Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/04/2005

Làerezh ar re baour evit reiñ d'ar re bitaod

Tud zo ne gomprenont ket perak a ya war fallaat an traoù er broioù paour. Gwir eo, kaset e-vez du hont argant evit o sikouriñ bep bloaz, get ar gevredigezhioù met, dreist-holl get ar broioù pinvidik dre an “aide public au développement”. Met petra e-vez graet get an argant-se ? A wezhoù traoù a feson, efedus evit an dud met ivez traoù a dreuz, traoù fall pe traoù ne servijont da netra. Ouzhpenn-se, emañ ret d’ar broioù paour paeañ o dele. Hervez ar gazetenn Libération, paeet e vez gante, just evit an interestoù, muioc’h evit ar pezh roet get ar broioù pinvidik dre an “aide publique”. Er bloaz 2002, rembourset o deus 343 milliard ! Da lâret eo c’hwec’h gwezh muioc’h evit ar pezh roet dezhe dre an “aide publique au développement” !
N’hellont ket, ar broioù paour, en em denniñ mod-se... Penaos sevel hentoù, skolioù, ospitalioù pa vez dispignet an argant e remboursiñ an dele d’ar broiù pitaod ? Nullan an dele, setu ar pezh a zo d’ober.
Ni zo ni en ur bed e lec’h ma vez tapet argant ar broioù paour get ar broioù pinvidik ! Nag ur vezh...
Ha neuze, komzomp breman ag ar re binvidik. E 2003, rener ar stall Michelin ‘neus gouniet, 8,5 million a euroioù evit ur blead, nemet ur blead ! Emen emañ ar justis ?
Christian Le Meut

Voler aux pauvres pour donner aux riches

Certaines personnes ne comprennent pas pourquoi les pays pauvres n’arrivent pas à s’en sortir, à se développer, malgré tout l’argent que nous leur donnons par les biais des associations humanitaires ou par celui de l’aide au développement... C’est vrai, les pays riches envoient quelques milliards d’euros d’aide. Oui mais cet argent n’est pas toujours employé à bon escient. Certains projets de développement marchent mais d’autres ne sont pas adaptés parce que mal pensés à l’avance, n’associant pas les populations locales, etc.
Un autre facteur intervient : la dette. Rien que pour payer les intérêts de leur dette, les pays pauvres ont versé, en 2002, selon le journal Libération, 343 milliards de dollar, soit six fois plus que l’aide publique au développement reçue ! Six fois plus : l’aide publique au développement ne représentait en 2002 qu’un sixième des intérêts de la dette ! Comment aller de l’avant dans ces conditions là ? Il faut d’urgence annuler la dette elle-même pour permettre aux pays “pauvres” de conserver leur argent au lieu de devoir l’envoyer dans les banques des pays riches pour payer les intérêts de leur dette. Nous sommes dans un monde où l’argent des pays pauvres enrichit les pays riches... Et quand on parle de “pays pauvres”, on devrait changer d’expression : pays racketté, exploités, pillés, serait plus juste...
Dans le même temps, le directeur des établissements Michelin a reçu comme émoluments, en 2003, la modique somme de 8.500.000 euros soit l’équivalent de 55 millions de francs tout de même... Voilà, c’était un aperçu de la justice et de la répartition des richesses sur notre belle planète bleue.
Christian Le Meut