19/06/2005
Dolmen suspects sur TF1
L’été est bien là désormais et, avec lui, les superbes couchers de soleil que l’on peut aller contempler au bord de la mer, par exemple. On y croise parfois des campings cars dont les occupants ont fait des centaines de kilomètres pour passer leur soirée à l’intérieur, devant leur poste de télévision, plutôt que de contempler le spectacle somptueux de la nature...
Les soirs d’été sont souvent les moments les plus agréables pour être dehors mais c’est là, justement, que la plupart des gens sont rentrés dedans leur maison ou dans leur camping car...
Et si vous voulez, vous aussi, comme eux, perdre votre temps devant le petit écran cet été, TF1 est là pour assurer le service. Le service public France 2 suit de près je vous rassure, mais TF1 ne faiblit jamais. La série de l’été, qui a commencé le 13 juin, s’appelle même Dolmen et a été filmée pour une bonne part dans notre belle région, à Belle-Ile et du côté de Brest, notamment.
Mais je m’en vais vous conter l’histoire : une jeune policière, Marie, jouée par Ingrid Chauvin, très belle femme, forcément, revient sur son île bretonne natale pour se marier. Mais, le lendemain de la noce, elle retrouve son frère mort sur une plage avec, dans la main, une lettre en breton, et oui, en breton, sur laquelle est écrit qu’elle même est en danger... Suite à cette mort, du sang coule d’un menhir. car c’est bien connu, les menhirs saignent...
Cette série n’est pas que policière, elle est aussi “fantastique”, cela ne veut pas dire formidable, mais qu’il peut s’y dérouler des choses qui ne se passent jamais en réalité... Les auteurs peuvent ainsi s’affranchir de trop de réalisme, et ça la arrange bien pour faire passer le brouet qu’ils nous servent.
Et des choses “fantastiques”, se sont produites lors du tournage de cette série. Ainsi les producteurs ont trouvé des Obélix lorientais pour leur fabriquer des menhirs tout neufs, 700 kilos la pièce, selon le journal Le Télégramme (12/06/2005)... J’espère au moins que les Obélix lorientais auront fait payer chers leurs menhirs en euros sonnants et trébuchants car 12,5 millions d’euros ont été dépensés, j’allais dire gaspillés, vous entendez bien, 12,5 millions d’euros pour réaliser cette série. Avec cette somme on pourrait en produire des émissions en langue bretonne... D’autant que leur durée se réduit comme neige au soleil pendant l’été...
Autre phénomène fantastique constaté dans cette série télévisée : les Bretons, quand ils fêtent quelque chose dans un bar, chantent Tri martelod yaouank en dansant. Ah non, vous n’avez jamais fait ça vous ? Et bien mon frère, oui. Habitant Belle-Ile, il a été embauché comme figurant pour Dolmen. Il a participé à une scène de fête dans un bar. On lui a mis une bière sans alcool dans les mains qu’il n’avait pas le droit de boire (elle faisait partie du décor), et on lui a demandé, à lui et aux autres, de chanter “Tri martelod yaouank”. Les paroles avaient été distribuées au préalable ! Avec leurs sous, les producteurs auraient au moins pu inviter Alan Stivell.
C’est bien connu, les Bretons chantent “Tri martelod yaouank” en dansant quand ils font la fête dans les bars ! C’est vraiment n’importe quoi; mais ce qu’il y a de bien avec la télé, c’est que tous les jours je trouve de bonnes raisons supplémentaires de ne plus la regarder.
Christian Le Meut
14:45 Publié dans Breizh/Bretagne, Mediaioù/média/skinwel/Télévision | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : Bretagne forever !
Dolmen brein war TF1
Setu arru an hañv hag an amzer gaer... Kaer awalc’h evit mont er maez da vale, da foetan ar-vro-man pe broioù all, da sellet doc’h ar c’huzh heol, ken brav d’ar c’houlz-man... Met, ma faota deoc’h chom er ger ha koll hoc’h amzer, setu ur sonj vat : sellit doc’h an abadenn skinwell anvet Dolmen ! Dolmen zo ur rummad filmoù “polis ha fantatisk”, sanset, kroget dilun 13 a-viz Mezheven war TFunan. Filmet eo bet e Breizh, en Enez Guerveur hag e-tall Brest ivez.
Setu an istor : ur vaouez yaouank, Marie, koantig bras, poliserezh a vicher, a zeu en dro e Breizh, e bro a orin, d’en em zimezhiñ war an enezenn e lec’h m’eman e chom he familh abaoe pell... Ya, met just goude bout dimezhet, un dra spontus a zigouezh : he breur zo lazhet ! Bizkoah kement all. Ha getan e kaver ul lizher skrivet, e brezhoneg mar plij, hag a lâr eman Marie en arvar ivez ! Ha setu, e-pad pep episod, ‘vo bet lazhet un den all, evit lakaat ar suspens da vont araok ! Ha bep taol ivez, goude bout lazhet un den, e vo kollet gwad get ur menhir. Ya, kollet vez gwad get ar peulvanoù, anat eo...
Kar peulvanoù “menhiroù” a zo bet graet a-ratozh evit ar filmoù, en Oriant, ha get mein gwir ha pas get plastik : seizh kant kilo pep menhir, hervez ar pezh m’eus lennet er gazetenn Le Télégramme (12/06/2005)
Kavet zo bet un Obélix a-vreman evit kizelañ peuvanoù nevez... Argant zo get ar savourion film kar 12,5 million euro zo bet fondet evit sevel ar filmoù sot-se. Sonjit-ta, 12,5 million euro... Hag d’amzer-se, kazimant abadennoù ebet e brezhoneg e-pad an hanv er skinwell. Pec’hed eo !
Ma breur ha ma c’hoar gaer a zo e chom en enez Guerveur. Gobret int bet el aktourien, “figurants” e larer e galleg. E pad an hanter zevezh eman chomet ma breur barzh un davarn; roet oa bet dezhan ur chopinad bier hep alkool hag a oa difenet da eved ! Sanset oa ur fest evit lidañ un dra-bennak. Ha goulennet oa bet get ar figuranted kannal “Tri martelod yaouank” e tansal. Anat eo, razh an dud a gan “Tri martelod yaouank” pa vez lidet an dra bennak e Breizh ! Hag ar c’homzioù oa bet roet d’an aktourioñ. Gwelloc’h vehe bet kouviiñ Alan Stivell, memestra.
Ur bern traoù a-dreuz zo barzh ar rummad filmoù-se, Dolmen... Raksonjoù ha fallsonjoù a bep sort.
Ale, deomp er maez tudoù, evit mont da welled dolmen ha peulvanoù gwir ar re-se, e kanal “Tri martolod” ma faota deomp-ni hag ec’h eved bier get alkool ma faota deomp-ni ivez. N’eus ket afer a DFunan (TF1) evit dizoloeiñ deomp pegen brav ha “fantastik” eo hor Bro-ni...
Christian Le Meut
13:35 Publié dans Breizh/Bretagne, Mediaioù/média/skinwel/Télévision | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Bretagne forever !


