15/05/2006
O kregiñ da chazeal ar vugale/On commence à chasser les enfants...
Bastian Vagerez a zo e chom e Kalais, e lec'h ma zeu ur bochad estranjourien, dibaper, da glask tremeñ Mor Breizh evit mont da Vro Saoz, da labourat. Serret eo bet kamp Sangatte, met n'eo ket bet diskoulmet an traoù. Muioc'h mui a wask a vez lakaet warno, ha diaesoc'h vo c'hoazh get lezenn nevez Sarkozy...
Bastian Vagerez habite Calais où affluent de nombreux sans-papiers cherchant à passer la Manche. Le camp de Sangatte a été fermé, mais rien n'est résolu pour autant et la nouvelle loi Sarkozy sur l'immigration risque d'aggraver les choses...
"Adalek dibenn miz Mezheven e vo roet an aotre digant an Gouarnamant da skarzhan tud yaouank ouzhpenn 18 vloaz bet er skol hag e vo graet memes mod e-kenver bugale an dud chomet dibaper. An divizoù-man bet kemeret gant Ministr an Diabarzh a sav a-enep da ziskleriadur hollvedel gwirioù mab-den. Adalek an deiziad-se, e vo roet an aotre da vevelien ar gouarnamant da glask e pep-lerc'h an dud chomet dibaper hag ar vugale da heul er skolioù.
Bemdez e welan e Kalais estranjourien dibaper o kantreal. Ne reont nemet tremen e ker evel tasmantoù. An estranjourien a zo anezho tud henvel ouzhomp-ni. En-o-mesk e vez kavet pep seurt tud : kelennerien, mezeien, ijounerien... Emaint o chom er-maez a-hed ar c'hanol. N'o deus ket gwir ebet e-kenver al lezennoù. Ingal e vez tennet er-maez eus an dour korfoù-marv an estranjourien-se.
Pelec'h e vez graet anv eus an darvoudoù-se ? E neblec'h ha gant den ebet. Da belec'h emaomp o vont e Bro-C'Hall e-kenver gwirioù mab-den ? E peseurt stad emañ an traoù e Bro-C'hall ? Da skouer, me em eus gwelet CRS o lakaat o c'hrabannoù war paour-kaezh tud-se. Henvel e oant ouzh bleizi o tapout krog e-barzh preizhoù. Da belec'h e vint kaset ? N'ouzon ket. D'ar broioù e lec'h ma oant bet ganet ? Met en danjer bras da goll o vuhez e vint du-se.
Penaos e vez lakaet ar dorn warno ? Diouzh an tres a zo warno ? Ha diskleriadet e vezont gant ar poblans ?
Daoust d'ar pezh a c'hoarvez tud-kêr a chom diseblant-kaer. Kavet e vez tud a volontez-vat evit gober war-dro gwirioù an estranjourien-se. Keleier, doareieù ouzhpenn war ar lec'hienn :
http://www.educationsansfrontieres.org/
En français : au 30 juin 2006, il sera possible aux autorités publiques d'expulser les jeunes majeurs scolarisés et les
parents d'enfants scolarisés. Cette mesure bafoue la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui légifère le
droit pour chacun de poursuivre ses études. A Calais, la chasse à l'enfant est ouverte. Vous pouvez signer l'appel
contre ces expulsions à l'adresse internet suivante :
http://www.educationsansfrontieres.org/
Bastian Vagerez
10:25 Publié dans Brezhoneg/Langue bretonne, Gwirioù mab den/droits de l'être humain, Politikerezh/Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Bretagne forever !
Vins : ça sulfite !
Je reproduis ici un communiqué de Que choisir (25/11/05) pour les amateurs d'un bon verre de vin, dont je fais partie, et qui ont pu remarquer une nouvelle mention sur les étiquettes depuis quelques temps, concernant les sulfites. Voici le communiqué, suivi d'une dizaine de commentaires dont certains sont très instructifs, alors n'hésitez pas à aller y voir en cliquant dans "commentaires". Yec'hed mat, santé !
"Depuis le 25 novembre, la présence de sulfites (SO2) dans le vin doit être mentionnée sur les étiquettes, dès lors que leur concentration dépasse 10 mg/litre.
C'est une affaire entendue : Europe oblige, les producteurs de vin doivent mentionner sur leurs étiquettes la présence de sulfites (SO2) si leur concentration dépasse 10 mg/l. Le SO2 fait en effet partie des 12 substances allergènes majeures dont l'étiquetage est rendu obligatoire à partir d'aujourd'hui, en vertu d'une directive européenne adoptée en 2003. La mention « contient des sulfites » ou « contient de l'anhydride sulfureux » ou encore « contient du dioxyde de soufre » devra être portée sur l'étiquette ou la contre-étiquette, dans une taille lisible et visible. Elle pourra s'accompagner du sigle SO2 ou E220 et être rédigée en anglais (« contains sulphites »). Une tolérance a néanmoins été accordée pour les produits étiquetés avant le 25 novembre jusqu'à l'épuisement des stocks.
Si la mention obligatoire des sulfites est un pas en avant sur la voie d'un étiquetage sanitaire, on peut toutefois regretter que la réglementation n'oblige pas les producteurs à indiquer précisément la dose de SO2 présente dans leurs produits. Car celle-ci est extrêmement variable.
Par exemple, les doses de SO2 peuvent aller jusqu'à 160 mg/l pour les vins rouges, 210 mg/l pour les blancs et les rosés, et jusqu'à 350 mg/l pour les liquoreux ! À ce niveau de concentration, la gueule de bois est pratiquement garantie le lendemain !
L'anhydride sulfureux (SO2), c'est la potion magique du vigneron. Impossible ou presque de s'en passer totalement. Même les tenants de la biodynamie en ajoutent un peu lors de la mise en bouteille. Adjuvant miracle, antioxydant, antiseptique, il permet de stabiliser le vin et de le conserver. Et il est d'autant plus utilisé que, de la vigne au vin en bouteilles, la culture, la récolte, l'hygiène du chai ont été négligées...
Or, mettre la barre à 10 mg/litre revient à loger tout le monde à la même enseigne (donc à pénaliser les adeptes d'une vinification naturelle) et à priver les consommateurs d'une véritable information.
D'autres substances allergéniques devront peut-être figurer un jour sur les étiquettes des bouteilles de vin. Il s'agit notamment du lysozyme et de l'albumine d'oeuf, de la gélatine de poisson, du lactitol, et de la caséine servant à clarifier le vin. Ces substances figurent dans la liste des 22 ingrédients bénéficiant d'une dérogation accordée par la commission de Bruxelles jusqu'au 22 novembre 2007. Le temps pour les industriels et leurs associations d'effectuer des études scientifiques pour établir le niveau allergénique de ces substances ou confirmer leur innocuité. Il s'agit de savoir si ces produits oenologiques sont éliminés lors de la vinification ou de la filtration de sorte qu'il n'en reste que des traces pratiquement indécelables.
Enfin, dernier sujet de grogne pour la filière : le récent décret rendant obligatoire la diffusion d'un message sanitaire destiné aux femmes enceintes sur les étiquettes de boissons alcoolisées. Encore sous le boisseau, cette disposition nationale attend le feu vert de Bruxelles pour entrer en application. Peut-être début 2006.
Florence Humbert"
Source : www/quechoisir.org
09:05 Publié dans Buhez pemdeziek/Vie quotidienne, Endro/environnement | Lien permanent | Commentaires (68)


