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07/11/2008

Ken tuch : e tan an ifern ?

Bep sizhun e vez skignet, hiriv an deiz, war Brezhoweb, un abadenn Ken tuch nevez, e brezhoneg nemetken d'un tu, hag istitlet e galleg d'un tu all. Ur sketch eo, filmet doare "Camera café", met barzh kegin un ti e lec'h ma zo studierion (sanset) e chom. Goap a reont doc'h pep tra : doc'h ar re a gest evit Diwan, doc'h an ekologourion, ha doc'h ar gwenedeg ivez, hor rannyezh santel. Bizkoazh kement all ! N'eus ket mui doujans na respest e keñver netra get  ar re yaouank, me lâr deoc'h ! Ha lakaet e vint e tan an ifern, ar C'Hentucherion ? N'eo ket sur... Rak farsus eo. An aktourion a zo a galite; an divizoù a zo treset mat awalc'h, ha gober a ra vat c'hoarzhin. Kit da welet :

Chaque semaine le site Brezhoweb diffuse un nouvel épisode de Ken tuch, en breton uniquement ou sous-titré en français (au choix). C'est un sketch filmé à la manière de Caméra café mais dans la cuisine d'une maison où résident des étudiants (ou prétendus tels). Ils se moquent de tout: des gens qui quêtent pour Diwan, des écolos, et même du breton vannetais, nôtre dialecte sacré ! C'est dingue ça ! De nos jours, les jeunes ne respectent plus rien j'vous dis. Les Kentuchiens sont-ils pour autant voués aux feux de l'enfer (plutôt qu'aux feux de l'amour ?) ? Pas sûr... Car ils sont drôles. Les acteurs sont de qualité, les dialogues aussi, et ça fait du bien de rigoler. Allez y voir :

http://www.brezhoweb.com/

Guillevic, Guilloux, la Bretagne et la langue bretonne

Petites citations utiles qu'il convient de  republier à l'occasion !

Eugène Guillevic, poète (1907-1997), interviewé dans la revue Bretagne, n°3, 1976, et repris dans le livre de Jean-Jacques Monnier "Résistance et identité bretonne" (2008, p.352) : "Mais ce que je veux, c'est que la Bretagne puisse parler. Et il faudra en chercher les moyens. Je suis de toute façon pour une certaine autonomie. Qu'il y ait un parlement et qu'on enseigne le breton. Moi, je n'ai pas appris l'histoire de la Bretagne, je n'en savais rien ! Rien ! Alors je trouve ça dégueulasse : j'appelle ça du colonialisme intérieur. Je ne vois pas la différence entre ça et la colonisation de l'Algérie".

Louis Guilloux (1899-1980), écrivain, cité également par J-J.Monnier : "Je dois à ma conscience de dire que je suis pour l'enseignement du breton"; et de citer Diderot : "Il y a une chose plus grave que d'avoir des esclaves : c'est avoir des esclaves et les appeler citoyens".