèmes d'arthrose), les médecins ont préféré prescrire en masse l'ART 50 alors même que son efficacité est jugée inférieure à d'autres médicaments pourtant plus efficaces et moins coûteux pour la collectivité. Gâchis : 222 millions d' euro entre 2002 et 2006.
- Dans les classes « Sartans » et « IEC » (problèmes d'hypertension), la prescription est doublement irrationnelle : les dépenses progressent de 54 % entre 2002 et 2006 alors que rien n'indique une augmentation de la population cible, ou une meilleure prise en charge des malades. Enfin, les médecins ont préféré prescrire les « Sartans » au détriment des « IEC » alors même qu'ils sont, selon deux études de référence, moins efficaces et plus coûteux pour la collectivité. Gâchis : 125 millions d' euro entre 2002 et 2006.
Entre 2002 et 2006, sur seulement trois classes thérapeutiques, soit 14 % des prescriptions annuelles, ce gâchis aura coûté au minimum 650 millions d' euro à la Sécurité Sociale !
L'emprise quasi exclusive des laboratoires pharmaceutiques sur les médecins de ville est un secret de polichinelle. Les médecins ont perdu le contrôle de la prescription. Cette démission est aujourd'hui payée cash par tous les usagers du système de santé. L'information produite par les autorités de santé en direction des médecins ne leur parvient pas. Logiquement, les laboratoires pharmaceutiques ont, notamment par leurs visiteurs médicaux, façonné l'information des médecins. Cet état de fait doit être corrigé.
C'est pourquoi, l'UFC-Que Choisir propose la création d'un corps de 1.700 visiteurs médicaux (en remplacement des délégués de l'assurance maladie) sous la responsabilité de la Haute Autorité de Santé et financés pour moitié par les laboratoires.
Tant qu'aucune mesure ne sera prise pour stopper ces gâchis, l'UFC-Que Choisir estime qu'il serait inéquitable et injuste d'envisager des mesures supportées par les usagers de notre système de soins."
22:22 Publié dans Buhez sokial/Vie sociale , Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, sécurité sociale
26/09/2007
Non-Violence Actualité : Didaerded a-vremañ
Penaos donet da vout difeulst, didaer ? Diaes awalc'h : abaoe pell e vez mab den akourset d'ober get ar feulster, an daerded, e skeiñ, e lazhiñ, met ivez e klask gwaskiñ ar re all (war an dachenn ekonomikel, pe sokial, pe psikologel ivez...). Penaos chanch ? Setu ur gazetenn a gas sonjoù, fesonioù dishenvel d'ober, abaoe pell bremañ (1978). Bep daou viz e vez savet teuliadoù get ar gazetenn-se hag, ur wezh ar bloaz, ur "Guide de ressources". Traoù zo e-barzh evit ar vugale (levrioù met ivez c'hoarioù kenober, kooperativel...), hag ar re vras (levrioù a-bep sort, chomlec'hioù kevredigezhioù, kasedigoù, DVDioù...). Ar gelaouenn-se a zo gwerzhet 6 € (get frejoù post).
Comment devenir non-violent ? Plutôt difficile : depuis longtemps l'être humain est habitué à recourir à la violence, en frappant, en tuant, mais aussi en cherchant à dominer les autres (sur le terrain économique, ou social, ou psychologique aussi...). Comment changer ? Voici un revue qui apporte des idées, des façons différentes de faire, depuis longtemps maintenant (1978). Tous les deux mois elle édite des dossier et, une fois par an, un "Guide de ressources". Il y a dedans des choses pour les enfants (livre, jeux coopératifs...) et pour les plus grands (livres, contacts d'associations, cassettes, DVD...). Ce guide est vendu 6 € port compris.
