29/11/2006
TNT : Tele Nul ha Treut ?
Abaoe un nebeut amzer m’eus dizoloet chadennoù an TNT, ar pezh ne dalv ket Tele nul ha treut met “Télévision numérique terrestre”. Ur wezh bout prenet ganeoc’h ur vouest bihan ha bout lakaet anezhi war o post skinwell, c’hwi c’hell sellet doc’h triwec'h chadenn, hep paeañ netra ouzhpenn... Bon, chadenn ebet e brezhoneg, evel rezon... Met Arte hag ar Pempvet a c’hell bout sellet e pad an devezh a bezh a gres d’an TNT, da skouer, ar pezh zo interesus awalc’h. Get chadennoù evel Itélé, BFM, e vez skignet doereiù, keleier a hed an devezh, evel France Info evit ar radio...
E mesk ar chadennoù all m’eus remerchet, Télé Monte Carlo. Ma faota deoc’h mont war yuvankaat, mont en dro d’ar bleadeù 70, sellit doc’h TMC. Skignet vez geti rummadoù evel L’Homme de fer, get Robert Dacier (merglet un tamm), pe Miss Marple, pe c’hoazh Nestor Burma, hennezh a zo yaouankoc’h memestra...
Ar re baour hag ar re bitaod...
Met chadennoù evit ar re yaouank zo ivez war an TNT, evel Europe2TV pe NRJdaouzek. War ar chadenn-se, ur sul da greizteiz, m’eus gwellet un abadenn skinwell gwir-vout (tele-wirionez) savet er Stadoù Unanet. En ur c’hastel oa bet bodet, tolpet, un ugentad a dud yaouank, tud ar dro pemp bloaz arnugent, merc’hed pe paotred, gwenn pe du. Tud paour ki get tud pinvidik bras. Heritourion get milionoù ha milionoù a zollarioù d’un tu lakaet get tud paour bras a zle dija kalz argant d’ar bankoù : ugent mill, tregont mill, hanterkant mill dollar. Tud a laboura da baeañ o studioù, mammoù o unan get bugale, ha c’hoazh... Savet oa bet strolladoù daou a daoù. Un den pitaod get un den paour. Ur sort kenstrivadeg kwa. Ret oa dezhe labourat asambles, ha bout ar gwellañ posupl evit mont betek fin ar genstrivadeg ha tapout 100.000 dollar ! Met bep sizhun e vez lakaet er maez ur skipailh, get ar re all, e votiñ.
An deiz se e oa bet goulennet get ar strolladoù netaat un hippodrome goude redadegoù. Ur bochad tud oa daet da wellet ar ronsed e redek hag al lec’hioù oa chomet lous ar o lerc’h. Daou benn bras an hippodrome a oa bet lakaet da sellet doc’h kalite labour ar re yaouank, ha da vuzulian an amzer, evel ma vez graet da gustum er vuhez gwir get ar re gobret (ha paeet fall), d’ober labourioù sort-se. Setu al lod brasan da labourat hardiz hag un nebeut a re all, pitaod anezhe, da ruzal o botoù...
Gwalc'hiñ ar c'horn bihan !
Met ne oa ket echu : goulennet oa bet gete ivez gwalc’hiñ ar privezioù, ar c’hornioù bihan, kersoulaj kwa ! Lous oa ha blaziñ a rae : ur spont. Evit ar re baour ne oa ket aes, met kroget o deus a barzh memestra, evel ma vez graet er ger. Ha re binvidik o deus kroget a barzh ivez met ar re se n’o doa ket james netaet, gwalc’het privezioù. Tud a vez paeet gete d’ober sort labour-se. Paotred pitaod a oa feuket hag heuget, met pas ar merc’hed. Notet oa bet al labour hag ar re wellañ oa sur da chom er c’hastel e pad ar sizhun war lerc’h. Hag, e fin an abadenn e oa ret votiñ evit lakaat un den er maez, hag e genseurt ivez iwez. Nag ur jeu bourrapl, nag an ambians fall er c’hastell, me lar deoc’h. Bep hini e komplotiñ d’e du da lak er maez un den all...
Get 100.000 dollar peus ket mui netra !
Unan e mesk ar re binvidik oa displijus bras, dismegansus, fier, rog ha tout. Un animatour n’doa goulennet getan petre a rahe get an argant, kent mil dollar, roet d’ar skipailh gwellan e fin an c’hoari : “Prenet vo genin ur vontr nevez !” eme ar paot dirak tud paour bras. Lakaet oa bet er maez ar paotr, hag an hini paour a oa getan. Hennezh a ouele, kalz, peogwir en doa afer, hennezh, ag an argant se... Kriz oa ar c’hoari se. Met lakaat tud pitaod bras da labourat evel ma vez graet bemdez get ar re baour, n’eo ket ur sonj fall kement-se...
LCP ha Gulli...
Ma faota doc’h gober ur chouk, un ahoue, goude merenn dirak ho skinwell, meur a chadennoù zo. Met, an hini gwellan zo chadenn ar parliamant, da lâret eo LCP-public. Da noz, ur chadenn all a zo : Gulli. Skignet vez geti programmoù evit ar vugale, tresadennoù bev ha feuilletonnoù e pad an deiz... Ha netra da noz : da gousket tudoù. Chom a ra ur sort “mire” evel ma veze graet get an ORTF gwezhall, met farsusoc’h. Ur sort G, evel Gulli, a vez skignet ha klewet e tiroc’hall a hed an noz. Da gousket ar re vunut, da gousket ar re vras, hag n’ankoueit ket da lazhiñ ho postoù skinwell, da noz met ivez e-pad an devezh.
