10/05/2006
Deskadurezh : sonjoù kaer Bush, Jeb Bush...
Pa oan krennard, e oan nul get ar matematikoù. Ur spont oa evit ma c’helennerion. El lise, er c’hlas diwezhan, m’boa tapet daou a ziar ugent an drimiziad gentañ ha daou a ziar ugent an eil trimiziad... E fin ar bloaz, e oan erru shueh, moarvat. Ma notennoù oa kouezhet un tammig : unan a ziar ugent m’boa bet en arnodenn kentañ, hag unan c’hoazh en eil arnodenn. Evit ar trived trimiziad ma etread a oa, neuze, unan a ziar ugent. Met ma c’helennour matematik oa, ar bloaz se, ur den bourrapl, jentil bras (ar pezh ne oa ket bet gwir bep bloaz). Hag hennezh ne faote ket dezhan lesket ma etread trimiziek diwezhan da gouezhiñ. Ouzhpennet en doa, neuze, unan mui unan, hag a rae daou, hep rannin war lerc’h. Ha setu penaos ma notennoù oa chomet ingal a hed ar bloaz : daou/daou/daou. Mersi bras aotroù, ha daoust d’an notennoù matematik spontus se m'boa tapet ar bak memestra. Hep ar matematikoù, evel rezon...
Un doare nevez da baeiñ ar gelennerion...
Eurusamant, ne oa ket bet savet c’hoazh d’ar c’houlz se, un doare nevez da baeiñ ar gelenourion a zo savet hiriv an deiz e Floride. Ur gouarnour a zo e penn ar stad se : Jeb Bush : breur Georges ! Tud speredek, neuze get sonjoù a feson... Ha graet eo bet o sonj du hont : paiet vo ar gelennerion hervez disoc’hoù o skolidi, skolajidi, pe liseidi ! Roet vo testoù da razh ar vugale hag ar grennarded e fin ar blead, hag ar skolioù “gwellan” a resevay argant ouzhpenn da ranniñ etre ar gelennerion han an re all a labour a barzh. Met goproù ar gelennerion “gwellan” a vo kresket ivez, betek daou vill dollar mioc’h bep bloaz...
Droll eo, an doare se d’ober. Get un test hepken, e fin ar bloaz, n’heller ket goueit mard eo mat ur c’helennour pe pas; ma n’eus, hennezh pe honnezh, intereset ar vugale ha lakaat anezhe da vont pelloc’h ? Pe reiñ dezhe ar c’hoant da zeskiñ... Notennoù ar vugale ne zepantont ket nemet ag ar gelennerion, met iwez ag orin ar vugale hag o zud, ag o live sokial, ha c’hoazh ha c’hoazh...
N’int ket, ar skolioù, uzinioù !
Hervez ar gazetenn Courrier international, Jeb Bush a zo a du penn da benn get ar bolitikerezh se. Tud all a sav a enep hag a lâr n’int ket ar skolioù, uzinioù. E skolioù zo vakansoù zo bet troc’het dija evit labourat muioc’h, ha muioc’h a wask a zo lakaet war gein ar vugale a gaos d’an testoù a vo graet e fin ar bloaz.
Ha mechal penaos e vehen gwellet, me, get ma notennoù matematik nul : dre “ma faot” a c’helenour a c’hellehe koll 2.000 euro e fin ar bloaz ? Kement da vout lakaat bec’h a wask war ma c’hein, d’am sonj, met get peseurt pal ? Gwellaat ma live matematik, pe pinvidikaat ma c’helenour ?
N’ouion ket ma oa Jeb Bush ur skoliad mat. Ha Georges Bush junior, ar prezidant ? Ur maout oa, pe an azen ? Met un azen get tud pitaod, tud pinvidik, a c’hell monet pell, er Stadoù unanet hag er bed a bezh...
Christian Le Meut
09:15 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne, Deskadurezh/Education, Etrebroadel/International | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Bretagne forever !
Deux divisé par deux égale deux !