NVA, BP 241, 45202 Montargis cedex. Tél : 02 38 93 67 22.
non-violence.actualite@wanadoo.fr
11:20 Publié dans Buhez sokial/Vie sociale , Deskadurezh/Education , Didaerded/Non-violence , Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Non-violence, coopération, catalogue
Unité judiciaire bretonne : appel à manifester
Setu ur gemenadenn a berzh ar gevredigezh Sten Kidna komzomp asampl/Communiqué de l'association alréenne Sten Kidna :
Unité judiciaire bretonne : l'association alréenne Sten Kidna appelle à manifester samedi
L'association alréenne Sten Kidna komzomp asampl se joint à l'appel de nombreuses associations bretonnes pour l'unité judiciaire des cinq départements bretons, unité remise en cause par un projet gouvernemental. Elle appelle donc à manifester samedi 29 septembre à 15 h devant le parvis du Parlement de Bretagne à Rennes (renseignements au 02.99.87.17.65).
Unvaniezh lezvarn Breizh : kevredigezh Sten Kidna An Alré a c'halv d'ar vanifestadeg
Ar gevredigezh Sten Kidna Komzomp asampl (An Alré) a c'halv da vanifestiñ disadorn 29 a viz Gwenholon evit difenn unvaniezh lezvarn pemp departamant Breizh. An emgav a zo da 3 eur dirak Breujoù Breizh e Roazhon. Titouroù evit ar vanifestadeg-se : 02.99.87.17.65.
00:05 Publié dans Breizh/Bretagne , Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, justice, unité
24/09/2007
Breizh Touch : un dibunadeg vrav e Paris/un beau défilé à Paris
Sellet m'eus doc'h TF1 dec'h (evit ur wezh), etre kreisteiz hag un eur, evit gwelet tibunadeg ar "Gelted" war ar "Champs Elysées". Brav eo bet an arvest : da gustum ne vourran ket kalz tibunadegoù get soudarded, met dec'h, justawalc'h, an dud a oa sivil, gwisket kaer, e tañsal hag e soniñ, get plijadur ha begon, war e seblant. Hag an aotrouion Narcy ha Pichard, a ginnige an abadenn, n'o d'eus ket lâret re a gonerioù, oc'hpenn-se ! Traoù a zo da rebechiñ d'an aozourien (Rannvro Breizh...), memestra. Da skouer, ar badagoù a goste Paris n'int ket bet kouviet hag ar Breizh Touch n'eus kountet ker awalc'h (lâret m'eus an dra-se dija war Rezore), met, marteze, un taol brud a-feson a vo evit Breizh, a-benn ar fin. 40% ag an dud a selle doc'h ar skinwell d'ar prantad amzer-se dec'h, a oa e sellet doc'h an dibunadeg... 300.000 arvest a oa e Paris. Un dra all a oa bourrapl : gwellout bagadoù Liger Atlantel e penn an dibunadeg.
Klevet m'eus hiriv, da greisteiz, Didier Porte, a gomz bemdeiz e-pad abadenn Le fou du roi, war France Inter : hennezh n'eus gwelet nemet "bekasined" e tibuniñ ha ne anav nemet un den a Vreizh : Patrick Le Lay. N'eo ket bet farsus bras, Didier Porte, ar mintin-mañ. Tud zo a zo mod-se, o deus diaesamentoù da gompreñ ar re a zo dishenvel doc'hte ha, war drenv ar "fent" an dismegans a za doc'htu. Domaj. "Qu'on vous soit différent suppose, par obligation, qu'on ait tort", a gane Maxime Le Forestier, pell zo, barzh ur sonenn anvet "Caricatures". Ha ma vehe bet Tibetiz, pe Amerindianed, e gerzhet barzh ar Champs Elysées dec'h, petra en dehe lâret Didier Porte ? Goap en dehe graet doc'hte ? Pas, met Bretoned hepken a oa (hag un nebeut tud all), a ziskouezhe penaos int dishenvel, ur sort, laouenn ha fier oc'hpenn... Kement d'ober goap doc'hte, evel rezon.
Kalz a vern : deomp araok !
