27/11/2005
Dour dour, an amzer !
Tommoc’h tomm eo an amzer. Un derez tommoc’h abaoe kant vloaz e Frans, ha muioc’h evit ar c’hant vloaz ma za : war dro tri derez ouzhpenn... Er menezhioù bras, evel en Alpoù; en Artik hag en Antartik, ar skorn e teuz evit dont da vout dour dous... Hag an dour dous se en em geja get an dour sal e morioù bras... A gaos d’an dra se ur risk a bouez zo evidomp-ni, en Europa kornog. Ar Gulf Stream, ar ster tomm a zo en Atlantel hanternoz, a c’hell bout arrestet, arsavet get an dour dous se, ar pezh ne vehe ket mat evidomp-ni. Tomm awalc’h eo an amzer amañ, e Breizh hag en Europa kornog, a gres d’ar Gulf Stream. Ma vehe gwanoc’h hennezh e chanchehe ivez an amzer amañ un tammig evel an amzer a zo e Bro gKebek : gouiañv hir ha yen spontus, hañv berr ha pounner, pouk spontus... Kreskiñ a ra ivez live ar mor, ar pezh a zo arvarus bras evit an dud a zo e chom war an aod hag en inizi.
Dour ag an Antartik
Un arzour ag ar Stadoù Unanet, Wayne Hill, a faote dezhan diskouez d’an dud pegen danjerus eo chanchamentoù an amzer. Lakaet en doa dour ag an Antartik, sanset, barzh ur voutailh blastik ha skrivet en doa warni : “Arm a c’hell distruj kalz”, “arme de destruction massive” e galleg. Hag ar voutailhad-se oa bet lakaet war un daol vihan e mezk oberennoù arz all, livadurioù ha kizelladurioù. Ya, kar hervez Wayne Hill, ar voutailhad dour-se oa un oberenn arzh hag a dalve tri ugent mill euro memestra ! N’ouion ket mard eo brudet an den-se, met bon, ker oa un tamm evit ur voutailhad dour ag an Antartik ! Arzourion zo en em gava memestra !
Met bremañ, ne dalv ket mui netra an oberenn arzh peogwir emañ bet laeret se an hañv paseet. Lakaet oa bet an “oberenn” se e mesk oberennoù arz all a vremañ staliet e Devon, e Bro Saoz. Ha setu kemeret ar voutailhad ha, moarvat, lonket an oberenn arz ! Aet eo kuit an torfetour hep goulenn e begement... Ha, marteze, hep gouiet pegement a dalve ar pezh lonket getan ! Ha mat eo da evañ, dour ag an Antartik ? N’ouion ket, met mechal a ouiet pegement a dalvehe un titich, ur banne pisejenn, daet ag an Antartik ha lakaet en ur voutailhad plastik, Hervez Wayne Hill...
Christian Le Meut
21:01 Publié dans Arzoù/Arts, Breizh/Bretagne, Brezhoneg/Langue bretonne, Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Bretagne forever !
Quand l'art s'empare du réchauffement climatique...
Le climat se réchauffe (enfin pas trop ces jours-ci !); les températures auraient augmenté d’un degré en moyenne en France au vingtième siècle. Les glaciers fondent dans les Alpes, les glaces polaires de l’Antarctique et de l’Arctique fondent... L’eau douce se mélange ainsi à l’eau salée, ce qui risque de perturber durablement les courants marins. Or le Gulf Stream, ce courant marin chaud qui vient du Golfe du Mexique, adoucit le climat de l’Europe de l’Ouest. Si le Gulf stream faiblit, voire s’arrête sous l’effet de la fonte des glaces, notre climat risquerait de ressembler à celui... du Québec ! Hiver long, froid et rigoureux; été court et lourd... Le réchauffement du climat mondial pourrait signifier, à terme, un refroidissement des températures par chez nous ! Quant aux conséquences de l’augmentation du niveau des océans, elles risquent aussi d’être importantes, voire catastrophiques sur certaines îles et certaines côtes...
Un artiste étasunien du nom de Wayne Hill a voulu s’exprimer sur ce sujet (Marianne du 06/08/2005). Il a rempli une bouteille avec de l’eau venant, selon ses dires, de l’Antarctique et a écrit sur cette bouteille les mots “Arme de destruction massive”, pour montrer la menace que fait peser sur l’humanité le réchauffement du climat...
Poursuivant dans son idée, il a exposé cette bouteille, pardon, cette œuvre d’art, dans une galerie, posée sur une table avec un prix : 63.000 euros ! Rien que ça... De quoi se payer quelques milliers de bouteilles d’eau !
Mais le caractère artistique de cette bouteille n’a pas sauté au yeux d’un visiteur, ou d’une visiteuse, l’été dernier lors d’une exposition d’art contemporain à Devon, dans le sud de l’Angleterre. Cette personne a pris la bouteille pour la boire, probablement. Disparue, l’oeuvre d’art ! Avalée l’eau de l’Antarctique. Evaporés, les 63.000 euros... ! Et ce vol ne sera même pas puni puisque le voleur ou la voleuse n’a pas été identifié; pire, il ou elle ignore probablement avoir bu à la fois de l’eau de l’Antarctique et une œuvre d’art estimée à 63.000 euros par son créateur; ça fait cher de la gorgée quand même ! Et un pipi de l’Antarctique dans une bouteille, ça vaudrait combien selon Wayne Hill ? Quand
Christian Le Meut
17:00 Publié dans Arzoù/Arts, Breizh/Bretagne, Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (0)