Christian Le Meut
18:59 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne, Mediaioù/média/skinwel/Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Télé, breton, TNT
La TNT, ce n'est pas de la dynamite !
J’ai fait la découverte récemment de la TNT. Non, il ne s’agit pas d’explosifs mais de télévision; et d’une télé qui n’a rien d’explosif, justement. TNT ne signifie pas Télévision naze et tarte mais Télévision numérique terrestre. Vous achetez un petit boîtier quelques dizaines d’euros, vous l’installez ou le faites installer et voilà, vous pouvez regarder 18 chaînes gratuites; 18 chaînes, le bonheur intégral ! Bon, aucune en langue régionale, ne rêvons pas, mais vous pouvez regarder les programmes complets d’Arte et de la Cinquième avec une image de très bonne qualité, ce n’est déjà pas mal...
La TNT propose aussi des chaînes d’informations en continue. Plus besoin d’attendre la grand messe de 20 h. Tout n’est donc pas complètement naze dans le monde de la TNT. Si vous voulez rajeunir de vingt à trente ans regardez Télé Monte Carlo qui rediffuse en permanence de vieux feuilletons britanniques comme Miss Marple ou étasuniens comme L’Homme de fer avec Robert Dacier sur son fauteuil roulant un peu rouillé...
Les riches et les pauvres
Mais le top du top parmi les chaînes de la TNT c’est NRJ 12, une chaîne pour les djeunes qui diffuse plusieurs émissions de téléréalité étasuniennes non encore importées ni adaptées en France. L’une d’elle, dont j’ignore le titre, consiste à mettre en compétition des jeunes pauvres et des jeunes riches, très riches. Dans un palace sont rassemblés une dizaine de jeunes pauvres, hommes, femmes, noirs, blancs, mais tous endettés jusqu’au cou de quelques dizaines de milliers de dollars. Avec eux le même nombre de jeunes riches, hommes ou femmes mais plutôt blancs, héritiers de fortunes gigantesques.
Des équipes de deux sont formées, un pauvre avec un riche, et ces équipes doivent traverser des épreuves. Le jour où j’ai regardé il s’agissait de faire travailler tout ce beau monde à nettoyer un hippodrome après les courses. Nettoyage des gradins et des chiottes, notés et cornaqués par deux responsables de l’établissement. Le temps était compté et le résultat noté. Certains jeunes millionnaires hommes n’avaient jamais fait de ménage de leur vie, et cela se voyait. D’autres riches, les filles surtout, y sont allés franco, sans trop de dégoût.
Une saine ambiance...
Une équipe a été désignée vainqueur par les deux responsables de l’établissement. Ainsi, elle était assurée de rester dans le jeu tandis que les autres équipes étaient soumises au vote. Chacun pouvait voter pour désigner la personne, et donc l’équipe, qui devait quitter le jeu. Belle ambiance dans le palace, chacun complotant pour ne pas être exclu.
A à la question, posée par un animateur, de savoir ce qu’il ferait avec les 100.000 dollars promis pour le vainqueur, l’un des jeunes millionnaires a répondu qu’il achèterait une montre. C’est lui qui a obtenu le plus de voix ce jour-là et a été exclu du jeu, comme son partenaire pauvre qui, lui, pleurait à chaudes larmes. Les 100.000 dollars auraient fait son affaire !
Voilà un jeu de téléréalité qui repose, comme tous ces jeux, sur la compétition à tous prix, l’humiliation, la duperie... Mais voir ces jeunes millionnaires nettoyer la merde des autres dans les conditions de travail habituelles pour des salariés pauvres avait quelque chose de pédagogique, pas que pour eux d’ailleurs. Tout ne serait donc pas à jeter dans la téléréalité.
Conseil pour un bon roupillon
Si vous voulez piquer un bon roupillon bercé par votre télé, la chaîne parlementaire n’est pas mal. L’Assemblée nationale et le Sénat se sont alliés pour créer cette chaîne financée par nos impôts : je suis tombé sur un colloque consacré aux banlieues et présidé par Christian Poncelet, président du Sénat, qui ne s’est pas privé de prendre la parole. Ce monsieur respectable et d’un certain âge est élu de Remiremont, dans les Vosges, une petite ville de 10.000 habitants, banlieues comprises. Autant dire qu’il est compétent sur le sujet. Transmettre en après-midi des colloques du Sénat à la télévision, c’est une bonne idée pour encourager les Français à faire la sieste en réduisant leur consommation de somnifères.
Gulli Gulli Gulli...
Et, le soir, une autre chaîne prend le relais de la chaîne parlementaire : c’est Gulli. Gulli est une chaîne pour enfants, avec des dessins animés et des feuilletons apparemment inoffensifs. Mais le soir, tard. Gulli ferme ses programmes : un gros G s’affiche, une sorte de mire comme au temps de l’ORTF. Un gros G donc qui ronfle doucement pendant des heures. Il ne se passe plus rien que celà sur cette chaîne, et c’est reposant. Au dodo les enfants, au dodo les grands, faites de beaux rêves. Et n’oubliez pas d’éteindre vos postes de télévisions, la nuit, comme le jour.
Christian Le Meut
18:53 Publié dans Buhez sokial/Vie sociale, Mediaioù/média/skinwel/Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Télévision