E galleg/en français
Hier j'ai regardé TF1 (pour une fois), entre midi et une heure, pour voir le défilé des "Celtes" sur les Champs-Elysées. Un beau spectacle : d'habitude je n'aime pas trop les défilés militaires mais hier, justement, les gens étaient des civils, vêtus de très beaux habits, ils dansaient et jouaient de la musique avec plaisir et énergie, à ce qu'il semblait. De beaux vêtements, de la belle musique, de belles images et MM. Narcy et Pichard, qui présentaient l'émission, n'ont quasiment dit aucune bêtise, en plus. On peut cependant reprocher quelques petites choses aux organisateurs. Ainsi les bagadoù parisiens n'avaient pas été conviés. La Breizh Touch a coûté cher (je l'ai déjà écrit sur Rezore), mais, peut-être que cela a été un beau coup de pub pour la Bretagne. 40 % des gens qui regardaient la télévision à ce moment-là hier regardaient le défilé. 300.000 spectateurs étaient présents à Paris. Une autre chose fut agréable : voire les bagadoù de Loire-Atlantique figurer en tête du défilé.
Ce midi j'ai entendu Didier Porte, qui parle chaque jour dans l'Emission Le fou du roi, sur France Inter : lui n'a vu que des "Bécassines" défiler et il ne connaît qu'un Breton, Patrick Le Lay. Il n'a pas été très drôle, ce midi, Didier Porte. Mais il y a des gens comme ça qui ont du mal à comprendre qu'il y a des personnes différentes d'eux et, derrière "l'humour", le mépris vient vite. Dommage. "Qu'on vous soit différent suppose par obligation qu'on ait tort", chantait Maxime Le Forestier, il y a longtemps, dans un chanson intitulée "Caricatures". Et si des Tibétains, des Améridiens, avaient défilé hier sur les Champs-Elysées, qu'en aurait dit Didier Porte ? Il se serait moqué d'eux ? Mais non, c'étaient seulement des Bretons (avec quelques autres), qui affichaient leur différence, quand même, heureux et fiers : de quoi rire, évidemment.
Qu'importe : continuons d'avancer.
Christian Le Meut
19:35 Publié dans Breizh/Bretagne , Brezhoneg/Langue bretonne , Mediaioù/média/skinwel/Télévision | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Breizh Touch
22/09/2007
Bonreizh : ur yezh hepken ?/Constitution : une seule langue ?
Bonreizh Frans a vo chanchet e 2008 get ar parliamant evel ar pezh a zisplege Bernard Poignant n'eus ket pell zo (notenn ag ar 18/09) met, betek bremañ, n'eo ket bet sonjet get ar gouarnamant lâk plas ar yezhoù "rannvroel" war ar stern. Kalz a vern penaos, ar vonreizh a zo skrivet e galleg, hag a chomo e galleg hepken. E broioù zo, evel Bro Meksiko (met ivez barzh Bro Frañs da vare an dispac'h), ar vonreizh he unan a zo bet skrivet e meur a yezh evel ar pezh a zispleg Courrier International barzh un niverenn ispisial interesus a zivout an Amerindianeg ("Fiers d'être Indiens"), embannet just araok ar vakansoù.
La Constitution française sera modifiée l'an prochain, comme l'expliquait le député européen Bernard Poignant il n'y a pas longtemps (lire note du 18/09) mais, jusqu'à maintenant, le gouvernement n'a pas pensé à mettre la place des langues régionales sur le métier. Quoiqu'il en soit, la Constitution est écrite en français, et restera en français seulement. Dans certains pays, comme le Mexique (mais aussi dans la France de la révolution), la Constitution elle-même est écrite en plusieurs langues comme l'explique Courrier international dans un numéro spécial intéressant sur les Améridiens ("Fiers d'être Indiens"), édité juste avant les vacances.
