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27/12/2007

Hennebont : étrange épidémie de panneaux

Je n'ai pas trop l'habitude de commenter la vie à Hennebont, la commune où j'habite, sur ce blog... Voici pourtant un petit courrier des lecteurs adressé, à titre personnel, aux deux quotidiens régionaux (et donc uniquement en français), concernant une étrange épidémie dans notre belle cité.

"C’est la saison des panneaux, à Hennebont. Un grand panneau en bois a été posé il y a quelques jours sur le quai, au pied des remparts, près du Pont de fer, pour montrer à la population de quoi aura l’air la futur passerelle. Début des travaux ? “Premier semestre 2008” dit la pancarte... Mais avant ou après les élections ? Et si c’est après, devrons-nous continuer d’attendre comme ce fut le cas lors de ce mandat ? En effet, depuis la fermeture du Pont de fer, fin 2003, le maire a, à plusieurs reprises, déjà annoncé le début des travaux, qui ont été repoussés jusque maintenant. Lors de sa cérémonie des voeux 2005, il annonçait fin 2006, voire début 2007. En  octobre  2005, à une délégation, dont je faisais partie, de l’association des Rues à vivre, le maire annonçait le début des travaux pour le deuxième semestre 2006. Fin 2007, toujours rien. C’est bien connu, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Alors devons-nous croire ces nouvelles promesses ?

Le maire qui a coupé le pont
En nous montrant une jolie image pour nous faire patienter, Gérard Perron veut-il nous faire oublier qu’il est le maire qui a coupé le pont ? Et d’une manière “un peu brutale”, avait-il admis lui même à l’époque... Un bien mauvais symbole.

Aujourd’hui encore, nous ne savons pas laquelle des deux traversées du Blavet, celle par le Pont de fer (piétonne exclusivement) ou celle par le Pont Jéhanne la Flamme (14.000 véhicules jours), est potentiellement la plus dangereuse pour les piétons et cyclistes. La question n’a pas été posée aux experts qui, en 2003, ont examiné uniquement l’aspect technique du Pont de fer. Le seul aspect étudié à la demande par la municipalité. On n’allait pas payer des experts pour étudier les conséquences d’une éventuelle fermeture du Pont de fer sur la circulation piétonne et deux roues. Pourquoi, en effet, s’inquiéter pour si peu ? En faisant ainsi, la municipalité a fermé un axe central des déplacements piétons et cyclistes dans Hennebont. Elle a montré ainsi le peu de cas qu’elle faisait de ces modes de déplacements.  Elle a aussi enclavé encore un peu plus le quartier de Saint-Caradec.

Un deuxième panneau
Et puis voilà qu’apparaît un second panneau : à l’entrée du parc de Kerbihan, côté rue de la Libération. Celui-là aussi ressemble à un panneau publicitaire, il a la forme d’un panneau publicitaire, est aussi laid qu’un panneau publicitaire, mais ce n’est pas à proprement parler un panneau publicitaire... Il s’agit, là encore, de communication municipale. Pour promouvoir, cette fois, la Zac centre... On enlaidit, au passage, l’entrée du beau parc de Kerbihan pour nous annoncer que la Zac centre va “conforter” le centre-ville. Le stade Léo Lagrange était un bel espace public, collectif, sportif (stade de foot, terrains de basket, de tennis, de boules etc), ouvrant sur le parc de Kerbihan. Il va être urbanisé, goudronné, bétonné, et privatisé (merci la gauche !) pour laisser place à la fameuse Zac centre : dehors les joueurs de boules bretonnes, de pétanque, les coureurs, footballeurs, promeneurs, tennismen, basketteurs, etc.

La municipalité veut donc “conforter” le centre-ville, par cette Zac-centre qui sera, d’après ce panneau, une “extension” du parc de Kerbihan... On croit rêver : quand on veut étendre un parc public, on plante des arbres et des haies, pas des immeubles ! Au contraire de ce que prétend ce panneau, ce nouveau quartier va comprimer un peu plus le parc de Kerbihan. Et en quoi le centre-ville va-t-il être “conforté”? La municipalité continue, là comme ailleurs, de construire à tout va pour faire venir de la population et les taxes foncière et d’habitation qui viennent avec, au risque d’enlaidir la ville et de nuire à la qualité de vie de ses habitants.

A trois mois des élections, une mystérieuse épidémie sévit donc à Hennebont. Les panneaux de “communication” municipale y poussent comme des champignons. Reste à savoir si les habitants tomberont dedans.

Christian Le Meut

00:25 Publié dans Hennebont | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Hennebont