Deux divisé par deux, égale un. Nous apprenons à diviser ainsi en classe de primaire mais j’ai eu l’occasion de susciter, chez mon professeur de mathématique de terminale, une approche nouvelle de cette division : deux divisé par deux égalait... deux !
Je dois avouer, à ma grande honte, que mon niveau de mathématiques était catastrophique en fin de collège et au lycée. En classe de terminale ma moyenne trimestrielle était de deux au premier trimestre (deux sur vingt, je précise), deux au second trimestre... Mais au troisième trimestre, j’eus un coup de fatigue et mes notes tombèrent : un sur vingt à chacun des deux contrôles... Mais mon professeur, très sympathique au demeurant, ne voulut pas faire baisser ma moyenne et, au lieu d’ajouter les notes puis de les diviser afin d'obtenir ma moyenne trimestrielle, il ne fit que les ajouter pour me permettre de "maintenir mon niveau" à deux sur vingt ! Ainsi un professeur de mathématiques commit-il une infraction aux règles mathématiques de base pour le plus cancre de ses élèves. Je vous rassure tout de suite, j’ai quand même eu mon bac, littéraire, mais pas grâce aux maths...
Les bonnes idées de Bush, Jeb Bush...
Que serait-il arrivé si le système que la Floride est en train de mettre en place avait existé à l’époque ? Cet état des États-Unis est gouverné par certain Jeb Bush, oui, le frère du président... Comme ils ont plein de bonnes idées dans la famille, celui-là a pensé qu’il serait bon de rémunérer les enseignants en fonction des résultats de leurs élèves ! Un article du Washington Post traduit et publié dans Courrier international du 6 avril, décrit la situation.
Un test de fin d’année a été conçu et tous les élèves doivent s’y soumettre pour évaluer leur niveau. Les meilleures écoles se verront attribuer une sorte de prime à répartir au personnel enseignant et non enseignant.; mais les “meilleurs” enseignants seront également augmentés directement... La hausse de salaire pourra correspondre à 2.000 dollars par an, quand même.
Pour une (grosse) poignée de dollars
Des syndicats, des parents, des pédagogues protestent. Un seul test ne peut pas juger de la qualité d’un enseignant. Un enseignement ne s’évalue pas uniquement à travers les notes, mais aussi par la capacité de l’enseignant à faire partager la matière qu’il enseigne, à susciter la curiosité des élèves, à les aider à se forger un esprit critique, des outils de recherche, à développer une qualité relationnelle, une vie collective dans la classe, etc, etc. De plus, les résultats d’un établissement scolaire sont aussi liés à l’origine sociale, ethnique, culturelle, de ses élèves et de leurs familles. Ce nouveau système a déjà incité certaines écoles à raccourcir les vacances pour mettre les enfants au boulot plus vite. Des parents s’en sont plaint, ainsi que de la pression supplémentaire mise sur le dos de leurs enfants... L’école, ce n’est pas l’usine disent certains pédagogues: en voilà bien une idée de gauchiste...
Mais que deviennent les cancres, dans cette histoire ? Je m’imagine avec mon deux de moyenne en mathématiques, quelle tête ferait un prof de maths avec un zozo dans mon genre si je risquais de lui faire perdre 2.000 euros par an ? De quoi mettre la pression sur les élèves, mais dans quel but ? Pour le bien des jeunes ou pour grossir le portefeuille du prof ? Ce type de système est très pervers et peut inciter certains établissements à pousser dehors les élèves les plus “mal“ notés...
Georges, un cancre ?
Je ne sais pas si Jeb Bush était un bon élève. Mais je ne parierais pas gros sur son cher frère, Georges. Georges était-il un bon élève en classe ou était-il un cancre, un azenn gorneg (un âne baté ?)... En tout cas, il avait des parents riches et puissants. Et ça, ça aide, que l’on soit en Floride ou ailleurs.
Christian Le Meut
08:35 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne, Buhez sokial/Vie sociale, Etrebroadel/International | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Bretagne forever !