"Depuis sa promulgation en 1917, la Constitution mexicaine n'existait qu'en espagnol. Depuis le 27 novembre 2006, la Cour suprême - la plus haute instance judiciaire du pays - a réparé cette injustice. En accord avec 58 municipalité et 19 entités fédérales, la Constitution va être traduites en 26 autres langues. Parmi elles figurent le nahuatl qui compte 1.650.000 locuteurs, le maya, 892.723 locuteurs, ou encore le chichimeca, 2.000 locuteurs. Les Mexicains pourront désormais défendre leurs droits dans la langue de leurs ancêtres, a déclaré Mariano Azuela Güitron, le président de la Cour suprême. Selon l'Atlas des langues en danger dans le monde de l'Unesco, le Mexique a déjà perdu 110 langues au cours de son histoire. Il lui en reste 62. Parmi elles l'ixcateco, qui n'est plus parlé qu par quatre personnes âgées dans la vallée d'Oaxaca".
Christian Le Meut
00:05 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne , Etrebroadel/International , Politikerezh/Politique , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mexique, langues, Consitution
21/09/2007
Ecole bilingue à Guichen (35) : le breton sur la touche
"Lettre ouverte :
Nous sommes un groupe de parents de 24 enfants âgés de 2 à 5 ans. Nous avons monté un projet de classe bilingue français/breton à Guichen en Ille et Vilaine. Il nous a fallu plus de deux longues années pour réunir les conditions fixées par l'inspection académique en respectant les règles établies et le calendrier scolaire.
Notre ténacité, notre pugnacité et la volonté de voir nos enfants suivre ce type d'enseignement au sein de l'école de la République se heurtent aujourd'hui au mépris et à l'arrogance de l'autorité académique qui refuse de tenir ses engagements ; Le recteur n'a pas daigné nous recevoir.
Nous souhaitons accompagner du mieux possible nos enfants dans leurs apprentissages et ne pouvons pas accepter cette décision injuste et contraire à l'idée d'égalité des chances que nous nous faisons.
Nous souhaitons, par cette lettre ouverte interpeler l'ensemble des élus et les autorités académiques afin de les amener à trouver un consensus autour de l'enseignement bilingue français/breton ; nous souhaitons également interpeler tout ce que la Bretagne et le breton peuvent avoir comme porte-paroles afin de leur rendre compte de notre malaise, de notre écoeurement et obtenir leur soutien.
L'année passée, l'inspection académique a refusé notre demande de classe bilingue car notre demande était tardive (après la carte scolaire). Pour cette rentrée, toutes les conditions ont été respectées, mais nous nous heurtons toujours à un refus administratif au détriment des textes en vigueur. On nous somme de scolariser nos enfants dans des classes existantes et éloignées de nos domiciles. On nous conseille même ironiquement de déménager pour s'en approcher.
L'enseignement du breton doit-il être ainsi méprisé ? Peut-on accepter d'être ainsi regroupés, ghettoïsés sur le territoire breton ? Cette langue, cette culture sont nôtres et libres. Lorsque les conditions sont respectées, les engagements pris doivent être respectés!
A l'heure de grandes manifestations nationales telle que la « Breizh touch », on ne peut pas continuer à déclarer soutenir la langue bretonne sans agir quotidiennement en sa faveur. La Bretagne est bien plus qu'une vitrine commerciale ou une marque déposée. Les clivages politiques ainsi que les états d'âme doivent être mis de côté et nos représentants doivent porter haut et fort la demande des parents quand elle existe. Aujourd'hui certains élus se disent pour l'enseignement du breton et dans le même temps ne sont pas présents à nos côtés quand il est nécessaire, cela est-il bien compatible ?
Nos enfants grandissent et n'attendront pas une éventuelle ouverture dans un futur lointain. Il suffit des promesses, nous voulons du concret. Nous attendons une position claire et sans ambiguïté sur l'enseignement bilingue français/breton à l'école publique et sur l'ouverture que nous réclamons de droit depuis deux ans.
Le collectif des parents pour l'ouverture d'une classe bilingue à Guichen. Chez Madame Bloyet, 11, rue Auguste Renoir
35580 GUICHEN
02.99.57.00.15 / jean-philippe.bloyet@orange.fr
Stefan Carpentier, sekretour e karg eus ar c'hehentiñ/secrétaire chargé de communication
Div Yezh, 10, straed Abbé Gibert, 22110 Rostrenn
postel: stefan.carpentier@div-yezh.org
Pgz: 02.96.29.23.33
http://www.div-yezh.org
12:40 Publié dans Breizh/Bretagne , Brezhoneg/Langue bretonne , Deskadurezh/Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Langue bretonne, brezhoneg, Guichen
20/09/2007
Breizh Touch ?
La Breizh Touch déferle sur Paris ce week-end... Breizh a ya da aloubiñ Paris, met d'ober petra, ha petra eo ar pal ? Mais pourquoi faire, c'est un peu la question que se pose l'association Askol (association des élus bretons pour la démocratie, proche du Parti Breton), mais elle n'est pas la seule. Pendant que l'on dépense des millions d'euros pour défiler à Paris, certaines associations travaillant pour la langue bretonne manquent, ici, en Bretagne, de moyens et sont contraintes de licencier leur personnel... L'offre médiatique en langue bretonne demeure très faible (voire diminue !) et les ouvertures de classes bilingues restent en dessous des demandes parentales...
Voici le communiqué d'Askol : " La Breizh Touch, une belle initiative mais pour quels objectifs et quels résultats? Le Conseil régional de la Bretagne administrative et les conseils généraux bretons, dont la Loire-Atlantique, ont investi 2,4 millions € pour l’organisation de la Breizh Touch du 20 au 23 septembre à Paris. Cette manifestation importante va proposer diverses expositions et de nombreux évènements sur 4 jours à la population parisienne : du numérique aux bagadoù, d’un cyber fest-noz à des chalutiers sur la Seine, c’est un véritable foisonnement culturel et économique qui va être présenté.
Au-delà de l’évènement en lui-même, nous pouvons quand même nous poser la question du « pourquoi ? » de cette manifestation…. A plusieurs reprises, les initiateurs du projet, au premier rang desquels Jean-Yves Le Drian, ont souligné la nécessité de présenter la modernité de la Bretagne ; c’est assez surprenant comme justification : ne s’agit-il pas encore là d’une sorte de complexe d’infériorité sous-jacent qui veut que l’on aille à Paris justifier de notre modernité bretonne ? L’on pourrait penser que la « Breizh Touch » aurait un objectif bien plus pragmatique que le simple témoignage de notre « modernité » :
- par exemple, attirer de nouveaux investisseurs économiques en Bretagne…. mais Paris est-il le bon lieu pour cela ? N’aurait-il pas mieux valu faire un important travail de promotion dans des capitales économiques de niveau européen ou mondial comme Londres, Berlin ou Milan ? Que dire de la quasi-absence de « Produit en Bretagne » dans cette opération parisienne ?
- ou encore promouvoir la langue et la culture bretonnes mais la marginalisation des associations et des éditeurs bretons, par exemple, dans cette opération est plutôt de mauvais augure…Sans l’association « Paris breton », il n’y aurait quasiment rien eu dans ce domaine !
- peut-être s’agit-il de renforcer l’industrie touristique bretonne ? Mais là encore cela vaut-il la peine d’investir 2,4 millions € sur Paris qui est déjà une cible touristique depuis des années ? Alors que les marchés des Iles britanniques, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Belgique ou d’Italie ont besoin d’être dynamisés ….
- finalement, nous pourrions penser qu’une telle opération est faite pour obtenir, enfin, des résultats sur des problèmes fondamentaux pour l’avenir de la Bretagne et qui dépendent des autorités basées à Paris: la réunification, de nouvelles institutions pour la Bretagne, un statut pour la langue bretonne ….De façon assez évidente, la Breizh Touch n’a pas cette ambition…
Pour conclure, au-delà de l’aspect festif et plaisant, Askol, association des Elus Bretons pour la Démocratie, s’interroge sur l’utilité d’un investissement aussi important sur une action à Paris ; de notre point de vue et en restant dans le domaine de tels évènements, la priorité serait d’une part, de conforter l’identité bretonne de la Loire-Atlantique en organisant annuellement une manifestation majeure sur la Bretagne à Nantes, d’autre part de développer l’image de la Bretagne à l’international et tout d’abord au niveau européen qui est la véritable aire de rayonnement des activités bretonnes qu’elles soient économiques, touristiques ou culturelles : c’est à Bruxelles, Milan, Londres ou Berlin que doivent avoir lieu les prochaines Breizh Touchsi l’on veut que ces investissements de millions d’Euros d’argent public servent réellement au développement de la Bretagne.
Askol"
11:20 Publié dans Breizh/Bretagne , Brezhoneg/Langue bretonne , Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bretagne, Breizh, Breizh Touch
Brezhoneg/Breton : distro skol kentelioù noz e Bro An Alré
Cours de breton : réunion de rentrée mercredi 26 à Pluvigner et vendredi 28 à Auray. Les cours de breton de l'association Kerlenn Sten Kidna/Komzomp asampl reprendront début octobre. Comme les années précédentes une douzaine de cours sera proposée en pays d'Auray. Une permanence de renseignement est assurée chaque samedi matin de septembre (10 h – 12 h) à la salle de l'association (8 rue Joseph Rollo, ancienne école Rollo, Auray – tél : 02.97.29.16.58) et une réunion de rentrée est programmée mercredi 26 septembre, 18 h 30, salle du Tanin, à Pluvigner. Une autre le vendredi 28 à 20 h 30, salle de l'association à Auray.
Site internet : http://membres.lycos.fr/stenkidna/
Kentelioù brezhoneg : distro skol Kerlenn Sten Kidna : kentelioù brezhoneg Kerlenn Sten Kidna a grogay e penn kentañ miz Gouel Mikael (Here). Evel bep bloaz war dro daouzek kentel a vo kinniget d'an dud e Bro An Alré. Un emvod a vo dalc'het evit an distro skol e Pleuwigner d'ar merc'her 26 a viz Gwengolo, 6e30 da noz, sal an Tanin (bourc'h Pleuwigner), hag en Alré, d'ar gwener 28/09, 8e30 da noz e sal ar Gerlenn. Hor sal a vo digor ivez bep sadorn vintin (10e-12e) evit kelaouiñ an dud (8 straed Joseph Rollo, skol gozh Rollo - pellgomz : 02.97.29.16.58). Lec'hienn internet : http://membres.lycos.fr/stenkidna/
09:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Auray, An Alré, brezhoneg, langue bretonne
19/09/2007
26/09 : Devezh Europa ar yezhoù/Journée européenne des langues
Ar merc'her 26 a viz Gwengolo a vo "Devezh Europa ar yezhoù"/Le mercredi 26 septembre sera la Journée européenne des langues. Lec'hioù internet/sites internet :
http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/JEL_FR.asp
http://www.ecml.at/edl/Default.asp?l=F
09:55 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne , Etrebroadel/International , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, langues
18/09/2007
Karta Europa ar yezhoù rannvroel : al lec'hienn/Charte européenne des langues régionales : le site
Lâret'vez ur bochad traoù faos a ziar-benn Karta european ar yezhoù rannvroel, ar pezh m'eus komprenet e lenn atersadenn Bernard Poignant barzh Le Télégramme ar mintiñ-mañ. Setu perak m'eus klasket ha kavet lec'hienn ofisiel ar Garta. Kentelius eo.
http://www.coe.int/T/F/Affaires_juridiques/D%E9mocratie_l...
17:15 Publié dans Breizh/Bretagne , Brezhoneg/Langue bretonne , Etrebroadel/International , Yezhoù/langues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Charte européenne des langues régionales


